Afleveringen

  • Ralph Beaubrun parle de spiritualité comme d'un outil de travail.

    Trois millions de personnes le suivent. Ses élèves sortent de ses cours en pleurant. Ils lui écrivent, des mois plus tard, qu'il leur a sauvé la vie. Lui hausse les épaules. Il dit qu'il ne réalise pas.

    On croit venir pour la danse.

    Il y a un post-it. Un chiffre écrit dessus, à une époque où il n'avait pas de quoi manger. Il l'a collé chez lui, puis oublié. Deux ans plus tard, dans un appartement qui lui appartenait, il s'est effondré.

    Il y a une phrase, entendue jeune homme, qu'il n'a presque jamais racontée à personne.

    Il y a un père, comédien célèbre, mort quand il avait dix-sept ans. Il n'a pas fini de le pleurer. Et un enfant qui arrive.

    Il y a la fatigue, aussi. Celle qu'on découvre en même temps que le succès.

    Une conversation sur la spiritualité comme méthode. Pas celle des grands mots. Celle qui se pratique dans un avion, au-dessus des nuages, quand plus personne ne peut vous joindre. Celle qui consiste à remercier avant d'avoir reçu.

    La parole est une baguette magique, dit-il.

    Il a quitté la religion sans quitter la foi. Il a été ingénieur pendant quatre ans avant de tout abandonner. Quand on lui a dit qu'il était fou, il a posé une seule question : qu'est-ce que j'ai à perdre ?

    Il ne demande à personne d'être parfait. Il demande d'être présent. De chanter faux. De se tromper. De recommencer.

    Et quand on lui demande ce que c'est, un cerveau puissant, il refuse de répondre. Sa raison de refuser est la plus belle réponse de l'épisode.

    Vous ne le regarderez plus danser de la même manière.

    Spiritualité, gratitude, foi, loi de l'attraction, courage d'oser, deuil, racisme ordinaire, transmission.

    Épisode enregistré à l'agence SURF, qui soutient Cerveau Puissant.

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    #spiritualité #spiritualité


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  • Guillaume Erner réveille la France chaque matin sur France Culture. Mais qui réveille celui qui nous réveille ? Dans cet épisode de Cerveau Puissant, Claire Mougenot Lesne fait un pas de côté. Elle n'interroge pas le journaliste, elle interroge l'homme. Celui qui, avant la radio, a connu le Sentier, la fripe, les dettes. Et l'échec. Le vrai. Celui qui laisse une trace et qui, chez Guillaume Erner, devient presque une méthode de résilience.

    Il n'a pas commencé dans les idées. Il a commencé dans le chiffon, directeur du développement d'une marque qui a grandi, grossi, puis sombré au tribunal. Deux cent cinquante millions de dettes. Une faillite. Et pourtant il en parle comme d'une école. Car chez lui, l'échec n'est pas une honte à cacher. C'est un art martial. Une manière de tomber, encore, sans jamais rester à terre.

    D'où lui vient cette liberté ? Peut-être de deux phrases. L'une, héritée du Sentier, n'a aucun sens comptable et dit pourtant tout d'une époque. L'autre, empruntée à Hegel, tient en une ligne : la liberté, c'est comprendre les contraintes qui pèsent sur nous. Guillaume Erner a passé sa vie à trier. Quelles règles méritent qu'on s'y plie, lesquelles on peut ignorer sans que rien ne s'effondre.

    Il y a l'enfance, aussi. Un père communiste et commerçant, une transmission qu'on suit ou qu'on trahit. Il y a ce livre, Schmattès, où il fait revivre un monde englouti, celui des Juifs du Sentier, des pères, des mères, des morts. Car Guillaume Erner parle avec les morts. Durkheim, Marx, son propre père. Il dit que certains disparus pèsent plus lourd dans une vie que bien des vivants croisés chaque jour. À quoi bon vivre, demande-t-il, si l'on ne ressuscite pas ceux qu'on a aimés ?

    Dans cette conversation, il est question de radio et de bruit, de célébrité et de vide. Pourquoi devient-on célèbre d'être célèbre ? Il est question de cette France qui pardonne mal à ceux qui tombent, et de ce qu'on perd à ne jamais s'interroger sur ses propres échecs. Il est question de mémoire, d'archives, de ce que l'on sauve de l'oubli quand plus personne ne regarde. De la manière dont on parle des autres, aussi, et de cette règle qu'il s'impose : dire le moins de mal possible. Et de mode, enfin. De ce qu'un simple vêtement peut réparer chez un être humain.

    Comment entre-t-on chaque matin dans le fracas du monde sans devenir cynique ? Guillaume Erner a une réponse qui déroute. Plus il avance, moins il a de réponses. Et plus il pose de questions. C'est peut-être cela, un cerveau puissant. Quelqu'un qui n'a plus honte de demander. Quelqu'un qui relie ce que les autres séparent.

    Un échange sur la réussite et l'échec, l'héritage et la liberté, la mémoire et la transmission. Pour toutes celles et ceux qui cherchent, dans le vacarme, une voix qui tient debout.

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    #échec #épreuves #entreprenariat #trauma


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  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

    Klik hier om de feed te vernieuwen.

  • Alessandra Sublet, on croit la connaître : le visage lumineux de la télévision, la spontanéité, cette façon d'entrer dans la vie des gens comme un courant d'air. Dans cet épisode de Cerveau Puissant, elle déroule autre chose — une psychologie intime du mouvement, de l'argent et du courage de tout quitter. Pas la psychologie des manuels. Celle qu'on apprend en tombant, en se relevant, en réapprenant à écouter la seule voix qui compte .Elle porte une phrase : « Le mouvement crée la chance. »

    Il y a cette image qui revient chez elle, un précepte hindou. Une calèche, un cocher, des chevaux, et un homme assis à l'intérieur. Le cocher et les chevaux, c'est le mental : il file, il s'agite, il croit savoir. Le passager, cette voix qu'on a oublié d'écouter, c'est lui qui devrait tenir les rênes. Toute la psychologie de l'épisode est là : comment redonner la parole à l'intérieur, avant que la calèche ne déraille.

    Elle avait une place que beaucoup auraient rêvé de garder. Elle est partie. Pas pour fuir — pour changer de vie, vraiment, sans demander la permission. Seule en scène d'abord, puis l'écriture, un premier roman, Toi que je n'attendais plus. Et aujourd'hui une bande dessinée, Fiiiiive, sur ces familles recomposées dont personne ne parle assez.

    On parle d'argent, sans détour. Elle a gagné beaucoup, puis choisi de gagner beaucoup moins. Elle assume une idée qui dérange : que l'argent ne dépend que de soi, que l'ambition n'est pas un vilain mot. C'est aussi une psychologie de l'argent qu'elle raconte : les croyances qu'on hérite, les injonctions qu'on porte, les trois jobs à New York avant la lumière, et ce moment précis où elle a préféré le temps à la course. Où elle a décidé de ne plus attendre la retraite pour vivre.

