Afleveringen

  • Après 10 ans sans élection, Haïti vient de lancer le processus électoral avec l’enregistrement des partis politiques. Nous en parlons avec le géographe et spécialiste de la politique haïtienne Jean-Marie Théodat.

    Pour Jean-Marie Théodat, la multiplication des partis politiques illustre la fragmentation de la scène politique haïtienne. Avec 316 partis enregistrés, il juge peu crédible qu'ils remplissent tous les critères exigés par le Conseil électoral provisoire, notamment celui de compter au moins 30 000 membres. Mais pour l'universitaire, le principal obstacle reste l'insécurité. Dans un pays où de nombreux quartiers et axes routiers sont contrôlés par les gangs, il estime que les conditions matérielles d'un scrutin libre ne sont pas réunies. Organiser des élections avant de rétablir la sécurité reviendrait, selon lui, à « mettre la charrue avant les bœufs ». Il met également en garde contre le risque d'une influence directe des gangs sur le processus électoral, rappelant que certains chefs criminels ont déjà envisagé de transformer leurs organisations en partis politiques. Sans démantèlement des groupes armés et sans garanties de sécurité pour les électeurs, conclut-il, les élections risqueraient de renforcer le pouvoir des gangs plutôt que de restaurer la démocratie.

    Naïka réinvente le konpa haïtien

    C'est un genre musical que nos auditeurs haïtiens connaissent très bien : le compas ou konpa, en créole, né dans les années 50 et inscrit en décembre 2025 au patrimoine immatériel de l'Unesco. Une musique qui continue de se renouveler et dépasse les frontières d'Haïti. En témoigne le succès en ce moment de Naïka, chanteuse franco-haïtienne de 31 ans. Après la sortie de son premier album, Eclesia au début de l'année, elle chante ses titres en anglais, en français et en créole sur les scènes du monde entier. Elle sera au festival de jazz de Nice le 23 juillet, le 31 juillet à l'Appletree garden festival en Allemagne et aux Francofolies de La Réunion, le 4 septembre. Justine Fontaine nous fait découvrir cette artiste.

    À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco: le compas haïtien sacralisé

    Panama : comment les anciens habitants de Carti Sugdub s'acclimatent à leur nouveau village

    Au Panama, le mode de vie des indigènes Gunas pourrait être bouleversé par le réchauffement climatique. Dans l’archipel des San Blas où ils vivent majoritairement, certains îlots sont menacés par la montée des eaux et déjà régulièrement inondés. Il y a deux ans, les quelque 1.300 habitants de Carti Sugdub ont été relocalisés sur la terre ferme. Le nouveau village financé par le gouvernement est aseptisé. Construit sur le modèle des zones résidentielles de banlieue, c'est un alignement au cordeau de petites maisons toutes identiques. Grégoire Pourtier, notre correspondant au Panama, est allé voir comment se déroule cette transition et savoir si elle répond aux attentes de la population.

    Le journal de la 1ère

    En Guyane comme ailleurs, des délais de paiement trop souvent interminables ne facilitent pas la vie des entreprises.

  • L'Albiceleste héroïque ! Après un match renversant, encore une fois ce mercredi, les Argentins se sont qualifiés pour leur deuxième finale consécutive en coupe du Monde. Lionel Messi et ses partenaires ont sorti l'Angleterre 2-1 alors qu'ils étaient menés 1à 0 à cinq minutes du coup de sifflet final. La capitale Buenos Aires était en effervescence hier, comme l'a constaté Caroline Vicq.

    Haïti : les débuts compliqués du processus électoral

    Comme chaque mardi, Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous éclaire sur l'actualité d'Haïti. Aujourd'hui, à la Une, le lancement du processus électoral avec l'inscription de 316 partis politiques par le Conseil électoral provisoire. « Organiser des élections avec autant de partis, c'est impossible », estime le responsable du journal. « C'est pourquoi le Conseil électoral leur a demandé de se regrouper. Mais le délai qu'il leur a accordé (5 jours) est trop court ».

    L'ancien président haïtien Michel Martelly est rentré par surprise à Port-au-Prince, ce mercredi. « Son retour n'avait pas été annoncé officiellement. Il a été accuelli par ses amis, d'anciens ministres et un groupe de musique, ce qui a attiré les chalands et permis à Michel Martelly d'avoir les belles images qu'il souhaitait », raconte Frantz Duval. L'ex-chef de l'État se trouve en Haïti pour répondre aux questions de la justice au sujet de l'assassinat de son prédécesseur Jovenel Moïse. Mais « en pleine période électorale, il compte certainement placer ses pions et se remettre au centre du jeu », souligne le journaliste.

