Afleveringen
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À LA UNE / Inceste : le rapport qui accuse
« Aujourd'hui, j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants et c'est terrible pour moi de le dire, j'ai honte », s'était émue Maud Petit (Les Démocrates), présidente de la commission d'enquête parlementaire sur l'inceste. Jeudi 9 juillet, le rapporteur de la commission, Christian Baptiste (apparenté socialiste), a présenté les conclusions de cette commission d’enquête. Augmentation des moyens pour la justice, imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs, redéfinition de la notion d'inceste, renforcement des sanctions pénales, reconnaissance de l’analyse des troubles psychotraumatiques comme une preuve médico-légale, désignation systématique d’un avocat pour les mineurs victimes de violences sexuelles : le rapport préconise 49 mesures pour protéger les enfants. Depuis février, 31 députés travaillent sur le sujet et ont découvert l'horreur d'un phénomène à la portée vertigineuse. « C'est un crime de masse », expliquait Maud Petit au micro de LCP.
L'association « Face à l'inceste » fait état de chiffres alarmants. Chaque année en France, parmi les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles, 81 % le sont dans un cadre intrafamilial. Quelles sont les dispositions à prendre pour protéger autant que possible les enfants victimes d'inceste ?
Invités :
- Christian Baptiste, député apparenté socialiste de Guadeloupe
- Émilie Bonnivard, députée « Droite Républicaine » de Savoie
- Steffy Alexandrian, juriste spécialisée en protection de l’enfance et fondatrice de l’association “Carl”
Chroniques :
« Le mot du jour » : INCESTE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Mbappé, la sénatrice paraguayenne récidive ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Football : les Bleus peuvent-ils nous sortir du blues ?
En parallèle des festivités liées à la Coupe du monde de football aux États-Unis, les dérapages racistes se sont multipliés. Le capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, a été pris à partie sur les réseaux sociaux par une sénatrice paraguayenne à l'issue du match contre son équipe. « Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », a écrit sur X l'élue paraguayenne. Le joueur français a répondu sur X en qualifiant la sénatrice de « méprisable » et en la déclarant « indigne de sa fonction », avant de s'élever contre le racisme : « Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de propager leur haine et leur racisme à travers le monde ». Au-delà du sport, quelles valeurs véhicule l’équipe de France qui enchaine les victoires depuis le début de la compétition ?
Invités :
- Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris
- Ian Boucard, député « Droite Républicaine » du Territoire de Belfort
- En visioconférence : Jean-Philippe Acensi, fondateur de l'Agence pour l'Education par le Sport
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / 2027 : une bataille politique… et judiciaire ?
Mardi 8 juillet 2026, avec la déclaration de candidature de Marine Le Pen, la campagne présidentielle de 2027 est officiellement lancée. Les électeurs se déplaceront pour le premier tour le 18 avril et une seconde fois le 2 mai pour choisir le neuvième président de la Vème République. Dans un paysage politique très fragmenté et une extrême droite plus haute que jamais dans les sondages, qui sera le successeur d'Emmanuel Macron à l'Élysée ? Les prétendants sont nombreux : en mai 2026, LCP comptabilisait déjà plus de 35 candidats déclarés ou supposés. « Il faut faire attention à ce qu'il n'y ait pas plus de candidats que d'électeurs », ironisait Sébastien Lecornu en juin. Il reste aux futurs candidats la tâche habituelle de réunir les 500 parrainages d'élus locaux pour pouvoir se présenter aux suffrages des Français. Quel est l’impact du procès de Marine Le Pen et de son pourvoi en cassation sur sa popularité ?
Invités :
- Patrice Duhamel, journaliste, éditorialiste politique et auteur de « Le crépuscule des dieux » (éditions de L'Observatoire)
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube)
- Christelle Craplet, directrice Opinion de l'institut de sondages Ipsos-BVA
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
Chronique :
« Quelle histoire !» : USA, Cuba tape du poing sur la table par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Incendies : feu la prévention ?
Mercredi 8 juillet 2026, près de 30 incendies ravagent la campagne française. Dans l'Aude, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales, la Savoie et la Drôme, des milliers d'hectares partent en fumée. Mercredi matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a annoncé la mort d'un sapeur-pompier volontaire de 22 ans qui luttait contre l'incendie de forêt qui frappe la Savoie. Depuis mai, les vagues de chaleur se succèdent et assèchent la végétation partout sur le territoire. Les conditions sont réunies pour des départs de feu qui évoluent ensuite en « mégafeux » : des incendies qui progressent plus vite et sont plus complexes à maîtriser pour les pompiers. Pour prévenir de nouveaux départs de feu, la préfecture de l'Hérault a interdit tout feu d'artifice du 10 au 16 juillet. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, lundi 6 juillet, avoir déployé quatre avions bombardiers d'eau issus de la flotte RescEU pour soutenir les efforts des pompiers français. Ce dispositif européen permet de mutualiser les bombardiers d'eau des pays membres de l'Union européenne. Faut-il une nouvelle politique de prévention face aux mégafeux qui se multiplient dans les forêts françaises ?