    Ses parents lui ont dit qu'elle était folle, qu'elle ne retrouverait jamais ce qu'elle avait. Son père a parlé de retour en arrière. Elle les a laissés à leurs convictions. Changer de vie, si tard, a un prix. C'est peut-être ça, le vrai courage : accepter de décevoir ceux qu'on aime pour ne pas se renier.

    Il y a aussi la question qui fâche, celle que tant de gens se posent sans oser la formuler : quand on refait sa vie avec les enfants d'un autre, quelle place prend-on ? Alessandra Sublet a une réponse nette. Elle ne l'a jamais cherchée, cette place. Elle explique pourquoi, et ce qu'elle a compris, tard, sur la façon dont les enfants traversent ce que les adultes leur imposent. On ne le résume pas ici. On l'écoute.

    On parle de foi, celle qu'elle ne rattache à aucune religion. Pour elle, la foi, c'est l'instinct. Ce qu'on ressent au plus profond et qu'on n'ose pas suivre.

    Une conversation sur le courage d'oser, sur l'après, sur la manière de se réinventer sans se trahir. Pour celles et ceux qui sentent qu'une vie confortable n'est pas toujours une vie juste, et qui hésitent encore à bouger.

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  • Xavier Fontanet a dirigé Essilor pendant près de vingt ans. Sous son impulsion, une entreprise française est devenue l'un des plus grands champions mondiaux de son secteur. Quelques centaines de millions de chiffre d'affaires devenus des milliards. Plus de cinquante pays. Des dizaines de milliers de collaborateurs.

    Dans cet épisode, l'ancien patron du CAC 40 raconte autre chose. Ce qu'il a compris des hommes, bien avant d'avoir compris les marchés.

    Il pose, dès les premières minutes, une phrase qui dérange. Pour faire confiance, il faut d'abord avoir été aimé tout petit. Il en a fait sa grille de lecture du charisme, du recrutement, du pouvoir. Vous l'entendrez expliquer pourquoi des dirigeants brillants, travailleurs, diplômés, n'entraînent personne derrière eux. Et pourquoi d'autres, parfois sans bien parler, font dire à ceux qui les suivent : on y va.

    Il y a aussi une blessure. En 1980, son père est tué. L'affaire ne sera jamais élucidée. On imagine un homme qui se ferme, qui se méfie, qui range l'autre du côté de la menace. Xavier Fontanet a tenu l'inverse. Il raconte comment sa famille a continué de croire — en l'État, en la parole donnée, en l'humain — au moment précis où tout invitait à la défiance. Ce qu'il en dit sur le rôle de sa mère est l'un des passages les plus justes de cette conversation.

    Le reste tient du cours qu'on aurait voulu suivre. La foi d'un homme formé chez les jésuites face à l'argent, ce vieux soupçon. La parabole de l'ouvrier de la dernière heure, qu'il relit autrement. L'idée que l'entreprise n'existe que si elle rend un service, et que le capital, loin d'être l'ennemi du travail, en est l'ami. Il défend une réforme à laquelle peu osent toucher : faire des salariés des propriétaires. Et il raconte cette scène, un ouvrier qui possède quelques actions, veut s'offrir une voiture, et demande d'abord si vendre ne va pas nuire à l'entreprise. Tout est là.

    Puis il y a sa conviction la plus contre-intuitive. Un grand concurrent ne vous menace pas. Il vous oblige à devenir meilleur. Federer n'aurait pas été Federer sans Nadal. Essilor ne serait pas devenu Essilor sans le meilleur des Japonais en face. La concurrence, dit-il, est un autre nom de la liberté.

    Il parle des escrocs, aussi. De son propre défaut — accorder sa confiance trop vite. Des livres qu'il achète par cent cinquante pour les offrir. De ce qu'on lit sur le visage des gens quand une entreprise a perdu son âme.

    On reconnaît un bâtisseur à ceci : il ne cherche pas à laisser une fortune, mais une trace. Cet épisode est une leçon de stratégie, de confiance et de transmission, donnée par un homme qui a tenu sa course en marathonien, et qui rend le témoin sans amertume.

    Cerveau Puissant est un podcast de conversations profondes et incarnées, consacré à ce qui transforme une vie.

    À travers des échanges intimes avec des personnalités du sport, de la culture, de l’entrepreneuriat, des médias ou de la santé, le podcast explore les blessures, les renaissances, les valeurs, les peurs traversées et les phrases qui réveillent.


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  • « Tu portes un masque. » Une phrase, lancée par une coach, et tout se fissure.

    Astrid Deballon réussissait. Cinq enfants, un cabinet, une vie admirée de l'extérieur. À l'intérieur, plus rien ne vibrait. Derrière le masque, il y avait une relation toxique dans laquelle elle a failli laisser sa peau — et une vérité que beaucoup portent en silence : on peut réussir en apparence tout en se vidant, jour après jour, sans même s'en apercevoir.

    Dans cet épisode, elle dit ce qu'on ne dit jamais. Comment une relation toxique s'installe sans bruit. Pourquoi l'estime de soi tombe si bas qu'il devient plus dur de partir que de rester. Et ce qu'il faut, vraiment, pour partir.

    Mais ce n'est pas un récit de chute. C'est le récit de ce qui se reconstruit après. Comment on réapprend à ressentir la joie au lieu de seulement la penser. Comment une intuition aiguë naît de toutes ces années passées sous tension. Comment, à la sortie d'une relation toxique, on découvre parfois une force qu'on ne se connaissait pas.

    Astrid parle de foi sans new age, d'un amour qui n'a rien de tiède, et d'une phrase qui referme l'épisode comme une promesse : s'autoriser une vie scandaleusement heureuse.

    Si vous tenez une vie qui ne vous ressemble plus, écoutez cet épisode jusqu'au bout. Il est peut-être temps d'enlever le masque.

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    Cerveau Puissant s’est imposé en quelques mois comme un rendez-vous incontournable pour celles et ceux qui cherchent des contenus sincères, puissants et profondément humains.

    Plus qu’un simple podcast, Cerveau Puissant est un espace où l’on parle avec authenticité de résilience, de courage, de vulnérabilité, de transmission et d’espérance.

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  • Un visage, la nuit, sur l'écran d'un téléphone. Une voix grave, des mots tendres, un chirurgien qui parle d'opérations qu'elle connaît par cœur. Yzabel Dzisky le voit, l'entend, le présente à ses amis. Elle tombe amoureuse. Elle ne sait pas encore qu'elle n'aime personne.

