Afleveringen

  • Le destin de certains mots est singulier. En effet, la chose ou la notion qu'ils recouvrent connaît nombre d'évolutions. C'est le cas pour les mots "fisc" et "hystérie".L'évolution du mot "fisc"Le terme "fisc" vient du latin "fiscus", qui désigne un panier, en jonc ou en osier. Il semble d'abord qu'il ait été utilisé pendant les vendanges. Puis cette corbeille a servi à recueillir les contributions versées par les citoyens romains.Ensuite, par extension, ce terme finit par désigner le trésor personnel de l'empereur, puis, peu à peu, l'ensemble des recettes fiscales prélevées par l'Empire romain. Cette séparation entre le patrimoine privé du souverain et les recettes de l'État aurait eu lieu au début du IIIe siècle.De nos jours, on entend par "fisc" une administration centrale, qui organise la mise en place, l'assiette, la perception et le contrôle des impôts.L'hystérie, de l'Antiquité à FreudLe terme "hystérie" est issu du grec "hustera", qui signifie "entrailles" ou "utérus". Dès le début, le mot désignait donc une maladie, ou un dysfonctionnement organique, associés à la sexualité.Jusqu'à la fin de l'Antiquité, ces troubles étaient attribués à l'abstinence sexuelle. Pour les guérir, on préconisait de marier les jeunes files qui en étaient atteintes, et de remarier les veuves.Durant le Moyen-Âge, le plaisir charnel est associé à l'idée de péché. Aussi les manifestations hystériques sont-elles associées à une intervention du diable. C'est dans un tel contexte que s'explique la terrible répression menée contre les prétendues sorcières.Au XIXe siècle, les travaux de Charcot décrivent l'hystérie comme une maladie, dont les origines sont essentiellement organiques. Certains disciples de Charcot, comme Babinski, insistent sur le rôle de la suggestion dans l'apparition des troubles fonctionnels qui caractérisent l'hystérie.Enfin, la notion d'hystérie tient également une grande place dans les travaux de Freud et les débuts de la psychanalyse. Pour les psychanalystes, ces troubles hystériques seraient liés à un traumatisme d'ordre sexuel, souvent subi dans l'enfance. Le malade serait la proie d'un conflit psychique inconscient entre les pulsions de désir et le principe de réalité, autrement dit l'interdit.

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  • On connaît l'action menée par Coluche pour venir en aide aux plus démunis. Pour les secourir, il a crée les Restos du Cœur et donné son nom à une loi qui encourage les dons à certaines associations.


    Encourager les dons


    La loi "Coluche" est votée en 1988 et s'inscrit dans la loi de finances pour 1989. C'est en 1986 que l'humoriste a l'idée du dispositif qui est au cœur du texte. Il propose en effet de consentir une large déduction fiscale sur les dons faits à certaines associations.


    Le but est donc bien sûr d'encourager ces dons, qui doivent aider les personnes en difficulté.


    Certains types d'associations


    Mais, pour avoir droit à cette réduction fiscale, il faut faire un don à certaines catégories d'associations. Il peut s'agir d'une association reconnue d'utilité publique. Dans ce cas, elle doit être à but non lucratif et être gérée de manière désintéressée.


    Les associations d'intérêt général doivent répondre aux mêmes critères. En outre, ces deux types d'associations ne doivent pas fonctionner pour le profit exclusif d'une minorité, mais pour servir les intérêts de tous.


    En pratique, il s'agit souvent d'associations humanitaires, qui viennent en aide aux personnes en difficulté. Elles peuvent exercer leurs activités dans le cadre national ou à l'échelle du monde.


    Une déduction fiscale


    Si le don est fait à une association éligible à la loi Coluche, il bénéficie donc d'une large réduction fiscale. D'un taux initial de 66 %, elle a finalement été fixée à 75 % en 2005.


    Cette réduction fiscale est cependant soumise à un plafond et ne doit pas dépasser 20 % du revenu imposable. Il est à noter que cette déduction ne s'applique pas seulement à l'impôt sur le revenu, mais aussi à l'impôt sur les sociétés et à l'impôt sur la fortune immobilière, ou IFI.


    Cette déduction fiscale n'est pas un crédit d'impôt. Aussi les personnes non imposables ne peuvent-elles pas profiter des dispositions de la loi Coluche. Enfin, l'instauration du prélèvement à la source, à compter du 1er janvier 2019, a rendu nécessaire l'aménagement du dispositif.


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  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

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  • Nous avons tous en tête le célèbre lapin de bande dessinée Bugs Bunny, qui se serait damné pour une carotte ! Mais, au fait, sommes-nous bien sûrs que ce gentil animal soit si friand de ce légume ?


    Surtout du foin


    Il semble bien que l'appétence du lapin pour les carottes relève de l'idée reçue ou même de la légende. Du moins ce légume tient-il une place secondaire dans son menu.


    En effet, le lapin est un herbivore. Son régime alimentaire est avant tout composé de foin vert, assez sec et composé de longues fibres. Il mange aussi des herbes de diverses espèces.


    Certaines plantes fourragères sont cependant à éviter, comme la luzerne. Elle contient en effet trop de calcium, qui peut donner des calculs urinaires au lapin.


    Des carottes trop sucrées


    Qu'en est-il des carottes ? Elles ne sont pas complètement oubliées. En effet, le lapin ne mange pas que du foin et de l'herbe. Son régime alimentaire doit aussi comporter de petites quantités de légumes frais.


