Afleveringen

  • đŸŽ™ïž Daniel Ducret roule longtemps. TrĂšs longtemps.
    À 66 ans, ce retraitĂ© passionnĂ© de cyclotourisme raconte un parcours fait de patience, d’endurance et de rencontres improbables au fil des Diagonales de France.

    Tout commence en 2014 avec une premiĂšre diagonale Brest–Menton. Parti Ă  deux, il termine finalement seul aprĂšs l’abandon de son compagnon de route. Une expĂ©rience fondatrice qui rĂ©vĂšle dĂ©jĂ  sa capacitĂ© Ă  enchaĂźner les kilomĂštres, parfois plus de 400 km d’une traite, en roulant souvent jour et nuit.

    Au fil de ses neuf diagonales, Daniel dĂ©couvre surtout autre chose que la performance : l’accueil des gens. Un hĂŽtelier qui prĂ©pare un petit dĂ©jeuner Ă  4 heures du matin, une chambre d’hĂŽtes ouverte au dernier moment, une rencontre improbable avec un ancien copain de club dans un petit village
 Autant d’histoires qui illustrent l’esprit particulier de ces voyages Ă  vĂ©lo.

    Sans GPS Ă  ses dĂ©buts, avec simplement des cartes routiĂšres et une feuille de route, Daniel apprend Ă  gĂ©rer l’effort, le sommeil et les longues nuits sur la route. Son secret : un rythme rĂ©gulier, entre 22 et 25 km/h, qui lui permet de tenir des heures sans se mettre dans le rouge.

    Entre anecdotes de train raté, vols de carte bancaire récupérée in extremis et longues étapes de 400 à 500 kilomÚtres, Daniel Ducret partage une vision trÚs simple de la longue distance : avancer, rester humble, et profiter du chemin.

  • đŸŽ™ïž Dans cet Ă©pisode bonus de Diagonalistes, rencontre avec Jean-Daniel Boyer et Thomas Cheneau quelques heures seulement aprĂšs leur arrivĂ©e de Brest–Strasbourg.

    Un enregistrement Ă  chaud, en terrasse d’un restaurant au pied de la cathĂ©drale de Strasbourg, aprĂšs quatre jours d’aventure marquĂ©s par la canicule, la fatigue
 et le bonheur d’avoir rejoint l’arrivĂ©e.

    Pour Jean-Daniel, cette premiĂšre Diagonale Ă©tait un saut dans l’inconnu. HabituĂ© du vĂ©lo, mais jamais confrontĂ© Ă  l’enchaĂźnement de plusieurs journĂ©es de longue distance, il raconte ses doutes avant le dĂ©part, la dĂ©couverte de cet effort particulier et la satisfaction de devenir Diagonaliste.

    Pour Thomas, dĂ©jĂ  riche d’une premiĂšre expĂ©rience, cette deuxiĂšme Diagonale confirme l’importance de la gestion : maĂźtriser les pauses, avancer rĂ©guliĂšrement et ne jamais oublier que plusieurs journĂ©es restent Ă  parcourir.

    Partis malgrĂ© une mĂ©tĂ©o difficile, ils racontent comment ils ont traversĂ© la chaleur : recherche de points d’eau, arrĂȘts rĂ©guliers, adaptation permanente
 jusqu’à trouver des solutions parfois originales pour supporter le goudron brĂ»lant.

    Ils partagent aussi la rĂ©alitĂ© d’une Diagonale Ă  deux : les relais, les silences, les dĂ©cisions Ă  prendre ensemble, les petits dĂ©saccords
 mais surtout la force d’un duo qui avance vers le mĂȘme objectif.

    Un Ă©change spontanĂ©, encore chargĂ© des Ă©motions de l’arrivĂ©e, qui rappelle qu’une Diagonale n’est jamais seulement une distance parcourue : c’est une expĂ©rience humaine.

