Afleveringen
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Impossible de parler de la Maïf sans évoquer sa signature d'assureur militant. Cécile Ribour, directrice de la communication depuis 2018, incarne pleinement cette posture. Dans cet épisode, elle revient sur l’ADN de l'entreprise, héritée des instituteurs fondateurs, et sur l’engagement de l’entreprise en faveur de l’impact environnemental et sociétal.
Engagé pour l'environnement
La Maïf a mis en place un dispositif inédit : le dividende écologique. Il reverse 10 % du résultat à des projets d’intérêt général. Un engagement tangible, local, loin du greenwashing.
Une maison à mission, pas une posture
Depuis 2020, la Maïf est devenue société à mission. Un travail de fond, amorcé bien en amont, que Cécile a piloté pendant un an et demi. Pas de tagline creuse ici, mais une raison d’être nourrie par l’histoire de la marque et par la réalité du terrain. “On a d’abord vérifié qu’on faisait ce qu’on disait”, explique-t-elle. Chaque mot a été pesé, chaque engagement traduit en indicateurs concrets.
Une direction com de 130 personnes
Avec une équipe de 130 personnes couvrant tous les métiers – du studio créa aux événements mutualistes – la direction de la communication de la Maïf est une PME à elle seule. Le choix stratégique : internaliser un maximum de compétences. L’enjeu : ne pas tourner en rond, continuer à se challenger. Cécile l’assume pleinement : “On est une agence intégrée. Et on se confronte aussi à l’extérieur, avec des agences partenaires pour se remettre en question.”
Du sens, pas seulement des outils
Dans un métier où l’IA, les KPIs et la data ont pris une place considérable, Cécile défend une vision exigeante de la communication. “Notre job, c’est de réfléchir, de créer des ponts entre stratégie, image et impact.” Un plaidoyer pour une com’ de sens, portée par une culture d’entreprise très forte.
Un métier d’intellectuel, pas d’exécutant
Le message est clair pour les jeunes communicants : cultivez votre curiosité, votre capacité d’analyse, votre culture générale. “Ce métier est un métier d’intellectuel”, rappelle Cécile. Une belle leçon de transmission pour celles et ceux qui voient la communication comme un levier d’action, pas un simple habillage.
Et puis, nous avons abordé Cécile et moi d'autres sujets essentiels comme la com interne, la différence entre l'agence et l'annonceur, ses craintes lorsqu'elle a pris son poste, etc.
Un épisode riche, très riche, et passionnant grâce à une invitée de marque. Et très cool. What else ?
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Une crise sanitaire impliquant des nourrissons, une ONG qui diffuse des informations erronées, une pression médiatique immédiate… Pour ce Best Of du Décodeur de la com, Magali Lafleur, dircom de la Fnil, revient sur la première grande crise qui a marqué sa carrière. Un épisode riche d'enseignements sur le rôle stratégique des communicants lorsque tout s'accélère.
Réagir sans attendre
Pour Magali, la première règle est simple : en communication de crise, chaque minute compte. Dès les premières alertes, une cellule de crise est constituée autour d'experts scientifiques, des affaires publiques, d'une porte-parole et de la communication. L'objectif est clair : suspendre toutes les autres activités pour se consacrer entièrement à la gestion de la situation.
Comprendre avant de communiquer
Avant de prendre la parole, encore faut-il connaître précisément les faits. La première question posée par la communicante est sans détour : les entreprises sont-elles réellement en faute ? Une fois la réponse obtenue et les vérifications effectuées auprès de toutes les marques concernées, la stratégie peut être définie avec sérénité. Car une crise ne se gère pas de la même manière selon que l'on est responsable… ou non.
Un message simple vaut mieux qu'un long discours
Face à un sujet extrêmement technique, la tentation est grande d'entrer dans les détails. Magali défend l'approche inverse : construire un message clair, compréhensible et rassurant. Cette simplicité permet de répondre rapidement aux médias sans alimenter le doute ni ouvrir de nouvelles polémiques.
Le porte-parole, un acteur décisif
Des éléments de langage efficaces ne suffisent pas. Encore faut-il une personne capable de les porter avec calme et conviction. La porte-parole choisie possède à la fois une solide expertise scientifique et une vraie culture de la communication. Une combinaison rare qui contribue largement à désamorcer la crise et à rétablir la confiance auprès des médias et du grand public.
Les trois qualités d'un communicant de crise
Avec le recul, Magali résume son expérience en trois mots : rapidité, confiance et sang-froid. Réagir vite, éviter de multiplier les avis contradictoires et garder suffisamment de distance émotionnelle pour prendre les bonnes décisions. Parce qu'en communication de crise, le calme est souvent la meilleure arme.
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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« C'est de la com. » Combien de fois cette phrase a-t-elle été prononcée avec une moue de mépris ? Pour Fred Fougerat, communicant reconnu et auteur de neuf ouvrages, cette expression est bien plus qu'une formule agaçante : elle résume à elle seule l'incompréhension dont souffre encore la communication.
Dans son dernier livre, C'est de la com !, Frédéric démonte une soixantaine d'idées reçues qui collent à la peau des communicants. Et le constat est sans appel : notre métier reste mal connu, souvent caricaturé et trop rarement reconnu pour ce qu'il est réellement.
Pour acheter le 9e livre de Fred : https://www.fnac.com/a21839009/Frederic-Fougerat-C-est-de-la-com
La communication n'est pas une dépense
Premier cliché passé au crible : la communication coûterait cher. Pour Frédéric Fougerat, c'est tout l'inverse. Une communication bien pensée est un investissement. Elle crée de la valeur, développe la réputation, accompagne les transformations et contribue directement à la performance des organisations. La communication n'est coûteuse que lorsqu'elle est inutile ou déconnectée des objectifs qu'elle est censée servir.
Le piège du « j'aime / j'aime pas »
Autre travers fréquent : juger une action de communication à travers ses goûts personnels. Or, rappelle Frédéric Fougerat, la communication n'a pas vocation à plaire aux communicants ni aux dirigeants. Son objectif est d'être efficace.
Un logo, une campagne ou une identité visuelle ne doivent pas être évalués selon des critères affectifs, mais selon leur capacité à répondre à une stratégie et à atteindre un objectif.
La communication est un métier
« Tout le monde peut faire de la communication » est probablement l'idée reçue qui agace le plus l'auteur. Certes, chacun peut avoir un avis. Mais avoir un avis ne signifie pas posséder une expertise.
