Afleveringen
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Pour certains, ils suscitent envie et admiration, pour d’autres, ils cristallisent au contraire tous les problèmes de nos sociétés. Les ultra-riches restent un club très restreint mais leur patrimoine ne cesse de progresser.
Selon le World Wealth Report 2026 de Capgemini, sur les 98.300 milliards de dollars (84.400 milliards d’euros) de patrimoines cumulés par les millionnaires de la planète, 34,8% de cette richesse est détenue par quelque 250 000 ultra-riches - ces particuliers disposant de plus de 30 millions de dollars (25,77 millions d’euros) d'actifs à investir. Alors que la planète se réchauffe, que l’économie mondiale ralentit sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient, que les pays peinent à réduire leur dette publique qui a explosé au moment de la pandémie de Covid-19, une poignée d’individus ne connait pas la crise. De quoi alimenter les tensions. En France, la « taxe Zucman », du nom de l’économiste Gabriel Zucman a électrifié les débats sur la contribution des grandes fortunes. Il s’agissait de mettre en place un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des contribuables dont la richesse est supérieure à 100 millions d’euros. Débattue à l’Assemblée et au Sénat français en 2025, la mesure promettait de rapporter entre 15 à 25 milliards d’euros par an, elle a finalement été rejetée. Le sujet est lui, loin d’être clos alors que les ultra-riches continuent de s’enrichir et réussissent à réduire leurs impôts en toute légalité. Achats d’œuvres d’art, acquisition de châteaux, investissement dans des domaines agricoles, derrière le train de vie des grandes fortunes se cachent aussi des niches fiscales. À travers l’impôt, comment s’organise la vie des ultra-riches ? Que font-ils de leur argent ? Pourquoi ne sont-ils pas plus taxés ?
Avec :
• Aymerick Mantoux, journaliste, rédacteur en chef chez Heroes Media . Auteur de la BD Voyage aux pays des ultrariches, dessinée par Tomek Heydinger (Editions du Faubourg, 2026)
• Anne Brunner, directrice des études de l'Observatoire des inégalités.
Un reportage de Charlie Dupiot.
Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot.
En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, Thibault s’intéresse à l’IA au travail. Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.
Programmation musicale :
► Chief Keef - HIBA
► Ondas Do Mar - Nu Genea & Gabriel Prado.
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En 2022 40% d’étudiants exercent en parallèle de leurs études, une activité rémunérée, selon l’Observatoire national de la vie étudiante, OVE. Longtemps considéré comme marginal, l’emploi étudiant devient pour beaucoup une réalité régulière, parfois indispensable.
Derrière ces petits boulots, se cachent des situations variées : nécessité financière, désir d’autonomie, envie d’expérience professionnelle ou soutien à la famille.
Le phénomène touche désormais aussi les lycéens. Certains travaillent quelques heures par semaine, d’autres davantage, au risque d’empiéter sur leur sommeil, leur concentration ou leur vie sociale.
Alors, cette montée du travail pendant les études interroge. Peut-on concilier études, fatigue, horaires décalés et réussite ? Ces emplois sont-ils un tremplin vers l’insertion professionnelle ou le symptôme d’une précarité croissante de la jeunesse ? Que nous apprend ce travail sur l’état de la jeunesse et du système éducatif ? Le travail pendant les études est-il devenu un choix ou une nécessité ?
Avec :
• Elise Tenret, sociologue et enseignante à l'Université Paris Dauphine, membre du laboratoire IRISSO, Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales et chargée de mission à l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE)
•Thierry Berthet, politologue, directeur de recherche au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Bordeaux.
Un reportage de Charlie Dupiot.
Mohamed et Clothilde ont tous les deux 20 ans. Ils étudient la gestion d'entreprise pour l'un, et le commerce international, pour la seconde, à l'université Paris Cité. Tous les deux travaillent à côté de leurs études. Ils nous racontent ces jobs d'étudiants, au micro de notre reporter Charlie Dupiot.
En début d’émission, l’école autour du monde avec Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos Aires en Argentine où les écoles et collèges argentins sont en proie à une vague de menaces.
Programmation musicale :
► Big in Japan - Telly*, Biga*Ranx
► Biaf 3 – Young Miko.
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Le secteur de la construction représente 37% des émissions de gaz à effet de serre, et plus de la moitié de l’extraction des matières premières dans le monde, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (GlobalABC).
Des chiffres qui le classent parmi les plus polluants au monde. Alors que la surface bâtie a augmenté d’1,7% en 2024, soit 4 fois la superficie de villes comme Berlin ou New-York, nos besoins en béton, acier, bois, verre, briques devraient continuer à croître. Car le monde s’urbanise, selon les projections des Nations unies, près de 70% de la population mondiale vivra en zone urbaine en 2050, soit 6,3 milliards de personnes. Des zones urbaines qu’il faudra donc construire car beaucoup ne sont pas encore sorties de terre, surtout au Sud où la croissance urbaine est la plus forte.
Dans un contexte de réchauffement climatique, où les villes connaissent des phénomènes d’îlot de chaleur, où elles sont traversées par des inondations destructrices, où les bâtiments, les infrastructures s’effondrent, notre manière de bâtir interroge. De Paris à Dubaï en passant par Dakar, quels sont les matériaux que nous utilisons pour ériger nos villes ? D'où viennent-ils ? Sont-ils adaptés à tous les contextes ou faudrait-il faire des choix différents ?