    🙂

    Note hébergement :
    Lors de leur passage Ă  FougĂšres, Jean-Daniel et Thomas ont particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© l’accueil des Chambres du Beffroi. Une hĂŽte aux petits soins, des repas prĂ©parĂ©s et une attention qui restera comme l’un des beaux souvenirs humains de cette Diagonale.

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  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Thomas Cheneau raconte une progression Ă  la fois lente, maĂźtrisĂ©e et profondĂ©ment inspirante. Il commence le vĂ©lo en 2019, au moment oĂč il arrĂȘte de fumer. D’abord quelques sorties de 25 km, puis 50, puis 100
 avant de dĂ©couvrir les 200 km en Audax, les BRM, et progressivement l’univers de la longue distance.

    La Diagonale lui semblait totalement irrĂ©aliste. Mais Ă  force de cĂŽtoyer des diagonalistes au club, de multiplier les 200 km et d’enchaĂźner des randonnĂ©es sur plusieurs jours, l’idĂ©e grandit jusqu’à devenir une possibilitĂ©.

    Sa premiĂšre Diagonale Brest–Perpignan est soigneusement prĂ©parĂ©e : trace peaufinĂ©e, Ă©tapes Ă©quilibrĂ©es, gestion rigoureuse de l’effort. Son inquiĂ©tude principale n’est pas la distance d’une journĂ©e, mais la rĂ©pĂ©tition sur plusieurs jours. Il choisit donc la prudence : rester en dedans, lisser l’effort, ne jamais se mettre dans le rouge.

    Thomas Ă©voque aussi le confort matĂ©riel (gravel, prolongateurs, gestion des points d’appui), la patience dans les cols, et cette confiance qui se construit au fil des kilomĂštres.

    Au-delĂ  de la performance, il parle transmission. Nouveau prĂ©sident de son club, il veut aujourd’hui emmener d’autres cyclistes vers ces horizons qu’il croyait, lui aussi, inaccessibles il y a encore quelques annĂ©es.

    Un Ă©pisode qui montre qu’une Diagonale n’est pas un saut dans le vide, mais l’aboutissement d’une progression cohĂ©rente.

  • đŸŽ™ïž Épisode spĂ©cial dans Diagonalistes : un Ă©pisode consacrĂ© non pas Ă  la rĂ©ussite, mais Ă  l’abandon. Un sujet rarement abordĂ©, souvent vĂ©cu dans la solitude, et pourtant profondĂ©ment liĂ© Ă  la longue distance.

    Autour du micro, Christophe Terrien, RĂ©mi Lafargue et StĂ©phane Gibon partagent avec sincĂ©ritĂ© leurs expĂ©riences concrĂštes : abandon prĂ©coce, abandon dictĂ© par le physique, abandon provoquĂ© par un contexte familial ou mental, mais aussi toutes ces fois oĂč l’idĂ©e d’abandonner s’invite sans qu’on passe Ă  l’acte. Tous montrent que l’abandon ne peut se rĂ©sumer Ă  la sensation d'Ă©chec. Il peut ĂȘtre un rĂ©vĂ©lateur, un signal, parfois mĂȘme un apprentissage.

    Pour enrichir l’échange, SĂ©bastien Tholozan, prĂ©parateur mental, apporte toute son expertise pour donner une autre profondeur Ă  l’épisode : rapport au plaisir, conditionnement, sens donnĂ© Ă  l’aventure, dialogue intĂ©rieur, poids du doute, et maniĂšre dont le mental peut tantĂŽt nous faire basculer, tantĂŽt nous sauver.

    Il est aussi question de solitude sur le vĂ©lo, du rĂŽle des saristes, de la famille, des blessures, de l’état Ă©motionnel du dĂ©part, de l’importance des routines
 et de cette question centrale : est-ce qu’on s’autorise Ă  abandonner ? Ou, au contraire, est-ce qu’on part avec la conviction intime que ce n’est pas une option ?

