Afleveringen

  • C dans l'air du 23 février - Agriculteurs : le retour des blocages ?

    LES EXPERTS :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de Le grand basculement
     - FRÉDÉRIC DENHEZ - Journaliste - Spécialiste des questions environnementales
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions
    - ETIENNE FOURMONT ( en duplex) - Eleveur de vaches laitières dans la Sarthe et Youtubeur

  • C dans l'air du 23 février - Agriculteurs : le retour des blocages ?

    Les agriculteurs, en colère depuis plusieurs semaines, restent plus que jamais mobilisés. Des manifestations ont été organisées un peu partout en France ce vendredi. Dans la capitale, des tracteurs de la Coordination rurale ont rejoint la place des Invalides pour maintenir la pression à la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture. Une soixantième édition où Emmanuel Macron doit se rendre et tenir un débat avec "l’ensemble des acteurs du monde agricole" pour tenter de désamorcer la crise. 

    Mais la FNSEA, premier syndicat agricole de France, a indiqué vendredi matin refuser "pour l’instant" d’y participer sous prétexte que le collectif écologiste des Soulèvements de la terre a été invité. Depuis l’Elysée a fait machine arrière et évoqué une "erreur faite lors de l’entretien avec la presse en amont de l’événement". 

    Alors qui sera présent lors de ce débat ? Depuis ce matin, d’autres syndicats, groupes distributeurs ou associations de défense de l'environnement font part de leur souhait d’y participer ou non, ou s'étonnent d'être cités parmi les participants sans avoir été invités. C'est le cas du président du groupe Leclerc Michel-Edouard Leclerc, qui a assuré ne pas avoir été invité à cet événement qu’il qualifie de "grossière manipulation".  "Tout ce ram-dam ressemble quand même à un coup de com' pas vraiment au niveau de la situation" a-t-il affirmé. "C'est une mascarade pour mettre en valeur le président de la République et la FNSEA" a jugé la porte-parole de la Confédération paysanne. "Tout ce sketch détourne l'attention sur le sujet principal qui est celui du revenu des agriculteurs", a dénoncé Laurence Marandola.

    La colère des agriculteurs semble loin d'être apaisée malgré les dernières annonces cette semaine de Gabriel Attal. Le Salon de l’agriculture va donc s’ouvrir ce samedi dans un climat de grande tension alors que le mouvement de protestation repart de plus belle, et que plusieurs agriculteurs ont promis au chef de l’Etat une déambulation musclée.

    Quelles sont les revendications des agriculteurs ? Renforcement d’Egalim, transmission des exploitations, aides à l’élevage… Que faut-il retenir des dernières annonces de Gabriel Attal ? Quel est l’avenir de la filière française ? Pourquoi la concurrence ukrainienne est-elle pointée du doigt ?

    LES EXPERTS :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de Le grand basculement
     - FRÉDÉRIC DENHEZ - Journaliste - Spécialiste des questions environnementales
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions
    - ETIENNE FOURMONT ( en duplex) - Eleveur de vaches laitières dans la Sarthe et Youtubeur

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  • C dans l'air l'invitée du 22 février avec Olivia Grégoire, ministre chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation.

    Dès le début de la crise agricole, les agriculteurs ont multiplié les actions dans les supermarchés pour dénoncer l’étiquetage ambigü des produits de grande consommation. Le sujet du gouvernement est de faire en sorte que l’on identifie et que l’on protège les produits français.

    À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, Gabriel Attal a fait une conférence de presse ce mercredi, où il a fait un point d'étape sur les "62 engagements" pris par le gouvernement il y a trois semaines. Le Premier ministre a affirmé vouloir placer l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" de la France au même titre que sa sécurité ou sa défense, réaffirmant que "l'objectif de souveraineté agricole et alimentaire" serait inscrit "noir sur blanc" dans le futur projet de loi d'orientation agricole, attendu d'ici l'été.

    Gabriel Attal a aussi annoncé qu’un nouveau projet de loi Egalim sera présenté d’ici à l’été au Parlement, alors qu’une mission parlementaire a été confiée aux députés Alexis Izard (Renaissance) et Anne-Laure Babault (MoDem). L’objectif est de “renforcer le poids des agriculteurs dans les négociations Egalim et ‘rééquilibrer les choses’”. Sur ce point, il a évoqué trois enjeux : la construction du prix, la place des indicateurs de coût de production et les centrales d’achat européennes. 

    En début de mois, Gabriel Attal s'est engagé à "promouvoir massivement l'étiquetage de l'origine des produits, notamment au niveau européen". Selon lui, c'est "un enjeu de transparence pour nos consommateurs et un enjeu de justice et de vérité pour nos agriculteurs". À ce jour, 1.000 établissements ont été contrôlés, 372 sont en non-conformité sur l’origine française des produits

    Olivia Grégoire est la ministre chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation. Elle reviendra sur les annonces faites hier par Gabriel Attal pour tenter de répondre à la colère des agriculteurs avant le début du Salon de l'agriculture.

