Afleveringen

  • Marine Le Pen est jugée coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement national (RN) au Parlement européen.

    La députée d’extrême droite du Pas-de-Calais a été condamnée, lundi 31 mars, à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, aménageables avec un bracelet électronique, et à 100 000 euros d’amende. 

    Mais surtout, l’ancienne présidente du RN est déclarée immédiatement inéligible, et pour une durée de cinq ans.

    Marine Le Pen a l’intention de faire appel, a annoncé son avocat. Mais ses chances de se présenter à l’élection présidentielle sont désormais compromises.

    Cette décision majeure bouscule le paysage politique français. Elle intervient quelques jours à peine après le réquisitoire du Parquet national financier (PNF) qui a demandé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour « corruption, association de malfaiteurs, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagne électorale » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. 

    Dans les prochaines heures et les prochains jours, vous allez entendre une avalanche de réactions, d’arguments, mais aussi de dénégations et de mensonges sur ces deux affaires.

    Dans « À l’air libre », retour sur les faits, sur ces deux affaires, sur ces procès, et ce que dit la loi. 

    Une émission enregistrée lundi 31 mars, avant l’intervention de Marine Le Pen sur TF1.

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  • Mercredi 26 mars, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna, diffusée depuis trois semaines en webtélé, va s’arrêter. Une émission longtemps diffusée sur la chaîne C8, où la violence et l’humiliation sont promues, depuis des années, à l’antenne et hors antenne. De même que les idées d’extrême droite, qui y sont très largement représentées.

    Hanouna, C8… Ce n’est pourtant que la partie émergée de l’empire économique et médiatique du milliardaire Vincent Bolloré. Loin de l’image sympathique de l’industriel breton, c’est un financier qui a construit sa fortune sur des opérations boursières brutales et constitué un empire dans les ports, le ferroviaire, l’huile de palme et les caoutchoucs en Afrique. 

    Un milliardaire désormais à la tête d’un empire des médias et de l’édition (Europe 1, CNews, Le Journal du dimanche, Hachette, etc.), dont le projet réactionnaire est clair et que de nombreux activistes, journalistes et voix de la société civile appellent à « stopper », à « désarmer » ou à « déborder ». 

    Dans « À l’air libre », enquête sur un monde de brutes combinant violence économique et sociale, mais aussi humaine et idéologique.

    Avec :

    Yunnes Abzouz, journaliste médias à Mediapart ;Soazic Courbet, libraire indépendante à Lille, responsable de la librairie L’Affranchie et du podcast du même nom, engagée dans le collectif d’éditeurs et d’éditrices indépendant·es Déborder Bolloré ;Olivier Petitjean, journaliste, cofondateur de l’Observatoire des multinationales et auteur d’un rapport à paraître, en avril, sur le « vrai visage » de Bolloré et de son groupe ; David Perrotin, journaliste au pôle enquêtes de Mediapart.

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.

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  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

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  • Alors que Vladimir Poutine et Donald Trump discutent d’un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, et que l’Union européenne se réarme, craignant d’être militairement lâchée par les États-Unis de plus en plus alignés sur Moscou, « À l’air libre » prend un peu de hauteur pour s’interroger sur ce que veut vraiment le président russe. 

    Trois ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui aurait fait à ce stade selon le Wall Street Journal 80 000 morts ukrainiens et 200 000 morts russes, Vladimir Poutine souhaite-t-il vraiment la « paix » avec l’Ukraine, et de quelle paix s’agit-il ?

    Quelle est sa vision de la Russie dans le monde et des relations internationales ? L’Europe doit-elle se sentir menacée par ce qui serait un nouvel impérialisme russe ? Comment définir le projet politique du régime russe, qui a fait de la dénonciation de l’Occident un de ses piliers et se retrouve aujourd’hui en tête-à-tête avec le président états-unien pour discuter de l’Ukraine ? 

    Bref, Poutine a-t-il un plan pour l’Ukraine et l’Europe, et si oui lequel ? 