    Un épisode riche, inhabituel, trÚs humain, qui montre que derriÚre les kilomÚtres avalés se jouent aussi des choses profondes : le rapport à soi, à la douleur, au sens, à la peur, et à la maniÚre dont on se relÚve.

  • đŸŽ™ïž À quelques heures du dĂ©part pour Strasbourg–Hendaye, cet Ă©pisode rĂ©unit quatre diagonalistes bretons : Franck, Bernard, Alain et Jean. Quatre profils diffĂ©rents, quatre visions de la longue distance
 mais un mĂȘme objectif : rejoindre Hendaye ensemble.

    Franck, habituĂ© des Paris-Brest-Paris et dĂ©jĂ  plusieurs fois diagonaliste, se dĂ©finit comme le “mĂ©tronome” du groupe : avancer rĂ©guliĂšrement, limiter les arrĂȘts et garder un rythme constant. Pour lui, la clĂ© d’une diagonale n’est pas la vitesse mais la rĂ©gularitĂ©.

    Bernard, lui, s’apprĂȘte Ă  vivre une aventure totalement nouvelle. Ancien agriculteur, retraitĂ© depuis quelques mois seulement, il dĂ©couvre la longue distance presque par hasard aprĂšs avoir rejoint un club breton. Sa premiĂšre diagonale arrive trĂšs vite, sans expĂ©rience prĂ©alable des BRM ou du Paris-Brest-Paris. Ce qui l’anime : la rĂ©silience acquise au fil d’une vie de travail et l’envie d’aller jusqu’au bout malgrĂ© l’inconnu.

    Alain apporte un regard plus philosophique sur la longue distance. HabituĂ© des diagonales et des Paris-Brest-Paris, il parle avec humour de ses discussions avec son vĂ©lo et de cette nĂ©cessitĂ© d’accepter les alĂ©as du voyage et du groupe.

    Enfin, Jean, figure centrale de cette aventure collective, raconte ses vingt annĂ©es de diagonales et son envie de transmettre. Avec seize diagonales dĂ©jĂ  homologuĂ©es, il insiste sur l’importance du mental, de la gestion des arrĂȘts et surtout du collectif. Pour lui, une diagonale ne se gagne pas Ă  la vitesse mais Ă  la capacitĂ© d’avancer ensemble, sans stress inutile.

    Au fil de cet Ă©change enregistrĂ© chez Jocelyne, Ă  Strasbourg, juste avant le dĂ©part, se dessine une certaine idĂ©e des Diagonales : une aventure humaine, faite de solidaritĂ©, d’humilitĂ© et de confiance partagĂ©e.

    PS : le groupe de 4 a voyagé en pleine canicule ! Arrivés à bon port en temps et en heure, peu de temps avant le délai. Une réussite, bravo

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Gilles Bonmartel, 60 ans, revient sur un parcours marquĂ© par neuf Diagonales et trois Paris-Brest-Paris. S’il dĂ©couvre la longue distance avec PBP, ce sont les Diagonales qui vont profondĂ©ment façonner sa pratique et sa vision du vĂ©lo.

    Il raconte ses premiĂšres tentatives Ă  l’ancienne, sans GPS, avec des feuilles de route prĂ©parĂ©es pendant des heures, puis l’évolution vers des traces plus prĂ©cises et une organisation millimĂ©trĂ©e. Mais au-delĂ  de la mĂ©thode, Gilles insiste sur l’essentiel : l’amitiĂ©.

    Partir Ă  deux, partager les doutes, se soutenir dans les moments creux, limiter les arrĂȘts ensemble, gĂ©rer le temps collectivement
 Les Diagonales ont renforcĂ© des liens forts avec ses compagnons de route. Et quand il roule seul, c’est une autre expĂ©rience : plus introspective, plus libre, mais tout aussi exigeante.

    Il Ă©voque la gestion de l’effort sur plusieurs jours, l’importance de lisser le rythme, d’éviter les emballements du premier jour, et surtout de ne jamais paniquer dans les moments difficiles. Attendre que ça revienne. Faire confiance Ă  l’expĂ©rience.