    Mais la carotte n'est pas le plus indiqué. Ce n'est pas à cause du calcium, dont elle ne contient qu'une petite quantité, mais du sucre. En effet, la carotte est un légume sucré. Si vous en donnez trop à un lapin, il aura des dents cariées et prendra trop de poids.


    Lui ne demandera pas mieux de la croquer. En effet, les lapins ont une préférence pour les aliments sucrés et amers. Mais c'est donc pour préserver leur santé que leurs éleveurs doivent éviter de leur donner trop de carottes.


    Alors, si la carotte est associée au lapin, cela vient-il du goût prononcé qu'il a pour ce légume ? Il existe une autre hypothèse. Le légume lui-même est prolongé par des fanes, qui sont comestibles et dont le lapin est très friand.


    Si un lapin en liberté aperçoit des fanes dans un champ où des carottes sont cultivées, il va s'empresser de les grignoter, sans se soucier du légume, qui reste sous terre. Mais l'agriculteur, lui, a tôt fait de penser que ce sont bien les carottes que convoite ce lapin gourmand.


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  • On imagine volontiers l'homme préhistorique vivant au fond de grottes obscures. C'est pourquoi on l'a baptisé "l'homme des cavernes". En fait, il semble qu'il ait préféré l'air libre pour établir son habitat.


    Des abris et des tentes en plein air


    De nombreux indices laissent à penser que l'Homo sapiens, autrement dit l'Homme moderne, avait l'habitude de vivre en dehors des grottes. C'est notamment le cas pour l'homme de Cro-Magnon, qui vivait au Paléolithique supérieur, entre 40.000 et 12.000 ans avant notre époque.


    Les traces retrouvées permettent de supposer qu'ils adossaient parfois leurs abris à une paroi rocheuse. La charpente était faite de troncs d'arbres, recouverts de peaux de rennes.


    Le sol était pavé de pierres ou de galets, pour éviter l'humidité. Ces hommes préhistoriques pouvaient aussi s'abriter sous des tentes, construites à peu près de la même façon.


    Ils choisissaient de préférence des endroits où l'eau et le gibier abondaient. La présence de gisements de silex, dans lequel ils taillaient leurs outils, était aussi recherchée.


    Des hommes toujours en déplacement


    Ces hommes du Paléolithique étaient essentiellement des semi-nomades. En effet, ils étaient tributaires du gibier, qu'ils suivaient dans ses déplacements.


    De même, ils devaient protéger leurs campements de la montée des eaux. En effet, ils s'installaient volontiers dans les vallées, où ils trouvaient l'eau et les silex dont ils avaient besoin.


    Mais, durant l'hiver, certains cours d'eau, gonflés par les pluies, menaçaient d'engloutir tentes et abris. Avant que la crue ne se produise, les hommes préhistoriques grimpaient donc sur les plateaux, avant de regagner la vallée au début de la saison chaude.


    Les archéologues ont cependant retrouvé les traces de quelques sites permanents au nord de l'Europe. Les hommes y vivaient dans des huttes solides et de plus grande dimension, construites avec des os, des crânes et des défenses de mammouths.


    On le voit, si nos ancêtres s'installaient parfois à l'entrée des cavernes, ils en délaissaient les profondeurs, obscures et humides. Ils n'y faisaient que de courts passages, le temps de peindre sur les parois les admirables chefs-d'œuvre rupestres que nous connaissons aujourd'hui.


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  • À la fin de sa vie, le dictateur irakien Saddam Hussein aurait fait rédiger un exemplaire du Coran avec son propre sang. Les autorités du pays se demandent aujourd'hui ce qu'il convient de faire de cette encombrante relique.


    Un Coran écrit avec le sang d'un dictateur


    L'histoire peut paraître incroyable et, pourtant, elle semble véridique. Tout commence en 1986, quand l'un des fils de Saddam Hussein est victime d'un grave accident. Le dictateur fait alors le vœu que, s'il en réchappe, il rédigera un exemplaire du Coran avec son propre sang.


    À la fin des années 1990, le dirigeant irakien met son projet à exécution. Il s'entoure d'une infirmière, pour prélever le sang, et d'un calligraphe renommé. Il faudra tirer du corps du dictateur de nombreux litres de sang pour pouvoir écrire le livre jusqu'au bout.


    Ce sang n'était d'ailleurs pas utilisé directement, mais mélangé à des encres spéciales.


    Que faire de ce livre ?


    Le "Coran de sang" a été exposé dans la principale mosquée de Bagdad jusqu'à la chute de Saddam Hussein, puis conservé depuis dans un lieu secret. Sa présence embarrasse beaucoup les autorités irakiennes.


    Faut-il détruire cet exemplaire particulier du Coran ou le conserver ? Certains, à qui ce livre rappelle de bien mauvais souvenirs, s'en déferaient volontiers. On ne ferait ainsi que suivre l'exemple des soldats américains qui, en 2003, abattirent la grande statue du dictateur, qui trônait sur une place de la capitale.


    Dans les milieux dirigeants de Bagdad, certains plaident cependant pour une conservation du "Coran de sang". Il serait un précieux témoignage de la brutalité d'un régime qu'on espérait ne plus jamais revoir.