Avec :
• Armelle Choplin, géographe et urbaniste, professeur à l'Université de Genève. Co-autrice avec Philippe Simay de Matériaux, un catalogue critique – construire le monde autrement (La Découverte, 2026)
• Philippe Simay, maître de conférences en philosophie à l'École nationale supérieure d'architecture Paris-Belleville. Co-auteur avec Armelle Choplin de Matériaux, un catalogue critique – construire le monde autrement (La Découverte, 2026)
• Nzinga Biegueng Mboup, architecte, co-fondatrice de Worofila, atelier d’architecture bioclimatique basé à Dakar au Sénégal.
Programmation musicale :
► Ma mère va me tuer - Yoa, Asfar Shamsi
► Pa' la seca - Maluma, Ryan Castro.
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Avec 5 milliards de fans affichés fièrement sur le site officiel de la Fifa, la Coupe du monde de football masculin est sans aucun doute l’évènement sportif le plus attendu de 2026. Cette 23ème édition, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique s’est ouverte le 11 juin 2026 et ce sera la plus multiculturelle de l’histoire de la compétition, avec 48 équipes participantes, un record.
Une bonne nouvelle pour ceux qui n’ont encore jamais eu l’occasion de soutenir leur pays lors d’un Mondial.
La compétition s’ouvre aussi dans un contexte de défiance aux États-Unis vis-à-vis des ressortissants étrangers. Le pays accueille pourtant le plus grand nombre d’immigrés au monde. Outre les prix élevés des billets pour assister à un match, la politique restrictive sur les visas de l’administration Trump et les actions menées par l'Immigration and Customs Services (ICE), l'agence américaine chargée de l'application des lois sur l'immigration et les douanes, ont de quoi inquiéter les diasporas et refroidir les envies des supporters de certains pays de faire le déplacement. Heureusement, il reste la télévision et la radio pour suivre l’évènement.
Mais comme souvent avec le football, les enjeux dépassent largement le terrain sportif. Moment de rassemblements de supporters, de célébrations aux couleurs nationales, le football fédère, il questionne et façonne aussi les identités. Pour les diasporas aux États-Unis ou ailleurs, la compétition est l’occasion de faire communauté et faire le lien avec son pays d’origine. Supporter son pays de naissance ou celui de ses parents plutôt que celui où l’on vit, suscite encore chez certains de la curiosité ou pire une forme d’hostilité. Alors que nos sociétés sont de plus en plus cosmopolites et grandissent au fil des migrations, pourquoi le cœur d’un supporter ne pourrait-il pas être bi voire tricolore ? Pour les diasporas, comment soutenir son pays, loin de ses compatriotes ?
Avec
• Babacar Diarra, journaliste indépendant, collaborateur de RFI spécialiste du football européen et africain. Son Grand reportage autour du match France-Sénégal 2002 est diffusé sur RFI mardi 16 juin à 17h TU
• Benjamin Malambu Yuka, fondateur de la boutique Vieille Rue Vintage Shop à Paris dédiée à l’univers du football. Organisateur de l’exposition « 3è étoile sur le maillot » qui porte sur l’histoire des maillots des équipes de France visible dans son magazin du 17 au 21 juin 2026
• Ludovic Lestrelin, sociologue à l’Université de Caen Normandie, Auteur de Sociologie des supporters (la Découverte, 2022).
À lire aussi, le dossier spécial Coupe du monde de RFI et le calendrier des matchs.
Programmation musicale :
► Dai Dai - Shakira, Burna Boy (CUT-3'40)
► Sexy Nana - Aya Nakamura, La Rvfleuze.
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Réseaux sociaux, forums en ligne, messageries instantanées, smartphone... Avec les applications et les objets connectés, nos relations amicales, amoureuses et familiales sont entrées dans un nouveau monde, celui du numérique.
Il n’aura, sans doute, jamais été aussi facile d’échanger avec ses proches ou d’interagir avec des personnes à l’autre bout de la planète qu’à notre époque. Maintenir et créer du lien, voici l’une des promesses des nouvelles technologies. Pourtant, cette ultraconnexion ne semble pas pouvoir empêcher la solitude, qui touche une personne sur six dans le monde, selon l’OMS. Au point pour certains d’y voir justement la patte du numérique. En France, selon une étude de l’Institut français d’opinion publique (IFOP) parue en 2024, 58% des 18-25 ans interrogés, considèrent que les réseaux sociaux contribuent à accroître le sentiment de solitude. Écouter des notes vocales, réagir à des messages avec un petit cœur ou swiper pour rencontrer l’amour ne seraient donc pas comparables au fait de se voir et de passer des moments ensemble. Superficialité dans le virtuel ou authenticité dans la vie réelle, ce grand écart a le mérite de questionner notre façon de vivre nos relations sociales à l’ère de la digitalisation. Voyons-nous vraiment moins nos amis depuis l’arrivée d’internet ? Les smartphones gâchent-ils nos relations ? Ou sommes-nous trop sévères avec le numérique ?