    Un tĂ©moignage lucide et profondĂ©ment humain, oĂč la Diagonale apparaĂźt comme une aventure d’endurance
 mais aussi de fraternitĂ©.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, rencontre avec Alain Gillot, 72 ans, ancien compĂ©titeur FFC devenu passionnĂ© de longue distance et d’épreuves d’aventure.

    Alain a commencĂ© par la course Ă  pied, puis le VTT, avant de basculer vers le vĂ©lo de route en compĂ©tition. FractionnĂ©, puissance, attaques
 un univers trĂšs diffĂ©rent de celui de la longue distance. Sa premiĂšre vraie expĂ©rience du long dĂ©bute avec un 400 km de nuit, puis, presque sans transition, il s’inscrit Ă  la NorthCape 4000 : 3900 km jusqu’au Cap Nord. Une aventure fondatrice, mĂȘme si elle s’arrĂȘte Ă  300 km de l’arrivĂ©e.

    Depuis, Alain explore d’autres formats : Euro-Diagonale Budapest–Strasbourg, Desertus Bikus en Espagne (1400 km et 15 000 m de dĂ©nivelĂ© en autonomie).... Ce qu’il recherche aujourd’hui n’est plus la compĂ©tition, mais la dĂ©couverte, la gestion fine de l’effort et l’économie maximale d’énergie.

    CardiofrĂ©quencemĂštre, capteur de puissance, prolongateurs, visibilitĂ© maximale sur la route : Alain dĂ©taille une approche trĂšs structurĂ©e de la longue distance, hĂ©ritĂ©e de la compĂ©tition mais adaptĂ©e Ă  l’endurance. Son credo : rouler en dedans, arriver le soir sans ĂȘtre dĂ©truit, et pouvoir repartir le lendemain.

    Un Ă©pisode qui dĂ©montre qu’on peut passer de la vitesse Ă  la longue distance en changeant son Ă©tat d’esprit.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Bernard Schalk raconte sa premiĂšre Diagonale, Perpignan–Strasbourg, vĂ©cue en solitaire et avec une approche posĂ©e de la longue distance. Cycliste du quotidien en Alsace, il dĂ©couvre le vĂ©lo de route tardivement, enchaĂźne les brevets, participe Ă  Paris-Brest-Paris 2023, puis se lance dans l’aventure des Diagonales.

    Bernard explique sa mĂ©thode simple et efficace : partir avec un plan clair, viser une allure modĂ©rĂ©e, prĂ©server le sommeil et gĂ©rer l’effort sans jamais se mettre dans le rouge. Il revient sur les longues portions roulĂ©es seul, le vent parfois pĂ©nalisant, mais aussi le plaisir constant de pĂ©daler, sans pression, en restant maĂźtre de son rythme.

    Au fil du rĂ©cit, il partage ce qui l’a marquĂ© dans l’esprit des Diagonales : la libertĂ© d’organisation, les Ă©changes lors des pointages, le temps long et l’écriture du rĂ©cit aprĂšs coup. Son tĂ©moignage montre qu’une Diagonale peut ĂȘtre abordĂ©e sereinement, Ă  condition d’accepter de ralentir et de rester Ă  l’écoute de soi.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, RĂ©mi Lafargue raconte la crĂ©ation du nouveau site des Diagonales de France, une aventure qu’il compare volontiers Ă  une vĂ©ritable Diagonale : longue, exigeante, mais enthousiasmante.
    TrĂ©sorier de l’Amicale et Diagonaliste, il explique comment il a dĂ©cidĂ© de se lancer pour crĂ©er un site plus clair et plus moderne, en apprenant WordPress pas Ă  pas : choix graphiques, organisation des rubriques, intĂ©gration des contenus, mise en page responsive pour smartphones, et attention portĂ©e au rĂ©fĂ©rencement.