Invités :
- Julien Rancoule, député « Rassemblement national » de l’Aude
- Hendrik Davi, député « écologiste et social » des Bouches-du-Rhône
- Arthur Guérin-Turcq, géographe
« Bourbon express » par Marco Paumier
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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À LA UNE / 2027 : Marine Le Pen à l’heure du choix
Mardi 7 juillet, la cour d'appel de Paris a rendu sa décision dans le dossier dit « des assistants parlementaires européens du Front national (FN) ». Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics et condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis et un an ferme aménageable. La peine d'inéligibilité quant à elle s'élève à 45 mois, dont 30 mois avec sursis. La triple candidate à l'élection présidentielle n'est donc pas contrainte de renoncer à une quatrième candidature en 2027 : elle sera éligible mais placée sous bracelet électronique. Elle avait évoqué cette possibilité et fait savoir son intention de ne pas se présenter si elle était placée sous bracelet électronique, invoquant l’incompatibilité entre une campagne présidentielle et les restrictions de déplacement imposées par le port d’un bracelet électronique. « Quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements », expliquait-elle au micro de LCI le 1er juillet 2026. Le sort politique de Marine Le Pen est donc entre ses mains, elle peut décider de se lancer ou non dans la course à l’Elysée.
Marine Le Pen est-elle prête à céder sa place à Jordan Bardella ?
Invités :
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos-BVA
- Sophie de Ravinel, éditorialiste politique à France Info TV
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas
- Bertrand Périer, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
- Antoine Marette, journaliste politique à France Culture
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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Une étude de l'Inserm de décembre 2003 fait état de 15 000 décès liés à la canicule. Vingt-trois ans après, 2026 s’annonce comme l'année de tous les records en matière de chaleur. Absence de climatisation généralisée dans les écoles, les EHPAD et les hôpitaux ; services d'urgences saturés ; bouilloires thermiques ; incendies ; surmortalité dans les élevages ; pertes de production pour les céréaliers et une éco-anxiété plus forte que jamais… La France craque face à la fournaise. Le bilan humain lui aussi est lourd : « Au moins 2 025 décès supplémentaires » ont été recensés pendant la canicule du 22 au 28 juin, a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. L'adaptation au changement climatique reste un important chantier et la responsabilité politique sur ce sujet est au cœur du débat public. Ce contexte rappelle la célèbre formule de Jacques Chirac lors du sommet de la Terre de Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». La canicule est-elle une conséquence de l'inaction politique ?
Invités :
- Eva Sas, députée écologiste de Paris
- Carole Guillerm, députée « les démocrates » des Hauts-de-Seine
- François Gemenne, professeur à HEC, co-auteur du 6ème rapport du GIEC
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Une étude de l'Inserm de décembre 2003 fait état de 15 000 décès liés à la canicule. Vingt-trois ans après, 2026 s’annonce comme l'année de tous les records en matière de chaleur. La France craque face à la fournaise.
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À LA UNE / Protection de l’enfance : une loi face aux scandales
Peu de temps après l’assassinat de Lyhanna, vendredi 19 juin, le jeune Louis, 17 ans, a été tabassé à mort à Narbonne. L'adolescent vivait depuis le mois de mai dans une structure de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Ces drames répétés installent la protection de l'enfance comme un sujet urgent et incontournable au Palais Bourbon.
Mercredi 1er juillet, l'Assemblée a adopté à l’unanimité un texte pour garantir un avocat à tous les enfants placés ou protégés à partir de janvier 2027. Soutenue par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, la mesure est portée par la députée socialiste Ayda Hadizadeh. « On doit protéger nos enfants […] il s'agit aussi de notre devoir », s'est émue la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Quelles sont les mesures phares du projet de loi protection de l’enfance ?
Invités :
- Perrine Goulet, députée « les démocrates » de la Nièvre
- Arnaud Gallais, cofondateur de « Mouv’enfants »
- Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants
« Le mot du jour » : ENFANTISTE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : par Bertrand Périer
LA QUESTION QUI FÂCHE / Repas étudiant à 1 euro : une fausse bonne idée ?
Depuis début mai, le repas à 1 euro pour tous les étudiants est en vigueur dans tous les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure s'applique pour les déjeuners et les dîners des étudiants. Issue des discussions budgétaires entre le gouvernement et le groupe socialiste, cette révision du prix du repas pour tous les étudiants était l'une des victoires budgétaires revendiquées par les élus socialistes. Toutefois, ce dispositif populaire aurait des effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl (Ensemble pour la République). L'élu du Bas-Rhin craint la mise sous tension des restaurants Crous et préconise le retour à une tarification progressive. Le repas à 1 euro était auparavant réservé aux boursiers et aux étudiants en situation de précarité. Le reste des étudiants avaient accès à un repas à 3,30 euros. Faut-il rétablir un tarif différencié pour les repas au Crous ?
Invités :
- Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble pour la République » du Bas-Rhin
- Fatiha Keloua Hachi, députée « Socialistes et apparentés » de Seine-Saint-Denis
- Suzanne Nijdam, Présidente de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Morts de la canicule : des chiffres en surchauffe
Une étude de l'Inserm de décembre 2003 faisait état de 15 000 décès liés à la canicule. En 2026, les estimations de Santé Publique France recensent 1 000 décès supplémentaires depuis le début de l’épisode caniculaire. La ministre de la Santé s'est ainsi dit « préoccupée » par les « décès à domicile ». Des élus écologistes affirment que la canicule pourrait faire jusqu'à 10 000 morts cet été. Interpellé à ce sujet lors des questions au gouvernement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fustigé un bilan « faux » et « scandaleux » de la part des écologistes.