    Cet homme n'existe pas. Son visage a été emprunté, puis animé par une intelligence artificielle. C'est un deepfake : une manipulation si fine que l'œil n'y voit rien. Derrière l'écran, ni neurochirurgien, ni histoire d'amour. Une arnaque sentimentale, méthodique, montée à la chaîne par un brouteur.

    Mais « Deepfake, mon amour » (Flammarion) ne s'arrête pas au piège. Le livre interroge ce qui, en nous, accepte d'y croire.

    Yzabel a passé des années à lire le bluff, autour des tables de poker. Elle repère le mensonge des autres. Et pourtant. Les coïncidences s'accumulent. Un prénom. Un chien. Une vie qui ressemble trop à la sienne. Chaque coïncidence ferme un peu plus la porte au doute. Le cerveau se divise. Une moitié sait. L'autre veut encore y croire.

    C'est là que se joue l'épisode. Pas dans la technologie, dans le désir. Le besoin d'être aimé, la solitude qui rend crédule, l'appétit pour les signes. La manipulation ne commence pas avec un écran truqué. Elle commence avec ce qu'on a envie d'entendre.

    Et puis vient l'argent. Le red flag que tout le monde connaît, et que personne ne voit quand c'est son tour. La cassure. Le moment où il faut choisir : garder l'illusion intacte, ou aller chercher la vérité, quitte à la payer cher. Yzabel a choisi la vérité. Jusqu'au bout. Ce qu'elle y a trouvé dépasse de loin ce qu'elle était venue chercher. Mais ça, c'est le livre qui le raconte.

    Au micro d'Elsa Wolinski, elle revient sur une emprise d'un genre nouveau. Sans pervers, sans manipulateur. Un visage emprunté, une machine, et tout un monde intérieur qui s'effondre. Sur ce qu'il reste de soi quand on a aimé une ombre. Sur la façon dont on se relève d'une manipulation qui n'aura visé qu'une chose : notre propre besoin d'amour.

    Une conversation sur la frontière, chaque jour plus mince, entre le vrai et le fabriqué. Et sur la question que l'intelligence artificielle pose désormais à chacun : à quoi reconnaît-on encore ce qui est vrai ?

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  • Six heures du matin, un jour de juin 2019. Neuf hommes frappent à sa porte. Sa fille a quatre mois. En quelques minutes, une vie entière bascule.

    Pendant vingt ans, Karim Mamesh a été policier. Chef de groupe à la BAC 18, à la Goutte d'Or. Dans la rue, on l'appelait Bilka. Un surnom qui circulait avant lui, qui faisait baisser les yeux. Il se déguisait, se cachait dans les poubelles, gardait toujours un coup d'avance. « Ce n'est pas quand vous me voyez qu'il faut vous inquiéter. C'est quand vous ne me voyez pas. » Il était de ceux qu'on cite en exemple.

    Et puis un matin, le policier passe de l'autre côté.

    Dix-huit chefs d'inculpation. Deux ans de détention. Un matricule à la place d'un nom. Et dès le premier jour, une consigne qui dit tout : cacher qu'il est policier, sous peine d'y rester.

    Comment vit-on enfermé avec ceux qu'on a soi-même arrêtés ? Que reste-t-il d'un homme quand on lui prend son métier, sa réputation et son nom, pour des faits qu'il jure n'avoir jamais commis ? Et qu'arrive-t-il le jour où l'on apprend que quelqu'un, tout près, connaissait la vérité depuis le début ?

    Karim raconte ce qu'on ne filme jamais. La première nuit, le bruit des clés. La foi qui tient quand tout s'effondre. Et ce qu'il a fallu reconstruire, ensuite, pour redevenir un père.

    Un épisode sur l'injustice, la trahison et la résilience. Sur ce qui sépare l'ombre de la lumière — et sur le prix à payer pour revenir.

    À écouter maintenant sur Cerveau Puissant.

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    Un podcast imaginé et incarné par Claire Mougenot Lesne.

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    Cerveau Puissant est un podcast de conversations profondes autour des transformations humaines. Chaque semaine, Claire Mougenot Lesne va chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, celle qui a construit, brisé, sauvé ou révélé une vie. On y parle de résilience et de vulnérabilité, d'héritages invisibles et de psychogénéalogie, de santé mentale et de poids émotionnel, de foi, de synchronicités et de mission de vie. Du courage d'oser, des relations, de l'addiction, de la reconstruction, de l'ambition, de l'argent et de la quête de sens. Une approche littéraire, philosophique et incarnée, pour celles et ceux qui cherchent à comprendre ce qui façonne une existence.


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  • Perla Servan-Schreiber a quatre-vingt-trois ans et un amour de trente-quatre ans derrière elle. Autrice, cuisinière, grand-mère, elle reçoit Elsa Wolinski chez elle, dans sa cuisine, pour Vivre après toi (Flammarion) — le journal qu'elle a tenu après la mort de Jean-Louis, l'homme qu'elle a aimé toute une vie. Cet épisode cherche ce que devient un amour quand celui qu'on aime n'est plus là.

    Elle arrive en blanc, comme toujours. Elle ne sait plus très bien pourquoi, et elle a cessé de le demander. C'est peut-être ça qui frappe le plus chez elle : une femme qui se dit née joyeuse, et qui avoue dans le même souffle que la vie lui paraît longue depuis qu'il est parti. Le deuil, chez Perla, ne ressemble à rien de ce qu'on en dit d'habitude. Ni une étape. Ni une guérison.

    Il y a la solitude, qu'elle a choisie bien avant de la subir, et ce qu'elle dit y avoir rencontré — son âme. Il y a une pièce à elle, gardée même dans le mariage, et une certaine idée de l'amour qui dure. Il y a Jean-Louis, dont elle parle au présent, et qu'elle continue de consulter avant chaque décision.

    Je ne vais pas vous dire comment elle vit avec cette présence, ni ce qu'elle a fini par accepter. La dernière phrase de l'épisode, surtout, je vous la laisse.

    Ce que je peux dire : on n'écoute pas cette conversation pour apprendre à surmonter une perte. On l'écoute pour entendre comment un grand amour, une fois l'autre parti, continue autrement. Et pour la résilience particulière d'une femme qui n'en a jamais fait une victoire.

    Références : Vivre après toi, Perla Servan-Schreiber (Flammarion) ; Virginia Woolf, Une chambre à soi ; Christian Bobin.

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  • Jo-Wilfried Tsonga ne se livre presque jamais. Il le dit lui-même : passé Roland-Garros, il disparaît, il protège sa vie, il préfère l'intime au bruit. Alors quand l'un des plus grands noms du sport français s'assoit pour parler vraiment — pas du champion, mais de l'homme — c'est rare, et ça vaut la peine de tendre l'oreille.