    Mais se pose aussi la question du statut religieux du livre, dans un pays où l'Islam tient une grande place. Pour la plupart des dignitaires religieux, l'écriture de cet exemplaire du Coran relève du blasphème.


    En effet, d'après la tradition musulmane, le sang, une fois extrait du corps humain, est impur. Pourtant, en tant qu'exemplaire du Livre sacré des musulmans, on ne peut le détruire. À vrai dire, les religieux ont à trancher là un difficile cas d'école, qui ne s'est jamais produit.


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  • Pour discrets qu'ils soient, certains changements touchent à la symbolique même de nos emblèmes nationaux. C'est le cas de la légère modification apportée au bleu du drapeau tricolore. Mais pourquoi avoir pris une telle décision ?


    Une nouvelle couleur pour le drapeau national


    Le changement est resté inaperçu durant de longs mois. En regardant bien le drapeau qui, durant ses allocutions, se trouve derrière le Président de la République, certains spectateurs ont cru remarquer un détail nouveau.


    Il leur a semblé que ce drapeau n'était plus tout à fait le même. L'une des trois couleurs, le bleu, leur paraissait plus foncée. Ces spectateurs attentifs avaient raison : Emmanuel Macron a bien décidé, en juillet 2020, que l'une des trois parties du drapeau national serait désormais revêtue de bleu marine.


    Depuis 1976, en effet, le drapeau se parait d'un bleu plus clair. C'est le président Giscard d'Estaing qui avait pris cette décision, pour mieux harmoniser le drapeau français à celui de l'Europe, auprès duquel il était souvent disposé.


    Un retour aux origines


    Cette décision a été prise dans la plus grande discrétion, sans s'accompagner de la moindre campagne de communication.


    D'après certaines sources, le Président de la République aurait souhaité en revenir au bleu plus soutenu adopté en 1794, quand les couleurs et les motifs du drapeau national furent adoptés. C'était, en quelque sorte, un retour aux origines.


    C'est ce bleu plus intense qu'on peut voir sur certaines représentation de l'époque et dans des toiles comme le célèbre "La liberté guidant le peuple", d'Eugène Delacroix. Il eût été impossible au Président de changer les couleurs du drapeau, car la Constitution le lui interdit.


    Rien ne l'empêchait, par contre, d'en changer les nuances. Pour l'instant, ce nouveau drapeau est seulement placé derrière le Chef de l'Etat, durant certains de ses discours, ainsi qu'au fronton de l'Elysée et de certains monuments.


    En effet, les mairies sont laissées libres de choisir le nouveau drapeau, décoré d'un bleu plus vif, ou de préférer l'ancien, où la couleur est moins profonde. Selon certaines sources, ce changement mineur aurait coûté environ 5.000 euros.


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  • Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.


    Le reflet des mœurs du temps


    La loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.


    Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.


    Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.


    Des insultes punies d'amendes


    La loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.


    Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.


    Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.


    À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.


    La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.


    Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes.


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  • Dans un contexte marqué par de retentissantes affaires de harcèlement sexuel, reprises par des réseaux sociaux relayant les accusations de sexisme et de machisme qu'elles provoquent, la vie de certains personnages célèbres est vue d'un œil nouveau. C'est le cas de Picasso, qui aurait traité les femmes de manière cruelle.


    Un homme violent avec les femmes ?


    Picasso lui-même n'aurait pas fait mystère du mépris dans lequel il aurait tenu la plupart des femmes. Pour lui, elles n'auraient été, d'après l'une de ses compagnes, Françoise Gilot, guère plus que des "machines à souffrir".


    D'après le même témoignage, le peintre aurait divisé les femmes en deux catégories : les "déesses" et les "paillassons". D'après l'une de ses biographes, Picasso aurait eu pour habitude de violer Marie-Thérèse Walter, l'une de ses maîtresses et modèles favoris, avant chaque séance de pose.


    De son côté, sa petite-fille Marina parle de la "sexualité animale" de l'artiste. Pour certains, Picasso aurait aimé soumettre les femmes à des rapports sadomasochistes. Ce sera le cas avec la photographe Dora Maar, qu'il impose à sa compagne Marie-Thérèse Walter et qu'il aurait régulièrement battue.


    Un dédain manifesté dans ses œuvres


    En dehors du témoignage de ses proches, on a voulu chercher dans le triste destin de certains d'entre eux une preuve de la misogynie de Picasso et de sa violence envers les femmes.


    Il est vrai que Marie-Thérèse Walter, mère de sa fille Maya, et Jacqueline Roque, se sont suicidées. Serait-ce à cause des mauvais traitements que Picasso leur aurait fait endurer ? Certains l'ont prétendu.


    Il faut toutefois remarquer que ces suicides sont intervenus plusieurs années après la mort du peintre, treize ans dans le cas de Jacqueline Roque.


    Pour certains, la trace de ce mépris des femmes se lirait dans les toiles de l'artiste. Dans certains de ses tableaux, en effet, Picasso, aidé par les ressources de l'art cubiste, représente les femmes comme des êtres déconstruits, au visage éclaté. Serait-ce une transposition visuelle du dédain dans lequel il les aurait tenues ?


    Faut-il pour autant juger un artiste à l'aune des dérèglements de sa vie privée ? La question mérite en tous cas d'être posée.


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  • Certains logiciels, comme Google Earth ou Google Maps, permettent, en principe, de visualiser l'ensemble des lieux du monde. Mais, pour des raisons diverses, certains endroits demeurent invisibles.