Les vagues de fortes chaleurs successives de cet été 2026 laisseront-elles un bilan aussi lourd que celui de 2003 ?
Invités :
• Capitaine Marc-Antoine Rougeot, porte-parole de la Fédération des sapeurs-pompiers
• Abigael Debit, médecin urgentiste
• Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l’Isère, ancien Ministre de la santé
• Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : mort de Victor Willis, Trump ne chantera plus YMCA ? par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis : la nouvelle taxe sera-t-elle la bonne ?
La taxe de 2 euros sur les petits colis, mise en place en mars 2026, est suspendue au profit d'un droit de douane européen. Les colis chinois commandés sur les plateformes en ligne comme Shein, Temu ou AliExpress continuent d'inonder les aéroports européens et français. À l'échelle européenne, ce sont 4,6 milliards de petits colis livrés en 2024, soit 12 millions par jour. La taxe nationale laisse désormais place à une régulation au niveau européen grâce à la création d'un nouveau droit de douane. Dans un rapport de 2025, l'UFC-Que Choisir fait état de 69 % de produits testés en provenance de Temu et SheIn qui ne répondaient pas aux normes de l'Union européenne, dont 57 % qui faisaient courir un risque d'intoxication, d'allergie, d'étouffement, de brûlure ou d'incendie à leurs utilisateurs.
L'échelle européenne est-elle plus adaptée pour réguler la multiplication de ces colis venus de Chine ?
Invités :
• Anne-Cécile Violland, députée « Horizons » de Haute-Savoie
• Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme
• Fanny Guinochet, journaliste économique
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Aide à mourir : que prévoit la loi ?
Mardi 30 juillet, les députés ont adopté avec 295 voix pour et 232 voix contre, en troisième lecture, la proposition de loi « relative au droit à l'aide à mourir ». Au terme de plusieurs jours de débats et l’examen de plus de 1800 amendements, les députés ont approuvé une version proche de celle votée au mois de février. L’adoption du texte au cours de cette troisième lecture était attendue et relance la navette parlementaire une dernière fois. Le texte devra ensuite être examiné par le Sénat le mardi 7 juillet. En cas d’un nouveau rejet et conformément à la volonté du gouvernement, le dernier mot reviendra à la chambre basse. L’Assemblée nationale devra donc se prononcer le mercredi 15 juillet lors d’une lecture définitive du texte. Un ultime vote pour clore une procédure législative commencée en mars 2025. Comment la proposition de loi sur la fin de vie sera-t-elle mise en application dans les hôpitaux et les unités de soins palliatifs ?
Invités :
- Philippe Vigier, député « les démocrates » d’Eure-et-Loir
- Michèle Lévy-Soussan, médecin interniste à l’AP-HP
- Jonathan Denis, Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP
Chronique :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Paris sportifs : faut-il sortir le carton jaune ?
La régulation des paris sportifs s’invite à l’Assemblée nationale. La coupe du monde bat son plein, donnant lieu à une explosion des paris sportifs. La proposition de loi sur la réforme du sport professionnel a permis d’ouvrir une réflexion sur l’encadrement des paris sportifs et de leur promotion. L’association Addictions France fait état d’une hausse de 11% des dépenses marketing des plateformes de paris en ligne entre 2024 et 2025, soit l’équivalent de 695 millions d’euros de dépenses promotionnelles. Les plateformes utilisent l’image des joueurs pour inciter au jeu, une initiative qui ne plaît pas aux principaux intéressés. Kylian Mbappé avait dénoncé la pratique lors d’une interview accordée à CLIQUE sur canal+ en 2024. « On est l’équipe de France, on inspire. Certains d’entre nous viennent de quartiers où cela détruit un nombre incalculable de gens. Ça a détruit des gens que je connais », s’était ému le capitaine des Bleus. Comment encadrer les plateformes de paris sportifs en ligne et lutter contre l'addiction aux jeux d'argent ?
Invités :
• Emmanuel Duplessy, député « écologiste et social » du Loiret
• Belkhir Belhaddad, député apparenté socialiste de Moselle
• Myriam Savy, directrice du plaidoyer de l’association Addictions France
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Canicule : coup de chaud sur l’économie
Réacteurs nucléaires à l'arrêt, rails déformés, matériel dysfonctionnel… La canicule met l’économie française à rude épreuve. Les travailleurs doivent également faire face à plusieurs défis : les températures hors normes rendent bien souvent le travail en extérieur impossible et compliquent la garde des enfants dont les écoles sont parfois fermées. « On ne va pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30 degrés », a déclaré le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, sur RTL. Allianz Trade a chiffré dans un exercice de simulation dans lequel le pays vivrait, cinq années de suite, les épisodes de chaleur les plus intenses qu'il a déjà connus entre 2014 et 2024 : la France pourrait perdre plus de 200 milliards d'euros. Entre adaptation des infrastructures et activité au ralenti, combien coûte cet épisode caniculaire record ?