Comme n'importe quelle profession, la communication nécessite des compétences, de l'expérience, du discernement et une véritable capacité à prendre des décisions.
L'éthique comme boussole
Relations presse, communication de crise, communication interne, communication financière ou influence : derrière chaque discipline se cache une même exigence. Celle du professionnalisme.
Pour Frédéric Fougerat, l'éthique ne relève pas du discours. Elle se traduit dans les pratiques quotidiennes, dans le respect des journalistes, dans la cohérence entre les paroles et les actes, mais aussi dans l'attention portée aux détails.
Défendre la communication
Au fond, ce livre est un plaidoyer. Un plaidoyer pour un métier souvent critiqué mais pourtant indispensable au fonctionnement des entreprises, des institutions et de la démocratie.
Parce qu'avant d'être « de la com », la communication est avant tout un travail d'écoute, de stratégie, de pédagogie et d'engagement.
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La communication est un métier qui parle à tout le monde. Pourtant, ceux qui la pratiquent ne reflètent pas toujours la diversité de la société. Dans cet épisode, enregistré en 2022, Nadjet Boubekeur et Fawaz Mamah partagent leur expérience et proposent des pistes pour faire évoluer les choses. Depuis, est-ce que les choses ont changé ? Euh, ben, non...
Un manque de représentation encore visible
Pour Nadjet Boubekeur, le constat est sans appel : en plus de vingt ans de carrière dans les relations presse, les professionnels issus de la diversité rencontrés à des postes à responsabilité se comptent sur les doigts d’une main. Une situation qui ne relève pas seulement du recrutement, mais aussi de l’accès à l’information et aux opportunités.
Le poids des parcours et des déterminismes
Pourquoi si peu de diversité dans la communication ? Pour les deux invités, une partie de la réponse se trouve dans l’orientation scolaire et les représentations. Beaucoup de jeunes ne connaissent tout simplement pas ces métiers. D’autres n’osent pas s’y projeter, faute de modèles auxquels s’identifier. Quand personne autour de soi n’a emprunté ce chemin, il devient plus difficile d’imaginer qu’il est accessible.
La communication peut changer les regards
Fawaz Mamah rappelle que la communication elle-même possède un pouvoir considérable. Une campagne publicitaire, un visuel ou un récit peuvent modifier la perception que les jeunes ont de leur avenir. Montrer davantage de profils diversifiés dans des rôles de dirigeants, d’experts ou d’entrepreneurs contribue à élargir le champ des possibles.
Rôle modèle, réseau et transmission
Les deux invités insistent sur l’importance des rôles modèles. Voir quelqu’un qui nous ressemble réussir permet de se projeter. Ils défendent également l’idée de créer davantage de passerelles entre professionnels et jeunes talents afin de partager les réseaux, les conseils et les opportunités.
Oser et persévérer
Au-delà des obstacles, Nadjet et Fawaz délivrent un message résolument optimiste. Les métiers de la communication sont accessibles à celles et ceux qui s’y intéressent, cherchent l’information et font preuve de persévérance. Leur conseil est simple : ne pas s’autocensurer. Oser demander, oser candidater, oser se rendre visible. Car souvent, le premier pas est déjà une victoire.
La diversité n’est pas seulement une question de représentation. C’est aussi une richesse pour les entreprises, qui gagnent à multiplier les points de vue, les expériences et les parcours. Une communication plus diverse est, finalement, une communication plus juste et plus proche du réel.
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Peut-on être pleinement soi-même au travail ? Pour Agathe Weil, la réponse est évidente aujourd'hui. Mais cela n'a pas toujours été le cas.
Dans cet épisode du Décodeur, elle revient avec sincérité sur son parcours, son rapport à la différence et l'importance des rôles modèles en entreprise.
Le jour où tout a basculé
Le déclic survient il y a une quinzaine d'années, lors d'un déplacement professionnel au Texas. Au cours d'un dîner, Agathe réalise qu'elle passe son temps à contourner les questions personnelles pour éviter de révéler qu'elle partage sa vie avec une femme.
Le soir même, seule dans sa chambre d'hôtel, elle s'effondre. Cette situation lui apparaît soudain insupportable. Pourquoi consacrer autant d'énergie à cacher une partie de soi ?
Le lendemain, elle prend une décision qui changera sa vie : ne plus se cacher.
Les petites discriminations du quotidien
Agathe n'a jamais subi de discrimination frontale dans sa carrière. En revanche, elle évoque ces innombrables micro-agressions qui, mises bout à bout, finissent par peser.
Une remarque maladroite. Un formulaire qui ne prévoit qu'un conjoint masculin. Une surprise affichée lorsqu'elle évoque sa compagne.
Rien de dramatique pris isolément. Mais une accumulation qui rappelle constamment que certaines situations restent considérées comme "hors norme".
L'importance des rôles modèles
L'absence de représentation a longtemps été un sujet pour Agathe. Adolescente, elle ne voyait personne qui lui ressemblait dans les films, les médias ou le monde professionnel.
C'est précisément pour cette raison qu'elle s'engage aujourd'hui comme rôle modèle auprès de l'Autre Cercle.
Son objectif est simple : montrer qu'il est possible d'être soi-même, d'exercer des responsabilités importantes et de réussir sa carrière sans renoncer à son identité.
Comme elle le résume avec une formule forte : « On ne peut pas être ce qu'on ne montre pas. »
Créer des environnements où chacun trouve sa place
Agathe souligne également le rôle déterminant de l'entreprise et des managers. Elle rend notamment hommage à Frédéric Fougerat, son directeur de la communication, qui a toujours créé un environnement de travail ouvert et protecteur.
Car l'inclusion ne repose pas uniquement sur les personnes concernées. Elle dépend aussi de la capacité des organisations à permettre à chacun d'être lui-même sans crainte.
Au fond, le sujet dépasse largement les questions d'orientation sexuelle. Il touche à quelque chose d'universel : la possibilité d'exister pleinement dans son environnement professionnel.
Et peut-être est-ce là la mission la plus importante d'un rôle modèle : ouvrir la voie pour ceux qui hésitent encore à emprunter le chemin.
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Les relations presse sont souvent perçues comme un art. Dans cet épisode, Nadjet Boubekeur démontre qu'elles reposent sur une méthode, de la préparation et beaucoup de bon sens. Forte de son expérience, elle partage une feuille de route claire pour construire une stratégie RP efficace et durable.