    Ce projet s’est construit comme un travail d’équipe : bureau de l’Amicale, membres bĂ©nĂ©voles en relecture, contributions extĂ©rieures, et un rĂŽle essentiel jouĂ© par sa compagne, Victoria, qui l’a aidĂ© Ă  rendre le site plus fluide et plus lisible.
    RĂ©mi dĂ©taille aussi les sections principales du site : prĂ©sentation des Diagonales et EuroDiagonales, Ă©tudes de parcours de Gilbert Jaccon, liens vers les inscriptions FFVĂ©lo, future rubrique dĂ©diĂ©e aux MĂ©dianes, ainsi qu’un futur espace adhĂ©rent.
    Pour lui, ce site est un outil moderne destinĂ© Ă  accompagner les Diagonalistes, transmettre l’esprit des Diagonales et attirer de nouvelles et nouveaux passionnĂ©s.

    Note : depuis l'enregistrement de cet Ă©pisode, le site des Diagonales de France a encore Ă©voluĂ© avec l’apport de Simon Lohues, notamment pour la partie dĂ©diĂ©e aux Saristes.

    https://diagonales-de-france.fr/

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, on fait un pas de cĂŽtĂ© par rapport aux Diagonales pour parler de Paris-Brest-Paris 2027. Thierry Piganeau, adhĂ©rent de l’Audax Club Parisien et membre du comitĂ© de pilotage de l’édition 2027, partage son expĂ©rience de participant en 2023 et son regard d’organisateur.

    Thierry insiste sur un point : Paris-Brest-Paris est accessible. Il a commencĂ© le vĂ©lo tardivement, rĂ©alisĂ© ses premiers BRM, puis bouclĂ© PBP Ă  64 ans. Pour lui, la clĂ© n’est pas la performance, mais la prĂ©paration, le mental et la gestion de l’effort. Partir trop vite est l’erreur classique ; rĂ©ussir PBP, c’est savoir rester en dedans et gĂ©rer son temps.

    CĂŽtĂ© organisation, l’envers du dĂ©cor est impressionnant : prĂšs de 7 000 participants en 2023, 8 000 participants sont visĂ©s en 2027, des dizaines de nationalitĂ©s, des milliers de bĂ©nĂ©voles, un travail de sĂ©curitĂ© et de logistique colossal. Thierry Ă©voque aussi les Ă©volutions prĂ©vues : un parcours partiellement dĂ©doublĂ© pour plus de sĂ©curitĂ©, un passage avec vue sur le Mont-Saint-Michel, un dĂ©tour par Chartres et des actions concrĂštes pour encourager davantage de femmes Ă  prendre le dĂ©part.

    Enfin, il rappelle que la prĂ©paration commence dĂšs maintenant : les BRM 2026 permettront de choisir plus tĂŽt sa vague de dĂ©part, et les qualifications 200–300–400–600 resteront obligatoires en 2027. Un Ă©pisode prĂ©cieux pour comprendre PBP de l’intĂ©rieur, entre hĂ©ritage, Ă©volution et grande fĂȘte populaire.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Bernard Loisel revient sur l’écriture de son livre Ultra-Lucide, fruit de plus de trente ans de pratique de la longue distance, des Diagonales Ă  Paris-Brest-Paris. Pour lui, l’écriture prolonge naturellement l’expĂ©rience du terrain : comprendre ce qui a Ă©tĂ© vĂ©cu, mettre des mots sur l’effort et transmettre avec honnĂȘtetĂ©.

    Il explique le sens du titre Ultra-Lucide : la luciditĂ© comme qualitĂ© essentielle de l’ultra-distance, nĂ©cessaire pour gĂ©rer la fatigue, la nuit, le dĂ©lai et les dĂ©cisions permanentes que le cycliste doit prendre. Bernard dĂ©veloppe aussi une lecture originale de la longue distance Ă  travers le temps passĂ© sur le vĂ©lo plutĂŽt que les kilomĂštres parcourus.