Invités :
- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la fondation Jean-Jaurès
- Fanny Guinochet, journaliste économique à France Info
- Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT
- En visioconférence : Hazem Krichene, économiste climat chez Allianz et Allianz Trade
« La petite histoire dans la grande » : par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Aide à mourir : qui doit effectuer le dernier geste ?
Les députés examinent, pour la troisième fois, la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Le texte a déjà été adopté par les élus du Palais Bourbon en mai 2025 et en février 2026. Pourtant, le débat reste vif dans l'hémicycle : mardi 23 juin, un vote surprise a rebattu les cartes. Dans une assemblée aux bancs clairsemés, notamment du centre à la gauche, un amendement du Rassemblement national a été adopté. Cet amendement, qui refuse aux médecins de la possibilité d'administration d'un produit létal, a été adopté pour « s'assurer que les médecins ne violent pas le serment d'Hippocrate », a précisé la députée Marie-France Lorho (RN). Le rapporteur général du texte, Philippe Vigier (MoDem), s'est indigné de la situation : « lorsqu'on légifère, on ne fait pas des "coups", on s'efforce d'améliorer la loi ». Il a par ailleurs déploré un texte déchiqueté et indiqué son souhait d'une seconde délibération à la fin de l'examen du texte. Le débat se poursuit donc jusqu'au vote solennel du 30 juin prochain. Faut-il inclure les médecins dans l'administration de la substance létale ?
Invités :
- Christophe Bentz, député « Rassemblement national » de Haute-Marne
- Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône
- Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Canicule : l’école en surchauffe
Selon Météo-France, la France traverse un « épisode caniculaire d'intensité exceptionnelle » et ces fortes chaleurs perturbent fortement la vie scolaire. Depuis le déclenchement de la canicule mi-juin, les thermomètres dépassent régulièrement les 35 °C dans les salles de classe. Face à cette situation, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a annoncé la fermeture, dès lundi 22 juin, de 1 352 écoles et collèges, tandis que 4 042 autres fonctionnent avec des horaires aménagés, sur les 60 000 établissements que compte le pays. Dans certains établissements encore ouverts, les parents d’élèves réagissent : ils installent des couvertures de survie sur les fenêtres et achètent des ventilateurs en urgence. Les syndicats dénoncent un manque d’anticipation de l’État et réclament la mise en place d’un cadre national de protection. Alors que les épreuves du brevet du vendredi 26 juin ont été maintenues, les mesures prises par le gouvernement sont-elles à la hauteur des enjeux sanitaires posés par cette canicule exceptionnelle ?
Invités :
- Carole Zerbib, proviseure du lycée Vauquelin à Paris, membre du SNPDEN-UNSA
- Emma Ferrand, journaliste au « Figaro »
- Quentin Ghesquière, co-fondateur du think tank « Adapt »
Chroniques :
« Les off de Lou » : Macron/Meloni, un sommet pour se réconcilier ? par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : Lincoln Memorial : Trump en eaux troubles par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Mariage : pas pour tous ?
Un an après avoir échoué, l’UDR d’Éric Ciotti défendra à nouveau, jeudi 25 juin, sa proposition de loi visant à « renforcer le pouvoir des maires dans la lutte contre les mariages de personnes en situation irrégulière ». Déjà adopté en 2025 au Sénat, le texte discuté dans le cadre de la niche parlementaire du parti, prévoit d’ajouter au code civil un article selon lequel « le mariage ne peut être contracté par une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national ». Robert Ménard, le maire de Béziers, poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un Algérien sous OQTF, espère que la proposition de loi sera adoptée. De leur côté, SOS Racisme dénonce un texte qui s’inscrit dans une logique de suspicion généralisée à l’égard des personnes étrangères et de rejet des mariages dits « mixtes ». Peut-on restreindre le droit au mariage ?
Invités :
- Paul Chistophle, député socialiste de la Drôme
- Alexandre Allegret-Pilot, député « Union des Droites pour la République » du Gard
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À LA UNE / Canicule : la clim’ pour tous ?
Face à une canicule exceptionnelle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni le mardi 23 juin une nouvelle cellule interministérielle de crise. Alors que Météo-France a placé 54 départements en vigilance rouge, le débat politique se concentre sur la climatisation. Le Rassemblement national défend un « grand plan de climatisation », tandis que la gauche et le bloc central s’y opposent. Toutefois, des inflexions se ressentent car tous s’accordent désormais sur la nécessité d’équiper les écoles et les hôpitaux. Pour Marine Tondelier, la climatisation n’est « ni un tabou, ni une réponse à tout » : elle reconnaît son utilité mais refuse sa généralisation à l’échelle individuelle. Selon François Gemenne, expert du Giec, « il y a une obligation de pragmatisme de gauche à droite de l’échiquier politique ». S’il admet un « enjeu de santé publique sur la climatisation », il rappelle qu’il s’agit d’« une solution d’adaptation individuelle » qui ne remplace pas les réponses collectives. La climatisation est-elle devenue un sujet politique majeur ?
Invités :
- Charles Dennery, économiste
- Jeanne Grandin de l’Éprevier, journaliste à « L’Opinion », spécialisée en environnement et décarbonation
- Agnès Ducharne, hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRS
- En visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : Marc Bloch au Panthéon : rendez-vous avec l’Histoire ! par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : Fonds vert, des comptes dans le rouge par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lyhanna : les sanctions sont-elles suffisantes ?