    Enfin, dernier sujet à lire dans le Nouvelliste : le départ de Stéphane Migna qui dirigera désormais la sélection du Gabon. Or « Haïti joue la Coupe des Caraïbes en septembre. Il faut de toute urgence reconstituer une équipe viellissante », explique Frantz Duval. Compliqué sans sélectionneur...

    Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane au Brésil

    Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Brésil. Washington a annoncé ce mercredi (15 juillet 2026) qu'à compter du 22 juillet, certains produits brésiliens seront taxés à 25%. Alors que la plupart des précédentes surtaxes douanières imposées par les États-Unis ont été annulées en février, par la Cour suprême, Donald Trump ressort cette arme politico-commerciale dans le but de peser sur la présidentielle qui aura lieu au Brésil début octobre. Le président étasunien cherche à favoriser son allié, Flavio Bolsonaro. Mais sa stratégie est à double tranchant, nous epxlique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.

    Pérou : les ravages d'El Niño

    Selon les scientifiques, El Niño, phénomène océanographique qui entraîne une hausse des températures du Pacifique, devrait atteindre des niveaux records cette année. Si on attend des sécheresses et des inondations sans pareil à partir du mois d’octobre sur la côte pacifique du continent sud-américain, les premières répercussions se font déjà sentir au Pérou : les poissons se font de plus en plus rares. Reportage de Martin Chabal.

    À écouter aussiClimat: l'ONU juge «probable à 80%» un épisode El Niño «intense» cet été

    Le journal de la 1ère

    La frontière entre la France et les Pays-Bas bientôt définitivement fixée… sur l’île de Saint-Martin.

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  • À Cap-Haïtien, faute de stocks de poches de sang suffisants pour effectuer des transfusions, de nombreux patients ne peuvent être pris en charge et bien souvent décèdent.

    Le chef-lieu du département du Nord fait face, depuis plusieurs mois, à une grave pénurie de sang transfusionnel. Faute de matériels adéquats et de locaux appropriés, la Croix-Rouge du Cap-Haïtien se trouve dans l’incapacité de collecter et de conserver le sang dans de bonnes conditions. Elle ne dispose pas non plus de laboratoire. Les quelques poches de sang collectées doivent ainsi être envoyées dans la capitale pour être traitées et analysées, avant d’être retournées à la Croix-Rouge. Très souvent, elles ne reviennent jamais alors que les malades agonisent. Un dossier de Ronel Paul.

    Le Cartel de Jalisco menace des gangs rivaux à Mexico

    Au Mexique, le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, l'une des organisations de narcotrafiquants les plus puissantes du pays, refait parler de lui. L'une de ses branches vient de diffuser une vidéo de propagande sur les réseaux sociaux. Elle y déclare la guerre à deux groupes criminels rivaux de la région de Mexico. Une vidéo publiée alors que le cartel a subi plusieurs revers ces derniers mois : la mort de son chef, El Mencho, tué dans une opération de l’armée mexicaine en février ; et la capture de son potentiel successeur, « le Jardinier », en avril. Explications, François-Damien Bourgery, du service International de RFI.

    En Colombie, les effets de la réforme du travail

    La Colombie se prépare à investir son nouveau président, le millionnaire d'extrême droite, Abelardo de la Espriella élu en juin. Il prendra la place du gouvernement de gauche de Gustavo Petro, le 7 août 2026, qui laissera derrière lui une réforme majeure du temps de travail qui entre en vigueur aujourd’hui. Les Colombiens ne travailleront plus que 42 heures par semaine, contre 44 heures jusqu'à présent. Marine de La Moissonnière, du service International de RFI, s’est rendue dans le quartier de Barrios Unidos à Bogota, un quartier de classe moyenne.

  • Après la mort d'un baron de la drogue équatorien, Stalin Oliveira, en janvier 2026, à côté de Guayaquil, la presse et les observateurs des réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne et à son train de vie fastueux.

    Janvier 2026, Stalin Olivero est assassiné dans un complexe résidentiel de luxe sur l’île Mocoli, à Samborondon, tout près du grand port de Guayaquil. Surnommé « le Marin », cet homme était le chef présumé de la bande criminelle des Lagartos, les Crocodiles. Peu après sa mort, les autorités, la presse et les réseaux sociaux se sont intéressés à sa compagne Micaela Morales.