    Le souci du respect de la vie privée


    Des applications comme Google Earh permettent de se promener en images dans le monde entier. Mais leur œil fureteur est parfois accusé de ne pas respecter la vie privée.


    C'est pourquoi certains éléments, comme les visages ou les plaques d'immatriculation des automobiles, apparaissent floutés. Les particuliers peuvent d'ailleurs réclamer l'application d'autres dispositions, visant à préserver leur intimité.


    De leur côté, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour que certains lieux, jugés sensibles, n'apparaissent pas de manière claire à l'image. C'est ainsi qu'en France, un arrêté de janvier 2020 fournit la liste des lieux qu'il est interdit de photographier ou de filmer par quelque moyen que ce soit.


    Des lieux à cacher


    En tête de ces lieux sensibles figurent les installations militaires. Ainsi, vous ne pourrez visualiser, sur Google Earth, ni L'Île-Longue, au large de Brest, qui abrite un centre opérationnel de sous-marins, ni la base militaire du Mont Verdun, dans le Rhône, où se trouve un centre de commandement des forces aériennes.


    De même, la fameuse zone 51, dans le Nevada, épicentre de tant de thèses complotistes, reste invisible aux regards. Vous ne pourrez pas voir plus clairement les sites des centrales nucléaires, qui pourraient représenter autant de cibles de choix pour des terroristes en puissance.


    Pour éviter de faciliter les tentatives d'évasion, toutes les prisons françaises sont désormais floutées. Certains lieux liés au pouvoir, comme le palais royal d'Amsterdam, n'apparaissent pas non plus clairement à la vue.


    De leur côté, les particuliers disposent d'un moyen simple pour faire brouiller la vue de leur domicile. Il leur suffit, pour cela, d'utiliser Google Maps et de cliquer sur un onglet spécifique, destiné à signaler de possibles problèmes.


    Il faut ensuite cadrer l'image qu'on désire cacher à la vue et préciser les raisons de sa décision. L'application fait droit à votre demande si, par exemple, vous indiquez qu'il s'agit de votre domicile. 


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  • Selon la région et le type de foyer utilisé, les feux de cheminée sont autorisés ou interdits. En effet, ils sont souvent considérés comme une source de pollution majeure.


    Une forte émission de particules fines


    En Île-de-France, il est en principe interdit de faire du feu dans l'âtre s'il s'agit d'une cheminée à foyer ouvert, non protégée par une vitre ou un insert. Dans les autres régions, l'utilisation de la cheminée est conditionnée à des ramonages réguliers.


    Si de telles précautions sont prises, c'est que la combustion de bois de chauffage est considérée comme une importante source de pollution de l'air. En brûlant dans les cheminées, le bois émettrait en effet des particules fines qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires.


    Selon une étude menée en 2010 par Airparif, l'organisme chargé de mesurer la pollution de l'air en Île-de-France, cette combustion du bois de chauffage était alors responsable de 23 % des émissions de particules fines.


    Ce type de chauffage émettrait autant de particules fines que le trafic routier. Ce sont les cheminées à foyer ouvert qui pollueraient le plus; ils répandraient dans l'atmosphère huit fois plus de particules fines que les foyers fermés.


    Les arguments des professionnels du bois


    Dans le secteur du bois, les professionnels se défendent de telles accusations. En effet, ils relativisent le caractère polluant de la combustion au bois. Pour cela, ils s'appuient sur d'autres travaux.


    Ils citent notamment une étude d'Airparif, selon laquelle, à proximité du périphérique parisien, l'émission de certaines particules fines, encore plus petites, ne serait liée à la combustion au bois qu'à hauteur de 4 %, alors que le trafic routier serait responsable de 44 % des émissions de ces particules.


    D'après ces professionnels de la filière bois, la pollution incriminée serait surtout due à l'utilisation de foyers ouverts. Il faudrait donc, d'après eux, inciter les gens à faire équiper leurs cheminées d'inserts ou à acquérir des poêles de bonne qualité.


    Ils rappellent enfin que, si le bois brûlé des particules fines, les arbres, dont il est issu, capturent beaucoup de CO2. En terme de pollution, le bilan serait donc plutôt neutre.


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  • En ce mois d'août 2021, le monde littéraire est en émoi. En effet, 6.000 feuillets inédits de Céline viennent d'être retrouvés. Mais qu'étaient devenus ces précieux manuscrits ?


    Des manuscrits réapparaissent


    C'est le journaliste et critique dramatique Jean-Pierre Thibaudat qui avait récupéré ces manuscrits de Céline. Il les a conservés, dans deux grandes caisses, sans en révéler le contenu à personne, jusqu'en juin 2020.


    La personne qui les lui avait remis avait en effet insisté pour qu'il n'en révèle l'existence qu'à la mort de Lucette Destouches, la femme de l'écrivain. Celle-ci étant décédée en novembre 2019, à l'âge de 107 ans, le journaliste contacte Emmanuel Pierrat, un avocat spécialiste dans les droits d'auteur, puis les ayants-droit de Céline.


    Ces manuscrits comprennent de précieux inédits de l'écrivain, comme "Casse-pipe", dont on ne connaissait qu'une partie, ainsi qu'une version plus complète du roman "Mort à crédit".


    Qu'est-il arrivé aux manuscrits de Céline ?