    Il y a ce soir, à Tokyo. Il rentre dans une chambre d'hôtel avec un trophée sous le bras. Il vient de gagner le plus beau tournoi de sa jeune carrière. Et il n'a personne avec qui le fêter. C'est par là qu'on entre dans cet épisode. Pas par les victoires. Par ce que les victoires ne remplissent pas.

    « J'ai vécu de grandes victoires en étant malheureux. » Peu de sportifs osent cette phrase. Jo-Wilfried Tsonga la pose, simplement. Et tout l'échange tient dans ce qu'elle ouvre : le poids des attentes, la solitude qui attend parfois au sommet, et une question qui le suit depuis l'enfance — où est ma place.

    Il a affronté Federer, Nadal, Djokovic, battu chacun d'eux, soulevé dix-huit titres, porté les espoirs d'un pays en Coupe Davis. Numéro 5 mondial, finaliste à l'Open d'Australie. Mais ce n'est pas de ça qu'on parle vraiment. Le palmarès, on le connaît. Ce qu'on entend moins, c'est l'homme derrière.

    Fils d'un père congolais et d'une mère sarthoise, il a grandi dans une campagne française où on lui répétait : toi, c'est différent. De cette blessure, il a fait sa boussole — « on est riches de nos différences ». Comment on transforme un paradoxe en force, et ce qu'on choisit d'en transmettre à ses enfants : c'est à écouter.

    Il y a aussi une blessure à 19 ans, deux ans loin des courts au moment où tout commençait, un studio de 25 mètres carrés et des pâtes tous les soirs, avec le rêve juste à côté. On ne raconte pas tout ici. On vous laisse l'entendre de sa voix.

    Cet épisode est pour celles et ceux qui croient en un rêve et acceptent d'en payer le prix. Pour qui s'est déjà senti étrangement seul juste après avoir gagné. Pour les sportifs, évidemment — mais tout autant pour quiconque cherche sa place entre deux mondes, doute, recommence, et veut comprendre ce que la réussite répare et ce qu'elle laisse intact.

    Et puis il y a l'après. Cette deuxième vie qu'il s'est construite autour du sport, du padel, de la transmission et de l'entrepreneuriat, avec des jeunes qu'il forme. La preuve qu'on peut se réinventer sans se renier. On y vient, vers la fin.

    Une conversation rare avec Jo-Wilfried Tsonga, l'un des plus grands joueurs du tennis français. Sur le rêve, la résilience, la transmission, l'héritage qu'on porte sans l'avoir choisi, et le sens qu'on se met à chercher quand les projecteurs s'éteignent.

    Jo-Wilfried Tsonga se dévoile comme on l'entend peu. À écouter, et à garder.

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  • Pourquoi avons-nous peur de la solitude ? Dans cet épisode de Cerveau Puissant, Elsa Wolinski reçoit Antoine de Suremain, explorateur, réalisateur et auteur de Antoine explore la France. Ensemble, ils parlent d’aventure, de marche, de nature, de foi, de dépassement de soi et de cette solitude que l’on fuit souvent, alors qu’elle peut devenir un immense espace de reconstruction intérieure.

    Antoine de Suremain n’est pas un explorateur comme les autres. Il ne cherche pas forcément à partir à l’autre bout du monde. Il nous invite plutôt à regarder la France autrement, à redécouvrir les paysages qui nous entourent, à marcher, à ralentir, à contempler. Dans ses aventures, il traverse des territoires français, dort dehors, part seul, marche parfois plusieurs jours sans croiser personne. Son approche de l’exploration est accessible, profonde et presque philosophique : l’aventure commence parfois juste à côté de chez soi.

    Dans cette conversation, Antoine raconte son besoin viscéral de solitude. Il explique qu’il ressent parfois sa “batterie sociale” se vider, et que partir seul lui permet de se retrouver, de mieux se connaître, de recharger son énergie et de revenir à l’essentiel. Cette solitude n’est pas une fuite. Elle devient un chemin. Un lieu intérieur. Une manière de comprendre qui l’on est vraiment quand le bruit du quotidien s’efface.

    Avec Elsa Wolinski, il évoque aussi la marche comme une forme de résistance à notre époque. Marcher, c’est ralentir. C’est refuser la performance permanente. C’est accepter l’ennui, le silence, la lenteur. Antoine dit que la marche nourrit l’intériorité, qu’elle permet de s’émerveiller à nouveau devant une fleur, une lumière, un paysage, un détail que l’on ne regarde plus. À l’heure des réseaux sociaux, de la vitesse et de la distraction constante, cette invitation à la contemplation résonne comme une vraie leçon de vie.

    L’épisode aborde également le dépassement de soi. Pourquoi avons-nous besoin de nous confronter à l’inconfort ? Pourquoi tant de personnes ressentent aujourd’hui le besoin de courir des marathons, de marcher longtemps, de dormir dehors, de retrouver un rapport plus direct à l’effort ? Pour Antoine, l’inconfort révèle quelque chose de nous. Il enlève le vernis. Il nous oblige à rencontrer nos limites, mais aussi nos ressources.

    Il parle enfin de foi, de confiance, de nature et d’émerveillement. Sa vision est simple et puissante : nous ne sommes jamais totalement seuls. Même dans les moments d’épreuve, même dans le silence, même dans la solitude, il peut exister une force qui nous porte.

    Un épisode pour celles et ceux qui veulent ralentir, respirer, marcher, se reconnecter à eux-mêmes, retrouver le goût de l’émerveillement et comprendre que la solitude peut parfois être l’un des plus beaux chemins vers soi.

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  • Maître Marc Geiger défend les enfants victimes depuis bientôt trente-huit ans. Des enfants qui ont connu l'indicible et qui n'ont rien demandé à personne pour se retrouver là. Il les accompagne aux assises — ce lieu qui n'a pas été pensé pour écouter les victimes, et encore moins pour protéger des enfants projetés dans un monde qui n'est pas fait pour eux.

    On peut lire qu'il a plaidé plus de trente affaires criminelles, écrit deux livres, qu'il défend les familles brisées et les proches de disparus. Ce qu'on lit moins, c'est ce qu'un homme devient à passer presque quatre décennies à écouter ce que les autres préfèrent ne pas savoir. À porter les noms de ceux qui ne sont plus là, devant des juges qui n'étaient pas là quand l'horreur est arrivée.

    C'est cet homme-là que je reçois. Pas seulement l'avocat. Celui qui rentre chez lui avec des dossiers qui l'empêchent de dormir. Celui qui croise en boucle les âmes les plus sombres et qui continue, malgré tout, à croire que le monde est beau.