Les 10 étapes clés des relations presse
S'appuyer sur les experts internes
Créer une relation avec les journalistes avant d'avoir besoin d'eux
Définir une véritable intention de communication
Rédiger un communiqué de presse percutant, court, structuré et enrichi de verbatims
Entretenir son fichier presse et assurer un suivi personnalisé, avec relances et échanges ciblés
Choisir le bon média en fonction de la cible visée
Penser digital
Faire preuve de persévérance et retravailler son angle lorsqu'un sujet ne trouve pas immédiatement son public
Faire systématiquement relire ses contenus
Rester honnête, même en période de crise
La relation avant l'information
L'une des idées fortes de Nadjet est qu'un journaliste ne se contacte pas uniquement lorsqu'un communiqué est prêt à partir. Les meilleures collaborations se construisent dans la durée, grâce à des échanges réguliers qui instaurent confiance et réciprocité. Lorsqu'une actualité survient, cette relation préexistante fait toute la différence.
Penser comme le journaliste
Pour espérer être repris, il faut sortir de sa logique d'entreprise et se demander ce qui intéressera réellement les lecteurs ou les auditeurs. Un bon sujet n'est pas une publicité déguisée : c'est une information utile, originale ou porteuse d'enjeux pour le public.
L'angle fait souvent le succès
Un refus n'est pas forcément synonyme de mauvais sujet. Il peut simplement révéler un problème d'angle ou de présentation. Reformuler son histoire, la rendre plus concrète ou plus proche des préoccupations des citoyens permet souvent de transformer un échec en opportunité médiatique.
L'humilité comme meilleure alliée
Enfin, l'épisode rappelle une règle essentielle : dans les relations presse, la transparence paie toujours davantage que la dissimulation. En cas de difficulté ou de crise, reconnaître ses erreurs, apporter des preuves et répondre rapidement renforce la confiance des journalistes et protège durablement la réputation de l'organisation.
Plus qu'une recette miracle, Nadjet livre ici une méthode de travail solide. Dix étapes simples, applicables par tous les communicants, qui rappellent qu'en matière de relations médias, la qualité de la relation humaine reste fondamentale.
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Seconde partie d'épisode en compagnie de Virginie Debuisson, Olivier Cimelière et Mathieu Pimort.
Nous analysons encore les raisons du mépris du métier de communicant en entreprise.
La 1ère partie : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/1-2-pourquoi-la-communication-est-elle-m%C3%A9pris%C3%A9e-virginie/id1532638419?i=1000771488124
Le piège du court terme
Pour Virginie, le problème est simple : la communication est encore trop souvent évaluée avec les mauvais indicateurs.
Beaucoup de dirigeants cherchent un ROI immédiat.. Un passage à la télé, un article dans la presse ou une campagne doivent, selon eux, générer instantanément du chiffre d’affaires. Une vision réductrice qui ignore la véritable nature de la communication : construire une réputation, renforcer une marque, créer de la confiance. Autant d’actifs qui se développent sur le temps long.
Les communicants, sentinelles des crises
Pour Olivier, la crise illustre parfaitement le manque de considération accordé aux professionnels de la communication.
Les signaux faibles existent presque toujours avant qu’une crise n’éclate. Pourtant, les alertes des communicants restent souvent ignorées jusqu’au moment où la situation devient incontrôlable.
Le paradoxe est cruel : tant que tout va bien, leur expertise est minimisée. Mais lorsque l’incendie se déclare, tout le monde se tourne vers eux pour trouver une solution.
Communication et business : le grand malentendu
Mathieu pointe une autre difficulté : la confusion persistante entre marketing et communication.
Le marketing vise directement l’acquisition commerciale. La communication, elle, travaille l’image, la notoriété, la culture et la perception d’une organisation.
Où sont passées les "role-models" de la com ?
Autre constat partagé : la disparition progressive des figures inspirantes du secteur.
Mes invités regrettent une époque où des professionnels expérimentés partageaient davantage leurs analyses, leurs convictions et leurs désaccords. Pour retrouver sa place, la communication doit peut-être retrouver des personnalités capables de bousculer les idées reçues et d’assumer des positions fortes.
Une profession qui doit retrouver sa voix
Malgré les critiques, mes 3 invités restent profondément optimistes.
Pour Virginie, l’explosion des technologies et de l’intelligence artificielle représente une formidable opportunité pour les communicants capables d’aider les marques à émerger dans un environnement saturé.
Pour Olivier, la communication demeure l’un des métiers les plus passionnants qui soient, parce qu’il permet de comprendre toutes les facettes de l’entreprise.
Et pour Mathieu , la reconnaissance passera par une meilleure démonstration de la valeur économique de la communication.
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Episode hommage aujourd'hui. Arnaud Le Mérour, alors directeur de la marque, de la communication et du marketing de Rennes School of Business, partageait bien plus qu'une vision du métier. Avec sincérité, générosité et profondeur, il livrait une véritable philosophie de la communication. Une pensée pour sa famille, ses proches et ses anciens collègues de RSB.
Porter une marque, porter une vision
À la tête d'une équipe de communication particulièrement étoffée, Arnaud ne réduisait jamais son rôle à celui d'un gestionnaire de campagnes. Pour lui, communiquer consistait avant tout à faire vivre une marque, lui donner une âme, une personnalité et une cohérence.
À Rennes School of Business, cette mission passait par une conviction forte : la différenciation. Dans un univers des grandes écoles souvent perçu comme uniforme, il défendait avec fierté l'identité singulière de son établissement, son ouverture internationale, son ancrage territorial et sa capacité à sortir des sentiers battus.
Derrière chaque campagne, chaque prise de parole, chaque message, il cherchait à faire émerger une vision claire et authentique.
La créativité comme état d'esprit
Ce qui frappe dans cet échange, c'est la place centrale qu'Arnaud accordait à la créativité. Pour lui, une bonne idée n'était jamais le fruit du hasard. Elle naissait de la curiosité, de l'observation, de l'accumulation de connaissances mais aussi de la capacité à oublier les certitudes pour laisser émerger quelque chose de nouveau.
Sa définition de la créativité dépasse largement le cadre de la communication. Elle touche à la manière d'être au monde : observer, écouter, ressentir et rester ouvert à l'inattendu.