    Comment ces manuscrits de Céline étaient-ils arrivés dans les mains de Jean-Pierre Thibaudat ? Celui-ci les avait gardés durant 15 ans, sans vouloir révéler l'identité de la personne qui les lui avait confiés.


    De son côté, Céline a toujours prétendu que ces documents lui avaient été volés. Ils auraient été dérobés dans son appartement de Montmartre, que l'écrivain avait quitté, en juin 1944, pour gagner l'Allemagne. Auteur de pamphlets antisémites et de textes publiés dans les journaux collaborationnistes, il craignait en effet pour sa vie.


    Mais qui a volé ces feuillets ? L'une des pistes conduit à un certain Oscar Rosembly. Assistant parlementaire du ministre radical Camille Chautemps, puis journaliste dans la feuille de droite "Gringoire", il est hébergé, à partir de 1943, par le peintre Gen Paul, le grand ami de Céline.


    D'ascendance juive, Rosembly, craignant les contrôles, se réfugie parfois dans l'appartement que Céline habite dans le même immeuble. En aurait-il profité pour voler les manuscrits ? L'écrivain soupçonna aussi, sans preuves, le résistant Yvon Morandat, ami de Jean Moulin, qui perquisitionna son appartement à la Libération.


    Quoi qu'il en soit, une enquête pour "recel de vol", déclenchée par la plainte des ayants-droit de Céline, a été ouverte en février 2021.


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  • Le vendredi 26 novembre de nombreux magasins proposent d'importantes réductions, à l'occasion du désormais fameux « Black Friday ». Mais d'où vient cette tradition ?


    Et bien... elle puise ses origines aux Etats Unis, au milieu du 20e siècle. Plus précisément elle y est apparue dans les années 1960 pour désigner le vendredi suivant immédiatement Thanksgiving, c'est à dire le quatrième jeudi de novembre. Pour rappel, au passage, cette fête de Thanksgiving est censée commémorer la fondation des États-Unis et l’entente cordiale entre les colons et les populations natives.


    Mais revenons au Black Friday. Cette journée du vendredi suivant Thanksgiving donc, marque le début de la période des achats de Noël... une journée durant laquelle les Américains se ruaient déjà à l'époque dans les magasins.


    Aussi, rapidement, les commerçants se mirent à proposer des rabais pour que les clients profitent de ce jour férié pour consommer davantage.


    Dès lors, petit à petit, les Américains se sont habitués à réaliser ce jour-là les premiers achats de Noel à prix cassés.


    Voila pour le “Friday” !


    Mais pourquoi donc ce vendredi est-il qualifié de “noir” ?


    La légende veut que les commerçants qui tenaient leur comptabilité (à la main, à cette époque), utilisaient des couleurs différentes selon qu'il s'agissait de comptes déficitaires ou de comptes bénéficiaires (selon qu'ils avaient ou non gagné de l'argent donc).


    Si les résultats négatifs étaient retranscris en rouge, les comptes bénéficiaires eux, l'étaient en noir.


    Or durant cette journée, les comptes étaient systématiquement bénéficiaires ! Donc tenus en noir !


    Voila l'explication du “Black” !


    A propos de Black Friday, je voudrais remercier Playstation de soutenir cet épisode. D'autant que le jour du Black Friday mais pas seulement, entre le 19 et le 29 novembre, il y aura de nombreux jeux en promotion sur le Playstation Store, ainsi que des réductions sur l’abonnement 12 mois à Playstation Plus et Playstation Now.


    Pour rappel, le Playstation Store est un magasin en ligne de jeux vidéo, disponible sur les consoles, sur internet, et sur l'application PlayStation. Il s'agit du plus grand catalogue de jeux existant, disponible 24h sur 24, permettant à chacun d'avoir accès à des jeux instantanément. Vous pouvez même y précommander des jeux et les pré télécharger pour pouvoir y jouer à la minute même de leur sortie.


    Donc avant, pendant, ou après le Black Friday, n'hésitez pas à visiter le Playstation Store pour réaliser de bonnes affaires vidéoludiques !  


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  • Dans le Japon médiéval, la tenue des guerriers était très différente de celle portée, à la même époque, par les combattants occidentaux. Parmi les pièces de cet uniforme, le manteau appelé "horo" est l'une des plus curieuses.


    Un manteau de guerre pour les samouraïs


    Le "horo" fit partie de l'équipement de certains samouraïs à partir de ce que les historiens appellent l'"époque de Kamakura". Cette période, qui marque le début d'une sorte de Moyen-Âge japonais, s'étend de la fin du XIIe siècle au début du XIVe siècle.


    Ce manteau était parfois fixé sur un cadre d'osier, qui évoquait un peu la crinoline des élégantes du temps jadis. Attaché sur cette armature, il était composé de morceaux de tissu cousus ensemble.


    Le "horo" avait une longueur d'environ 1,80 m. Il était fixé, par de fines lanières, au casque ou à l'armure ainsi qu'à la ceinture. Passé dans le manteau, une sorte de mât en consolidait parfois l'attache.


    L'insigne du guerrier, propre à sa famille ou à son clan, était inscrit sur ce manteau de guerre.


    Une protection contre les flèches


    La conception du "horo" était très ingénieuse. La manière dont les tissus étaient cousus et fixés sur l'armature en osier en faisait une sorte de sac. Quand le samouraï galopait sur son cheval, l'air entrait dans le "haro", qui se gonflait alors comme un ballon.