    Dans cette conversation profonde, il raconte la mémoire traumatique, cette part du cerveau qui efface pour nous protéger. Il dit pourquoi il faut croire un enfant qui parle, et pourquoi les signaux d'alerte, dans presque toutes les affaires de violences, étaient là avant le drame. Il parle des féminicides, de l'emprise, de la frontière trouble entre aimer et posséder.

    Il décrit aussi la justice vue du côté des victimes : les questions impossibles posées à un enfant terrorisé, la honte qui précède une plainte, le temps interminable entre la parole et la réparation. Un témoignage intime sur ce que l'institution fait, et défait, chez ceux qu'elle est censée protéger. Une parole rare sur l'écoute qu'on doit aux plus vulnérables, sur la psychologie du traumatisme et sur la guérison émotionnelle, celle qui passe d'abord par la parole. Et sur la conviction qui tient tout son travail : on peut sortir d'un procès en allant mieux qu'en y entrant.

    Mais il parle aussi de ce qui le tient debout. De ses filles à qui il demandait, petites, de le « recharger ». Des deux sœurs qu'il a perdues et qu'il appelle encore avant chaque plaidoirie. De sa manière de faire revivre les morts, l'espace d'une audience, plutôt que de laisser les vivants devenir des morts-vivants. De sa définition du pardon, celle qui n'efface rien mais coupe le lien : je te pardonne, comme ça tu ne pourras plus jamais rien me faire.

    Il y a, dans ce qu'il raconte, une question qui traverse tout : comment garder une âme intacte au plus près de ce que l'humain produit de pire ? Sa réponse tient peut-être dans une phrase. Au milieu des âmes les plus noires, il a rencontré les plus belles. Des gens d'une dignité, d'une résilience et d'un courage qui forcent le respect. Et quelque part, dit-il, la balance se fait.

    Un épisode sur la justice, le deuil, la foi, la reconstruction et les blessures qu'on apprend à porter. Sur la force mentale qu'il faut pour regarder le mal en face sans cesser de croire en l'homme. Sur la protection de l'enfance, aussi, et sur ce que devient le sens d'une vie quand on décide d'être utile aux autres.

    La phrase qu'il a choisie pour ouvrir cet échange : « Je ne perds jamais. Je gagne ou j'apprends. »


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  • Avec Enora Malagré, on croit ouvrir un épisode sur le fait de ne pas avoir d'enfants. On referme une conversation sur la résilience — sur ce qu'on devient quand un avenir dont on était certain s'effondre, et qu'il faut apprendre à habiter celui qui reste.

    Il y a des matins où l'on se réveille avec un creux dans le ventre. Pas une douleur. Un vide. Enora Malagré a vécu près de dix ans avec ce vide-là, et elle a tout tenté pour le combler : se punir, s'inventer des grossesses, glisser un coussin sous ses vêtements pour mimer devant le miroir le ventre qu'elle n'aurait pas. Elle s'est battue contre un corps qui ne suivait pas, contre une vie qui refusait de ressembler à celle qu'on lui avait promise.

    Elle raconte ici l'endométriose, les parcours de PMA, les arrêts naturels de grossesse — ces traumatismes qu'elle dit porter pour toujours. Elle raconte la colère, l'aigreur qui monte, la jalousie devant les poussettes dans le métro. Puis la phrase qui fait basculer : « Mon vide n'est pas un échec, c'est un espace. Et j'ai bien l'intention d'y faire pousser autre chose. »

    Tout part d'une étincelle de colère. Le 16 janvier 2024, devant sa télévision, elle entend un président parler de « réarmement démographique » et se demande si elle est, elle, la femme défaillante de l'équation. La question déborde vite la maternité : qui décide qu'une vie sans enfants vaut moins qu'une autre, et au nom de quoi ?

    De ce déplacement intérieur sont nés un documentaire diffusé sur France Télévisions, Pourquoi t'as pas d'enfant ?, et un livre du même nom. Un sujet qu'on lui a longtemps refusé — « sujet de niche », lui répondait-on. Ce qui était tabou est devenu une parole que des milliers de personnes — celles et ceux qui n'auront pas d'enfants, par choix ou par accident de la vie — attendaient.

    Mais l'essentiel se joue ailleurs. Ici, la résilience passe par la création : le théâtre, l'écriture, une forme de guérison par ce qu'on fabrique quand le reste s'effondre. Elle passe par le courage d'arrêter un combat qui n'est pas le sien, au lieu de s'y épuiser des années. Et par ce qu'Enora appelle « gratter la merde » : se défaire des relations qui abîment, des gens qui tirent vers le fond, d'un métier qu'on n'aime plus. Reste une découverte tardive — la douceur n'est pas ennuyeuse, la simplicité non plus.

    Elle dit avoir retrouvé une légèreté qu'elle croyait perdue, comme si une décennie lui était rendue. Une voix qui n'a plus peur de son propre bonheur. Qui regarde sa vie sans enfants non comme une amputation, mais comme une vie pleine, libre, parfois banale — et c'est très bien ainsi. « J'embrasse cette vie avec beaucoup de gourmandise. »

    Reste une question, valable bien au-delà de la parentalité : combien d'années passe-t-on à se battre pour une vie qui n'était pas la nôtre, avant d'oser aimer celle qui l'est ?

    Une conversation sur la résilience, le deuil et la reconstruction, avec Enora Malagré, au micro d'Elsa Wolinski. Cerveau Puissant — le podcast des transformations humaines, des héritages invisibles et des prises de conscience qui changent une existence.


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  • Il y a des gens dont on croit tout savoir parce qu'on les voit chaque jour sur un écran. Charly Salvator est devenu en moins d'un an l'un des visages les plus suivis de la beauté en France — près d'un million de personnes qui regardent ses tutos, ses lives, ses conseils maquillage. Et qui repartent, presque sans s'en rendre compte, avec un peu plus de confiance en soi.

    Mais qui est vraiment Charly Salvator quand on cesse de regarder l'écran ?

    D'où vient ce succès fulgurant, qui l'a fait passer en moins d'un an d'expert reconnu à phénomène des réseaux sociaux ? Pourquoi a-t-il tout quitté, en pleine ascension, alors que la réussite était là ?

    Dans cet épisode de Cerveau Puissant, j'ai voulu aller chercher ce qu'on ne voit pas. La confiance en soi qu'il n'a pas toujours eue. Les épreuves qu'il n'a presque jamais racontées. Le rôle d'une présence devenue absence. Cette résilience qu'on ne devine pas dans le sourire.

    Charly y parle sans filtre. De ses origines à La Réunion, de la famille qui l'a tenu debout. Du jour précis où il a tout posé pour repartir de zéro et se lancer dans l'entrepreneuriat. De ce qu'il a fallu traverser pour grandir, vraiment. Du courage qu'il faut pour exister dans une époque où l'on attend que vous tombiez. Des critiques qu'il choisit de désamorcer par le rire. De ce que les gens lui écrivent, le soir, et qui change parfois une vie. De ce qui rend, au fond, une vie vraiment réussie. De ce qu'il considère, lui, comme la vraie beauté . Et de ce qu'il dirait, aujourd'hui, à l'enfant qu'il a été.