Lundi 22 juin, le rapport d’inspection ouvert à la suite du décès de la jeune Lyhanna a été rendu public. Ce document met en lumière de graves défaillances dans le traitement de la plainte déposée en août 2025 par Rosa, alors âgée de 10 ans, contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna. L’enquête administrative souligne plusieurs manquements imputables tant aux services de gendarmerie qu’à l’autorité judiciaire. La plainte a été classée à tort parmi les procédures non urgentes, retardant ainsi sa prise en charge. À la suite de ces révélations, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé la mutation de deux gendarmes du Gers, tandis que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a sollicité l’ouverture d’une enquête administrative visant le substitut du procureur du parquet d’Auch. Alors que les associations de protection de l’enfance se sont mobilisées, pour la troisième semaine consécutive, afin de dénoncer les défaillances de la justice dans cette affaire, ces sanctions apparaissent-elles à la hauteur des dysfonctionnements constatés ?
Invités :
- Alexandra Martin, députée « Droite Républicaine » des Alpes-Maritimes
- Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne
- Guillaume Gouffier Valente, député « Ensemble pour la République » du Val-de-Marne
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À LA UNE / Football amateur : le ciel est-il si bleu ?
Alors que la Coupe du monde masculine de football a débuté le 11 juin 2026, les Français suivent avec passion les performances de l’équipe nationale. Avec plus de 2,3 millions de licenciés selon la Fédération Française de Football (FFF), le football demeure le sport le plus pratiqué du pays. Pourtant, derrière la vitrine du football professionnel, le football amateur est confronté à de nombreux défis. Véritables acteurs de cohésion sociale, les clubs locaux reposent largement sur l’engagement bénévole, aujourd’hui fragilisé par une crise durable des vocations. À cette difficulté s’ajoute la diminution des subventions pour les associations : le budget du sport pour 2026 enregistre une baisse de 7,6 % par rapport à 2025. Le monde du football amateur est également marqué par des incivilités. En 2023, la FFF a ainsi recensé 600 agressions physiques à l’encontre d’arbitres. Enfin, malgré une progression constante du nombre de licenciées, en hausse de 10 % par an depuis une décennie, de nombreuses joueuses dénoncent encore un manque de visibilité et des conditions de pratique insuffisamment adaptées (disponibilité des infrastructures, moyens alloués etc). Comment assurer la pérennité du football amateur français ?
Invités :
- Thomas Portes, député « La France insoumise » de Seine-Saint-Denis
- Aleksandar Nikolic, eurodéputé « Rassemblement national »
- Pierre Rondeau, économiste du sport, co-directeur de l’Observatoire du sport de la fondation Jean-Jaurès
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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À LA UNE / Dérèglement climatique : et si tout s’accélérait ?
Deux semaines après une canicule inédite pour un mois de mai, la France connaît une nouvelle vague de chaleur précoce. Selon Météo-France, les températures pourraient atteindre 40 °C dans certaines régions. « Ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses sont un signe manifeste du changement climatique », résume Matthieu Sorel, climatologue. Les scientifiques alertent sur les scénarios climatiques à venir, notamment le phénomène El Niño. Cet épisode climatique réchauffe les températures de surface dans le Pacifique équatorial, entraînant des changements à l’échelle mondiale dans les régimes de vents, de pression et de précipitations. Les projections évoquent l'un des épisodes les plus puissants jamais documentés pour l’année 2027. Les températures de surface pourraient grimper jusqu'à 3,8 °C au-dessus de la normale d'ici décembre. À quoi faut-il s’attendre face à l’intensification du réchauffement climatique ?
Invités :
- Fanny Agostini, journaliste experte des questions climat
- Benoît Granier, porte-parole du Réseau Action Cimat
- Agnès Ducharne, hydro-climatologue, directrice de recherche au CNRS
Chroniques :
- « La petite histoire dans la grande » : Climat, pourquoi la crise ne profite pas aux écolos ? par Anna Cabana
- « Quelle histoire ! » : Trump et l’Iran : revers historique pour les États-Unis ? par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecarts de salaires : faut-il plus de transparence ?
Après son approbation en 2023, la France avait jusqu’au 7 juin 2026 pour inscrire dans le droit national la directive européenne sur la transparence salariale. Présenté pour lutter contre les inégalités de salaires entre hommes et femmes, le texte impose aux employeurs de produire un rapport sur les écarts de rémunération et de communiquer à tout salarié qui en fait la demande les rémunérations moyennes des postes équivalents. Alors que cette nouvelle directive prévoit plusieurs sanctions en cas de non-respect par les entreprises, le patronat français dénonce un nouveau « monstre de complexité » et une mesure qui devrait « nuire au bon fonctionnement des entreprises », prévient Patrick Martin, président du Medef. Les syndicats de salariés, en faveur de la mesure, accusent quant à eux, le gouvernement de « procrastination ». Cette nouvelle obligation de transparence peut-elle réellement faire reculer les inégalités de salaires ?
Invités :
- Sandrine Dorbes, experte en stratégie de rémunération, fondatrice du cabinet « How Much »
- Eva Sas, députée écologiste de Paris
- En visioconférence : Philippe Coy, porte-parole de la CPME
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Iran : jusqu’à quand va-t-on payer le prix de la guerre ?