Avec :
• Vanessa Lalo, psychologue clinicienne spécialisée dans les pratiques numériques
• Laurent François, directeur d’une agence de communication, spécialiste des réseaux sociaux. Auteur de Cracker l’algorithme - réenchanter les réseaux sociaux (l’Aube, 2025).
Aussi dans l’émission :
• Un focus sur l’équipe du Panama à l’occasion de l’ouverture de la Coupe du monde de football masculin. Ce jeudi 11 juin 2026, RFi vous propose de découvrir les 48 pays qui prendront part à la compétition. Le pays d’Amérique centrale participera à sa deuxième Coupe du monde. Battue trois fois en 2018, l’équipe espère faire mieux cette année, malgré un groupe relevé avec le Ghana, la Croatie, et enfin l’Angleterre.
Grégoire Pourtier, correspondant de RFI au Panama, nous présente le sélectionneur, Tomas Christiansen.
• En fin d’émission, un reportage de Séverine Peyron dit Thouard.
Haïti retrouve la Coupe du monde, une première depuis 1974. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, heure de Paris, les Haïtiens affronteront l’Écosse et sa « Tartan Army ». En France, où vivent plus de 100 000 ressortissants haïtiens en métropole et dans les Outre-mer, selon l’ambassade d’Haïti à Paris, la diaspora se mobilise pour ce rendez-vous historique. Parmi eux, Alya, 24 ans, d'origine haïtienne et Samuel arrivé de Port-au-Prince en 2021 pour les études. Les deux jeunes supporters voient les choses en grand : une nuit de match dans un domaine de trois hectares en Île-de-France, avec écran géant, sono, chants, drapeaux bleu et rouge. Une centaine de personnes sont attendues. Ils en racontent les préparatifs au micro de Séverine Peyron dit Thouard.
Programmation musicale :
► Ne reviens pas - Yamê
► CATCHEUR - Disiz, Yseult.
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Répondre avec insolence, défier une consigne ou employer des gros mots... jusqu’à quel point peut-on laisser les enfants mal nous parler?
Ces comportements sont souvent perçus comme des signes de mauvaise éducation ou d’un affaiblissement de l’autorité. Mais grandir, c’est apprendre les règles et les expérimenter. Tester les limites du langage et de l’autorité peut permettre à un enfant de comprendre la place qu’il occupe parmi les autres, la force des mots qu’il utilise et les réactions que cela provoque.
Alors, les gros mots et les attitudes provocatrices sont-ils une étape normale du développement ? À partir de quand deviennent-ils le signe d’un problème plus profond ? Et que révèlent-ils de notre manière de transmettre les règles, l’autorité et le langage aux enfants ?
Avec
Lee-Ann d’Alexandry, psychologue clinicienne et autrice du livre Les familles explosives (Éditions PayotPsy, 2022).
Un reportage de Séverine Peyron dit Thouard.
Quel point commun entre Le lièvre et la hyène et Pourquoi le soleil et la lune vivent dans le ciel ? Ce sont deux contes africains à portée éducative. Aujourd’hui, notre reporter Séverine Peyron dit Thouard nous emmène au château de Vincennes, en banlieue parisienne, où enfants et parents se réunissent pour écouter Vincent Mambachaka, conteur centrafricain, accompagné par la guitare de So Kalmery.
En début d’émission, l’école autour du monde avec Elise Gazengel, correspondante de RFI à Barcelone, en Espagne, où les enseignants catalans sont en grève.
En fin d’émission Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question de Ruth, haïtienne à Gatineau, ville du sud-ouest du Québec au Canada.
Programmation musicale :
► Campeones - Cypress Hill, Mellow Man Ace
► Dounia - Ami Yerewolo, Jah Moko.
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Relativement rare à l’échelle mondiale, le télétravail s’est installé dans les entreprises et nos quotidiens depuis la pandémie de Covid-19. Une révolution imposée par la succession de confinements et possible grâce à la technologie.
Pour prendre l’exemple de la France, en moyenne, 22% des salariés ont eu recours au télétravail en 2024 chaque semaine, d'après une récente de l’INSEE. Ils étaient seulement 4% avant la pandémie. Moins de temps dans les transports, économie de carburant, flexibilité, autonomie,... font partie des raisons pour lesquelles le travail à distance est plébiscité chez les salariés. Côté entreprise, certaines ont pu bénéficier d’un gain de productivité grâce au télétravail, c’est ce que démontre une autre étude de l’INSEE, publiée en mai 2026.
Pour autant, la pratique ne fait pas l’unanimité. Ubisoft, la Société Générale en France, Amazon, Meta, Microsoft ou Stellantis aux États-Unis... Toutes ces entreprises ont annoncé la suppression ou la réduction du télétravail. En cause, les difficultés de coordination, le manque de cohésion des équipes ou la baisse du sentiment d’appartenance à l’entreprise. Côté employés, le télétravail ne présente pas non plus que des bénéfices. Il crée notamment des inégalités entre ceux qui y ont accès et ceux qui n’y ont pas, ou fragilise encore le droit à la déconnexion.
Six ans après la crise sanitaire, quelles leçons tirées de notre pratique du télétravail ?