Cette vision explique sans doute pourquoi il considérait la communication comme un métier profondément vivant, un terrain d'expression où l'on peut donner corps à des idées, des projets et des ambitions.
Un manager profondément humain
Au fil de l'entretien apparaît également une autre facette d'Arnaud : celle du manager.
À la tête d'une équipe de dix-huit personnes, il parlait moins de process que de confiance, moins d'organisation que de bien-être. Il était convaincu qu'aucune créativité durable ne pouvait naître dans un environnement qui ne favorise pas l'épanouissement des collaborateurs.
Son rôle, disait-il, consistait avant tout à transmettre de l'enthousiasme. Une phrase simple, mais qui résume parfaitement sa manière d'envisager le management : accompagner, encourager et permettre à chacun de révéler le meilleur de lui-même.
Le métier de communicant comme transmission
Peut-être est-ce là l'idée la plus forte de cet épisode. Arnaud ne se définissait ni comme un expert ni comme un sachant. Il se voyait comme un passeur. Un passeur d'informations, un passeur d'énergie, un passeur d'idées.
Cette humilité, associée à une immense curiosité intellectuelle, transparaît dans chacune de ses réponses. Elle explique aussi pourquoi son témoignage conserve aujourd'hui toute sa force.
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À 26 ans, Bryan Coukan pilote la communication de plusieurs entreprises réunies au sein d'une holding à La Réunion. Hôtellerie, formation, sécurité incendie, bureau d'études… des activités très différentes qui l'obligent à jongler en permanence entre stratégie, organisation et opérationnel. Dans cet épisode, Bryan revient partage une vision déjà mature de son métier.
Gérer plusieurs marques sans se disperser
Comment communiquer efficacement lorsque l'on doit accompagner plusieurs entreprises à la fois ? Pour Bryan, la réponse tient en un mot : l'organisation. Face à la diversité des activités qu'il accompagne, le communicant a mis en place des processus simples mais rigoureux. Chaque journée débute par l'identification des urgences et la priorisation des sujets. Une méthode indispensable lorsque les ressources sont limitées et que les demandes se multiplient.
Son objectif : éviter de subir l'actualité et conserver du temps pour les actions à forte valeur ajoutée.
La confiance, moteur de la communication
Au cœur de son quotidien se trouve également une relation essentielle : celle qu'il entretient avec Vincent, dirigeant de la holding.
Dès leur rencontre, les deux hommes partagent une même vision du développement des entreprises et du territoire réunionnais. Une confiance mutuelle qui permet aujourd'hui à Bryan de bénéficier d'une véritable autonomie dans ses missions.
Cette relation lui permet notamment d'accompagner le dirigeant dans sa prise de parole et dans le développement de son personal branding, devenu un levier important de visibilité et d'incarnation.
Une stratégie fondée sur le bon sens
Loin des recommandations interminables et des présentations de plusieurs centaines de pages, Bryan privilégie une approche pragmatique.
Avant toute action, il réalise un diagnostic de l'existant afin d'identifier les forces, les faiblesses et les opportunités de chaque structure. Une fois ce travail effectué, la stratégie se construit autour d'objectifs concrets, d'un calendrier éditorial et d'actions adaptées aux réalités du terrain. Une méthode simple, mais redoutablement efficace.
Remettre l'humain au centre
La communication est avant tout une affaire d'humains.
Pour mon invité, les meilleurs contenus sont ceux qui mettent en lumière les collaborateurs, les parcours et les histoires vécues. Humaniser une entreprise permet de créer davantage de proximité, de renforcer l'engagement et de donner du sens aux messages diffusés.
Une philosophie qui guide l'ensemble de ses actions.
Oser et croire en ses ambitions
En conclusion, Bryan adresse un message aux jeunes communicants. Selon lui, la curiosité, l'audace et la persévérance restent les meilleures armes pour construire une carrière.
Sans réseau particulier ni piston, il a bâti son parcours en multipliant les expériences et en osant saisir les opportunités. Une preuve supplémentaire que la passion demeure souvent le meilleur moteur de réussite.
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La communication souffre d'un paradoxe : elle est partout, mais rarement reconnue à sa juste valeur. Virginie Debuisson, Mathieu Pimort et Olivier Cimelière décortiquent les raisons qui expliquent pourquoi le métier reste souvent sous-estimé, voire méprisé. Cet épisode est en 2 parties, tant il y a de choses à dire !
Tout le monde pense savoir faire de la communication
C'est probablement le premier malentendu. Parce que chacun sait parler, écrire un e-mail, publier sur LinkedIn ou créer un visuel sur Canva, beaucoup considèrent que la communication ne nécessite pas de véritable expertise.
Pour Virginie, l'arrivée des outils d'intelligence artificielle accentue encore ce phénomène. Produire du contenu semble devenu simple et accessible à tous. Pourtant, derrière un visuel ou un message se cachent une intention, une stratégie, une symbolique et une compréhension fine des publics. Autant d'éléments invisibles qui constituent pourtant le cœur du métier.
L'illusion de la facilité
Mathieu compare la communication au football : tout le monde a un avis, mais peu maîtrisent réellement le sujet.
Cette facilité apparente contribue à dévaloriser la fonction. Contrairement à un directeur financier ou à un expert data, le communicant voit son travail commenté par tout le monde. Résultat : la communication est souvent perçue comme une compétence universelle plutôt qu'un métier à part entière.
Le poids d'une réputation historique
Pour Olivier, la communication paie encore aujourd'hui une image héritée des années 1990. À cette époque, elle était souvent associée à l'événementiel, aux relations publiques ou à l'habillage des décisions déjà prises.
Même si la fonction s'est considérablement professionnalisée, cette perception demeure. Le communicant reste parfois vu comme celui qui "fait joli" plutôt que comme celui qui accompagne la stratégie de l'entreprise.
Le piège du tout-outil
Un autre travers consiste à réduire la communication à ses supports : un site internet, une brochure, une campagne ou un post LinkedIn.
Or, comme le rappelle Olivier Cimelière, la communication commence bien avant la production des outils. Elle consiste d'abord à analyser un contexte, comprendre les parties prenantes, identifier les enjeux et construire un récit cohérent. Les outils ne sont que la traduction visible d'une réflexion stratégique beaucoup plus profonde.
Retrouver le sens et le courage
Les intervenants pointent enfin un risque majeur : celui d'une communication devenue standardisée, dictée par les tendances, les algorithmes et la peur de se différencier.