    Il y a, derrière le maquillage, un homme qui répare. Pas seulement les visages — la confiance en soi de celles et ceux qui l'écoutent, et leur manière de se regarder dans le miroir. Et cet entretien, c'est peut-être l'occasion d'entendre, pour la première fois, ce qu'il y a derrière le visage de l'expert beauté n°1 en France.

    À écouter pour comprendre comment on continue d'avancer quand tout vacille. Pour découvrir cette phrase qu'il offre, dans l'épisode, comme une clé. Et pour se rappeler que la lumière, parfois, on doit aller la chercher exactement là où on pensait qu'il n'y avait plus rien.

    Le livre Cerveau Puissant Le podcast devient un livre. Un projet universel, construit à partir des conversations et des prises de conscience qui ont le plus marqué les auditeurs : résilience, héritages invisibles, mission de vie, éveil des consciences

    La lettre du dimanche Chaque semaine, une lettre courte qui prolonge le podcast autrement. Ce qui m'a traversée ces derniers jours : un livre, une phrase qui ne me lâche pas, une idée, un film, une rencontre. Pour la recevoir, abonnez-vous sur : https://substack.com/@clairemlesne

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  • À travers un entretien intime et lumineux, Xavier de Moulins revient sur le chemin de Compostelle parcouru avec sa fille, sur la forêt comme lieu de transformation intérieure, sur la discipline, les passions, le rapport au temps, mais aussi sur la disparition de sa sœur, une blessure qui a bouleversé sa vision du vivant.

    Cette conversation autour de la philosophie du vivant explore des thèmes universels : le deuil, la spiritualité, l’ennui moderne, la quête de sens, la transmission, les signes invisibles et le besoin de se reconnecter à quelque chose de plus grand que soi.

    Au-delà de la simple aventure, ce chemin devient un symbole de résilience et de guérison intérieure. À travers leurs échanges, ils mettent en lumière l’importance des expériences vécues et des relations humaines authentiques. Ce témoignage intime nous rappelle que chaque pas sur ce chemin est une invitation à la connaissance de soi et à l’épanouissement personnel.

    Dans un monde où l’anxiété et le burn out sont omniprésents, Xavier souligne la nécessité de se nourrir de passions variées pour éviter l’ennui et la stagnation. La discipline devient alors une force motrice, essentielle pour surmonter les épreuves de la vie et transformer les échecs en opportunités de réussite.

    Pourquoi certaines personnes ressentent-elles le besoin de partir marcher pendant des semaines ?
    Pourquoi la nature agit-elle parfois comme un miroir intérieur ?
    Comment continuer à vivre après une perte immense ?
    Et comment cultiver une philosophie du vivant dans une époque qui pousse souvent à l’accélération permanente ?

    Entre réflexions sur Compostelle, confidences personnelles, citations de Saint-Exupéry, Bergson ou Baudelaire, Xavier de Moulins livre une parole rare sur la nécessité de ralentir, d’écouter, de ressentir et de vivre intensément.

    En abordant des thèmes tels que la spiritualité, la confiance en soi et le développement personnel, cet épisode est une véritable ode à la liberté intérieure. Les récits de Xavier résonnent comme un appel à la réflexion et à l’action, nous incitant à embrasser notre parcours de vie avec ambition et détermination. En partageant ses confidences intimes, il nous invite à cultiver notre force mentale et à affronter nos traumatismes avec sagesse et résilience.

    Ce podcast est bien plus qu'une simple conversation; c'est un voyage intérieur, une exploration des neurosciences et des émotions qui façonnent notre existence. En écoutant cet épisode, vous serez inspiré à prendre conscience de votre propre mindset et à envisager les changements nécessaires pour vivre pleinement chaque instant. Rejoignez-nous pour découvrir comment la philosophie et la résilience humaine peuvent conduire à une renaissance personnelle et à un accomplissement durable.


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  • On croit qu'un couple tient grâce à l'amour. Puis on regarde autour de soi. Ceux qui se sont quittés après s'être pourtant tout juré. Ceux qui sont restés et ne se parlent plus. Et ceux, plus rares, dont la présence à l'autre semble plus vivante après vingt ans qu'au premier jour. Qu'est-ce qu'ils savent, ceux-là, que les autres n'ont pas su ?

    Christian Richomme est psychanalyste. Il reçoit des couples depuis des années, et il a appris à écouter ce qui se dit — mais surtout ce qui se tait. Les silences qui rongent, les vérités qu'on retient par peur ou par amour. De cette écoute longue, il a tiré un livre : Les trois secrets des couples qui durent (éditions Solar). Il m'a écrit deux jours avant cet enregistrement. Je lui ai répondu tout de suite. Parce que l'amour, et plus encore ce qu'un couple révèle de nous, fait partie de ces sujets qui me tiennent.

    Au fil de l'épisode, il déplie une idée simple et exigeante : l'amour ne suffit pas. Dans la majorité des séparations, au moins l'un des deux aime encore l'autre. Ce qui manque, c'est le lien. Ce « nous » qu'on construit et qu'on néglige. Un couple, dit-il, ce n'est pas 1 + 1 = 1, ni 1 + 1 = 2. C'est 1 + 1 = 3 : toi, moi, et ce troisième que nous formons.

    On parle de vulnérabilité — et notamment de celle des hommes, à qui on a appris très tôt à ranger leurs émotions dans un placard en attendant que ça passe. De cette éducation amoureuse qui ne se transmet pas, de père taiseux en fils silencieux. On parle du partenaire idéal qui n'existe pas : aimer quelqu'un, c'est l'aimer dix sur dix en sachant qu'il en vaut huit, et accueillir les deux points qui manquent. On parle de la routine, qu'il défend contre la monotonie. Et de l'argent, deuxième cause de rupture, ce révélateur de notre rapport à la sécurité dont on ose si peu parler à deux.

    Une phrase, surtout, ne m'a pas quittée. À un couple qui souffrait, il a dit : vous ne souffrez pas de l'autre, vous souffrez de la version idéale que vous aviez fabriquée. Aimer, alors, ce serait apprendre à voir la vraie personne — celle du quotidien — derrière le fantasme qu'on a projeté sur elle.

    Et puis il y a ce qu'il répète à chaque première séance : « Je me fiche de la vérité. Je veux votre ressenti. » Parce que les non-dits font des bombes à retardement. Parce qu'attendre que l'autre devine, c'est déjà commencer à se perdre.