    Une place importante est donnĂ©e au bivouac, qu’il considĂšre comme une clĂ© de libertĂ© et de souplesse, ainsi qu’à son regard sur l’abandon, qu’il estime normal s’il est analysĂ© avec sincĂ©ritĂ©.
    Un échange dense et exigeant, qui éclaire la longue distance comme une pratique de responsabilité, de lucidité et de liberté.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Bernard Loisel, ultra-Diagonaliste depuis plus de trente ans, partage une vision singuliĂšre et profondĂ©ment personnelle des Diagonales. Fort de 22 Diagonales rĂ©alisĂ©es, et de plusieurs Paris-Brest-Paris Ă  son actif, il revient sur sa premiĂšre expĂ©rience en 1992, vĂ©cue en groupe, puis sur ce qui l’a progressivement conduit vers une pratique plus solitaire, fondĂ©e sur l’autonomie, la discrĂ©tion et le bivouac.

    Bernard dĂ©fend une approche exigeante mais apaisĂ©e de la longue distance : avancer sans prĂ©cipitation, respecter le dĂ©lai sans chercher la performance, et prĂ©server avant tout la libertĂ© de dĂ©cision. Le bivouac occupe une place centrale dans son rĂ©cit, non comme une contrainte, mais comme un outil de souplesse pour mieux gĂ©rer le sommeil, le stress et l’effort sur la durĂ©e.

    Au fil de l’échange, il Ă©voque aussi ses Paris-Brest-Paris, vĂ©cus dans le mĂȘme esprit que ses Diagonales, et dĂ©crit ces grandes traversĂ©es comme des confrontations intĂ©rieures, loin de toute logique de course ou de classement. Pour lui, le diagonaliste est un pratiquant discret, qui rĂ©alise plus qu’il ne rĂ©ussit, et qui prend le temps de revenir sur son aventure Ă  travers l’écriture du rĂ©cit.

    Un témoignage dense et réfléchi, qui éclaire les Diagonales et la longue distance comme une pratique de liberté, de sobriété et de relation à soi.

  • đŸŽ™ïž À quelques heures du dĂ©part pour Strasbourg–Perpignan, Pascal Paineau et Pascal Bride se confient avant une Diagonale hivernale. Deux grands rouleurs, deux tempĂ©raments, une mĂȘme envie de lancer la saison longue distance par un dĂ©fi exigeant, entre Jura, froid et longues nuits.

    Avec 2 000 et 4 000 kilomĂštres au compteur depuis janvier, ils abordent cette Diagonale comme un voyage plus que comme une performance, malgrĂ© des journĂ©es Ă  plus de 320 km. Rouler 15 Ă  16 heures par jour, optimiser les arrĂȘts, gĂ©rer les ravitaillements en hiver
 tout est pensĂ©, mais sans obsession du chrono.

    À deux, l’aventure change tout. “C’est toujours la tĂȘte qui lĂąche en premier”, disent-ils. Et c’est justement lĂ  que le binĂŽme devient une force : partager les doutes, garder le cap, rester lucide. L’hiver ajoute une dimension supplĂ©mentaire : Ă©clairage puissant, gestion du froid, commerces fermĂ©s, longues heures de nuit.

    Entre voyage, dĂ©fi mental et prĂ©paration pour d’autres Ă©preuves, cet Ă©pisode capture ce moment suspendu juste avant d’appuyer sur le bouton du GPS.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Michel Chateau, Diagonaliste breton, revient sur un parcours au long cours marquĂ© par prĂšs de vingt Diagonales rĂ©alisĂ©es sur plusieurs dĂ©cennies. Il raconte sa premiĂšre Diagonale, Brest–Menton, vĂ©cue comme une aventure fondatrice : la dĂ©couverte de l’effort continu, des nuits courtes, de la solidaritĂ© entre cyclistes et de la satisfaction d’aller au bout, parfois juste avant la barriĂšre horaire.