À force de reproduire ce qui fonctionne ailleurs, les entreprises finissent par produire les mêmes contenus et les mêmes discours. Pour retrouver sa valeur, la communication devra sans doute renouer avec ce qui fait sa singularité : la réflexion, la curiosité, l'audace et le courage de défendre des convictions.
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On parle souvent stratégie, contenus ou marques lorsqu'il est question de communication. Plus rarement management. C'est désormais chose faite avec Thibault Leflot, responsable du pôle communication de la SCP.
De l'OM à Zidane, des expériences hors normes
Avant d'évoluer dans le monde de l'eau, Thibault construit son parcours dans le sport. Il rejoint l'Olympique de Marseille au début de sa carrière. Là-bas, il participe à l'organisation des matchs de Ligue des Champions.
Après avoir consacré son mémoire au développement du foot à 5, il provoque sa chance et entre en contact avec les proches de Zinedine Zidane. Il participe alors à l'aventure Z5, les centres de football créés par l'ancien champion du monde.
Construire une marque sans dépendre de son icône
Chez Z5, le défi est immense : comment développer une marque forte lorsqu'elle porte le nom de l'une des personnalités les plus connues de la planète ?
Pour Thibault, l'enjeu consiste à trouver le bon équilibre. Utiliser la puissance médiatique de Zizou sans rendre la marque dépendante de son image.
Son image est utilisée avec parcimonie, uniquement lors de moments stratégiques. Un principe qui guidera également le développement de Z5.
Au-delà de la légende, Thibault retient le professionnalisme et le niveau d'exigence de Zinedine, soucieux de comprendre précisément comment son image était utilisée dans chacun de ses partenariats.
Le management comme passion
Aujourd'hui à la SCP, Thibault assume pleinement une définition peu commune du métier : il se considère autant manager que communicant.
Sa mission ? Permettre à chaque membre de son équipe d'exprimer pleinement son potentiel. Donner de l'autonomie, accompagner la progression des collaborateurs et veiller à ce que chacun passe un maximum de temps dans sa « zone de génie ».
Pour y parvenir, il a mis en place une méthode simple mais exigeante : des points hebdomadaires individuels, un suivi régulier des objectifs et une attention permanente portée à la charge de travail et au bien-être de ses équipes.
Son rôle consiste aussi à protéger ses collaborateurs. Savoir ralentir certains projets, prioriser, simplifier et parfois dire non pour préserver l'essentiel.
Le plus beau métier du monde
Lorsqu'on lui demande quel conseil il donnerait à un jeune communicant, Thibault ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, la communication est un métier d'avenir avec un impact concret sur la performance des organisations.
La clé réside dans la curiosité, la préparation et la capacité à comprendre les mécanismes qui se cachent derrière les messages.
Car ce qu'il aime le plus dans son métier n'est pas seulement la diffusion d'une campagne. C'est tout ce qui précède : comprendre les enjeux, analyser une situation, construire une stratégie puis voir un projet prendre vie.
Une vision du métier qui résume parfaitement cet épisode : la communication n'est jamais uniquement une affaire de messages. C'est avant tout une aventure humaine et collective.
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Le responsable communication est partout dans l'entreprise. Pourtant, peu savent réellement ce qu'il fait.
Dans cette deuxième partie* du Décodeur de la Communication, Katia Luccin, responsable communication chez Engie, revient sur un métier aussi essentiel que méconnu.
Un poste au cœur de l'entreprise
Le responsable communication est à la croisée de nombreux univers : il travaille avec la direction, les métiers, les experts, les managers et les équipes opérationnelles. Son rôle : créer du lien entre tous ces acteurs et à faire en sorte que chacun avance dans la même direction.
Cette position intermédiaire est complexe. Le communicant doit comprendre les enjeux stratégiques de son organisation tout en restant connecté aux réalités du terrain.
Traduire la complexité
Pour Katia, l'une des principales missions du resp com est de rendre accessibles des sujets parfois techniques.
Énergie, forage, renouvelables, RSE, transformation des processus : tout au long de sa carrière, elle a dû apprendre des métiers très différents afin de pouvoir les expliquer simplement.
Cette capacité d'apprentissage permanent constitue l'une des grandes forces du communicant.
Faire entendre sa voix
Le métier exige également une vraie force de caractère. Le responsable communication n'est pas là pour valider mécaniquement les demandes qui lui sont adressées.
Son expertise consiste aussi à questionner, à challenger et parfois à dire non. Non pas par principe, mais parce qu'il est garant de la cohérence des messages, de l'image de l'entreprise et de l'efficacité des actions menées.
Pour être entendu, il doit construire au fil du temps une relation de confiance avec les dirigeants, les experts et l'ensemble de ses interlocuteurs.
L'humain avant les outils
L'intelligence artificielle transforme le quotidien des communicants. Mais pour Katia, l'essentiel restera ailleurs. Comprendre les comportements, accompagner le changement, écouter les résistances, expliquer les décisions : autant de missions qui nécessitent une véritable intelligence humaine. Et derrière chaque stratégie, il y a avant tout des femmes et des hommes.
Un métier de passion et de curiosité
Quel conseil donner à celles et ceux qui souhaitent devenir responsables communication ?
Être curieux de tout. Aller à la rencontre des métiers. Comprendre les organisations. S'intéresser aux innovations sans oublier les fondamentaux.
Le responsable communication est un professionnel qui apprend en permanence, qui se réinventer, s'attaque aux nouveaux enjeux et crée du sens.
la première partie est ici : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/comment-engie-r%C3%A9ussit-sa-transformation-mondiale-katia/id1532638419?i=1000766333898
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On dit souvent que les entreprises ont peur d'embaucher quelqu'un qui ne vient pas du secteur. Une fois n'est pas coutume, je reçois aujourd'hui Thibault Leflot, responsable communication de la SCP, la société du canal de Provence. Thibault revient sur son arrivée dans un univers radicalement différent et sur les défis passionnants qu’il y relève avec succès depuis trois ans.
La SCP, une entreprise stratégique
La SCP joue un rôle fondamental dans la gestion de l’eau dans le midi depuis près de 70 ans. Mais comme l’explique Thibault, l’entreprise ne se limite plus, depuis longtemps, au Canal de Provence. Présente à l’international, capable d’intervenir sur des problématiques hydrauliques au Sénégal, au Sri Lanka ou encore sur le canal de Panama, la SCP dispose d’expertises extrêmement pointues dans la gestion de l’eau et l’ingénierie hydraulique.