Après l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole diminuent, une tendance qui se répercute progressivement sur les prix à la pompe. En France, le gazole est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre. Entre la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, les raffineries encore endommagées et des stocks mondiaux à reconstituer, les conséquences économiques de la guerre en Iran seront durables. En 2026, la croissance française serait de + 0,5 %, selon les prévisions de la Banque de France : un résultat particulièrement bas puisque depuis 2010, seules les années 2020 et 2012 ont enregistré un taux inférieur. Le début d’année 2026 a eu des effets « irrattrapables » selon Xavier Debrun, directeur général de la Banque de France. Quand peut-on espérer un retour à la situation économique d’avant-guerre ?
Invités :
- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière
- Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir
- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie de la Fondation Jean-Jaurès
Chroniques :
« Le mot du jour » : économie par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Versailles, du « lourd » depuis toujours ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des « nouveaux OGM » ?
Le mercredi 17 juin, le Parlement européen a voté l’autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Contrairement à celui des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, le génome de ces « nouveaux OGM » a été modifié sans introduction d’ADN étranger. Ces nouvelles techniques génomiques peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies. Cette technique d’« édition » génomique était jusqu’ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l’Union européenne. La rapporteure de la loi, l’eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui « permettra d’obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites ». En revanche, les agriculteurs biologiques s’y opposent, dénonçant une impossibilité d’évaluer précisément les dangers sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles techniques. Ces « nouveaux OGM » sont-ils dangereux pour la santé ?
Invités :
- Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe
- Anne Stambach-Terrenoir, députée « La France Insoumise » de Haute-Garonne
- En visioconférence : Dominique Desclaux, agronome, chercheuse à l’INRAE
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Iran : les défis de la « paix »
Après plusieurs semaines de négociations difficiles, les États-Unis et l’Iran ont annoncé, le lundi 15 juin 2026, un accord visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient sur tous les fronts. Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes, a provoqué des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. L’annonce a été faite par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur central des discussions. L’accord prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz dès sa signature attendue le 19 juin à Genève, ce qui a déjà entrainé une baisse de plus de 4 % du cours du pétrole. Toutefois, la situation reste instable, notamment au Liban, où Israël envisage de maintenir ses forces pour une durée indéterminée. Les négociations doivent encore traiter de la levée des sanctions contre l’Iran, du dossier nucléaire, de la reconstruction économique et du contrôle des engagements. La France et le Royaume-Uni se disent prêts à accompagner la sécurisation de la zone. Cet accord marque-t-il un véritable tournant pour la paix dans la région ?
Invités :
- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise
- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l’IFAS
- Adel Bakawan, Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA)
« Le chiffre du jour » : les carburants repassent sous les deux euros par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » : Macron/Trump, je t’aime moi non plus ! par David Revault d’Allonnes
LA QUESTION QUI FÂCHE / Autonomie de la Corse : la possibilité d’une île ?
Le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République » est examiné à l’Assemblée nationale à partir du mardi 16 juin 2026. Pour la première fois, un territoire français pourrait bénéficier d’un statut d’autonomie lui permettant d’adopter certaines normes législatives et réglementaires. Le texte reconnaît également la population corse comme une « communauté » dotée de particularismes. Cette évolution suscite toutefois un vif débat. Le bloc central et les groupes de gauche penchent, en majorité, en faveur du texte mais la Droite républicaine s’oppose au projet. Le politologue Benjamin Morel dénonce un texte qui remettrait en cause l’égalité devant la loi et consacrerait une forme de communautarisme. La Corse doit-elle obtenir ce statut singulier ?
Invités :
- Laurent Marcangeli, député « Horizons et indépendants » de Corse-du-Sud
- Ugo Bernalicis, député « La France insoumise » du Nord
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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À LA UNE / Après Lyhanna : plus jamais ça !
Les obsèques de Lyhanna ont eu lieu le vendredi 12 juin à Fleurance dans le Gers, une semaine après la découverte du corps de la jeune fille. Les révélations sur les antécédents du principal suspect, Jérôme Barella, ont mis en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein de la justice française et provoqué de vives réactions. Des rassemblements se sont tenus partout en France, lundi 8 juin, et les associations de protection de l’enfance appellent à poursuivre les mobilisations dans les prochaines semaines. En première ligne dans cette affaire, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a exigé une revue des 70 000 plaintes concernant des enfants victimes d’ici le 14 juillet. Peu de temps après le scandale dans le périscolaire, ce drame dégrade la confiance des concitoyens envers l’institution judiciaire : ils sont désormais 70% à exprimer une mauvaise opinion quant à son fonctionnement, soit une hausse de 14 points depuis février 2026, selon un sondage Odoxa-Backbone. Un projet de loi sur la protection de l’enfance doit être examiné à partir du 15 juillet. Quelles mesures mettre en œuvre pour protéger les enfants des violences sexuelles ?
Invités :
- Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne
- Karine Lebon, députée « Gauche Démocrate et Républicaine » de la Réunion
- Martine Brousse, présidente de « La Voix de l’Enfant »
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À LA UNE / Ingérences étrangères : menace sur la présidentielle ?