  • C dans l'air du 22 février - Guerre en Ukraine : la Russie cible la France 

    LES EXPERTS :
    - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - Correspondante Défense – AFP
    - GUILLAUME ANCEL - Ancien officier de l’armée française et écrivain
    - ANTOINE VITKINE - Journaliste, réalisateur du documentaire La vengeance de Poutine

  • C dans l'air du 22 février - Guerre en Ukraine : la Russie cible la France 

    Deux ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, le conflit se poursuit sur le terrain et se double d’une guerre informationnelle mais aussi d'ingérence numérique à grande échelle qui s'attaque dorénavant très directement aux soutiens étrangers de Kiev. Et en premier chef à la France qui a décidé de sonner l’alerte.

    Le chef de l’État a ainsi dénoncé vendredi dernier un "changement de posture" de la Russie qui "exige un sursaut collectif", évoquant les cyberattaques contre des pays occidentaux et les craintes d'un déploiement d'armes nucléaires dans l'espace. Depuis, le ministre des Armées a appelé au renforcement des mesures de sécurité face aux menaces de "sabotage et de cyberattaque" russes qui visent son ministère "au premier chef". Il a notamment dénoncé ce jeudi de récentes "tentatives de prises de contrôle" russes sur des patrouilles aériennes et maritimes françaises, citant un incident il y a "un mois" en mer Noire. "La signature d'un accord de sécurité entre la France et l'Ukraine" la semaine dernière "risque de conduire la Russie à durcir ces opérations pour accroître son influence, décrédibiliser notre action et affaiblir notre cohésion nationale", a expliqué Sébastien Lecornu. 

    "Doppelgänger", articles détournés et fake news... Les autorités françaises ont aussi révélé ces dernières semaines l’existence d’un vaste réseau de propagande russe baptisé "Portal Kombat" visant à manipuler les opinions publiques occidentales. Au moins 193 sites Web ont été répertoriés par l'organisme de lutte contre les ingérences numériques étrangères. Ils opèrent dans plusieurs langues à destination d'une multitude d'Etats européens ainsi que des Etats-Unis, avec à chaque fois des contenus spécifiques au pays visé. Pour la France, par exemple, une place importante a été accordée ces dernières semaines à une information du Kremlin sur la prétendue présence de « mercenaires français » en Ukraine. Un "mensonge", pointe-t-on au sein du gouvernement, diffusé peu après l'annonce d'un soutien renforcé à Kiev par Emmanuel Macron.

    Le président de la République qui a dernièrement également été victime d’une campagne de désinformation avec France 24. L’intox, montée de toutes pièces grâce à l’intelligence artificielle, assure la chaîne et l’Elysée a récemment annoncé que Emmanuel Macron aurait pu être la cible d’une tentative d’assassinat lors d’une visite prévue en Ukraine. Une fausse information qui continue, malgré tout, à être relayée sur le web, notamment sur des sites de propagande pro-russe. Les "deepfake", ciblant des personnalités politiques et utilisant des médias reconnus, sont de plus en plus fréquents sur Internet…

    Autant de manœuvres destinées à déstabiliser et manipuler l’opinion publique et les infrastructures du pays alors qu’en Ukraine le conflit s’enlise et que la nouvelle aide américaine se fait toujours attendre. Au Congrès américain, les négociateurs républicains et démocrates ne sont toujours pas parvenus à un accord sur fond de campagne électorale. Et ce, malgré les pressions répétées du président Joe Biden et les appels de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Alors quelles sont les armes de la Russie pour mener sa guerre informationnelle ? Quel est le public cible de ces opérations ? Que se passerait-il si les Etats-Unis abandonnaient l'Ukraine ? Et quelle est la situation sur le terrain deux ans après le début de la guerre ?

    LES EXPERTS :

    - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - Correspondante Défense – AFP
    - GUILLAUME ANCEL - Ancien officier de l’armée française et écrivain
    - ANTOINE VITKINE - Journaliste, réalisateur du documentaire La vengeance de Poutine

  • C dans l'air l'invitée du 21 février avec Caroline Fourest, journaliste, essayiste, et directrice éditoriale du magazine Franc-Tireur.

    Après l’affaire Depardieu qui a tourné à la polémique nationale, ce sont les relations sexuelles entretenues avec des mineures par de grands cinéastes français qui déchirent le cinéma depuis le témoignage et les plaintes déposées par Judith Godrèche contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon. Le réalisateur Benoît Jacquot revendique une relation consentie et parle d’histoire d’amour, elle dénonce une emprise sur une enfant de 14 ans après avoir partagé sa vie pendant 6 ans il avait alors 40 ans, en affirmant avoir été "son enfant femme". La prise de parole de Judith Godrèche a été motivée par le visionnage du documentaire "Les ruses du désir" de Gérard Miller en 2011. Dans ce documentaire, Benoît Jacquot reconnaissait le "caractère illégal" de sa relation passée avec l'adolescente et présentait sa pratique cinématographique comme un "trafic illicite de mineurs".