Repositionner une marque historique
Lorsque Thibault rejoint la SCP, l’un des grands enjeux est clair : mieux expliquer ce qu’est réellement l’entreprise. Derrière un nom très régional se cache en réalité un groupe aux missions bien plus larges. Avec ses équipes, il engage alors un travail de clarification de la marque. Nouvelle manière de présenter les activités, évolution du discours, simplification des messages, création d’un film de marque : tout est pensé pour rendre la SCP plus lisible et plus identifiable.
Du Canal de Provence à la SCP
Désormais, la société s'appelle la SCP. Une manière d’assumer une dimension nationale et internationale, tout en conservant l’héritage historique de la structure. Un exercice mené avec le CODIR et largement accompagné en communication interne.
Pour rendre compréhensible son entreprise auprès du grand public, Thibault adopte la méthode KISS, keep it short and simple, qu’il applique aussi bien aux messages qu’aux projets.
Le défi du management
Au-delà de la communication corporate, cet épisode parle aussi de management. À la tête d’une équipe de onze personnes, Thibault se définit autant comme manager que comme communicant. Pour lui, la performance d’une direction communication repose avant tout sur l’humain.
Pour conclure cette première partie, mon invité partage sa vision d’un métier en pleine évolution. Selon lui, la communication est un métier d’avenir, capable d’avoir un impact très concret sur le développement des entreprises et sur la compréhension des grands enjeux contemporains. Un échange passionnant sur la transformation d’une marque, la gestion d’équipe et la place stratégique de la communication dans une entreprise engagée sur des sujets aussi essentiels que l’eau et le climat.
PS : le film instit de la SCP : https://www.youtube.com/watch?v=74pvLa7pAVM
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Joe La Pompe observe la publicité depuis plus de vingt-cinq ans. Et depuis tout ce temps, il traque ce que beaucoup préfèrent éviter de regarder : les idées déjà vues, les copies, les inspirations un peu trop appuyées. Derrière son pseudonyme et sa cagoule, l’ancien concepteur-rédacteur est devenu une figure incontournable de la culture publicitaire.
Dans cet épisode du Décodeur de la com, il revient sur la naissance de son blog, devenu une référence mondiale, mais surtout sur une question essentielle : qu’est-ce qu’une idée originale aujourd’hui ?
Copier ou coïncider ?
Joe La Pompe le reconnaît lui-même : avec le temps, sa vision du plagiat a évolué. Au départ, il pensait qu’une publicité ressemblant à une autre relevait forcément de la copie. Aujourd’hui, il nuance. Entre hasard, influence inconsciente et véritable plagiat, la frontière est parfois mince.
Mais une chose reste certaine selon lui : dans un métier qui prétend vendre de la créativité, ne pas vérifier si une idée a déjà été faite est une faute professionnelle. D’autant plus à l’heure où toutes les campagnes du monde sont accessibles en quelques clics.
Une génération “copier-coller” ?
L’un des passages les plus passionnants de cet échange concerne la nouvelle génération de créatifs. Joe La Pompe évoque une époque où l’originalité était un véritable graal. Désormais, il observe une culture du remix permanent, nourrie par les réseaux sociaux, les templates et les outils automatisés.
Pour certains jeunes créatifs, reprendre une idée déjà vue n’est même plus un problème. Après tout, “si personne ne l’a vue, pourquoi ne pas la refaire ?”. Une logique que Joe comprend… sans forcément la cautionner.
La publicité a-t-elle perdu son âme ?
Au fil de la conversation, Laurent François et Joe La Pompe dressent aussi le portrait d’un métier devenu plus corporate, plus standardisé, parfois moins audacieux. Entre pression des awards, peur de choquer, multiplication des contenus et explosion des outils d’IA, la publicité semble avoir perdu une partie de sa folie créative.
Et pourtant, Joe reste optimiste. Chaque jour encore, il découvre des campagnes capables de le surprendre. Preuve que tout n’a pas encore été inventé.
Le vrai conseil aux jeunes créatifs
Le conseil qu’il donne aux étudiants et aux jeunes talents est simple : osez être différents. Dans un univers où tout le monde finit par se ressembler, la singularité reste la meilleure arme.
Ne pas copier. Ne pas suivre la mode. Ne pas chercher à faire “comme les autres”. Mais tenter d’apporter une vision, une personnalité, une culture. Bref, redevenir créatif au sens noble du terme.
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Comment se lancer dans le E-commerce ? M’Hamed Larbi, alias “Momo”, spécialiste du growth et du e-commerce, vous explique tout dans cette archive du Décodeur.
Le e-commerce n’existe pas sans passion
Momo insiste d'emblée sur un point essentiel : impossible de construire une marque durable sans passion. Derrière chaque projet qui fonctionne, il y a une vision, des valeurs et une envie sincère d’apporter quelque chose aux gens. Il explique que le consommateur finit toujours par sentir si une marque est sincère… ou opportuniste.
La data au service de l’humain
Growth hacking, customer journey, rétention, cohorte… Momo maîtrise parfaitement le langage de la data. Pourtant, il le traduit toujours avec des exemples ultra concrets. Pour lui, analyser des chiffres revient simplement à observer le comportement des gens dans une boutique physique : attirer le regard, faciliter le parcours, donner envie de revenir.
Il raconte notamment comment une marque pour laquelle il travaille a détecté un problème produit grâce à l’analyse des clientes qui ne rachetaient plus. Résultat : remboursement immédiat, amélioration du produit et transformation des clientes déçues en véritables ambassadrices. Une démonstration brillante de ce qu’est réellement une stratégie de long terme.
Les étapes pour vous lancer dans le E-commerce
Apprendre à vendre sur des plateformes comme Vinted, Leboncoin ou eBay
Développer une vraie logique de commerçant
Trouver une passion et défendre une vision
Tester son produit dans la vraie vie
Écouter les retours clients et valider son concept
Passer ensuite au e-commerce avec des outils comme Shopify
Utiliser la data pour améliorer l’expérience client
Construire une marque sur le long terme
Fidéliser sa communauté et transformer ses clients en ambassadeurs
Un parcours hors des cases
Mais cet épisode dépasse largement le simple sujet du e-commerce. Car le parcours de Momo est une leçon à lui tout seul. CAP, radio, médecine, infirmier à domicile, entrepreneuriat, startup, growth… rien n’était écrit d’avance. Et c’est justement ce qui rend son témoignage si puissant.