    Michel explique ce qui l’a fait revenir annĂ©e aprĂšs annĂ©e sur les routes des Diagonales : l’esprit de famille, les retrouvailles entre Diagonalistes, la simplicitĂ© des Ă©changes et cette sensation de libertĂ© unique. Il Ă©voque aussi ses Diagonales rĂ©alisĂ©es en solitaire, un choix qui lui a permis de gĂ©rer pleinement son rythme, ses arrĂȘts et son organisation, sans contrainte extĂ©rieure.

    Avec beaucoup de recul, il partage sa maniĂšre d’aborder l’effort : rouler calmement, rester patient dans les moments difficiles, ne jamais paniquer et continuer d’avancer, mĂȘme lentement. Il parle enfin de son engagement comme sariste, heureux d’accompagner Ă  son tour d’autres Diagonalistes, convaincu que la transmission et l’entraide font partie intĂ©grante de l’aventure.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, on dĂ©couvre Peter, Diagonaliste et Euro-Diagonaliste Ă  la sensibilitĂ© unique. Artiste peintre, il aborde la longue distance comme une matiĂšre vivante : un espace de rencontres, de poĂ©sie, de lenteur assumĂ©e et d’instants suspendus.

    Il raconte sa premiĂšre Diagonale rĂ©alisĂ©e presque par hasard, puis son EuroDiagonale Strasbourg–Budapest–Strasbourg, traversĂ©e d’imprĂ©vus, de rencontres touchantes et d’épisodes presque romanesques.

    Chez lui, le vĂ©lo n’est jamais seulement un effort : c’est un moyen d’entrer dans le monde, de converser avec les gens, les animaux, les paysages. Il revendique une maniĂšre d’avancer libre, intuitive, dĂ©nuĂ©e d’esprit sportif traditionnel.

    Peter Ă©voque aussi son rapport aux objets (son vĂ©lo volĂ©, reconstruit ensuite dans l’urgence pour repartir), son goĂ»t pour la trace imparfaite, les errances, le hasard. Et surtout, il partage une vision profondĂ©ment humaine : la joie mise au centre, la beautĂ© des rencontres, la philosophie du « cadeau inattendu » que chaque aventure apporte.

    Un tĂ©moignage singulier, sensible et littĂ©raire, Ă  l’image de son auteur.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, RĂ©mi Lafargue raconte sa Diagonale Hendaye–Strasbourg, rĂ©alisĂ©e en autonomie complĂšte Ă  la fin du mois d’octobre. Cinq journĂ©es trĂšs contrastĂ©es : un dĂ©part familial chargĂ© d’émotion, un premier jour lumineux dans les Landes, puis une traversĂ©e exigeante du Lot, de la Dordogne et surtout du Massif central sous la pluie, le froid et le brouillard.

    RĂ©mi partage les rencontres qui l’ont portĂ©es, comme celles de Gilbert puis de Patrice et Gilles, saristes venus l’accompagner sur la route. Il Ă©voque aussi les doutes, les erreurs d’itinĂ©raire, les nuits trop courtes, les mains gelĂ©es, les descentes piĂ©geuses et les kilomĂštres avalĂ©s sous l’averse.

    PortĂ© par le mental, la constance et l’envie d’aller au bout, il rejoint finalement Strasbourg sous un beau soleil, accueilli par Jocelyne. Une Diagonale d’automne, exigeante mais splendide, vĂ©cue dans l’humilitĂ© et la joie simple de parvenir au bout du chemin.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, RĂ©mi Lafargue partage un parcours construit sur prĂšs de trente ans de cyclotourisme. AprĂšs un premier Bordeaux–Paris Ă  21 ans, il dĂ©couvre les Diagonales Ă  travers les rĂ©cits de son club et rĂ©alise sa premiĂšre traversĂ©e Ă  30 ans, seul, dans un mĂ©lange de doutes et d’émotion — notamment ce moment inoubliable oĂč apparaĂźt “Perpignan 72 km”.