    Cet épisode parle de l'amour, oui. Mais il parle surtout de nous. De ce qu'on transmet sans le vouloir, de ce qu'on peut décider de ne plus rejouer. De ce courage très ordinaire : se dire les choses.

    Ce que je retiens : — L'amour ne suffit pas ; c'est le lien qui tient un couple debout. — On ne choisit pas l'autre par hasard : il révèle souvent ce qu'on n'a pas réglé. — La vulnérabilité n'est pas une faille du couple, c'est sa condition. — Dire son ressenti vaut mieux qu'avoir raison.

    Références citées : Christian Richomme, Les trois secrets des couples qui durent (éditions Solar) · Freud et le masochisme moral · le film Mon roi.

    Bonne écoute.


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  • Il y a une phrase qui revient, presque comme un refrain, dans la voix de Ludivine Meytre : « le pauvre, qu'est-ce que je lui ai fait subir ». Elle parle de son corps. Et de dix années pendant lesquelles elle l'a affamé, gavé, vomi, puni — au nom d'une performance qu'elle ne s'autorisait jamais à lâcher. Personne ne savait. C'est par ce témoignage intime, ce récit personnel rare, que s'ouvre cette nouvelle conversation profonde de Cerveau Puissant — un interview de vie sur la résilience, la guérison émotionnelle et la reconstruction de soi.

    Elsa Wolinski reçoit Ludivine Meytre, professeure de pilates et autrice de Pilates, plaisir et protéines (Flammarion). Elles parlent d'addiction, de blessures émotionnelles dissimulées, d'estime de soi en miettes, de force mentale détournée en violence envers soi. Du jour où, à seize ans, un premier régime fait basculer Ludivine dans la logique du no pain, no gain. Et de tout ce que cette logique a fait ensuite : hyperphagie, boulimie, vomissements quotidiens — dix ans de troubles alimentaires en silence.

    Crises qui se multiplient, trois, quatre, dix dans une soirée. Sport-punition pour compenser, cardio en cagoule l'été pour transpirer davantage. Et au-dessus, un « comité interne » qui hurle dans la tête et qu'on n'oserait jamais infliger à sa meilleure amie. Sous l'apparence d'une vie réussie, dix ans de honte tenace.

    Ce que Ludivine raconte, c'est ce que la culture de la performance, du succès et de la réussite fait à un corps quand elle s'installe sans contrepoids. Quand le sport devient châtiment, manger calcul, quand on confond discipline, force mentale et violence envers soi.

    Et puis le moment où ça lâche. Pas par une révélation. Par une accumulation lente de petites graines, de prises de conscience successives. Un cours de pilates dont la voix pose le système nerveux. Puis le yoga. Puis des lectures. La reconstruction par couches, jusqu'à comprendre que le problème ne se trouvait pas dans l'assiette, mais dans la difficulté à habiter son corps.

    Ce qui rend cet épisode rare : ce que Ludivine ose dire sur ce qu'elle a appris à ne plus chercher. Non, elle n'a pas un ventre plat. Non, certains aliments restent verrouillés à vie. « Comme un alcoolique ne reprend pas un verre. » Elle parle de douceur, de liberté intérieure, de connaissance de soi, de cette confiance qu'on ne gagne qu'en cessant de se prouver quelque chose. De la place qu'elle a faite à la spiritualité, à la foi, à une intelligence émotionnelle reconstruite hors du mindset performance. Du jour où elle s'est effondrée en s'excusant auprès de son propre corps.

    L'épisode parle de troubles alimentaires, d'hyperphagie, de boulimie, d'addiction, de santé mentale, de trauma et résilience. Mais ce qu'il interroge dépasse ce vocabulaire clinique : c'est la question de tout ce qu'on demande au corps de porter à notre place. Question présente à chaque épisode de Cerveau Puissant : à quel moment cesse-t-on de se faire la guerre ?

    Une conversation longue, lucide, qui ne ressemble à aucune autre.
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  • On l'a connue avant de la connaître.

    Anne-Charlotte Pontabry, la France l'a d'abord croisée à vingt ans, dans

    Classe Mannequin sur M6, sous le nom de Cachou. Puis comédienne pendant

    quatre ans dans RIS Police Scientifique. Aujourd'hui, plus de 400 000

    personnes suivent sa vie en Normandie, ses recettes, sa cuisine simple

    et belle. Elle vient de publier son troisième livre, co-écrit avec sa

    naturopathe.

    Mais c'est ailleurs qu'elle nous emmène dans cet épisode de Cerveau

    Puissant.

    À 34 ans, Anne-Charlotte quitte tout. Un homme, une vie qui ne lui

    ressemble plus, son fils de deux ans dans les bras. Elle reprend son

    petit appartement parisien, frappe à la porte de Dubbing Brothers,

    s'assoit sur un canapé pendant des semaines à écouter en silence,

    demande humblement à apprendre le doublage. Maman célibataire,

    comédienne sans rôle, elle remonte une marche après l'autre.

    « Rien ne tombe du ciel. » Cette phrase revient dans toute la

    conversation. Anne-Charlotte parle beaucoup de chance, mais derrière

    le mot, il y a le travail, l'exigence, le refus de s'enterrer dans ce

    qui ne va pas. Elle a vu sa mère souffrir et s'est juré que ça ne lui

    arriverait pas. La transmission s'est faite par cet endroit-là : le

    positif appelle le positif, mais la décision, elle, ne se délègue pas.

    On parle aussi de temps long. Premier livre à 49 ans. Mariage à 51 ans

    avec l'homme qu'elle aime depuis treize ans. Deuxième enfant, famille

    recomposée. Le deuil aussi, de ce troisième enfant qu'elle aurait voulu

    et qui n'est pas venu. Anne-Charlotte n'arrondit pas les angles. Elle

    dit la fragilité derrière le rayonnement, la solitude qu'on cache

    derrière l'armure, l'importance de montrer parfois qu'on se noie pour

    que les autres osent à leur tour.

    Et puis l'hygiène de vie comme une discipline lente — le sport

    quotidien avec Julie Granger, la naturopathie, la flore intestinale

    reconstruite après six mois de remise en ordre, le SPF 50 comme une

    fidélité au corps qu'on traversera.

    Une conversation sur la chance qu'on se fabrique, l'humilité du

    recommencement, et la fidélité au temps long quand le monde voudrait

    nous faire croire qu'il faut courir.


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  • Et si l'on disparaissait sans s'en apercevoir ?

    Pas d'un seul coup. Pas brutalement. Mais par strates, par habitude, par dévouement. Jusqu'au jour où l'on regarde sa vie et où l'on ne sait plus ce que l'on veut pour soi-même.