    Depuis, la parole semble se libérer encore davantage. Ce sera au tour de Gérard Miller de faire l’objet d’une cinquantaine d’accusations à ce jour, dont des plaintes déposées pour agressions sexuelles ou viols, lors de séances d’hypnose. Il est visé aujourd’hui par une femme mineure de 17 ans à l’époque qui a déposé plainte.

    Lors de la soirée des César qui se déroulera ce vendredi à l’Olympia à partir de 20.45 - et retransmise en direct et en clair sur Canal + -, Judith Godrèche montera sur scène pour prononcer un discours sur les violences sexuelles et sexistes dans le cinéma.

    Caroline Fourest est journaliste, essayiste, et directrice éditoriale du magazine Franc-Tireur. Elle reviendra sur la parole des femmes qui semble se libérer et qui provoque un tournant majeur à l’ère du mouvement #MeToo en France. 

  • C dans l'air du 21 février - Manouchian : M. Le Pen, une invitée comme les autres ?

    LES EXPERTS :
    - Jérôme Jaffré - Politologue, chercheur associé au Cevipof
    - Frédéric Says-Journaliste à la rédaction internationale - Radio France
    - Anne-Charlène Bezzina - Constitutionaliste - Maître de conférences en droit public
    - Bruno Jeudy - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune du dimanche 

  • C dans l'air du 21 février - Manouchian : M. Le Pen, une invitée comme les autres ?

    La polémique continue sur la présence du RN ce mercredi à la cérémonie d’entrée au Panthéon du résistant communiste apatride Missak Manouchian, de sa femme Mélinée et de ses 23 compagnons de combat des FTP-MOI, malgré les réserves d’Emmanuel Macron et l’indignation du comité de soutien à cette panthéonisation. Dans une interview à L’Humanité mise en ligne dimanche, Emmanuel Macron a fait part de sa désapprobation quant à la venue de la cheffe du Rassemblement national. "Les forces d’extrême droite seraient inspirées de ne pas être présentes, compte tenu de la nature du combat de Manouchian", a déclaré le président de la République, invoquant "l’esprit de décence". Le chef de l’Etat a assuré par ailleurs n'avoir "jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain". Des propos jugés "outrageants" par Marine Le Pen et constituant "une lourde faute politique et, plus grave, une faute morale impardonnable", selon le message publié par le parti sur ses réseaux sociaux.

    Un comble pour de nombreux élus à gauche qui se sont élevés également contre la présence de Marine Le Pen à cette cérémonie. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a ainsi renvoyé la députée RN à "ses ascendants" qui "dans l'Histoire [...] ont contribué à ce qu'ils soient fusillés". Georges Duffau-Epstein, fils d’un des résistants du groupe des FTP-MOI fusillés avec Missak Manouchian en 1944, s’est lui aussi opposé à la participation de Marine Le Pen compte tenu des positions qu’elle défend vis-à-vis de l’immigration". Il a également affirmé que "ceux qui ont créé le RN étaient du côté de ceux qui ont fusillé mon père".

    Le président du comité pour l'entrée au Panthéon de Missak Manouchian, Jean-Pierre Sakoun, a pour sa part acté la présence de Marine Le Pen par respect des "institutions", ajoutant : "Il y a une seule question à poser à Madame Le Pen : 'êtes-vous en quoi que ce soit les héritiers d'un parti fondé par des nazis et des collaborationnistes ?' La réponse ne peut pas être 'peut-être'. C'est oui ou non."

    Alors le RN a-t-il sa place au Panthéon pour l’hommage aux résistants FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée) ? Absente de l’hommage national à Robert Badinter, la cheffe du parti d’extrême droite a cette fois fait fi des protestations des descendants du résistant d'origine arménienne et ceux de ses compagnons pour être présente au Panthéon. Pourquoi est-ce si important pour Marine Le Pen d’y participer ? Est-ce l’ultime étape dans la normalisation du parti d’extrême ? Qu’est-ce qu'un parti républicain ? Et que signifie l’"arc républicain" ?
     

    A quatre mois des élections européennes, le RN, donné en tête des intentions de vote dans les sondages, bat la campagne et mise sur le thème de l’immigration pour mobiliser son électorat. Pour cela, il entend s’appuyer sur l’ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de protection des frontières qui a intégré sa liste. Ce dernier qui assume une ligne dure anti-migrants avait été poussé à la démission de l’agence en raison, notamment, d’abus de pouvoir. Parallèlement, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont déjeuné ce mardi à Paris avec la coprésidente de l'AfD. Fin janvier lors de ses vœux à la presse parlementaire, la cheffe de file des députés RN à l'Assemblée nationale avait pourtant pour la première fois, pris publiquement ses distances avec le parti d'extrême droite allemand, après les révélations autour d'un projet secret de remigration, des étrangers et de citoyens d’origine étrangère, n'excluant pas un divorce. Les deux formations sont membres du groupe parlementaire Identité et démocratie au Parlement européen.