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu a réuni, jeudi 11 juin à Matignon, les représentants des forces politiques et parlementaires pour une réunion consacrée aux ingérences étrangères, ces actions visant à influencer ou déstabiliser un État. L’objectif est « d’informer de la menace et faire le bilan des modes opératoires informationnels », ainsi que de « pointer les risques en vue des prochaines élections et les mesures à mettre en œuvre ». Alors qu’aux dernières élections municipales, trois candidats de « La France Insoumise » avait été ciblés par une campagne de désinformation, le parti presse le gouvernement de prévenir les risques d’ingérences. À l’issue des échanges, Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d’un référé électoral et le durcissement des sanctions. Un projet de loi sur le sujet est annoncé à l’automne. Comment protéger la démocratie contre les ingérences étrangères ?
Invités :
- Aurélie Luttrin, avocate spécialisée en droit public des affaires
- Martin Untersinger, journaliste au Monde
- Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Crimes sexuels sur mineurs : faut-il les rendre imprescriptibles ?
Dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres d’ajouter « plusieurs mesures » à un projet de loi sur la protection des enfants qui sera examiné au Parlement en juillet. Parmi elles, la « modification des règles de prescription » : la durée durant laquelle une plainte peut être déposée par une victime. À l’heure actuelle, une victime de viol survenu dans l’enfance peut porter plainte jusqu’à 48 ans, le délai de prescription étant de 30 ans à compter de sa majorité. Or, seuls les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles en France. Le sujet ne fait pas l’unanimité. Pascal Vigneron, directeur général de l’association « Colosse aux pieds d’argile » argumente : « les victimes nous disent que la date butoir les a contraints à s'exprimer pour que l'auteur ne reste pas sans condamnation ». Clémentine Autain, députée écologiste, elle-même victime de viol, s'opposaient aussi à « une imprescriptibilité qui pourrait bouleverser l'ensemble du droit ». Faut-il supprimer la prescription pour les crimes sur mineurs ?
Invités :
- Arnaud Bonnet, député écologiste de Seine-et-Marne
- Maître Mathias Darmon, avocat de l’association « Innocence en danger »
- Maître Dylan Slama, avocat pénaliste
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Lyhanna : la justice sur le banc des accusés
Face aux failles révélées par la mort de Lyhanna, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, souhaite créer « une cour disciplinaire » composée de citoyens pour sanctionner les magistrats. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, propose de son côté « des sanctions » au Conseil de la magistrature « si des erreurs individuelles sont mises au jour ». Dans cette affaire, pourtant visé par une plainte pour viol en 2025, le suspect n’avait jamais fait l’objet d’une convocation. En moyenne, selon la Chancellerie, 15 à 20 sanctions sont prononcées chaque année contre des magistrats. Or, pour Bruno Retailleau, « les mécanismes de sanction des magistrats ne fonctionnent pas ». Les acteurs de la justice dénoncent des injonctions contradictoires et des sous-effectifs : « dans les brigades de protection de la famille, parfois il y a un collègue tout seul. Il faudrait le double voire le triple d’effectifs », d’après Reda Belhaj, porte-parole du syndicat de Police Unité. Le manque de sanctions contre les magistrats explique-t-il les « dysfonctionnements » dans l’affaire Lyhanna ?
Invités :
- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions)
- Jérôme Pauzat, magistrat, président de l’association « Amour de la justice »
- Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol
Chroniques :
« Les off de Lou » : duel Attal/Philippe, la machine à perdre ? par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : les juges, cible préférée des politiques ? par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites : vers un départ à 67,5 ans en 2070 ?
Selon son rapport annuel, le Conseil d’orientation des retraites (COR) va revoir à la hausse sa prévision de déficit du système des retraites en 2070. Alors qu’en 2025, le COR proposait de repousser l’âge de départ à 66,5 ans, l’instance préconise aujourd’hui 67,6 ans, afin de limiter la dégradation des comptes publics. Ce basculement tient en grande partie à une fécondité revue durablement à la baisse et à un vieillissement accéléré de la population, qui augmentent mécaniquement le ratio retraités/actifs. Or, la question constitue un enjeu majeur de la prochaine présidentielle. Si la France Insoumise promet un départ à 60 ans, les positions du Rassemblement National divergent : Marine Le Pen défend une suppression de la réforme des retraites tandis que Jordan Bardella, affirme « examiner » la question d’un relèvement de l’âge légal. Les Français partiront-ils un jour à la retraite à plus de 67 ans ?
Invités :
- Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var
- Anaïs Belouassa-Cherifi, députée « La France Insoumise » du Rhône
- Philippe Juvin, député « Droite républicaine » des Hauts-de-Seine
« Bourbon express » par Marco Paumier
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À LA UNE / Lyhanna : l’onde de choc gagne l’Assemblée
Après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, des rassemblements ont eu lieu partout en France, lundi 8 juin, pour dénoncer les défaillances dans le traitement des violences sexuelles. Dans cette affaire, le suspect avait déjà fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires pour viols sur mineurs. Le lendemain, Sébastien Lecornu a réuni plusieurs ministres puis proposé d’alourdir les peines pour les violeurs en série et de raccourcir les délais d’enquête. Les parlementaires plaident de leur côté pour l'étude d'une proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants. Déposé fin 2025 et porté par la députée socialiste, Céline Thiébault Martinez, le texte prévoit notamment la création d’unités de police spécialisées dans les violences sexuelles et une formation dédiée pour les magistrats. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmain a toutefois rétorqué : « aucune des dispositions de la loi intégrale n’aurait répondu dans le cas précis au drame de la petite Lyhanna ». Face à la colère des citoyens et députés, les réponses du gouvernement sont-elles suffisantes ?