    Cette jeune femme vivant dans une villa de 3 millions de dollars appartenant à un homme arrêté pour blanchiment de narcodollars faisait en effet partie de la jet set de Guayaquil en sa qualité de fille de l'homme politique Carlos Luis Morales, ancien gardien de but de l’équipe locale de Barcelona et de la sélection équatorienne. C’est là qu’est apparue l’expression « poupées de la Mafia ». Qui sont-elles et quel est leur rôle dans les organisations criminelles ?

    Reportage de notre correspondant en Équateur, Eric Samson.

    Les suites du décès de Lindsey Graham

    Aux États-Unis, la sœur du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé samedi 11 juillet, va lui succéder pour le reste de son mandat. Sa désignation a été annoncée hier (13 juillet) par Donald Trump lui-même. Mais même si elle a accompagné son frère durant sa carrière politique, Darline Graham Nordone n’a aucune expérience en tant qu’élue. Elle n’aura donc sans doute pas le même poids que lui au Sénat, où cette absence risque de fragiliser un peu plus la courte majorité républicaine. Le décès de Lindsey Graham relance également le débat sur l’âge des sénateurs. Explications, François-Damien Bourgery, du service international de RFI.

    À lire aussiÉtats-Unis: l'allié majeur de Donald Trump et sénateur Lindsey Graham est décédé à 71 ans

    De nouveaux tarifs de transport en Haïti

    En Haïti, le gouvernement a annoncé une nouvelle grille tarifaire, après la grève des chauffeurs de minibus pour réclamer une révision des tarifs de transport. Autre sujet : les épreuves du baccalauréat ont débuté dans un contexte particulièrement difficile, marqué par l’insécurité et les déplacements compliqués.

    Entretien avec Gotson Pierre, rédacteur en chef de l’agence Alterpresse.

  • À Kenscoff, sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince, les gangs armés poursuivent leur avancée. Cette commune d'environ 65 000 habitants, longtemps considérée comme un havre de paix aux portes de la capitale, est de nouveau la cible d'attaques. Ces derniers jours, plusieurs assauts ont été recensés : des maisons et des véhicules ont été incendiés, tandis que des centaines de familles ont fui les violences. Une nouvelle vague d'insécurité qui alimente la peur parmi les habitants. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, en a parlé avec le maire de Kenscoff, Jean Massilon.

    Face à cette détérioration de la situation, les autorités locales lancent un appel pressant au gouvernement. Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, dénonce une situation devenue, selon lui, intenable. Il réclame des mesures urgentes pour déloger les groupes armés qui tentent de prendre le contrôle de cette commune stratégique.

    À lire aussiHaïti: dans la commune de Kenscoff, les gangs armés poursuivent leur offensive

    Lancement du processus électoral en Haïti

    Et c'est dans ce contexte de grande insécurité que les autorités haïtiennes ont lancé le processus électoral avec l'ouverture de l'enregistrement des partis politiques à partir de ce lundi 13 juillet, une première étape avant l'inscription des électeurs prévue le 16 juillet. Les autorités espèrent organiser les premières élections depuis dix ans, mais aucune date de scrutin n'a encore été fixée. Le défi reste immense dans un pays où les gangs contrôlent près de 90% de Port-au-Prince et où 1,5 million de personnes ont été déplacées par les violences.

    À lire aussiEn Haïti, le difficile pari des élections dans un pays en proie de violences des gangs

    Bilan de la Coupe du monde au Mexique

    Alors que la Coupe du monde entre dans sa dernière semaine, avec les demi-finales puis la finale dimanche, le Mexique, l'un des trois pays organisateurs, dresse déjà un premier bilan. Dans un pays où le football est roi, l'ambiance a été très festive et la ville de Mexico a accueilli plus d'un million de visiteurs en juin. Les retombées économiques sont estimées à près d'un milliard d'euros. Mais ces bénéfices sont restés très inégaux : hôteliers et restaurateurs évoquent une activité surtout concentrée autour du stade Azteca et des fan zones, les jours de match. Le Mexique n'a accueilli que 13 des 48 rencontres du tournoi. Un reportage de Gwendolina Duval.

    Journal de la 1ère

    L'association Petites Villes de France vient en aide à plusieurs communes des Antilles confrontées à la prolifération des algues sargasses.