    Réponse dans cette émission avec :

    Maxime Audinet, chercheur à l’RSEM, enseignant à l’université Paris-Nanterre, membre du collectif de recherche Coruscant, auteur de Russia Today (RT). Un média d’influence au service de l’État russe (éditions de l’INA, 2021) ;
    Marlène Laruelle, historienne et politiste, professeure en affaires internationales et science politique à l’université George-Washington, ancienne chercheuse à l’Institut français des relations internationales, autrice d’Ideology and Meaning-Making Under the Putin Regime (Stanford University Press, 2025), un livre sur l’idéologie du régime russe paru aux États-Unis, pour l’instant non traduit en France.

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.

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  • « À l'école, je n’ai pas assez bien appris le sujet. » Voilà comment Thomas Sotto, présentateur de la matinale de RTL, a justifié sa surprise lorsque le journaliste Jean-Michel Aphatie a évoqué les « massacres » de la colonisation française en Algérie, suscitant une intense campagne de haine et des commentaires nostalgiques ou racistes dans les médias d’extrême droite.

    Cette polémique est un révélateur. Beaucoup de Françaises et de Français ne connaissent pas forcément la litanie de razzias et de massacres qui ont accompagné la conquête de l’Algérie à partir de 1830. Et ce paradoxe : nombre de généraux et de militaires qui ont mené ces opérations ont aujourd’hui encore des avenues et des statues à leur nom dans certaines villes françaises.

    Auteur d’un livre-somme sur le sujet, La Première guerre d’Algérie. Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852 (éd. La Découverte), l’historien Alain Ruscio revient sur la brutalité de cette colonisation. Et nous raconte en détail ce que certains ne veulent surtout pas que vous sachiez. 

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  • Alors que Donald Trump tourne le dos à l’Ukraine et désavoue l’Otan, sommes-nous en train de vivre une grande bascule géopolitique ? Face à l’unilatéralisme américain et à la volonté russe d’affaiblir l’Europe, l’Union européenne se retrouve-t-elle seule ? Doit-elle soutenir encore plus l’Ukraine, se réarmer, et si oui avec quelle ampleur et quels moyens ? Peut-elle tourner le dos aux équipements militaires américains ? 

    Comment financer cet effort, alors que le gouvernement exclut déjà de taxer les plus riches ? Va-t-on envoyer des troupes françaises au sol en Ukraine pour garantir un éventuel cessez-le-feu ? 

    Aurélien Saintoul (La France insoumise) et Anna Pic (Parti socialiste) ont été élu·es dans la même alliance électorale il y a moins d’un an, mais sur nombre de ces sujets, les deux députés, membres de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, divergent largement.

    Une émission préparée par Fabien Escalona et Mathieu Magnaudeix, présentée par Mathieu Magnaudeix.

    Nos invité·es : Aurélien Saintoul, député LFI des Hauts-de-Seine ; Anna Pic, députée PS de la Manche.

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  • « Riposte graduée », « humiliation », « rapport de force » : Bruno Retailleau fait monter la tension envers l’Algérie, dont le pouvoir ne cesse de se raidir. Quelles sont les vraies raisons de cette escalade ? Peut-on en sortir, et comment ? Nos invité·es :  Nejma Brahim, journaliste à Mediapart ;  Adlene Mohammedi, chercheur et enseignant en géopolitique ;  Nadia Henni-Moulaï, journaliste, autrice de "Un rêve, deux rives" (éd. Slatkine Et Cie) ;  Akram Belkaïd, journaliste, rédacteur en chef du Monde diplomatique, auteur de "L’Algérie en 100 questions. Un pays empêché" (éd. Tallandier) ; Mathieu Belezi, écrivain, auteur d’"Attaquer la terre et le soleil", prix du livre Inter 2022 (éd. Le Tripode), et plus récemment de "Moi, le glorieux" (même éditeur). 

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  • Après le clash historique à la Maison-Blanche, vendredi dernier devant les caméras du monde entier, Donald Trump vient de suspendre l’aide militaire à l’Ukraine pour forcer son président à signer rapidement un cessez-le-feu qu’il ne lui sera pas possible de négocier.

    L’Ukraine et son président humiliés : la politique américaine « coïncide largement » avec les objectifs russes, salue le Kremlin.