Avec :
• Marianne Le Gagneur, sociologue à l’Université de Liège en Belgique, autrice de Télétravail, les limites d’une révolution (PUF, 2026)
• Anthony Contat, directeur des ressources humaines au sein du groupe Aktid, membre du Bureau national de l’Association nationale des DRH, ANDRH (directeurs ou directrices des ressources humaines) et président de l’ANDRH Rhône.
Un entretien avec Loïc Pialat, correspondant de RFI et France 24 à Los Angeles aux États-Unis. La Silicon Valley avait donné le ton durant le Covid avant d’imposer un retour au bureau, au moins partiel. Donald Trump, à peine arrivé au pouvoir, avait aussi souhaité en finir avec le télétravail pour les fonctionnaires américains. Loïc Pialat fait le point sur la pratique du télétravail de l’autre côté de l’atlantique.
En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson.
Dans ce 9ème épisode, comment se faire des amis en France et au Brésil ? Avec Catarina, gestionnaire de scolarité brésilienne et croate, et Isabelle Aliaga, experte de l'interculturel à Akteos, un cabinet qui propose de l'expertise interculturelle.
Programmation musicale :
► P&P - aupinard, Ino Casablanca (CUT-3'00)
► Babasse - Ajate, Toshihito Tsushima.
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Ils couvrent 70% de la planète, à la fois régulateur du climat, les océans abritent la majorité de la biodiversité sur terre et sont également source de nourriture et de revenus pour les populations. Mais entre le réchauffement climatique, les pollutions, la surpêche, l’érosion côtière... Ils souffrent aussi de nombreux maux.
À cause du réchauffement climatique, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, ont par exemple, vu chuter les prises de sardinelles rondes, espèce très prisée et auparavant abondante, de 70 à 80%, selon une étude du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye et de l’Institut de recherche et développement (IRD). Ce qui préoccupe les États membres de la Commission sous-regionale des pêches (CSRP). De manière générale, le continent africain est également victime d’une surexploitation de ses ressources halieutiques. Selon l’Union africaine, la pêche illicite coûte près de 11 milliards d’euros par an au continent. Une situation qui attise les tensions chez les pêcheurs et impose une meilleure protection des océans et, en particulier, des écosystèmes côtiers.
En janvier 2026, le traité sur la haute mer, ratifié par plus de 80 pays est entré en vigueur. Une étape jugée historique et essentielle pour atteindre l'objectif mondial de protection de 30% des océans d'ici 2030. Parmi les mécanismes à mettre en œuvre, la désignation et la gestion d’aires marines protégées (AMP) en haute mer. Les AMP côtières ont largement progressé sur le continent africain, des obstacles structurels demeurent notamment à cause d’un manque de financement. Dans ce contexte, comment faire de ces zones de véritables leviers pour le développement ? Comment assurer leur rôle de conservation tout en préservant la durabilité de la pêche ?
À l’occasion de la Journée mondiale des océans.
Avec :
• François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France
• Patrice Brehmer, directeur de recherche en écologie marine à l’Institut de recherche pour le développement, IRD, basé à la Commission sous-régionale des Pêches (CSRP) à Dakar au Sénégal.
Un entretien avec Sarah Tetaud, correspondante de RFI à Antananarivo, à Madagascar, où les communautés de pêcheurs voient les ressources diminuer. Autre problématique qui touche l’océan Indien, celle de la pollution plastique.
Programmation musicale :
► ON GO LA BAS - Hen's
► Sigui - Fatoumata Diawara.
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45%, c’est la part des femmes artistes dans le monde, représentées par des galeries en 2025. Il s’agit du niveau le plus élevé jamais enregistré par Art Basel et Arts Economics dans leur dernier rapport de mars 2026. Un chiffre encourageant, mais qui reste insuffisant au regard du nombre de femmes qui abandonnent leur carrière de plasticienne alors qu’elles sont pourtant très largement représentées dans les écoles d’art.
Ce fossé entre la formation et la reconnaissance interroge sur la place réelle faite aux femmes dans nos institutions. De l’Europe à l’Afrique de l’Ouest, les créatrices doivent faire face à un héritage historique occulté et à des barrières persistantes.
Comment expliquer qu’un nombre important d’étudiantes diplômées se transforme en une minorité d’artistes reconnues ? Quels leviers les nouvelles générations de commissaires d’exposition et de chercheuses actionnent-elles pour transformer durablement la visibilité de ces artistes sur la scène internationale.
Avec :
• Anne Bourrassé, commissaire d’exposition et critique d’art, autrice du livre Les refusées (Éditions Seuil) et créatrice de l’association Contemporaines pour lutter contre les inégalités de genre dans les arts visuels
• Aby Gaye-Duparc, commissaire d’exposition à la Fondation Cartier et doctorante en histoire de l’art à L'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Son sujet de thèse porte sur les artistes femmes au Sénégal dans la période 1960-1990.
En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► MA MÈRE C'EST MON PÈRE - Yasmine
►Maktoub - Alewya.
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Depuis fin février 2026 avec les attaques américaines et israéliennes en Iran, le conflit s’est étendu au Moyen-Orient. Au Liban, 20% de la population a été déplacée en moins d’un mois, soit plus d’un million de personnes dont 400 000 enfants en âge d’aller à l’école, selon l’UNICEF. Alors que des écoles ont été détruites, d’autres ont dû fermer faute d’enseignants ou ont été transformées en abris pour les populations déplacées.