  • Dimanche dernier (5 juillet 2026), le Mexique était éliminé de la Coupe du Monde après une défaite 3-2 contre l’Angleterre. Plus aucun match ne se jouera au Mexique, mais l’euphorie autour de la sélection mexicaine ne retombe pas. On en parle avec Ana Maria Ospina, l'envoyée spéciale de la rédaction de RFI en espagnol pour cette Coupe du Monde.

    Malgré l'élimination du Mexique, les supporters continuent d’acheter le maillot vert de l’équipe. La plupart du temps, il s'agit d'imitations, « de très belles contrefaçons », assure Guadalupe que notre journaliste a rencontrée. Les autorités ont été contraintes de renforcer leurs contrôles. Rien qu’à Guadalajara, ce sont 66 000 maillots qui ont été confisqués.

    À lire aussiFootball: le business des faux maillots, entre économies, risques sanitaires et crime organisé

    Recenser les centres de santé en Haïti

    Comme chaque mois, nous sommes en ligne avec nos confrères du site Ayibopost, qui nous parlent d'une liste de lieux où on peut se faire soigner gratuitement ou à faible coût : consultations, vaccination, soins infantiles... « C'est difficile d'accéder aux soins en Haïti. L'objectif, c'est de permettre aux gens de gagner du temps et de savoir vers quelles structures ils peuvent se tourner selon leurs besoins », explique la journaliste Lucnise Duquereste. Face à un système de santé au ralenti et en crise, le guide sera mis à jour régulièrement par les équipes d'Ayibopost.

    Argentine : Milo Jota, le chanteur qui décolle

    Milo Jota, 19 ans seulement et déjà 13 prix musicaux raflés en une seule soirée aux Premios Gardel.

    Eloïse Brethes nous présente cette figure de la musique urbaine qui donne un coup de jeune aux mélodies traditionnelles et s'engage contre la dictature argentine.

    Le journal de la 1ère

    10 prévenus de la faction brésilienne « Familia Terror do Amapa » sont jugés au tribunal de Cayenne, en Guyane.

  • Ça s’est passé dans l’État du Maine. Il s’agit de Graham Platner, ostréiculteur et investi lors des primaires de son parti comme le candidat démocrate au Sénat lors des midterms de novembre 2026. Il est accusé par une ancienne compagne de l’avoir violée, accusations qu'il conteste. Ce retrait intervient alors que ce scrutin dans le Maine est considéré comme crucial pour les démocrates qui souhaitent reprendre le contrôle du Sénat. Le parti a jusqu'au 27 juillet pour désigner un nouveau candidat.

    À lire aussiÉtats-Unis: le candidat démocrate au Sénat dans le Maine se retire après des accusations de viol

    Au Mexique, les marchandes ambulantes luttent contre la discrimination et les agressions

    À Mexico, des milliers de femmes parcourent chaque jour les rames du métro pour vendre toutes sortes de marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataires et en situation de précarité, de subvenir à leurs besoins et de faire vivre leurs enfants. Mais ce travail les expose aussi à la discrimination et aux violences policières. Pour sortir de cette marginalisation, elles se sont organisées afin d'obtenir un véritable statut de travailleuses. Reportage de Marine Lebègue.

    Quel rôle pour la CARICOM en Haïti ?

    Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous évoquons la 51ème conférence de la CARICOM à Sainte-Lucie. D’après Frantz Duval, la Caricom semble redéfinir son rôle dans la transition haïtienne. Après avoir exercé une influence déterminante ces dernières années, notamment à travers son groupe des « Éminentes personnalités », dans le soutien puis la remise en cause du gouvernement d'Ariel Henry et dans la mise en place du Conseil présidentiel de transition, son poids s'était estompé avec l'arrivée du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les États-Unis reprenant l'initiative diplomatique. Réunis à Sainte-Lucie, les dirigeants de la CARICOM ont toutefois réaffirmé leur soutien à la transition politique et aux futures élections en Haïti, tandis qu'une nouvelle mission des « Éminentes personnalités » est annoncée, signe d'un possible retour de l'organisation régionale dans le processus de médiation.

    À lire aussiÀ la Une: la Caricom a désormais six noms pour le Conseil de transition haïtien

    Journal de la 1ère

    Direction la Martinique et la Guadeloupe pour parler de la mortalité périnatale, et du transport urbain.