    Dans cet épisode, Elsa Wolinski reçoit Émilie Briand — thérapeute formée à la logothérapie de Viktor Frankl, fondatrice de la Maison de Sens, autrice du livre Être plus qu'une mère, mettre fin à l'effacement maternel (éditions Marabout). À la Maison de Sens, Émilie accueille celles et ceux qui se sont perdus derrière un rôle. Des dirigeants traversés par un effacement professionnel. Des parents en pleine fracture intérieure. Tous arrivés au même point : ne plus savoir où ils sont, dans leur propre vie.

    Son livre part d'un phénomène clinique massif — l'effacement maternel — pour ouvrir une question plus large : que devient notre identité quand un rôle finit par la dévorer ?

    Au fil de la conversation avec Elsa, Émilie revient sur la mécanique progressive de l'effacement de soi — ce moment exact où l'on cesse non pas de répondre à ses besoins, mais de se souvenir qu'on en a. Elle raconte ce que la charge mentale et le burn-out maternel font au corps, à la clarté, au sentiment d'exister. Elle déplie aussi son protocole — nommer la fracture, redessiner ses contours, retrouver une intuition qu'on avait fini par ne plus écouter.

    Puis l'échange s'élargit. Au changement de modèle parental qui implique pleinement les coparents. À la résilience comme art de tenir debout sans s'effacer. À Viktor Frankl, qui a conçu la logothérapie avant d'être interné en camp de concentration, et qui a tenu en vie parce qu'il portait une raison de transmettre. Le sens, dit Émilie, n'est pas un luxe. Il aide à vivre.

    Reste cette phrase qui traverse tout l'épisode : « La peur, on la prend par la main. Mais ce n'est pas elle qui a les commandes. » Agir malgré la peur. Faire de la place à son intuition. Et accepter que les réponses, parfois, sont là — sous un couvercle bien verrouillé.

    Cet épisode n'est pas une conversation sur la parentalité. C'est une conversation sur la quête de sens, la perte d'identité, la transformation intérieure et la reconnexion à soi. Sur ce qui permet, à un moment ou un autre d'une vie, de renaître à soi.

    Que l'on soit parent, dirigeant, aidant — ou simplement en train de se demander où l'on en est — il y a, dans ce que dit Émilie, quelque chose à entendre.

    📚 Le livre : Être plus qu'une mère, mettre fin à l'effacement maternel — Émilie Briand, éditions Marabout 🌿 La Maison de Sens : le lieu fondé par Émilie pour accompagner les trajectoires de reconnexion

    Une conversation de Cerveau Puissant — le podcast des phrases qui réveillent — menée par Elsa Wolinski. Chaque épisode explore ce qui transforme une vie : les bascules, les blessures, les convictions, le sens qui aide à tenir.

    🎙 Nouveaux épisodes les mercredis et dimanches.


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  • On a vu son visage à 20h pendant vingt ans. Le journaliste calme, la voix mesurée, le métier d'horloger. On croyait connaître Harry Roselmack. On ne savait rien.

    Depuis quatre ans, en silence, il écrit des livres de philosophie et de métaphysique. Des livres denses, exigeants, qui interrogent la matière, le temps, l'origine de l'univers. Le troisième vient de paraître. Il s'appelle L'amour malgré la peur. Et il pose, en 220 pages, une question qu'on n'attend pas d'un journaliste de TF1 : avons-nous une raison d'être ?

    Dans cet épisode de Cerveau Puissant, Harry Roselmack me parle de ce qu'il a mis trente ans à comprendre. Que sa carrière n'est pas sa mission de vie. Que la philosophie est un combat contre la peur. Que l'amour est un principe directeur de l'univers, pas une émotion.

    Il revient sur sa séparation et ce qu'elle lui a appris de l'amour. Sur sa relation à la mort, et pourquoi le néant n'existe pas. Sur le racisme qu'il a subi à son arrivée au JT de TF1, et sur la logique communautaire qu'il refuse aujourd'hui. Sur ses peurs, ses doutes, et sur cette phrase qu'il a écrite et qui ne m'a plus quittée :

    Aime, quitte à être incompris.

    On parle de Spinoza, de Bergson, du Tao. De Donald Trump comme antiphilosophe. De ce qui fait qu'aujourd'hui on a peur de choses qu'on ne sait même plus nommer. De résilience, de transformation, de foi, de courage. Du sens qu'on cherche à donner à une trajectoire quand on a déjà tout obtenu. De la sagesse comme horizon, et de la spiritualité comme retour à soi.

    Harry Roselmack a choisi, à 53 ans, de regarder ailleurs que devant les caméras. Ce qu'il y a vu, il le partage ici sans démonstration ni posture. Avec une lucidité rare.

    Un échange où la philosophie et l'amour se rencontrent. Et où la mission de vie redevient une question pour chacun de nous.

    Bonne écoute.

    Cerveau Puissant est un podcast de Claire Mougenot Lesne. On y entend les témoignages, les phrases et les prises de conscience qui ont changé une trajectoire. Résilience, héritages invisibles, psychogénéalogie, foi, synchronicités, mission de vie : un espace pour ce qui façonne une existence en profondeur.

    Nouvel épisode chaque mercredi et chaque dimanche.

    📖 Son livre : L'amour malgré la peur (préface de Nicolas Aliagas, postface de Jean Steaune)


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  • Et si la santé mentale commençait dans l'assiette ?

    80% de la population mondiale a le cerveau dénutri. Une personne sur huit dans le monde souffre d'un trouble mental. Pourtant, on continue à parler dépression, anxiété, troubles du sommeil sans jamais interroger ce qui nourrit — ou affame — notre cerveau au quotidien. C'est là qu'intervient la psychonutrition.

    Guillaume Fond est médecin, psychiatre, docteur en biologie moléculaire et cellulaire. Chercheur en psychonutrition, il est l'auteur de trois livres devenus références : Bien manger pour ne plus déprimer, Bien nourrir son cerveau, et son tout dernier, Compléments alimentaires et santé mentale.

    Dans cet épisode, il nous explique comment la psychonutrition éclaire ce que l'alimentation, le microbiote et certaines carences invisibles (oméga-3, vitamine D, folates, zinc, magnésium) font à notre humeur, notre concentration, notre énergie et notre résilience. Il partage les découvertes qui ont changé sa pratique de psychiatre, démêle ce que la science dit vraiment des compléments alimentaires, et donne des clés concrètes pour reprendre la main sur sa santé mentale — en commençant par ce qu'on met dans son assiette.

    Une conversation passionnante, dense, accessible, qui peut littéralement changer une trajectoire.

    Mentionnés dans l'épisode : psychonutrition, microbiote, oméga-3, DHA, vitamine D, folates (B9), zinc, magnésium, théanine, probiotiques, périménopause, déclin cognitif, alimentation ultra-transformée.


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