Une situation qui perturbe les apprentissages avec un risque accru d’abandon scolaire. Dans un pays qui traverse les crises depuis plusieurs décennies, le système éducatif libanais est de nouveau mis à rude épreuve. Même constat dans l’enseignement supérieur. À chaque crise, il faut de nouveau s’adapter pour les étudiants. Entre le coût de la scolarité et des études qui augmentent, la fermeture des établissements, les cours parfois à distance, l'incertitude de la tenue des examens, comment étudier au Liban ? Quel avenir possible pour la jeunesse libanaise ? Peut-on parler d’une génération sacrifiée ?
À l’occasion de la journée spéciale Liban sur RFI.
Avec :
• Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF au Liban
• Lama Kabbanji, chargée de recherche à l’IRD
• Mazen Rizk, étudiant en Master d’histoire et relations internationales à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban.
En fin d’émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot.
La parole est aux enfants dans « 8 milliards de voisins » avec le « Monde des enfants » de Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang.
Programmation musicale :
► YOUMI - Fawzi, Shabjdeed, Al Nather
► Zet El Naghmeh - Tania Saleh.
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En France, près d’un supermarché sur deux vend des légumes prêts à cuisiner emballés sous plastique, plus d’un tiers vend des fruits prédécoupés et les ventes de produits en vrac en supermarché ont reculé de 19 points en trois ans.
Ces chiffres issus d'une enquête publiée début mai 2026 par No Plastic In My Sea et Que Choisir Ensemble montrent un constat sans appel. Pourtant la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) prévoit la fin progressive des plastiques à usage unique d’ici à 2040, mais les pratiques évoluent très peu.
Dans l’Union européenne, le règlement sur les emballages (PPWR) est entré en vigueur en 2025 et fixe des objectifs de réduction. Sur le continent africain, des lois interdisant les sacs en plastique existent presque partout, mais sont peu appliquées hormis au Rwanda où son interdiction est totale. Le grand écart continue donc d’exister entre textes législatifs et le terrain. Des scientifiques viennent même de développer une empreinte plastique particulaire pour mesurer les bénéfices que nous pouvons tirer de l’application de ces mesures.
Quelles solutions pour faire appliquer les règlementations ? Quels sont les freins pour les commerçants et les distributeurs ?
Avec :
• Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement (INRAE)
• Muriel Papin, déléguée générale de l’association No plastic in my sea. Co-autrice de l’étude Supermarchés : toujours accros au plastique ? sortie en mai 2026 et co-réalisée avec Que choisir ensemble.
Programmation musicale :
► Crash Bandicoot - Groovewax, MC Skywalker
► Donne Moi - Annie Lalalove.
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À travers le monde, les progrès pour les droits des personnes LGBT+ ne suivent pas une trajectoire linéaire. Certains pays ont ouvert de nouveaux droits ces dernières décennies, d'autres connaissent un durcissement des lois homophobes.
Au Sénégal, en mars 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi doublant les peines de prison et criminalisant la promotion ou le financement de l’homosexualité. Le Ghana vient de voter, le 29 mai 2026, une loi anti LGBT+ (qui était aussi une promesse de campagne du nouveau président John Mahama). Cette loi prévoit l’emprisonnement des personnes ayant eu des relations homosexuelles, mais aussi celles qui en font « la promotion, le parrainage ou le soutien délibérés ». La Russie a interdit en 2024 les activités du « mouvement international LGBT+ », une formulation ouvrant la voie à de lourdes condamnations.
Des résistances s’organisent malgré les risques encourus. Des associations locales maintiennent un travail d'accompagnement et de documentation sur les violences basées sur l’orientation sexuelle. Entre stratégie de diversion politiques et pression populaire, de quoi témoignent les lois homophobes sur les évolutions des sociétés ?
Avec :
• Flora Bolter, co-directrice de l'Observatoire LGBTQI+ de la fondation Jean Jaurès
• Julia Torlet, co-présidente de l'association SOS homophobie
• Alice Nkom, avocate camerounaise, défenseure des droits humains, engagée pour les droits des personnes LGBT+. Signataire d’une lettre ouverte publiée dans le quotidien français Libération adressée à Bassirou Diomaye Faye, président sénégalais pour lui demander « un moratoire » sur l’application de la nouvelle loi sur l’homosexualité au Sénégal.
En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Dans ce nouvel épisode, Estelle nous parle de R-you, un Youtubeur ivoirien un peu particulier ! Il est né à Abidjan, en Côte d’Ivoire, mais ses parents sont originaires de Corée du Sud.
Programmation musicale :
► Smalltown Boy (Arnaud Rebotini Remix) - Bronski Beat
► Oyaya - Angelique Kidjo, Nile Rodgers.
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On dit souvent qu’une mère doit être aimante, disponible, patiente, solide, organisée et douce. Comme si, dès la naissance d’un enfant, une mère devait tout savoir et tout réussir. Mais derrière cette image de la mère parfaite, quelle pression !