  • À la demande de La Havane, l'Assemblée générale de l'ONU a tenu un débat spécial consacré au blocus américain contre Cuba, malgré les pressions diplomatiques de Washington pour tenter d’empêcher sa tenue.

    Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a accusé les États-Unis de mener contre son pays une « guerre multidimensionnelle » et de soumettre les Cubains à une « punition collective ». Des accusations immédiatement rejetées par l'ambassadeur américain Mike Waltz, qui a affirmé que « le seul embargo à Cuba est celui que le régime impose à son propre peuple ». Ce débat a eu lieu alors que Cuba fait face à une nouvelle panne d'électricité généralisée, la troisième en six mois. Selon l'économiste et spécialiste de Cuba Jérôme Leleu, le durcissement des sanctions américaines complique les importations de carburant et aggrave une crise énergétique déjà alimentée par le vieillissement des infrastructures et le manque d'investissements. Pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement cubain accélère le développement des parcs solaires, avec l'objectif de porter les énergies renouvelables à environ 15% de la production électrique d'ici à la fin de l'année 2026, un niveau encore insuffisant pour répondre aux besoins du pays.

    ⇒ L'interview de Jérôme Leleu.

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    Le président Javier Milei veut s’attaquer au secteur informel

    En Argentine, la politique d'austérité menée par Javier Milei frappe de plein fouet les travailleurs du secteur de ce qu’on appelle « l'économie populaire ». Recycleurs de carton, vendeurs ambulants, couturières, petits producteurs ou encore cuisinières des cantines populaires : ils ne sont ni salariés ni chefs d'entreprise, mais vivent de leur travail. Ils seraient entre cinq et six millions, soit près d'un actif sur trois. Depuis son arrivée au pouvoir, le président argentin les accuse d'alimenter le clientélisme et de perpétuer la pauvreté. Les aides qui complètent leurs revenus sont désormais menacées et restent gelées à moins de 50 euros par mois. Un dossier d'Antonin Barles.

    À lire aussiArgentine: les syndicats manifestent contre l'austérité du président Milei et promettent de durcir les conflits

    Haïti : il y a 5 ans, l’assassinat de Jovenel Moïse

    Mardi 7 juillet 2026 marquait le cinquième anniversaire de l'assassinat de l'ancien président haïtien Jovenel Moïse. Âgé de 53 ans, il avait été tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à son domicile de Port-au-Prince par un commando composé en grande partie d'anciens militaires colombiens. Aux États-Unis, la justice a déjà condamné plusieurs protagonistes : en mai 2026, un tribunal fédéral de Miami a reconnu quatre hommes coupables d'avoir participé au complot visant à assassiner le chef de l'État. Mais en Haïti, l'enquête piétine toujours et les commanditaires de ce crime n'ont jamais été identifiés. Cinq ans après les faits, l'absence de procès en Haïti est devenue le symbole des profondes défaillances de la justice et des institutions du pays. Le Réseau national de défense des droits humains vient d'ailleurs d'adresser une lettre au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour dénoncer cette impasse. Sa directrice, Rosy Auguste Ducéna, en parle avec Sarah Krakovitch.

    À lire aussiAssassinat du président haïtien Jovenel Moïse: 4 hommes jugés à Miami reconnus coupables de complot

    Journal de la 1ère

    Il y en avait encore quelques-uns mardi (7 juillet 2026), mais à partir de demain (9 juillet), il n’y aura plus du tout de bus en circulation dans le sud de la Martinique !

  • Les 8è de finale entre la France contre le Paraguay font encore beaucoup parler. Après les provocations et les gestes agressifs tout au long de la rencontre, ce sont les propos racistes d'une sénatrice du Paraguay contre Kylian Mbappé qui font polémique. Des attaques racistes qui font écho à celles de l’ancien gardien paraguayen, José Luis Chilavert.

    « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ». C'est en ces termes que Celeste Amarilla, sénatrice membre du premier parti d'opposition minoritaire du Paraguay, s'est exprimé sur X (ex Twitter) après la défaite de son pays contre les Bleus.

    Le gouvernement paraguayen s'est empressé de se désolidariser des propos de l'élue dans un communiqué, assurant que ces déclarations sont « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la dignité humaine », et ne reflétaient ni la position officielle du pays ni du peuple paraguayen.