    Sous nos yeux, l’histoire s’accélère, trois ans après l’invasion russe en Ukraine, et après des décennies durant lesquelles les États-Unis ont servi de parapluie militaire à l’Europe.

    L’Union européenne se mobilise dans la panique. Elle souhaite épauler l’Ukraine face à la Russie, lui garantir un peu de sécurité face à Moscou en cas de cessez-le-feu, et, si elle le peut, peser sur les négociations. A-t-elle les moyens de ses ambitions ? Que peut-elle imposer ? Peut-elle se passer militairement des États-Unis ? 

    Entrons-nous en Europe et en France dans une « économie de guerre » qui accentuera l’austérité ? Que veulent vraiment Trump et ses soutiens ? Quel sort pour l’Ukraine ? 

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix

    Nos invité·es :

    Fabien Escalona, journaliste à Mediapart, co-animateur de l’émission « Retex » ;Pierre Haroche, professeur de politique européenne et internationale à l’Université catholique de Lille, auteur de Dans la forge du monde. Comment le choc des puissances façonne l’Europe (Fayard) ;Régis Genté, journaliste, auteur de Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes (Grasset) ;Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, autrice de Jamais frères ? Ukraine et Russie, une tragédie postsoviétique (Seuil).

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  • Les milliardaires français vont-ils se voir imposer de participer davantage à l’effort de solidarité collective ?

    Spécialiste des questions fiscales, l’économiste Gabriel Zucman, professeur à l’École normale supérieure, est à l’initiative d’une proposition de loi écologiste adoptée à l’Assemblée nationale le 20 février, qui vise à instaurer un impôt minimum de 2 % sur les hauts patrimoines dont la valeur est supérieure à 100 millions d’euros. 

    Selon l’économiste, la France est devenue un eldorado fiscal pour les milliardaires qui paient moitié moins d’impôts que le reste de la population. Alors que dans le même temps, les recettes fiscales viennent à manquer pour équilibrer les comptes publics... D’où la nécessité impérieuse, selon lui, de taxer les ultrariches. 

    Une émission préparée et présentée par Mathias Thépot.

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  • Le premier ministre, François Bayrou, dénonce une « mécanique du scandale » à propos des révélations successives de Mediapart sur l’affaire de Bétharram, ce collège-lycée catholique proche de la ville de Pau, dont il est maire, où pendant des décennies, les violences physiques et sexuelles ont été érigées en système. 

    François Bayrou dit avoir tout ignoré. En réalité, depuis le milieu des années 1990 au moins, il ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se passait dans cet établissement où il a scolarisé certains de ses enfants et où son épouse enseignait le catéchisme.

    François Bayrou savait et il a menti, y compris devant les député·es. N’est-ce pas à une mécanique du silence qu’il a contribué ?

    Mardi 25 février, « À l’air libre », l’émission de Mediapart, revient sur cette affaire, sans doute la plus grande histoire de violences connue à ce jour dans l’éducation en France, qui dépasse la seule personne du premier ministre.

    Car Bétharram, c’est surtout le récit d’un océan de violences pendant des décennies. De vies brisées. Le symbole d’une société qui a longtemps méprisé la voix des enfants. Et un cas typique de blanc-seing accordé par les autorités à une institution catholique privée, qui n’a jamais été contrôlée malgré les alertes, et où le pire était quotidien. 

    Avec :

    Antton Rouget, journaliste au pôle enquête de Mediapart ;David Perrotin, journaliste au pôle enquête de Mediapart ;Némès Ehongo-Grasset, élève de Bétharram entre 1986 et 1992.

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  • Ce n’est pas une surprise, mais ça sidère quand même. En moins d’un mois, Donald Trump, épaulé par l’homme le plus riche du monde, Elon Musk, a pris toutes sortes de décrets, de décisions et de positions qui commencent à changer les États-Unis. 

    Licenciements massifs de fonctionnaires, purges, mesures discriminatoires et transphobes, attaques contre les scientifiques : « un coup d’État » en direct, selon de nombreux observateurs. 

    Et dans le monde, un chaos annoncé, de Gaza à l’Ukraine, tandis qu’Elon Musk utilise son réseau social X pour doper l’extrême droite en Europe.