Pression de bien faire, de ne pas se plaindre et de rester présente, même quand elle est épuisée... ! La maternité semble évidente et source de bonheur aux yeux de tous.
Mais la mère est traversée de doute, de colère, de fatigue et de solitude. La société fabrique des modèles de mères parfois très lourds à porter (comme la mère coupable, la mère sacrée ou admirée) souvent loin des femmes libres. Alors, qui impose ces normes ? Parler du mythe de la mère parfaite, c’est parler des femmes mais aussi des familles et de la société.
Pourquoi aujourd’hui encore, demande-t-on encore aux mères d’être sans faille ? Et quand on ne se reconnait pas dans ce modèle, que devient-on ? Comment sortir de cette injonction à la maternité parfaite ?
• Caroline Chenu, commissaire de l’exposition Bonnes Mères au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, Mucem du 18 mars au 31 août 2026 à Marseille
• Lory Zephyr, psychologue et co-autrice du livre Le mythe de la mère parfaite – se libérer de la culpabilité maternelle (Les Editions de l’Homme).
En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► Youssoupha - Dieu est grande
►Tout est bizarre - Ireke, Agnès Hélène.
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Plus qu’une source d’inspiration sur les podiums des défilés internationaux, le secteur de la mode est en plein essor sur le continent africain depuis une quinzaine d’années. Mais ce dynamisme cache mal les problèmes structurels, notamment le manque de formation et de main-d’œuvre qualifiée.
Dakar, Lagos, Nairobi,... les fashion weeks se succèdent pour mettre à l’honneur la créativité du continent africain. Des noms de designers comme Sarah Diouf, Adebayo Oke-Lawal, Thebe Magugu, Imane Ayissi avant eux, résonnent sur la scène mode internationale. Mais derrière la vitrine et le glamour, la professionnalisation du secteur reste un défi majeur pour le continent africain. Encore largement dominé par l’informel, les métiers de la couture restent peu valorisés et la main-d’œuvre peu formée. Dessiner, patronner, couper, broder ou coudre requiert pourtant des compétences techniques importantes. Outre le stylisme, créer sa marque de vêtements nécessite également des connaissances en commerce, marketing, distribution, communication...
Si le potentiel est bien présent, le secteur de la mode en Afrique doit donc se structurer et aller au-delà de sa créativité évidente, alors comment valoriser les différents métiers de la mode, quels sont les besoins des designers africains pour développer leur marque et quelles sont les formations possibles en Afrique ?
Avec :
• Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune
• Mossi Traore, styliste, créateur de la marque de prêt-à-porter Mossi. Fondateur de l’école Les ateliers Alix, établissement d’enseignement de la haute couture en région parisienne
• Jacques Logoh, créateur de mode togolais, fondateur de la marque Jacques Logoh couture, promoteur du festival de mode Fimo228, rendez-vous dédié aux modes africaines
• Michèle Caroline Okei, directrice de l'Ecole Internationale de Formation Professionnelle, EIPF Michèle Yakice à Abidjan en Côte d’Ivoire
En début d’émission, l’École autour du monde avec Floriane Klinklin Acouetey, cheffe de Projet « Sang pour sang, unies pour la dignité » chez Equipop à l’occasion de la Journée internationale de l'hygiène menstruelle.
En fin d’émission, Le monde des enfants réalisé par Charlie Dupiot.
La parole aux enfants dans 8 milliards de voisins avec Charlie Dupiot ! Ils nous parlent de racisme aujourd'hui, racisme à l'école, racisme ordinaire. Ils sont élèves dans une classe de CM1-CM2, au sein d'une école privée, l'externat Sainte-Anne à Montesson, en région parisienne. Voici Flora, Dayana, Emilie, Nino, Pénélope, Mila, Ema, Maelys, Ethan, Juliano, Noah et Zhaokang.
Un grand merci à l'enseignante Sophie Cartiaux et à Valérie Le Bailly, la directrice de l'école Sainte-Anne à Montesson.
Programmation musicale :
► Claro - Ginton, AMY MIYÚ
► I Love You - Tayc.
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Rédiger CV et lettres de motivation, envoyer des candidatures, développer son réseau, relancer les recruteurs... Ces initiatives sont essentielles pour trouver un emploi mais peuvent s’avérer fastidieuses voire décourageantes.
Dans un monde professionnel en pleine mutation, nos spécialistes vous conseillent pour valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle et vos compétences. Posez toutes vos questions, nos spécialistes sont dans la tête des recruteurs.
Avec :
• Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs
• Aniela Ve Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources humaines et recrutement, basé à Abidjan.
Programmation musicale :
► Tonto - J Balvin, Ryan Castro, DJ Snake
► Toi et moi - Naâman
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La friteuse à air, aussi appelée Airfryer est devenue en quelque temps la star des apprentis cuisiniers. Entre friture, cuisson et grillade, cet appareil tout-en-un cartonne sur les réseaux sociaux et les émissions de téléachat. Il n’est pas le seul. Ces dernières années, des machines comme le multicuiseur et le robot multifonction connaissent un franc succès dans les foyers et réinventent la préparation de nos recettes.