    LES EXPERTS :

    - Jérôme Jaffré - Politologue, chercheur associé au Cevipof
    - Frédéric Says-Journaliste à la rédaction internationale - Radio France
    - Anne-Charlène Bezzina - Constitutionaliste - Maître de conférences en droit public
    - Bruno Jeudy - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune du dimanche 

  • C dans l'air l'invité du 20 février avec Thomas Chagnaud, réalisateur du documentaire "Alexia, autopsie d’un féminicide".

    Thomas Chagnaud est journaliste. Après avoir co-écrit un livre avec les parents d’Alexia Daval, tuée par son mari le 28 octobre 2017, il a sorti une série documentaire, "Alexia, autopsie d’un féminicide" diffusée sur Canal + qui revient sur le féminicide d’Alexia Daval en partant du point de vue de son cercle familial. Mais lundi, l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer a déposé une plainte pour diffamation contre la famille d’Alexia, pour des propos tenus dans le 4ème volet de cette série, au moment où la mère d'Alexia et sa sœur accusent Jonathann Daval d’avoir empoisonné son épouse.

    Selon Randall Schwerdorffer, elles y présentent "une version inédite de l’affaire en accusant de façon univoque Jonathann Daval d’avoir délibérément empoisonné son épouse pour provoquer la fausse couche qu’a subie Alexia Daval ainsi que de l’avoir empoisonnée pour la rendre folle et provoquer les malaises pour lesquels le couple avait consulté des médecins dont un neurologue". Cette thèse de l'empoisonnement volontaire, mis en avant par les parties civiles au cours du procès d'assises, avait été écartée par la Cour. Selon le médecin légiste, la dose de médicaments retrouvée dans le corps de la victime était trop faible pour être le fruit d'un empoisonnement volontaire

    Thomas Chagnaud, réalisateur du documentaire "Alexia, autopsie d’un féminicide" diffusé sur Canal + reviendra sur la plainte de l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer pour diffamation contre la famille d’Alexia.

  • C dans l'air du 20 février - La veuve, la mère, la fille... Les Navalny au combat

    LES EXPERTS :
    - ANTHONY BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV et France Inter, spécialiste des questions internationales
    - ISABELLE LASSERRE - Ancienne correspondante en Russie, correspondante diplomatique - Le Figaro
    - MARIE MENDRAS - Politologue au CNRS, spécialiste de la Russie, auteure de La guerre permanente
    - Luc LACROIX - Journaliste – France Télévisions, ancien correspondant à Moscou

  • C dans l'air du 20 février - La veuve, la mère, la fille... Les Navalny au combat

    Elle a décidé de reprendre le flambeau. Après la mort de l’opposant russe Alexeï Navalny, sa veuve, Ioulia Navalnaïa a promis lundi de poursuivre le combat contre le maître du Kremlin. "Poutine a tué mon mari, le père de mes enfants. Et avec lui, il a voulu tuer notre espoir, notre liberté, notre futur. Je poursuivrai l’œuvre d’Alexeï Navalny. Je continuerai pour notre pays, avec vous. Et je vous appelle tous à vous tenir près de moi (…) "Ce n’est pas une honte de faire peu, c’est une honte de ne rien faire, de se laisser effrayer" a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux quelques heures avant de s’adresser lundi aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. "N’oubliez jamais que la Russie n’est pas Poutine et que Poutine n’est pas la Russie", a-t-elle alors lancé aux ministres européens, les exhortant à “faire davantage pour cibler” le président russe et ses alliés.
    Un rôle nouveau pour cette femme charismatique, économiste de formation qui a toujours fait front avec son mari depuis qu’il est devenu une figure de l’opposition très médiatisée, dès 2007, mais a toujours préféré rester derrière lui. Jusqu’ici elle avait toujours repoussé tous les appels à se lancer en politique mais depuis la mort de celui dont Vladimir Poutine ne prononce jamais le nom, elle a décidé de faire un pas en avant pour adresser un signal d’espoir à une opposition orpheline de sa figure la plus charismatique. Et les autorités russes l’ont bien compris. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a ainsi rejeté mardi les accusations "grossières et infondées" de la veuve d’Alexeï Navalny alors que sur les réseaux sociaux elle est visée par de nombreuses infox pour la discréditer.

     Alors qui est Ioulia Navalnaïa ? Peut-elle rallumer le feu d’une opposition qui peine à exister en Russie ? Quelles sont les autres figures de l'opposition russe ? Si nombre d’entre elles sont actuellement emprisonnées ou ont dû prendre le chemin de l’exil comme la journaliste Marina Ovsiannikova, connue pour avoir brandi en direct à la télévision une pancarte "No War", en Russie des femmes osent également encore défier Vladimir Poutine et notamment des mères. Ainsi la mère d’Alexeï Navalny a appelé ce mardi 20 février le maître du Kremlin à lui remettre "sans délai" le corps de l’opposant russe afin de "pouvoir l’enterrer de façon humaine". Mais elle n’est pas la seule. D’autres réclament depuis de longs mois le retour du front ukrainien de leurs maris, de leurs fils, de leurs frères et contrarient par leurs actions hebdomadaires les autorités russes qui ont bien en tête le mouvement des mères de soldats qui s’est avéré crucial lors de la guerre en Tchétchénie.