À travers son histoire, il rappelle qu’aujourd’hui, les barrières à l’entrée dans les métiers du digital et de la communication ont explosé. On peut apprendre partout : sur YouTube, dans les livres, en testant, en se trompant. L’essentiel reste la curiosité, la régularité et la générosité.
Et c’est peut-être ça, au fond, la grande force de cet épisode : montrer que derrière la performance, la technologie et les métriques, les plus belles réussites restent profondément humaines.
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Aujourd'hui, Agnès de Ribet, directrice de la communication et du marketing de Grant Thornton France, revient sur son parcours. Elle dévoile les coulisses d’un métier qui ne se résume jamais à “faire de la pub”.
Faire émerger une marque
Quand Agnès de Ribet rejoint Grant Thornton, cabinet d'audit international aux 2500 collaborateurs en France, l'entreprise communique très peu. Tout est alors à construire. Son ambition ? Faire de la marque un véritable levier de différenciation dans un secteur pourtant très normé. Pour elle, la communication ne doit jamais être déconnectée de la réalité de l’entreprise. Une marque forte n’est pas un vernis : c’est l’expression sincère d’une culture interne, d’un ADN et d’une vision portée collectivement.
Avec son équipe, elle impose progressivement Grant Thornton là où personne ne l’attend. Audace, agilité, brand content, sponsoring culturel… la stratégie repose sur une conviction simple : on fait davantage confiance à une entreprise connue et incarnée qu’à une structure invisible.
Le rôle essentiel du management
Au fil de l’épisode, Agnès insiste sur un point clé : sans soutien du top management, un directeur de la communication ne peut rien construire durablement. Sa relation avec le président de Grant Thornton repose avant tout sur une vision commune et une confiance mutuelle.
Car chez Grant Thornton, la bienveillance n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne. Et c’est précisément cette cohérence entre discours et actes qui, selon Agnès de Ribet, permet de fidéliser les équipes et de faire grandir une marque.
Les qualités pour réussir dans la communication
Pour réussir dans les métiers de la communication, Agnès cite plusieurs qualités essentielles : savoir écrire, être agile, faire preuve d’humilité… et garder de l’humour. Un communicant doit savoir s’adapter à ses interlocuteurs, comprendre les cultures et accepter que certaines idées ne soient pas toujours “time to market”.
Mais au-delà des compétences techniques, elle rappelle surtout que la communication reste un métier profondément humain. Un métier stratégique, certes, mais qui exige avant tout de savoir écouter, comprendre et créer du lien.
Enfin, impossible de ne pas sourire lorsqu’elle raconte son embauche chez Grant Thornton : passionnée par les parfums, elle reconnaît immédiatement celui porté par son futur dirigeant pendant l’entretien. Une anecdote savoureuse qui résume finalement assez bien son parcours : de l’intuition, de la sensibilité… et beaucoup de flair.
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Pendant plusieurs années, Gaspard Gantzer a été conseiller communication de François Hollande à l’Élysée. Dans cette première archive du Décodeur, enregistrée en plein Covid, il revient avec sur son parcours, sa vision de la com politique et les mutations du métier.
De l’Élysée à l’agence de communication
Rien ne prédestinait Gaspard Gantzer à devenir communicant. Formé à Sciences Po puis à l’ENA, il se destinait davantage à une carrière administrative ou politique. C’est Bertrand Delanoë qui lui ouvre les portes de la communication en lui proposant de rejoindre son cabinet à la mairie de Paris. Une expérience fondatrice qui changera totalement sa trajectoire professionnelle.
Après plusieurs années au sommet de l’État, il décide en 2017 de quitter la politique pour entreprendre. Il crée alors sa propre structure, aujourd’hui baptisée Gantzer, spécialisée dans la communication des dirigeants et la gestion de crise.
La com politique est indispensable à la démocratie
Loin des clichés du “coup de com”, Gaspard Gantzer défend une vision particulièrement noble de la communication politique. Pour lui, elle est avant tout un lien entre les citoyens et leurs dirigeants. Dans une démocratie, explique-t-il, on ne gouverne pas par la peur mais par la confiance. Et cette confiance passe nécessairement par les mots, les messages et les récits.
Selon lui, le plus grand communicant politique reste le général de Gaulle.
La crise du Covid, un révélateur des forces et faiblesses de la com publique
Interrogé sur la gestion du Covid, Gaspard livre une analyse nuancée. Il salue la force du premier discours présidentiel de mars 2020, capable de faire comprendre immédiatement aux Français la gravité de la situation. Mais il reconnaît également que le manque de transparence sur les masques, les tests ou les vaccins a progressivement fragilisé la confiance.
Un regard particulièrement intéressant venant d’un homme qui a lui-même vécu la communication de crise au plus haut niveau de l’État, notamment pendant les attentats qui ont marqué le quinquennat Hollande.
Com politique et com corporate : mêmes combats ?
Les frontières sont aujourd’hui beaucoup plus poreuses qu’avant. Réseaux sociaux, crises permanentes, image des dirigeants, personal branding… les enjeux se ressemblent de plus en plus.
Il insiste notamment sur l’importance de l’authenticité. Impossible, selon lui, de construire artificiellement un personnage. Un dirigeant doit assumer ce qu’il est réellement, ses passions, sa personnalité, ses convictions. C’est cette cohérence qui crée une image forte et crédible.
Les conseils d’un communicant aux jeunes générations
Enfin, Gaspard adresse plusieurs conseils aux jeunes qui souhaitent travailler dans la communication. Pour lui, ce secteur reste un formidable terrain de créativité et d’opportunités. Stages, curiosité, culture générale, travail collectif et prise de risques : voilà les ingrédients essentiels pour réussir dans un univers en perpétuelle mutation.
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La pub, c’était mieux avant ? Derrière cette question provoc, Jacques Séguéla, Mercedes Erra, Nicolas Bordas, Olivier Altmann, Catherine Michaud et Richard Gotainer racontent comment la publicité a changé et ce qu’elle a perdu en route.
🤙 J'aimerais que vous aussi vous me disiez si, selon vous, la pub, c'était mieux avant. Envoyez-moi un whatsapp vocal de 2/3 minutes au 06 25 85 17 80 svp.