Entre le gain de temps, la constance des résultats, les mesures et les cuissons maîtrisées, les avantages sont multiples. Mais leur utilisation suscite parfois des débats. L’uniformisation des recettes, l’effacement du savoir-faire manuel, leur coût élevé sont autant de raisons avancées pour parler d’une perte d’âme de la cuisine, souvent perçue comme un art mêlant techniques et émotions.
En Afrique, leur utilisation vient concurrencer des symboles, comme le pilon et le mortier, bien connus des foyers africains. Ces outils mythiques, omniprésents des cuisines congolaises comme sénégalaises ou nigérianes, sont bien plus que des ustensiles. Peut-on remplacer des gestes traditionnels, et tout ce qu’ils représentent, par un simple robot ? Resteront-ils des gadgets accessibles uniquement aux personnes privilégiées ?
Avec :
• Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions,2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris
• Clémence Denavit, journaliste et présentatrice de l’émission Le goût du monde, diffusée le samedi à 21h30 TU et le dimanche à 11h30 TU sur RFI. Créatrice du podcast original Recette de poche dont la saison 2 avec la cheffe Georgiana Viou est disponible depuis fin 2025
• Jessica Berment, cheffe de cuisine, traiteur privé en Côte d’Ivoire. Ambassadrice de la gastronomie ivoirienne et formatrice culinaire
• Besse Diagne, créatrice du compte instagram Sen Meal, spécialisé dans la cuisine sénégalaise adaptée aux robots culinaires connectés, autrice du livre Cuisine sénégalaise aux robots connectés ? Oui c’est possible ! (auto-édité, 2025).
En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris-Cité sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson, du site Le français facile avec RFI.
Dans ce 8ème épisode, l’agressivité est en débat avec Yao Yang, étudiante chinoise, et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l’interculturel, enseignant en management de l’interculturel.
Programmation musicale :
► Play - Alewya
► Tayely - Kaporo Mengueh.
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Comment vit-on quand on est souvent dévisagée, parfois admirée, mais pas toujours respectée comme les autres ? Entre racisme du quotidien, sexisme, peur pour ses enfants, envie de réussir, besoin d'être aimée comme on est, et fierté de ses origines, le corps devient un terrain de lutte mais aussi de force et de joie.
Que montre le quotidien d'une femme noire en France sur la manière dont ce pays traite celles et ceux qui y vivent ? En quoi le fait d'entendre ces histoires peut-il changer notre façon de regarder les autres dans la rue, au travail ou à l'école.
Avec
• Sarah Fila-Bakabadio, historienne de l’Atlantique noir à CY Cergy Paris Université et autrice de Être une femme noire en France (Éditions Seuil)
• Maïram Guissé, journaliste et autrice de Sous nos peaux (Éditions Grasset).
En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► Play - Alewya
► LOBELA NGA - Mwassi Moyindo.
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Avec ses 46 000 km de littoral et ses 2,5 millions de km2 de superficie, la Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde. Du détroit de Gibraltar au Canal de Suez, elle réunit 520 millions d’habitants d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient, ce qui en fait l’une des régions les plus peuplées de la planète.
La richesse de son patrimoine, sa diversité culturelle, ses ressources naturelles ont contribué à son développement économique et touristique. Des atouts qui semblent aujourd'hui sources de vulnérabilités. La Méditerranée est en effet marquée par différentes crises. Déjà très exposé aux vagues de chaleur, aux sécheresses et aux inondations, le bassin méditerranéen se réchauffe 20% plus vite que le reste du monde. Une crise climatique à laquelle s’ajoutent des tensions maritimes, des crises énergétiques et migratoires ou encore des conflits régionaux. Si les contextes politiques, démographiques et économiques divergent entre les pays méditerranéens, les enjeux actuels invitent à davantage de coopération. Alors que la population pourrait atteindre jusqu'à 690 millions de personnes en 2050, comment créer des synergies durables entre des sociétés différentes ? Entrepreneuriat, emploi, environnement... Quelles sont les initiatives pour répondre aux problématiques de la région ?
Émission enregistrée à Marseille à la Plateforme qui accueille le quartier général de la Saison Méditerranée 2026. Ce sont des rencontres organisées par l’Institut français et l’agence française de développement, pendant 4 jours, avec des jeunes venus de toute la Méditerranée qui s’engagent pour leur pays et pour les liens culturels qu’ils partagent.
Avec :
• Marouen Hadhri, fondateur de Machrou3i Fi Bledi qui veut dire Mon projet dans mon pays, une entreprise sociale dédiée à l’accompagnement des entrepreneurs issus de la diaspora maghrébine
• Roy El Daher, fondateur de l’Écomusée de Jbeil, un projet dédié à la préservation du patrimoine libanais, la conservation des archives locales et à la promotion de l’écotourisme éducatif dans les villages de la région de Jbeil, au Liban. Chef de projet à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, où il organise des initiatives sociales et culturelles, et responsable de l’engagement étudiant au sein du centre entrepreneurial de l’université
• Walid Mouacha, chercheur au sein de l’initiative IMAL pour le climat et le développement (Maroc), et co-coordinateur de MATTCCh, une alliance régionale réunissant plus de 25 think tanks et centres de recherche engagés sur les enjeux climatiques propres à la Méditerranée
• Giada Frana, fondatrice de L'Altra Tunisia, magazine en ligne consacré à la Tunisie, à la communauté italo-tunisienne en Italie et à la diaspora tunisienne dans le monde.