    Ainsi distendu, ce manteau était censé offrir une protection contre les flèches, surtout si elles étaient tirées par derrière ou sur le côté. Les flèches auraient en quelque sorte rebondi sur l'espèce de bulle formée par le "horo", protégeant ainsi le soldat de leur atteinte.


    À vrai dire, une telle protection ne semble pas vraiment démontrée et relève peut-être plus de la légende que de la réalité.


    Le "horo" n'était pas porté par tous les guerriers. Il faisait plutôt partie de l'équipement de personnages de haut rang. Certains messagers d'élite, appelés "tsukai ban", prisaient également cette tenue.


    Si un tel messager était capturé, ce qui était considéré comme une prise glorieuse, on conseillait d'ailleurs d'envelopper sa tête dans le tissu du "horo".


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  • Certains prénoms sont davantage associés que d'autres à tel ou tel pays. C'est le cas du prénom Louis pour la France. S'il existe une relation privilégiée entre notre pays et ce prénom, c'est parce qu'il fut porté par de nombreux rois de France.


    Un prénom d'origine germanique


    "Louis" est un prénom d'origine germanique. Sa forme originelle était "Lhodwig" ou "Hlodowig", ce qui signifie "glorieux combat" ou "illustre combattant". Le prénom fut introduit dans la France actuelle par les peuples francs qui l'ont peu à peu envahie.


    Il a d'abord été latinisé, puis est devenu "Clovis" dans sa forme française. Au fil du temps, le c a disparu et le v s'est transformé en u. "Clovis" est donc devenu "Louis".


    Ce prénom est resté très populaire jusqu'à la Révolution française. Dans la période suivante, il a été moins porté, passant finalement pour un peu démodé. Mais, à partir des années 1990, le prénom Louis a connu un regain de faveur. Porté par plus de 200.000 garçons, il figure même, aujourd'hui, parmi les 10 prénoms masculins les plus portés en France.


    Le prénom des rois de France


    Dans la mémoire collective, le prénom Louis reste associé à la Monarchie française. Pas moins de 16 de nos rois l'ont porté, 17 même si l'on inclut l'infortuné dauphin mort au Temple, qui était Louis XVII pour les royalistes.


    Louis est donc l'équivalent d'Édouard ou d'Henry pour les Anglais ou d'Alphonse pour les Espagnols. Si nos rois en ont fait leur prénom de prédilection, c'est sans doute en référence à Clovis, le véritable fondateur de la dynastie mérovingienne.


    Mais c'est aussi pour honorer la mémoire de saint Louis, sans doute le souverain le plus prestigieux de la dynastie capétienne. Le prénom fut d'ailleurs porté plus souvent à certaines époques.


    Ainsi, entre le début du règne de Louis XIII, en 1610, et la fin de celui de Louis XVI, en 1792, quatre rois successifs ont porté ce prénom. Nul doute qu'en le donnant à leurs enfants, les Français de l'Ancien Régime n'aient voulu les placer sous cet illustre patronage.


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  • Tirées d'un verbe anglais, les expressions "woke" et "wokisme" font florès dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elles n'ont pas la même signification pour tout le monde.


    Un état d'esprit progressiste


    "Woke" vient du verbe anglais "to awake", qui veut dire "s'éveiller". Depuis très longtemps, ce mot est utilisé, dans la culture américaine, pour désigner une personne consciente de la présence d'inégalités et d'injustices dans la société.


    Au XIXe siècle, les antiesclavagistes se voulaient déjà des "éveillés". En 1965, Martin Luther King exhorte les étudiants noirs à qui il s'adresse à rester "éveillés" face à la révolution qui, d'après lui, est en train de se préparer.


    Depuis, le terme de "woke" s'est largement répandu dans les réseaux sociaux. Il fait partie du vocabulaire des milieux progressistes, qui l'identifient à toutes les causes où la justice ou les droits de l'homme leur semblent bafoués. Ainsi, ces "woke" condamnent aussi bien le racisme que le sexisme et, plus généralement, toutes les formes de discriminations.


    Une vision fragmentée du passé national


    Mais, parfois, les "éveillés", ou "woke", ne se contentent pas de donner de la voix. Certains passent à l'action et s'en prennent aux vestiges d'un passé qui leur semble coupable.


    C'est ainsi que des militants ont récemment déboulonné les statues de personnages historiques qui, d'après eux, ne méritaient pas d'être honorés. Si la statue d'Edward Colston a été mise à bas, c'est que, si ce mécène a beaucoup fait pour développer sa ville natale, Bristol, il fut aussi un marchand d'esclaves.


    De même, des "woke" s'en sont pris à la statue de Léopold II, ce roi des Belges accusé d'avoir couvert les pires horreurs dans ce Congo dont il fut, durant deux décennies, le seul propriétaire.


    Ce "wokisme" est accusé par une partie de la classe politique, notamment en France, de vouloir tirer un trait sur le passé. En niant notre passé national, dans son unité, ils se feraient les champions d'une sorte de communautarisme, dans lequel chacun interpréterait l'Histoire à travers le filtre de son identité propre.