    Des femmes qui auprès de Vladimir Poutine jouent également un rôle très important. Depuis une vingtaine d’années, le maître du Kremlin, très discret sur sa vie personnelle, entretiendrait une relation discrète avec l’ex-gymnaste rythmique Alina Kabaeva, même si tous deux le nient. Un temps résidente suisse, elle est depuis devenue députée, puis dirigeante d’un grand groupe de médias privés. Elle est aujourd’hui l’une des femmes les plus puissantes de Russie tout comme les filles de Vladimir Poutine et son ex-femme (et leur mère) Lyudmila Putina.

    LES EXPERTS :

    - ANTHONY BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV et France Inter, spécialiste des questions internationales
    - ISABELLE LASSERRE - Ancienne correspondante en Russie, correspondante diplomatique - Le Figaro
    - MARIE MENDRAS - Politologue au CNRS, spécialiste de la Russie, auteure de La guerre permanente
    - Luc LACROIX - Journaliste – France Télévisions, ancien correspondant à Moscou

  • C dans l'air l'invitée du 19 février avec Astrig Atamian, historienne et spécialiste du mouvement communiste arménien en France, co-auteure de "Manouchian".

    Missak Manouchian est arrivé en France en 1925. Il s'est engagé dans la lutte communiste en 1935 puis entre dans la résistance en 1941. À partir de 1943, il conduit la lutte armée dans la capitale, en tant que membre puis commissaire militaire des Francs tireurs et partisan main-d’œuvre d’ouvriers immigrés (FTP-MOI), un réseau très actif, avant d’être fusillé par les Allemands le 21 février 1944. 80 ans après son assassinat, Missak Manouchian va devenir le premier résistant étranger et communiste à entrer au Panthéon.

    L’Élysée a prévu une cérémonie d'une heure trente ce mercredi ainsi qu'une veillée funéraire symbolique au Mont-Valérien la veille. Pour ne pas séparer le couple, il y entrera accompagné de Mélinée, sa femme également résistante. Missak Manouchian est l’une des figures de la résistance française à l’occupation allemande. Pour Astrig Atamian, historienne et spécialiste du mouvement communiste arménien en France, "la valeur symbolique de cet événement est majeure".

    Astrig Atamian est historienne et spécialiste du mouvement communiste arménien en France. Avec Claire Moradian et Denis Peschanski elle a publié "Manouchian : Missak et Mélinée Manouchian, deux orphelins du génocide des Arméniens engagés dans la Résistance française" aux éditions Textuel, dans lequel ils reconstituent l'histoire de ces deux orphelins du génocide des Arméniens devenus héros de la Résistance française.

    Astrig Atamian reviendra sur la panthéonisation prévue ce mercredi de Missak et Mélinée Manouchian.

  • C dans l'air du 19 février - Navalny : sa veuve se dresse contre Poutine

    LES EXPERTS :
    - ALAIN BAUER - Professeur de criminologie - CNAM, responsable du pôle sécurité, défense et renseignement
    - ANNE NIVAT - Reporter de guerre, spécialiste de la Russie
    - CLAUDE GUIBAL - Grand reporter à la rédaction internationale - Radio France
    - PAUL GOGO - Journaliste - Correspondant à Moscou
    - SYLVAIN TRONCHET (en duplex) - Correspondant à Moscou - Radio France

  • C dans l'air du 19 février - Navalny : sa veuve se dresse contre Poutine

    Trois jours après l’annonce de la mort de l’opposant numéro 1 à Vladimir Poutine dans un ancien goulag du cercle polaire, Alexeï Navalny continue d’embarrasser les autorités russes. Des centaines de personnes se sont rassemblées pour lui rendre un dernier hommage à travers l'Europe mais également dans des dizaines de villes en Russie malgré la chape de plomb du régime. Rien qu’à Saint-Pétersbourg plus de 150 personnes ont été punies par la justice russe pour avoir voulu honorer sa mémoire. Des partisans à qui la veuve de l’opposant russe s’est adressée sur les réseaux sociaux.

    Dans une vidéo publiée dimanche, Ioulia Navalnaïa a accusé Vladimir Poutine "d’avoir tué" son mari et a promis de poursuivre le combat. "Je continuerai le travail d'Alexeï Navalny, je continuerai à me battre avec vous pour notre pays et je vous demande de rester près de moi, de ne pas seulement partager la tristesse infinie [...] Il n'est pas honteux de faire peu, il est honteux de ne rien faire, il est honteux de se laisser intimider. Nous devons utiliser toutes les opportunités, lutter contre la guerre, la corruption, les injustices, lutter pour des élections honnêtes et la liberté d'expression" a-t-elle déclaré. Ioulia Navalnaïa a rencontré ce lundi à Bruxelles les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne après avoir été ce week-end à la conférence sur la sécurité de Munich.