L’âge d’or des années 80
Pour Jacques Séguéla, les années 80 étaient celles du courage. Le courage des annonceurs, capables de valider des idées folles, et celui des créatifs, qui repoussaient les limites de la communication. À l’époque, les publicitaires parlaient directement aux dirigeants d’entreprise. Les décisions étaient rapides, sans une ribambelle d'interlocuteurs.
Mercedes Erra partage ce constat. Elle évoque une époque où la communication était considérée comme stratégique et essentielle. Aujourd’hui, elle regrette des briefs déconnectés des réalités business et appelle à revenir aux fondamentaux : comprendre un produit, son prix, son goût, son histoire, avant même de chercher une idée créative.
Des métiers qui font encore rêver
Mais contrairement aux idées reçues, Olivier Altmann refuse le cliché d’un métier devenu sans saveur. Oui, les conditions de travail ont changé. Oui, les agences ont subi les crises économiques. Pourtant, les jeunes continuent de vouloir faire ce métier.
Ce qui a changé, selon lui, c’est surtout le rythme. Les campagnes se fabriquent désormais dans l’urgence. Les carrières sont moins fulgurantes. Mais l’envie de trouver des idées, elle, reste intacte. Et c’est peut-être là le véritable moteur du métier.
Le retour nécessaire du courage
Catherine Michaud et Nicolas Bordas insistent tous les deux sur une valeur devenue rare : l’audace. La pub actuelle leur semble parfois trop prudente, trop normée, trop interchangeable. Elle prend l’exemple des campagnes automobiles, devenues tellement similaires qu’on pourrait échanger les marques sans que personne ne s’en rende compte.
Pour Nicolas Bordas, la solution tient en un mot : disruption. Non pas la rupture gratuite, mais la capacité à casser une convention pour créer quelque chose de nouveau. Il rappelle aussi que ce métier repose sur trois qualités fondamentales : la curiosité, la créativité et le courage.
L'idée, le fondement
La conclusion de l'épisode se veut positive : Richard Gotainer défend la publicité simple au sens noble du terme. Une publicité qui ne cherche pas à compliquer le message mais à créer une connexion immédiate avec les gens.
Puis Jacques Séguéla termine sur une formule dont lui seul a le secret. Face à l’intelligence artificielle, il rappelle qu’une machine peut produire des données… mais pas une idée. “Quand la neige fond, un annonceur répond que cela donne de l’eau. Un créatif répond que c'est le printemps.”
Je compte sur vous, chers auditeurs, pour m'envoyer votre réponse par whatsapp vocal à la question : la pub, c'était mieux avant ?
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Responsable communication chez Engie, Katia Luccin est au cœur du réacteur de la transformation d'Engie, le géant de l'énergie. Dans cette première partie, elle nous embarque dans un terrain de jeu vertigineux : accompagner la transformation d’un groupe présent dans 30 pays. Un rôle où la communication est un levier stratégique.
Comprendre avant de communiquer
Avant de parler, il faut comprendre. Chez Engie, comprendre signifie s’approprier une machine complexe : métiers industriels, enjeux énergétiques, processus internationaux. Katia le rappelle : le communicant est, entre autres, un passeur capable de rendre intelligible ce qui ne l’est pas au premier regard.
La communication au cœur du changement
Le programme GET (Global Enterprise Transformation) vise à harmoniser les pratiques du groupe à l’échelle mondiale. Derrière cet objectif, un défi colossal : faire travailler ensemble des équipes issues de cultures, d’histoires et de méthodes différentes.
La communication n’intervient pas en bout de chaîne. Elle est un outil d’accompagnement, presque un levier d’adhésion. Expliquer, rassurer, embarquer : voilà le triptyque.Cartographier pour mieux adresser
Premier réflexe : identifier les parties prenantes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs enjeux ? Le rôle de Katia consiste à construire des dispositifs adaptés à chaque public.
Un plan de communication global est défini, mais il doit être ajusté localement. Car ce qui fonctionne en France ne fonctionne pas forcément au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud.S’adapter sans perdre le cap
C’est là toute la subtilité du métier : trouver l’équilibre entre cohérence globale et adaptation locale. Fournir des outils, des kits, des messages… tout en laissant la place aux spécificités culturelles.
La communication devient agile, presque vivante. Elle évolue au rythme des pays, des équipes et des résistances rencontrées.
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Thibault Leflot dirige aujourd'hui le service communication de la SCP. Il revient sur son expérience dans la communication et le marketing sportif, notamment à l'Olympique de Marseille puis avec un certain ZZ, à savoir le grand Zinédine Zidane. Oui, oui, vous avez bien lu.
Un rêve de communicant devenu réalité
Entrer à l’Olympique de Marseille quand on aime le football relève du fantasme. Pour Thibault Leflot, ce rêve devient réalité presque par accident… ou plutôt grâce à une opportunité provoquée. Parti d’un stage en marketing sportif, il saisit sa chance jusqu’à intégrer l’OM en pleine Ligue des Champions. Coordination des matchs, immersion dans l’intensité du haut niveau : une école de la rigueur et de l’événementiel grandeur nature.
Provoquer la chance, encore et toujours
Ce fil conducteur ne le quittera jamais. Son mémoire sur le foot à cinq devient un véritable levier professionnel. En identifiant une opportunité liée à Zinedine Zidane, il force la rencontre et transforme une expertise académique en carrière. Résultat : plusieurs années au cœur du projet Z5, entre marketing, communication et développement. Une démonstration concrète que la curiosité et l’audace peuvent ouvrir des portes inattendues.
Zidane, une leçon de communication
Travailler avec une icône comme Zidane impose une réflexion stratégique rare. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout miser sur une star serait une erreur. Thibault Leflot l’explique : la force de Zidane réside dans la rareté de son image. Il faut donc l’utiliser avec parcimonie, sur des temps forts, pour construire une marque autonome. Derrière cette approche, une vision exigeante de la communication, où chaque prise de parole est pensée et maîtrisée.
De la communication à la culture managériale
Aujourd’hui à la SCP, le défi change de nature. Moins centré sur l’image, davantage sur l’humain. Thibault Leflot revendique une posture de manager autant que de communicant : aligner les équipes, donner du sens, permettre à chacun d’exprimer sa “zone de génie”. Une évolution logique qui rappelle que la communication ne se limite pas aux messages, mais s’incarne aussi dans l’organisation et le leadership.
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