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  • Si l'on utilise encore aujourd'hui ce mot pour désigner un lieu fabuleux où l'on est censé pouvoir réaliser ses rêves, c'est en raison d'une contrée mythique blottie quelque part au fond des jungles d'Amérique du Sud, "El Dorado", c'est-à-dire "le doré"; une région qui a enflammé l'imagination des conquistadors espagnols du XVIe siècle. Mais malheureusement pour eux, ils n'ont jamais trouvé cet "Eldorado", en un seul mot, qui a cependant continué d'alimenter le mythe d'un pays regorgeant d'or. Voyons cela plus en détails.


    Les conquistadors espagnols croient avoir de bonnes raisons de suspecter la présence d'un lieu où l'or serait si abondant que les explorateurs pourraient y récolter un trésor fabuleux.


    En effet, ils ont eu vent d'un récit selon lequel le corps du nouveau chef d'une tribu des Andes serait recouvert de poudre d'or. Et durant une cérémonie, des pièces et des objets en or auraient été jetés dans un lac voisin.


    Il faut dire qu'il y a une part de vérité dans cette légende. En effet certaines communautés indigènes étaient très douées pour fabriquer des objets en or. Et un certain chef Muisca avait effectivement l'habitude d'imprégner son corps d'or pour briller comme le soleil. Et ensuite, ainsi chargé de trésors, il se jetait dans l'eau d'une lagune sacrée lors d'une cérémonie fastueuse.


    Pour être encore plus précis, ce cacique était celui de Guatavita. C'était lui qui, couvert d'or, naviguait sur un radeau au milieu de la lagune de Guatavita.


    Aussi à partir de 1540, les conquistadors dirigent des expéditions dans les jungles de l'Équateur et de la Colombie actuels car ils sont persuadés que l'"Eldorado" se trouve à l'intérieur des terres, dans une région reculée. Après avoir asséché en partie le lac (que l'on peut facilement visiter aujourd'hui à seulement 75 kilomètres de Bogota) ils découvrent effectivement des quantités de pièces d'or, jetées le long des rives. Mais ils restent persuadés qu'un trésor plus impressionnant se trouve au fond de l'eau.


    Malheureusement pour eux, ils cherchent en vain ! Ils ne parviendront jamais à le trouver.


    Cet El Dorado que les explorateurs recherchaient est magistralement représenté par le radeau Muisca que l'on peut voir aujourd'hui au Musée de l'or à Bogota, en Colombie. Ce musée possède 34 000 pièces d'or, toutes d'une beauté inégalée et d'une valeur historique unique, que les cultures indigènes telles que les Muisca et les Tayrona utilisaient tant dans la vie quotidienne que lors de toutes sortes de rituels sacrés. Parmi ces nombreuses pièces figure l'emblématique poporo quimbaya, un récipient utilisé par les indigènes pour stocker la chaux utilisée dans le rituel de mastication des feuilles de coca. Il est aujourd'hui si célèbre qu'il fait partie de l'identité culturelle de la Colombie.


    Et puis, au dela du radeau Muisca et du rituel qui a donné naissance à la célèbre légende de l'El Dorado, la convoitise des Européens est encore alimentée par la découverte, dans leurs palais respectifs, des trésors de l'empereur aztèque Moctezuma, et surtout de l'Inca Atahualpa.


    Mais le décès des principaux explorateurs et les dissensions intestines qui les opposent compliquent l'organisation des expéditions.Au cours des années suivantes, d'autres explorateurs descendent bien l'Amazone ou explorent les forêts touffues de la Guyane. Mais toujours en vain. Aucun ne découvre la mythique cité qui continue de peupler les rêves des chercheurs d'or du monde entier.


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  • Paul Verlaine et Arthur Rimbaud sont considérés come des poètes majeurs. Mais les deux écrivains n'eurent pas que des relations littéraires. Ils affichèrent une liaison scandaleuse pour l'époque, qui se termina par deux coups de revolver.


    Une relation compliquée


    Quand il rencontre Rimbaud, en 1871, Verlaine a déjà publié quelques recueils de poèmes. Cette année-là, Rimbaud écrit l'une de ses plus belles œuvres , "Le bateau ivre". Il n'a que 17 ans, soit 10 de moins que Verlaine.


    Entre les deux hommes, c'est le coup de foudre. Verlaine quitte sa femme, qui obtient la séparation. Commence alors une liaison tumultueuse, émaillée de disputes et de ruptures.


    Verlaine introduit son jeune amant dans le cercle de poètes qu'il fréquente. Les réactions vives et l'anticonformisme de Rimbaud y soulèvent la controverse. À une époque où l'homosexualité est rejetée par la société, leur relation fait scandale.


    Les deux hommes vivent ensemble par intermittence, à Paris, mais aussi à Londres et, pour finir, à Bruxelles.


    Un amant furieux


    La relation entre les deux amants est ponctuée d'accès de violence. Marqué par des drames personnels et des déboires sentimentaux, Verlaine boit beaucoup, notamment de l'absinthe, la fameuse "fée verte", dont les ravages sur la santé sont bien connus.


    L'alcool rend Verlaine de plus en plus violent. Dans sa jeunesse, il aurait même, sous son emprise, tenté de tuer sa propre mère. S'emportant facilement lui-même, Rimbaud fait peu de cas des convenances.


    Aussi est-ce sans façon que, venu rejoindre son amant à Bruxelles, en juillet 1873, il lui annonce son intention de le quitter. Verlaine voit rouge. Il se précipite dans une armurerie de la ville, où il achète un petit revolver à la crosse en bois.