    Sorte de "Davos de la sécurité", cette soixantième édition s’est concentrée une fois de plus sur la menace russe en Europe et l’aide militaire à l’Ukraine qui commence à cruellement manquer de munitions sur le champ de bataille. Le nouveau commandant en chef ukrainien Oleksandre Syrsky avait jugé ces derniers jours la situation sur le front "extrêmement complexe", admettant que l'Ukraine manque d'hommes et d'armes sur le terrain. Volodymyr Zelensky, de son côté, a assuré que Kiev faisait "tout ce qui est possible" pour sauver ses troupes à la peine sur le front oriental, où elles ont dû abandonner ce samedi la ville d’Avdiïvka, concédant ainsi à la Russie sa plus grande victoire symbolique depuis plusieurs mois. Un président ukrainien qui a effectué ces trois derniers jours une tournée cruciale au cours de laquelle il a notamment signé d'un accord bilatéral de sécurité avec l’Allemagne puis la France, alors que les combats s’enlisent et qu’aux Etats-Unis les élus du Congrès continuent toujours de se déchirer sur la poursuite de l’aide américaine à Kiev.

    Alors que prévoient ces accords de sécurité signés avec l’Ukraine ? Quelle est la situation sur le front ukrainien ? Que sait-on de la mort de Alexeï Navalny ? Qu'est-ce que le "loup polaire", la colonie pénitentiaire où l'opposant russe a perdu la vie ? Qui est Ioulia Navalnaïa, la veuve d'Alexeï Navalny ? Est-elle en train de reprendre le flambeau de la résistance à Poutine ?

    LES EXPERTS :
    - ALAIN BAUER - Professeur de criminologie - CNAM, responsable du pôle sécurité, défense et renseignement
    - ANNE NIVAT - Reporter de guerre, spécialiste de la Russie
    - CLAUDE GUIBAL - Grand reporter à la rédaction internationale - Radio France
    - PAUL GOGO - Journaliste - Correspondant à Moscou
    - SYLVAIN TRONCHET (en duplex) - Correspondant à Moscou - Radio France

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air du 17 février - Poutine avance, les Européens s'alarment

    Présentation: Lorrain Sénéchal

    LES EXPERTS :

    - GÉNÉRAL PATRICK DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse
    - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - France Inter et L’Obs
    - ANNIE DAUBENTON - Journaliste-essayiste, auteure de Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance
    - Bénédicte TASSART - Rédactrice en chef du service international et défense – RTL

  • C dans l'air du 17 février - Poutine avance, les Européens s'alarment

    Présentation: Lorrain Sénéchal

    L’opposant numéro 1 du de Vladimir Poutine est mort vendredi, à l'âge de 47 ans, dans une prison glaciale de l’arctique et malgré les mises en garde des autorités russes des centaines de personnes ont bravé l’interdit hier soir pour rendre un dernier hommage à Alexeï Navalny dans les rues de Moscou, persuadées que le Kremlin est responsable de son décès un mois avant la prochaine présidentielle russe. Dans le monde entier, les réactions continuent d’affluer et pointent également du doigt la responsabilité de Vladimir Poutine.

    L'Union européenne tient "le régime russe" pour "seul responsable de la mort tragique" d'Alexeï Navalny a dit le président du Conseil européen Charles Michel. "Poutine ne craint rien d'autre que la dissidence issue de son propre peuple. C'est un sinistre rappel de ce que sont Poutine et son régime", a réagi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Il ne faut pas se leurrer, Poutine est responsable de la mort de Navalny" a déclaré également hier soir le président des Etats-Unis, Joe Biden, qui en a profité pour appeler à "fournir les fonds nécessaires" à l’Ukraine et critiquer la position « scandaleuse » de Donald Trump sur l’Otan.

    Le 10 février dernier, lors d’un meeting en Caroline du Sud, le milliardaire a en effet menacé de ne plus garantir la protection des pays de l’Otan face à la Russie si ceux-ci ne payaient pas leur part, affirmant même qu’il "encouragerait" Moscou à s’en prendre à eux.

    Des déclarations de Donald Trump et une mort, celle d’Alexeï Navalny, qui planent sur la 60e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité qui se déroule ce week-end. Dès son arrivée vendredi, la vice-présidente américaine Kamala Harris a tenu à défendre avec passion le "rôle de leader" des États-Unis et son engagement pour endiguer les crises internationales, alors que les Européens s’inquiètent d’un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche mais aussi de l’incapacité du Congrès américain à s’entendre depuis des mois sur une nouvelle aide militaire à l’Ukraine, qui commence à cruellement manquer de munitions sur le champ de bataille face à la Russie.