    Face à cette avalanche, nous pouvons être tétanisés. Mais que faire de cette sidération ? Comment la transformer en action ? Comment dire non à ce monde orwellien qui s’annonce ?

    Face à ce chaos, pourquoi les gauches françaises apparaissent-elles si désemparées et divisées, ballottées par un contexte médiatique de plus en plus concentré et hostile ? Ont-elles encore quelque chose à proposer ? Quelles politiques, quels imaginaires doivent-elles défendre ?

    Peut-être faut-il, déjà, commencer par comprendre ce qui se joue.

    Une émission en direct préparée par Imen Mellaz et Mathieu Magnaudeix, et présentée par Mathieu Magnaudeix. 

    Nos invité·es : 

    Ludivine Bantigny, historienne, autrice de Battre l’extrême droite (éd. du Croquant) ;François Bougon, journaliste à Mediapart ;Léa Chamboncel, journaliste, autrice d’Au revoir Simone (éd. Belfond) ;Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados ;Romaric Godin, journaliste à Mediapart ;Laëtitia Hamot, maire de La Crèche (Deux-Sèvres), membre du réseau Actions Communes ;Sarah Legrain, députée insoumise de Paris ;Sylvie Laurent, historienne, autrice de Capital et Race (éd. Seuil) ;Michèle Riot-Sarcey, historienne, autrice de Mais où est passée l’émancipation ? (éd. du Détour) ;Nedjib Sidi Moussa, politiste, auteur de Le Remplaçant (éd. L’échappée) ;Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes ;Félix Tréguer, chercheur associé au CNRS, Technopolice (éd. Divergences).

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  • Dans certains médias, sur les chaînes d’info, Grigny, 27 000 habitant·es dans l’Essonne et ville la plus pauvre de France métropolitaine, est la « cité qui fait peur ». L’exemple même du « ghetto » où régneraient le « séparatisme » et l’« ensauvagement », des mots martelés à longueur de journée pour décrire les quartiers populaires.

    Dans leur livre-événement, Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans les quartiers populaires (éd. La Découverte), les sociologues Fabien Truong et Gérôme Truc questionnent ces idées reçues.

    « Parler de Grigny, c’est parler de la France en général », disent-ils. Arrivés en 2015 dans la ville d’où est originaire Amedy Coulibaly, le terroriste de l’Hyper Cacher, ils ont d’abord documenté la mobilisation, réelle, de la population de la ville, contre les attentats et contre la stigmatisation médiatique.

    Puis ils ont poursuivi leur enquête, en s’intéressant aux violences qui traversent la ville. Celles dont on parle dans les médias, la violence des faits divers liés aux trafics et aux règlements de compte. Mais aussi celle dont on parle beaucoup moins : le « ressentiment » lié au fait d’être traités comme des citoyens de seconde zone par les « raids policiers », les médias et les politiques ; les violences économiques au sein d’une ville pauvre où vivent beaucoup de travailleuses et travailleurs essentiels ; les violences intimes ; les violences de genre, etc.

    Mardi 28 janvier, les deux auteurs ont lancé leur livre à Grigny. Mediapart était là pour animer la soirée et capter les échanges entre les sociologues, des témoins cités dans le livre, et des habitant·es de Grigny. « Ce sont les premiers qui écrivent ce que nous sommes vraiment […]. Sans cacher nos peurs, nos difficultés, les violences que l’on traverse », dit Philippe Rio, le maire de Grigny.

    Il faut écouter ces discussions durant lesquelles s’exprime une parole trop souvent tue : celle d’une ville qui concentre les difficultés, mais où l’on vit aussi le mieux qu’on peut, en cultivant la solidarité. 

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.

    Avec (certain·es habitant·es ont souhaité apparaître avec leur seul prénom) : Fabien Truong, sociologue, coauteur de Grands ensemble (éd. La Découverte) ; Gérôme Truc, sociologue, coauteur de Grands ensemble (éd. La Découverte) ; Philippe Rio, maire PCF de Grigny ; Souleymane Hissourou, président d’Élan citoyen ; Orkia Benaissa, animatrice socio-culturelle ; Yveline Le Briand, élue, enseignante à la retraite ; Khadija Ouhdi, enseignante ; Cheik Sidibe, étudiant ; Jean Art, animateur culturel ; Raymonde, habitante, ancienne élue ; Habiba, présidente de l’association Saberines ; Jayanthi, enseignante.