    Comme souvent, il est ivre, ce qui accroît sa colère. Il entre alors dans la chambre qu'il partage avec Rimbaud, puis tire deux fois sur le jeune homme. Celui-ci est blessé au bras.


    Verlaine n'en est pas moins condamné à deux ans de prison, autant pour cette tentative d'homicide que pour sa liaison avec Rimbaud et sa participation à la Commune de Paris, deux ans plus tôt.


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  • Beaucoup d'expressions et de mythes nous viennent de la mythologie grecque ou romaine. C'est le cas de ce qu'il est convenu d'appeler, dans le langage courant « le supplice de Tantale ». Mais de quoi s'agit-il au juste ?


    Quel fut le crime de Tantale ?


    Tantale n'était ni un mortel ni un dieu. Il était en somme un composé des deux, ce qu'on appelle, dans la mythologie grecque, un demi dieu. Il était en effet issu de l'union de Zeus, le plus puissant des dieux grecs, et de la nymphe Ploutô. Dans la mythologie grecque, les nymphes étaient des divinités secondaires.


    Or il advint que Tantale provoqua le courroux de Zeus. Mais qu'avait-il bien pu faire pour lui déplaire ? Les écrivains de l'Antiquité ont donné plusieurs versions de l'action qui aurait poussé à bout le roi des dieux.


    Pour certains, il aurait profité de la faveur des dieux pour voler à leur table le nectar et l'ambroisie, qui leur étaient réservés. Mais Tantale se serait rendu coupable d'un crime plus grave.


    En effet, il n'aurait pas hésité à tuer son propre fils, Pélops, qu'il aurait démembré et offert aux dieux. Ces derniers, voyant qu'on leur servait de la viande humaine, auraient repoussé le plat avec horreur.


    Le supplice de Tantale


    Là encore, les récits relatant la punition infligée à Tantale sont très divers. Pour certains auteurs, Zeus l'aurait attaché au sommet d'une montagne, un rocher en équilibre instable menaçant à tout moment de l'écraser.


    Mais, selon la légende, les dieux auraient surtout condamné Tantale à subir le célèbre supplice auquel il a fini par donner son nom. Il aurait été placé, au sein des enfers, au milieu d'une rivière, dont des branches chargées de fruits venaient toucher l'onde.


    Mais, dès que Tantale en approchait la main pour y prendre de l'eau, la

    rivière s'asséchait d'un coup. Et, de même, si l'infortuné voulait cueillir un fruit, la branche s'éloignait aussitôt de lui, poussée par le vent.


    Le malheureux Tantale était donc condamné, pour l'éternité, à subir les affres d'une faim et d'une soif d'autant plus dévorantes que les moyens de l'apaiser semblaient se trouver à sa portée.


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  • Pourquoi les pandas ont-ils un pelage noir et blanc ?

    Choses à Savoir Sciences: https://www.chosesasavoir.com/podcast/sciences/ 


    Comment les nains étaient-ils traités dans l'Egypte Antique ?

    Choses à Savoir Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/


    La crise du Covid a-t-elle créé de nouveaux pauvres ?

    Choses à Savoir Economie: https://www.chosesasavoir.com/podcast/economie/


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  • Grâce aux films, la vie à bord d'un sous-marin n'a plus de secrets pour les spectateurs. Ainsi, ils sont habitués à voir s'allumer cette lumière rouge qui nimbe le bâtiment d'un halo lumineux. Mais, au fait, à quoi sert-elle ?


    Une lumière qui simule la nuit


    La lumière rouge qui, à certains moments, baigne l'intérieur du sous-marin, est en fait une lumière inactinique. Il s'agit de ces lumières qu'on allume dans les chambres noires et qui, apportant peu d'éclairage, ne compromettent pas le développement des photos.


    Le déclenchement de cette lumière est parfois perçu comme un signal devant préparer les membres de l'équipage à un futur combat. Mais son usage réel est plus prosaïque.


    En effet, cette lumière rouge doit imiter la nuit. De fait, sa longueur d'onde est proche de celle de la luminosité nocturne. L'ensemble du bâtiment et tous les instruments de bord passent à ce mode nuit. Sans cette technique, qui permet de respecter la succession du jour et de l'obscurité, le cycle circadien des sous-mariniers serait perturbé.


    Responsable de l'alternance entre la veille et le sommeil, ce cycle circadien influence également la tension artérielle ou la pousse des ongles et des cheveux.


    Grâce à ce subterfuge, les hommes peuvent se reposer et accomplir leur tâche avec plus d'efficacité.


    La lumière rouge n'éclaire pas que les sous-marins


    Même si les sous-marins sont les lieux où l'on s'attend le plus à trouver de la lumière rouge, ils n'en ont pourtant pas l'apanage.


    Certains bateaux de surface sont également équipés de cette lumière, avec le même objectif que les sous-marins. Mais s'y ajoute une raison supplémentaire : ces navires peuvent naviguer plus discrètement durant la nuit.


    Enfin, la lumière rouge n'est pas réservée au seul usage des militaires. En mode nuit, certains smartphones ou liseuses diffusent une lumière rouge qui, contrairement à la lumière bleue, n'est pas nocive pour les yeux et favorise l'endormissement.


    Il existe même de petits appareils conçus tout exprès pour émettre cette lumière rouge. En l'allumant tous les soirs, on glisserait plus vite dans le sommeil. Pour certains, il s'agirait même d'une véritable thérapie.


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