    Le nouveau commandant en chef ukrainien Oleksandre Syrsky a jugé ces derniers jours la situation sur le champ de bataille "extrêmement complexe", admettant que l'Ukraine manque d'hommes et d'armes sur le terrain. Volodymyr Zelensky, de son côté, a assuré que Kiev faisait « tout ce qui est possible » pour sauver ses troupes à la peine sur le front oriental, où elles ont dû abandonner ce samedi la ville d’Avdiïvka, concédant ainsi à la Russie sa plus grande victoire symbolique depuis plusieurs mois.

    Le président ukrainien qui était reçu hier soir à l’Elysée pour signer un "accord de sécurité" avec la France, comme il l’a déjà fait précédemment avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cet accord engage les deux pays pour les dix ans à venir et prévoit des livraisons d’armes, un volet formation des militaires ukrainiens ainsi qu’une aide civile. Par ailleurs, "la France s’est engagée à apporter jusqu’à trois milliards d’euros d’aide militaire supplémentaire" en 2024, après 1,7 milliard d’euros en 2022 et 2,1 milliards d’euros en 2023.

    Alors que prévoit l’accord de sécurité entre Paris et Kiev ? Quelle est la situation sur le front Ukrainien ? Pourquoi l’aide US promise à Volodymyr Zelensky est-elle toujours bloquée au Congrès ? L'Europe serait-elle capable d'assurer sa défense seule, sans le soutien des Etats-Unis ? Quelle OTAN après les déclarations de Donald Trump ?

    LES EXPERTS :

    - GÉNÉRAL PATRICK DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse
    - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - France Inter et L’Obs
    - ANNIE DAUBENTON - Journaliste-essayiste, auteure de Ukraine, les métamorphoses de l’indépendance
    - Bénédicte TASSART - Rédactrice en chef du service international et défense – RTL

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invité du 16 février avec Nicolas Kssis-Martov, journaliste au magazine So Foot

    Kylian Mbappé a annoncé à la direction du Paris Saint-Germain qu'il quitterait le club l'été prochain à la fin de son contrat. S'il n'y a pas encore d'accord officiel, tout porte à croire qu'il va prendre la direction du Real Madrid, où un contrat l'attend jusqu'en 2030 selon la presse espagnole. Frédéric Hermel a détaillé la stratégie du Real Madrid pour Kylian Mbappé ce jeudi dans l’émission l'After Foot. Le spécialiste du football espagnol pour RMC Sport a expliqué que le club madrilène voudrait se montrer prudent avant de finaliser son arrivée. La direction merengue craint notamment une confrontation face au Paris Saint-Germain en Ligue des champions.

    Champion du monde à 20 ans, capitaine de l'équipe de France, Mbappé est souvent présenté comme le meilleur joueur du monde, même si la Ligue des Champions manque encore à son palmarès. Il est aussi et surtout un des Français les plus connus au monde, l'un des meilleurs ambassadeurs de notre pays. Ses prises de position sont souvent commentées, et ses actions, à travers sa fondation, largement saluées.

    Nicolas Kssis-Martov est journaliste à SoFoot. Il reviendra sur l’annonce faite par Kylian Mbappé au sujet de son intention de quitter le Paris Saint-Germain à l’issue de la saison, à la fin de son contrat.

  • C dans l'air du 16 février - Alexeï Navalny : mort dans le goulag de Poutine

    LES EXPERTS :

    - Pascal BONIFACE - Directeur de l’IRIS
    - Elena VOLOCHINE - Grand reporter - France 24
    - Anna COLIN-LEBEDEV - Maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, spécialiste des sociétés post-soviétiques
    - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, spécialiste des enjeux internationaux

  • C dans l'air du 16 février - Alexeï Navalny : mort dans le goulag de Poutine

    Alexeï Navalny n'est plus. L'opposant politique principal de Vladimir Poutine est mort ce vendredi, à l'âge de 47 ans, lors d'une promenade dans sa colonie pénitentiaire IK-3 de Kharp, située dans la région d’Iamalo-Nénétsie, au-delà du cercle polaire arctique. "A. Navalny s’est senti mal après une promenade et a presque immédiatement perdu connaissance (…) Les urgentistes ont constaté le décès du condamné, les causes de la mort sont en train d’être établies", a déclaré, dans un communiqué, le service fédéral de l’exécution des peines (FSIN) du district autonome Iamalo-Nenets, dans le Grand Nord russe. Pour les soutiens d'Alexeï Navalny, il s'agit clairement d'un meurtre : "Depuis la tentative d'empoisonnement en 2020 et son incarcération en janvier 2021, ils n'ont cessé d'essayer de le tuer", a réagi dans une interview au magazine Le Point Natalia Morozova, juriste pour l'ONG russe de lutte contre les répressions, Memorial, liquidée par la Cour suprême il y a trois ans.

    L'avocat et fondateur de la Fondation anticorruption (FBK) avait été condamné en août dernier à 19 ans de prison pour "extrémisme". Malgré des messages ironiques postés sur son compte Twitter en décembre dernier, ses conditions de détention à Kharp étaient extrêmement dures avec des températures pouvant atteindre -40 °C l’hiver. Surtout, l'opposant à Vladimir Poutine avait déjà échappé une première fois à la mort en août 2020, lorsqu'il avait été empoisonné au Novitchok. Soigné pendant de longs mois dans un hôpital allemand, il avait été arrêté dès son retour en Russie en janvier 2021, pour avoir violé les conditions d’une peine de prison avec sursis, à laquelle il avait été condamné en 2014.