Invités :
- Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste de Seine-et-Marne
- David Taupiac, député LIOT du Gers
- Aude Doumenge, responsable de plaidoyer pour l’association « Face à l’inceste »
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
Chronique :
« Quelle histoire ! » : « avion de combat franco-allemand, histoire d’un échec » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Frais de santé : un SMS pour responsabiliser… ou culpabiliser ?
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a indiqué le vendredi 5 juin vouloir informer les Français par SMS des remboursements de la Sécurité sociale après chaque consultation. L’objectif est de sensibiliser aux coûts croissants de la santé, alors que le déficit de la Sécurité sociale se creuse. Selon le rapport de printemps de la commission des comptes de la Sécurité sociale, le celui-ci pourrait atteindre « 23,2 milliards d'euros, soit 0,8 point de PIB » pour 2026. « Chacun doit pouvoir savoir combien l'assurance maladie rembourse aux professionnels de santé, quelle est la valeur du service public », estime David Amiel. La transparence sur les dépenses de santé est-elle un levier efficace pour résorber le déficit de la Sécurité sociale ?
Invités :
- Agnès Firmin Le Bodo, députée « Horizons » de Seine-Maritime
- Yannick Monnet, député « Gauche Démocrate et Républicaine » de l’Allier
- Nathalie Coutinet, économiste de la santé en poste à l'université Sorbonne Paris Nord
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À LA UNE / Solitude : le mal du siècle ?
Selon une étude de la Fondation de France, près d’un tiers des Français se trouvent aujourd’hui en situation d’isolement relationnel et près d’un quart ressentent de la solitude. Parmi eux, les plus durement touchés sont les personnes âgées : 750 000 sont en situation de « mort sociale », selon les Petits Frères des Pauvres, c'est-à-dire quasi ou totalement coupées de tout lien social. La solitude concerne également les plus jeunes : 40% des 18-24 ans déclarent se sentir seuls, selon un sondage de l’Ifop. En zone rurale, l'isolement relationnel continue de progresser : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, d’après la Fondation de France. En trois ans, ce taux a augmenté de trois points. Or, selon l’OMS, la solitude et l’isolement social ne sont pas simplement des états émotionnels mais ils ont un impact direct sur la santé mentale et physique. Ce constat pousse Jean-François Serres, fondateur de Monalisa, à déclarer : « Il faut faire de la solitude et de l’isolement social un grand sujet de campagne présidentielle ». Comment les responsables politiques peuvent-ils agir pour remédier à cette solitude croissante d’une partie des Français ?
Invités :
- Anne Souyris, sénatrice écologiste de Paris
- Jean-François Serres, fondateur de « Monalisa », essayiste
- Antoine Pelissolo, psychiatre, premier adjoint (PS) au maire de Créteil
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À LA UNE / 90 ans des congés payés : la France, pays des vacances !
En 2026, la France célèbre l’un des marqueurs de son histoire sociale : les 90 ans des congés payés. Acquis emblématique du Front populaire en 1936, les semaines de vacances rémunérées ont profondément transformé notre société en ouvrant le droit au repos au plus grand nombre. D’après l’enquête du sociologue Jean Viard et de Guénaëlle Gault, directrice de l’Observatoire société et consommation, 86 % de la population considère les vacances comme « importantes ». 72% des Français sont partis en vacances en 2025 mais 14% d’entre eux sont empêchées par contraintes financières et cumul de fragilités. Selon une étude Verian, un salarié sur cinq ne prend pas l’intégralité de ses cinq semaines de congés annuels. Face à ce constat, le député Éric Pauget a déposé une proposition de loi visant à offrir la possibilité de transformer une partie des congés payés non utilisés en rémunération supplémentaire. 90 ans après leur instauration, les congés payés demeurent-ils un acquis social intangible ?
Invités :
- Guénaëlle Gault, directrice générale de l'Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) et co-autrice de « Le livre des vacances » (éditions de l’Aube)
- Dominique Marcel, président de l'Alliance France Tourisme
- Benoît Serre, président du cercle Humania
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il faire payer les casseurs ?
Après les violences qui sont survenues en marge du sacre du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, et les 890 interpellations déclarées, le Premier ministre a demandé à ses ministres de « préparer les textes » permettant de faire payer les auteurs des dommages. « Ce sont ceux qui cassent qui doivent payer », a déclaré Sébastien Lecornu. Le gouvernement entend ainsi instaurer le principe du « casseur-payeur » au sein du projet de loi RIPOST annoncé début juillet. Le Premier ministre s’est dit ouvert à l’idée de supprimer les aides sociales dont bénéficient les personnes condamnées pour des faits de délinquance. Un principe défendu par la droite et l’extrême droite, tandis que la gauche n’y est pas favorable et propose de s’attaquer aux racines de cette violence. Face aux violences et aux dégradations, le principe du « casseur-payeur » constitue-t-il une réponse efficace et juste ?
Invités :
- Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne
- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise
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