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  • Dans cette nouvelle ère politique où la confusion et l’extrême droite marquent des points, le climat n’est plus seulement une affaire de polémiques : il devient un objet de bataille culturelle.

    Aux Etats Unis, Donald Trump a fait de l’écologie une ennemie, une menace pour l’économie, le bouc émissaire parfait pour justifier sa politique de dérégulation totale. Mais en Europe aussi, l’écologie est de plus en plus décrite comme uniquement « idéologique », et « punitive» ; la  droite et l’extrême droite du Parlement européen s’échinent à démanteler les politiques pour le climat ; et les scientifiques spécialistes du climat ou de la biodiversité sont attaqués pour leurs études. 

    Comment et par qui ce grand déni est-il organisé ?
    Comment se protéger contre cette grande désinformation sur le climat et la biodiversité ? 

    Une émission préparée par Lucie Delaporte et Mathieu Magnaudeix, et présentée par Mathieu Magnaudeix. 

    Nos invité.es : Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, chercheuse au Laboratoire des SCE du Commissariat à l’énergie atomique, ex coprésidente du groupe n°1 du GIEC ; Stéphane Foucart, journaliste au Monde, co-auteur avec Stéphane Horel et Sylvain Laurens du livre Les gardiens de la raison (éd. La Découverte) ; Camille Parmesan, écologue, directrice de recherche de la Station d'écologie expérimentale et théorique (SETE) du CNRS à Moulis ; Lucie Delaporte, journaliste au pôle écologie de Mediapart

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  • Qu'il parle de la mainmise de la mafia en Italie, du crime organisé ou du narcotrafic, des adjectifs venimeux utilisés par l’extrême droite et nombre de responsables politiques pour diviser et pointer du doigt les personnes étrangères et les réfugié·es, l’écrivain italien Roberto Saviano le fait toujours avec des mots percutants.

    C’est le cas aussi dans son dernier livre, Giovanni Falcone (Gallimard), sur ce juge italien assassiné en 1992 par la mafia sicilienne, et dans Crie-le !, un ouvrage de 2013 qui ces jours-ci reparaît en poche, où il insiste sur la nécessité de ne pas rester sidérés face au fascisme.

    Dans notre émission, Saviano, qui vit depuis vingt ans sous protection policière, explique l’emprise du trafic de drogues en Europe et en France, la façon dont le capitalisme contemporain est « imbibé » par les mafias, l’aveuglement de l’opinion et des élu·es face au poids des organisations criminelles, et le risque, qu’il juge très élevé, de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite en France. 

    Il donne aussi des conseils pour lutter avec lucidité contre la peur et la résignation.

    Une émission préparée par Adèle Humbert et Mathieu Magnaudeix, et présentée par Mathieu Magnaudeix. 

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  • « La parole des victimes est méprisée » ; « Les monstres, ça n’existe pas » : le 4 novembre 2019, Adèle Haenel prenait la parole sur Mediapart pour faire état de violences sexuelles subies entre ses 12 ans et ses 15 ans. La force de ses mots sur la justice ou le silence des familles face aux violences sexuelles a provoqué un séisme dans le cinéma et dans toute la société.

    Au-delà de son cas personnel, Adèle Haenel racontait le long cheminement du silence à la parole. Elle incitait la justice, les familles, la société à prendre conscience de l’ampleur des violences sexuelles sur les femmes, les garçons, les enfants.

    Elle nous incitait à questionner cet insupportable silence qui pèse et qui détruit. 

    Lundi 3 février, le tribunal de Paris a condamné le réalisateur Christophe Ruggia à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, pour violences sexuelles sur mineure de 15 ans. Il a annoncé son intention de faire appel.

    Après cette décision, la comédienne Adèle Haenel, qui a depuis tourné le dos au cinéma, a accepté notre invitation. Pour boucler une boucle et nous dire ce qui la traverse aujourd’hui.

    Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et préparée avec Marine Turchi.

    Avec : Adèle Haenel, comédienne ; Marine Turchi, journaliste à Mediapart, autrice des enquêtes sur l’affaire Ruggia.

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  • C’est la semaine de tous les naufrages.

    Tandis que François Bayrou se no ie dans le vocabulaire de l’extrême droite et que son ministre de l’intérieur ne parle que d’immigration, un autre naufrage se produit en Ille-et-Vilaine, avec une crue inédite depuis quarante ans, signe supplémentaire des dérèglements liés au changement climatique, un sujet qui semble oublié par le gouvernement.

    Pendant ce temps, une partie du Parti socialiste cherche des victoires pour éviter de voter la censure d’un budget très austéritaire. La France insoumise dénonce ces compromis et va déposer au début de la semaine une motion de censure qui sera votée par les écologistes. Le Rassemblement national (RN) menace lui aussi de voter la censure, et se replace tranquillement dans sa posture favorite : celle de l’opposant numéro 1.

    Dans une situation politique saturée de déclarations politiques et de détails budgétaires complexes, Bayrou sera-t-il submergé la semaine prochaine par la censure ?

    À quoi jouent le gouvernement, le RN et les différents partis de gauche ? S’il n’y a pas de budget, est-ce vraiment la catastrophe financière annoncée ?

    Et surtout, pourquoi s'obstiner à faire de l’austérité alors que les défis climatiques exigent des investissements massifs en faveur de la transition écologique ?

    Nos invité·es : Ilyes Ramdani, journaliste du pôle politique de Mediapart ; Jade Lindgaard, responsable du pôle écologie de Mediapart ; Mathias Thépot, journaliste au pôle économie de Mediapart.

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  • À peine revenu à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit ne pas être « confiant » dans le fait que le cessez-le-feu à Gaza dure, tout en commençant à échafauder des plans pour la reconstruction du territoire dévasté par quinze mois de bombardements intensifs par l’armée israélienne, qui ont fait des dizaines de milliers de victimes.

    Dimanche 19 janvier, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu finalement accepté par Israël, les libérations d’otages israélien·nes et de prisonniers et prisonnières palestinien·nes ont commencé. Le début d’un long processus, chaotique et risqué. 

    Les frappes d’Israël à Gaza se sont momentanément arrêtées, mais pour combien de temps ? Alors que l’aide humanitaire entre à nouveau dans l’enclave, quel avenir pour les Gazaoui·es, les habitant·es de Cisjordanie et la Palestine ?

    Tandis que de grandes ONG dénoncent un génocide, le temps de la justice est-il venu ? Et que veut vraiment Benyamin Nétanyahou, dont le grand ami Donald Trump est de retour aux affaires ? 

    Avec : Ahmed Benchemsi, porte-parole de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ; Amélie Férey, responsable du laboratoire de recherche sur la défense à l’Institut français des relations internationales, chroniqueuse à Mediapart ; Karim Kattan, écrivain, auteur de L’Éden à l’aube (éd. Elyzad, 2024) ; Insaf Rezagui, docteure en science politique, chercheuse associée à l’Institut français du Proche-Orient, membre du comité éditorial de Yaani.

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  • Avec son dernier roman L’Effondrement, un livre sur la tragédie de son frère mort à 38 ans, Édouard Louis clôt le cycle familial débuté il y a dix ans par En finir avec Eddy Bellegueule.

    Dans ses livres sur son père, sur sa mère, sur la violence, l’auteur a exploré pendant ces années le poids des déterminismes sociaux, la façon dont ils s’inscrivent dans les corps, pèsent sur les vies, les limitent ou les détruisent… 

    Son œuvre est aussi traversée d’un questionnement permanent sur la masculinité. Une question devenue centrale ces dernières années depuis #MeToo, et interrogée dès lors de toute part, parfois, sans doute pas assez, par les hommes eux-mêmes. La masculinité est devenue un enjeu politique, érigée en bastion à défendre par la droite et l’extrême droite du monde entier. 