    Il revient sur ses Paris-Brest-Paris, ses abandons difficiles, et son rapport au mental, qu’il considĂšre comme la clĂ© de la longue distance. TrĂšs engagĂ©, RĂ©mi est membre du comitĂ© des Diagonales de France, trĂ©sorier de l’Amicale et contributeur actif au site internet.

    Il partage aussi son approche simple et fidĂšle Ă  l’esprit cyclotouriste : vĂ©lo randonneur sur mesure, sensations plutĂŽt que capteurs, dynamo, vĂȘtements visibles
 et une philosophie mĂȘlant humilitĂ©, constance et recherche du rythme juste.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, Pierre – alias Soumoulou-le-Hibou – revient sur son incroyable aventure Ă  la Transcontinental Race, une Ă©preuve de 5 000 km et 50 000 m de dĂ©nivelĂ© Ă  travers l’Europe. Diagonaliste dans l’ñme, il a puisĂ© dans son expĂ©rience des Diagonales pour prĂ©parer cette traversĂ©e « merveilleusement difficile », selon le mot de son fondateur.

    Avec mĂ©thode et dĂ©termination, Pierre s’est prĂ©parĂ© pendant six mois : entraĂźnement structurĂ©, perte de poids, renforcement physique, travail mental et planification minutieuse. Les Diagonales lui ont appris l’art de la feuille de route, la gestion de l’effort et l’endurance au long cours. Sur la TCR, il dĂ©couvre l’exigence absolue : le gravel engagĂ©, les bivouacs scabreux, les chiens des Balkans, la solitude, et l’impĂ©ratif de rester lucide malgrĂ© la fatigue extrĂȘme.

    Un tĂ©moignage hors norme, inspirant et profondĂ©ment humain, qui montre que les Diagonales sont une formidable Ă©cole de la longue distance, et que la volontĂ© permet de franchir les frontiĂšres
 intĂ©rieures autant qu’europĂ©ennes.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, on dĂ©couvre Gilles HeuzĂ©, passionnĂ© de longue distance. AprĂšs quatre Paris-Brest-Paris, Gilles s’est lancĂ© un dĂ©fi fou Ă  71 ans : enchaĂźner trois Diagonales de France. Sans excĂšs d’entraĂźnement (Ă  peine 3000 km dans les jambes), il s’est appuyĂ© sur une planification rigoureuse et une gestion de l’effort fine, hĂ©ritĂ©e de ses mentors.

    Avec humour et prĂ©cision, il partage ses rĂ©flexions sur le sommeil, l’énergie, le plaisir de rouler seul
 et mĂȘme un secret efficace pour rĂŽder une selle en cuir ! Son tĂ©moignage est une vĂ©ritable ode Ă  la volontĂ© et Ă  la curiositĂ© : repousser ses limites, transmettre l’envie et savourer chaque paysage traversĂ©.

  • Dans cet Ă©pisode de Diagonalistes, on dĂ©couvre Sylvain Haas, qui vient de terminer son cycle complet des neuf Diagonales de France. À 61 ans, ce passionnĂ© de vĂ©lo raconte ses dĂ©buts solitaires sur les routes dĂšs l’adolescence, ses hĂ©sitations de longue date avant de se lancer dans l’aventure des Diagonales, et la dĂ©couverte d’une premiĂšre traversĂ©e Ă  haute intensitĂ© : Menton-Brest, rĂ©ussie Ă  7 minutes prĂšs.

    Sylvain partage son goĂ»t pour les aventures Ă  deux, ses choix d’entraĂźnement minimalistes — seulement 2 500 km au compteur cette annĂ©e — et sa philosophie simple : rouler avec l’envie, sans se mettre de pression. Il Ă©voque aussi son duo fidĂšle avec Michel, leurs rĂ©cits Ă©crits Ă  deux mains, et leur nouveau projet : une Eurodiagonale jusqu’à Budapest.

    Un tĂ©moignage authentique, modeste et accessible, qui prouve que l’endurance est avant tout une affaire de cƓur et de volontĂ©.