    De son côté, le parquet de Paris indique qu’il a ouvert une enquête pour « injure publique aggravée par le fait qu’elle est prononcée en raison de l’origine, l’ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime, ainsi que pour provocation publique à la haine ou à la violence aggravée par le fait qu’elle est prononcée en raison de l’origine, l’ethnie la nation la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime »

    Après le double séisme au Venezuela, la vie reprend petit à petit

    Les habitants retournent travailler dans un contexte économique encore pire qu'avant la catastrophe. À Caracas, les dégâts matériels forcent la population à faire des choix impossibles. Car si l'État prend en charge certaines réparations, la plupart incombent aux particuliers, dans un pays étouffé par l'hyperinflation.

    Le reportage de nos envoyés spéciaux, Melissa Barra et Jad El Khoury.

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    Un système de coopérative de logement en Uruguay

    Notre dossier du jour nous emmène en Uruguay. Le pays a trouvé une solution pour limiter la spéculation immobilière et permettre aux classes populaires d’accéder à la propriété. Avec le système FUCVAM, la fédération de coopératives de logement par aide mutuelle, l’État prête de l’argent et les membres de la coopérative n’ont aucun apport financier à faire : ils fournissent leur propre main d’œuvre. Reportage à Montevideo de Théo Conscience.

    L’enquête sur l'assassinat de Jovenel Moïse reste au point mort

    Cinq ans après l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse chez lui, la procédure judiciaire se poursuit très lentement dans le pays : « un symbole de la crise profonde que traverse le pays », pour Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. L'insécurité et les violences de gangs se poursuivent dans le pays, où une attaque a eu lieu dans la région de Kenscoff. Alterpresse nous apprend également que le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, veut « promouvoir des réponses collectives en faveur de la stabilité du pays et de la région ». Il plaide pour un renforcement de la coopération régionale, lors du sommet de la Caricom, la communauté des Caraïbes, explique Gotson Pierre.

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    Journal de la 1ère

    Cinquante ans et deux générations après l'éruption de la Soufrière, dans le sud de la Guadeloupe, un colloque international s'est ouvert dans la Basse Terre de l'île. Objectif : mieux préparer les risques à venir, alors que les systèmes de surveillance des volcans ont grandement progressé depuis.

    À écouter aussi« Basses terres » d'Estelle-Sarah Bulle, et la famille danse sur un volcan

  • Donald Trump a obtenu de la FIFA la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en seizième de finale. Cette décision, la première de ce genre depuis 1962, a provoqué une vague de critiques dans le monde du football : l'UEFA, l'ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le gouvernement belge et le sélectionneur des Diables Rouges, Rudi Garcia, entre autres, dénoncent une atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la Coupe du monde.

    À l'inverse, le sélectionneur américain Mauricio Pochettino estime que cette décision répare une injustice, affirmant que son équipe avait déjà été suffisamment pénalisée par une expulsion qu'il juge injustifiée. L'affaire rappelle un précédent historique : en 1962, lors de la Coupe du monde au Chili, la FIFA avait déjà annulé la suspension de la star brésilienne Garrincha après une intervention du gouvernement brésilien, lui permettant de disputer la finale remportée par le Brésil face à la Tchécoslovaquie.

    L’Équateur se prépare à El Niño

    En Équateur, les autorités redoutent l'arrivée imminente d'un épisode particulièrement intense du phénomène El Niño, synonyme de pluies torrentielles et d'inondations. Pour aider les populations à s'y préparer, le Programme alimentaire mondial, l'agence des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la faim, accompagne les agriculteurs afin de renforcer leur capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Un reportage de notre correspondant en Équateur, Éric Samson.

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    La culture haïtienne célébrée à Paris

    Hier (5 juillet 2026) s'est achevé à Paris le festival Haïti Monde, un rendez-vous consacré à la richesse de la culture haïtienne, entre cinéma, musique et littérature. À cette occasion, Sarah Krakovitch a rencontré l'écrivain haïtien Makenzy Orcel. Son roman Une somme humaine avait été finaliste du prix Goncourt en 2022. Invité d'honneur du festival, il revient au micro de RFI sur son parcours, son œuvre et la place de la littérature haïtienne aujourd'hui.

    À écouter aussiPatrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco: le compas haïtien sacralisé

    Journal de la 1ère

    En Guadeloupe, le défunt SYAG, Syndicat intercommunal d’alimentation en eau, fait encore parler de lui !