Programmation musicale :
► Dahak–Le Duo Zajal
► Je suis Marseille – JUL.
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Quel élève n’a jamais rêvé d'être ailleurs qu’assis à son pupitre à écouter son professeur ou faire ses exercices de mathématiques ? Et quel enseignant n’a pas déjà eu un mal fou à intéresser sa classe à la conjugaison des verbes pronominaux ou l’accord du participe passé ?
La motivation est un enjeu du quotidien à l’école et la concurrence est rude pour les enseignants. Entre la petite flemme passagère, les distractions extérieures ou la méthode pédagogique mal comprise ou adaptée, il peut s’avérer difficile pour les élèves de rester concentré sur la tâche demandée.
Pourtant, la motivation est un élément moteur dans le processus d’apprentissage. Elle conditionne l’attention et les efforts que l’élève va fournir. Dans certains cas, le manque de motivation peut aussi révéler des difficultés plus grandes. En France, un élève sur cinq présente des risques élevés de décrochage scolaire, selon le baromètre 2025 réalisé par l’association Ecolhuma « Accrochage et mixité scolaire ». Se pencher sur les mécanismes de la motivation est donc essentiel pour maintenir les enfants à l’école.
Alors au quotidien, comment maintenir la motivation des élèves ? Quels sont les signes d’une perte d’intérêt pour l’école ? Comment redonner le goût d’apprendre ?
Avec :
• Anne Philippon, professeure agrégée d’histoire et de géographie, formatrice et enseignante en éducation prioritaire et dans un lycée expérimental accueillant des élèves décrocheurs. Autrice de La motivation scolaire - comprendre ses mécanismes pour intervenir efficacement (Dunod, 2026).
En début d’émission, l’école autour du monde avec Emeline Vin, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où l’école à la maison séduit de plus en plus de familles.
En fin d’émission, reportage de Raphaëlle Constant dans le camp de réfugiés soudanais de Farchana à l'est du Tchad, dans la province du Ouaddaï, fragile zone frontalière avec le Soudan, où vivent plus de 56 000 exilés.
Là-bas, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés renforce la connectivité pour en faire un levier d'espoir et d'autonomie. Un Centre connecté a été ouvert en 2025 et propose des formations en informatique, des cours de français et d'anglais. En pleine zone désertique, derrière un grillage, deux bâtiments blancs aux volets bleus sont installés au bord de la piste.
Le Centre connecté de Farchana fait partie de l'initiative Conneàctivity Refugees qui vise à connecter 20 millions de réfugiés d'ici 2030.
Un reportage de réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.
Programmation musicale :
► Ice Comfortable - Blasé
► Cocinarte - Cimafunk, La Tribu.
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À la question «que met-on dans nos assiettes ?» succède rapidement «que met-on dans nos champs ?». Depuis leur apparition au milieu du XIXè siècle et surtout après la Deuxième Guerre mondiale, les engrais de synthèse ont largement contribué à la hausse des rendements agricoles.
Selon les données de l’Association internationale de l’industrie des engrais (IFASTAT), 109 millions de tonnes d’azote, 44 millions de tonnes de phosphore et 35 millions de tonnes de potassium ont été épandus pour fertiliser les sols au niveau mondial en 2022. C’est 6 fois plus qu’en 1961. La planète est devenue dépendante aux engrais chimiques.
Cette consommation frénétique n’est pas sans conséquence. Depuis la publication d’un rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), la France s’inquiète de l’intoxication de sa population au cadmium, un métal lourd cancérogène présent naturellement dans les sols mais aussi dans les engrais phosphatés. Outre notre alimentation, ce sont aussi la qualité des sols, la biodiversité, et l’environnement de manière générale qui sont affectés par l’utilisation intensive d’engrais.
Et au début de la chaîne, il y a évidemment la production de ces intrants agricoles, dont les matières premières naturelles sont limitées et mal distribuées sur la planète. Composant de base des engrais, le phosphate est particulièrement présent en Afrique du Nord. À lui seul, le Maroc détient 70% des réserves mondiales. La région est devenue un enjeu stratégique pour l’agriculture de la planète, mais aussi pour les populations. L’extraction de ce minerai est aussi source de pollution.
Alors que le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz font grimper les prix, notre dépendance aux engrais interroge. Des mineurs qui extraient le phosphate, aux consommateurs en passant par les agriculteurs, comment vit-on avec les engrais ? Peut-on s’en passer ?
Avec :
• Arianna Poletti, journaliste indépendante basée en Tunisie. Autrice du livre Les ravages de nos engrais – Des mines aux champs, sur les routes des phosphates (Payot, 2026)
• François Affholder, directeur de recherche au Cirad* de l'Unité de recherche agroécologie et intensification durable des systèmes de culture annuelle, spécialiste des agricultures familiales des pays du Sud et dans l’exploitation mixte polyculture et élevage.
*organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes
En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins.
Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses.
Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.
Programmation musicale :
► Losing You - Everything Is Recorded, SAMPHA, Laura Groves, Jah Wobble
► Na loba nini ? - Yuma.
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