    Homophobie, violences sexuelles, procès de Mazan, Donald Trump et les horizons ouverts par les nouvelles voix trans de la littérature : voici quelques-uns des thèmes évoqués dans ce grand entretien avec Édouard Louis.

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  • Des plateaux télé où la « saga familiale » des Le Pen a supplanté l’analyse ; des euphémismes qualifiant de « provocations » ou de « dérapages » des décennies de déclarations antisémites, racistes et homophobes, condamnées vingt-cinq fois par la justice ; des magazines célébrant un « tribun » en oubliant son rôle central dans la diffusion des idées d’extrême droite et son passé de tortionnaire en Algérie…

    Depuis la mort de Jean-Marie Le Pen, le 7 janvier, la réalité des discours et de l’héritage Le Pen a été trop souvent édulcorée. 

    Alors qu’une célébration religieuse a lieu jeudi 16 janvier à Paris, où devraient se croiser les constellations de l'extrême droite française, retour dans « À l’air libre » sur la vie d’un homme dont la haine « était [le] métier », comme l’a justement rappelé à sa une le quotidien L’Humanité.

    Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.

    Nos invité·es : Marine Turchi, journaliste au pôle enquête de Mediapart, coautrice avec Mathias Destal de Marine est au courant de tout, un livre sur l’argent secret, les financements et les hommes de l’ombre du Front national (Flammarion, 2017) ; Florence Beaugé, journaliste qui a révélé dans Le Monde en 2002 la torture du bataillon du lieutenant Le Pen en Algérie. Autrice de Algérie, une guerre sans gloire (Le Passager clandestin, à paraître le 7 mars) ; Raphaël Tresanini, coréalisateur avec Jean-Pierre Canet du documentaire Jean-Marie Le Pen : à l’extrême (à voir en replay sur France Télévisions).

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  • À partir de janvier 2015, il y a dix ans, la France a été endeuillée par une longue liste d’attentats islamistes : Charlie Hebdo, Hyper Cacher, attentats de novembre 2015 à Paris, attentat de Nice en 2016, assassinats des professeurs Samuel Paty en 2020 et Dominique Bernard en 2023... Une série meurtrière qui avait en réalité débuté dès 2012, avec la tuerie antisémite de Mohammed Merah à Toulouse. Cette année 2025 sera celle de nombreuses célébrations de la mémoire des victimes. L’occasion de se demander comment ces attentats ont changé la société française mais aussi les discours médiatiques et l’atmosphère politique en France, en faisant naître de nouveaux clivages, qui peuvent paraître aujourd’hui plus grands que jamais. Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix. Nos invité·es : - Matthieu Suc, journaliste à Mediapart ; - Magali Lafourcade, magistrate, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) ; - Arthur Dénouveaux, président de l’association Life for Paris ; - Daniel Schneidermann, journaliste, auteur de Le charlisme raconté à ceux qui ont jadis aimé Charlie (Le Seuil).

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  • Le procès historique du financement libyen de Nicolas Sarkozy s’est ouvert hier lundi 6 janvier. À cette occasion, Mediapart, qui a révélé cette affaire en 2011, a produit un film pour tout vous expliquer.

    Une histoire finalement assez simple, malgré son foisonnement, ses multiples rebondissements et personnages : « Les juges disent qu’il y a eu un pacte de corruption présumé qui s’est noué, entre 2005 et 2007, entre le cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur et la dictature libyenne de Mouammar Kadhafi », résume Fabrice Arfi.

    Son titre : Personne n’y comprend rien, allusion ironique à une phrase de Nicolas Sarkozy qui, pendant plus d’une décennie, au fur et à mesure de nos révélations, a nié et crié à la machination.

    Ce film-événement, financé par des milliers de donateurs et donatrices, sort en salles mercredi 8 janvier, avec des projections-débats partout en France. Pourquoi faire un film sur cette affaire ? Pourquoi cette enquête hors norme est-elle importante ? Que dit-elle de notre démocratie ?

    Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.

    Nos invité·es : Fabrice Arfi, coresponsable du pôle Enquêtes de Mediapart ; Karl Laske, journaliste à Mediapart ; Yannick Kergoat, réalisateur.

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.