    C'est donc un opposant de moins pour Vladimir Poutine, 71 ans, qui prépare sa réélection à la tête de l'État. Prévue dans un mois, la présidentielle russe devrait être une simple formalité pour l'autocrate qui totalise déjà 80 % des intentions de vote. La semaine dernière, le seul candidat à la popularité grandissante, Boris Nadejdine, a vu sa candidature rejetée par la commission électorale centrale qui prétextait des erreurs dans ses signatures de parrainage. En mai dernier, cet ancien député et diplômé en droit avait appelé lors d'un débat télévisé à remplacer Vladimir Poutine, devant une audience abasourdie. Une sortie médiatique qui a sûrement achevé son sort.

    D'autres n'ont pas eu la même chance. En février 2015, Boris Nemstov, virulent critique de Vladimir Poutine, avait été abattu à Moscou. Avant lui, les opposants Mikhaïl Beketov (2013), Natalia Estemirova (2009), ou encore la journaliste Anna Politkovskaïa (2006), avaient subi des sorts quasi-similaires. Dernier en date, Evgueni Prigogine, l'ancien chef du groupe paramilitaire Wagner, a été tué lors d'un crash d'avion en décembre 2023. Un petit engin explosif aurait été placé sous une des ailes de l'avion, selon le Wall Street Journal. Longtemps réputé proche de Vladimir Poutine, Evgueni Prigogine s'était brouillé avec le président russe pendant la guerre en Ukraine, alors que ses mercenaires participaient aux combats. Le 24 juin 2023, après avoir dénoncé des frappes russes sur ses propres troupes, il avait ordonné à ses hommes de marcher vers Moscou pour mettre la pression sur Vladimir Poutine. Finalement avortée, sa tentative de rébellion pourrait avoir signé son arrêt de mort, selon le Wall Street Journal, qui attribue "l'attentat" à l'appareil d'État russe.

    Pendant ce temps, la guerre continue en Ukraine, où les combats se concentrent actuellement à Avdiivka, dans l'oblast de Donetsk, à l'est du pays. Depuis l'échec de sa contre-offensive à l'automne 2023, Kiev tente de contenir les assauts militaires russes, mais se heurte à un manque de soldats et surtout de munitions. Ces derniers mois, l'armée russe a assiégé la cité industrielle d'Avdiivka, compliquant le retrait des forces ukrainiennes, qui viennent de surcroit de changer de chef des armées. Tandis que le Parlement américain bloque encore l'aide financière de 60 milliards de dollars promise par Joe Biden à l'Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu jeudi à Berlin, puis aujourd'hui à Paris, pour y signer deux accords de sécurité bilatéraux avec l'Allemagne et la France.

    Qui était Alexeï Navalny, le principal opposant politique de Vladimir Poutine ? Que reste-t-il de l'opposition démocratique en Russie ? Et combien de temps l'Ukraine peut-elle encore tenir dans sa guerre face à la Russie ?

    LES EXPERTS :

    - Pascal BONIFACE - Directeur de l’IRIS
    - Elena VOLOCHINE - Grand reporter - France 24
    - Anna COLIN-LEBEDEV - Maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre, spécialiste des sociétés post-soviétiques
    - Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, spécialiste des enjeux internationaux

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invité du 15 février avec Michel Quinort, vice-président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT)

    La CGT et Sud-Rail appellent à la grève le week-end du 17-18 février, au milieu des vacances scolaires de la zone C (Ile-de-France) et au début de celles de la zone A (Bordeaux, Lyon, Grenoble...), pour revendiquer des hausses de salaires et une meilleure prise en compte de leur fin de carrière. Si la direction a tenté d'empêcher le mouvement avec des concessions, les syndicats se disent prêts à "aller jusqu'au bout du conflit", "si la direction ne cède pas".

    En raison de cette grève des contrôleurs, seul un TGV sur deux circulera vendredi, samedi, selon la SNCF, qui compte donner la "priorité" aux trajets vers la montagne, et aux enfants. "Notre pays est régulièrement touché par des périodes de grève dans les transports publics. Ces grèves à répétition, pénalisent la vie économique et la vie quotidienne des Français", regrette le président du groupe centriste du Sénat Hervé Marseille qui vient de déposer une proposition de loi visant à "concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève".  

    Michel Quidort est le vice-président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT). Selon lui, même si "nous sommes attachés au droit de grève", "on ne peut pas faire n'importe quoi avec, et là, c'est vers quoi on s'achemine". Il reviendra sur les revendications de cette grève des contrôleurs de la SNCF et sur la proposition de loi déposée par le groupe centriste du Sénat pour éviter les mouvements sociaux dans les transports pendant les vacances scolaires.