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  • Au Venezuela, plus d'une semaine après le double séisme, un homme a été retiré vivant des décombres ce jeudi (2 juillet 2026). Un véritable miracle, alors qu'il y a de moins en moins d'espoir de signes de vie après ce drame qui a fait plus de 2 500 morts et des dizaines de milliers de disparus dans le nord du pays. À ce bilan, il faut ajouter les déplacés qui ont tout perdu. Certains se sont réfugiés dans un stade de La Guaira où se sont rendus nos envoyés spéciaux, Mélissa Barra et Jad El Khoury. L'une des priorités des organisations humanitaires est d'apporter un soutien psychologique aux enfants.

    La colère gronde toujours au sein de la population, explique, pour sa part, Alice Campaignolle, correspondante de RFI à Caracas. Beaucoup considèrent le gouvernement responsable du retard des secours et de la gestion chaotique de la crise. Dans la zone la plus touchée, « les altercations entre survivants et forces de l’ordre se multiplient, les habitants trouvent que les fonctionnaires de police ou les militaires n'en font pas assez, qu’ils devraient être comme eux, sur les décombres, à chercher des survivants ou bien maintenant à extraire les corps », raconte la journaliste. Une colère qui se double d'une grande méfiance envers Delcy Rodriguez, héritière de Nicolas Maduro. Avant ce drame, beaucoup de Vénézuéliens réclamaient des élections libres. Les habitants veulent changer de gouvernement, notamment à cause de la corruption qui ronge tous les services de l’État. Aujourd'hui, une bonne partie de la population refuse de remettre des dons « à des fonctionnaires de peur qu’ils ne soient pas volés. Les gens n’acceptent pas non plus que la police les empêche de circuler sur la zone sinistrée, convaincus que c’est pour cacher quelque chose. Des mesures qui sont parfois importantes pour la sécurité, se retrouvent questionnées, à cause de cette cassure entre le peuple vénézuélien et ses dirigeants et les forces de l’ordre », analyse Alice Campaignolle.

    En Colombie, une transition houleuse

    La Colombie connaît actuellement une période politique tendue. Le nouveau président d'extrême droite, le millionnaire Abelardo de la Espriella élu le 21 juin 2026 ne prendra ses fonctions que le 7 août. D'ici là, son équipe et l'exécutif sortant sont engagés dans un processus de transition compliquée. Les deux camps multiplient les attaques et les déclarations tonitruantes, nous explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI.

    Haïti : la ville de Marchand-Dessalines sous l’emprise de Kokorat san Ras depuis deux mois

    Depuis leur installation dans cette ville historique du département de l’Artibonite, les membres du gang Kokorat san Ras imposent leur loi. En mai 2026, après la démolition du commissariat de la commune, ils sont devenus les seuls maîtres des lieux. Prise en otage, la population tente désormais de survivre entre peur, silence et manque de protection. Un reportage de Ronel Paul.

    Le journal de la 1ère

    À la Une : le Plan Sargasses 3.

  • Au Nicaragua, près de 10% des filles de 15 à 19 ans deviennent mères, et c'est sans compter celles de 10 à 14 ans. Il s’agit de l’un des taux de grossesses adolescentes les plus élevés d’Amérique centrale. Mais la répression du régime Ortega-Murillo a entraîné la fermeture des associations qui accompagnaient ces jeunes filles.

    Yadira est partie de chez elle à 12 ans pour s’installer avec son petit ami, âgé de 30 ans.

    « Il a commencé à être jaloux. Il ne me laissait pas sortir, je ne pouvais pas mettre de jupe. Il rentrait ivre, me criait dessus et me frappait même parfois, raconte-t-elle dans une vidéo publiée en 2020 par le Fonds des Nations unies pour la population. On vivait ensemble depuis quatre mois quand je suis tombée enceinte de mon premier enfant. Avec la grossesse, il a un peu changé, mais un an et demi plus tard, je suis retombée enceinte. »

    Six ans plus tard, le problème de ces enfants devenues mères après des violences sexuelles est loin d’être résolu au Nicaragua. Les grossesses adolescentes sont même au contraire normalisées par le régime autoritaire de Daniel Ortega. Notamment à l’occasion de la Fête des mères, où le concours de la Madre Panza récompense la femme enceinte ayant le plus gros ventre. Un dossier d’Eloïse Brethes.

    En Haïti, un budget rectificatif aux dépens des plus pauvres

    En Haïti, Le Nouvelliste revient sur le financement de la guerre contre les gangs, en épinglant un budget qui affaiblit la population. « Un budget passé en catimini début juin, indique le rédacteur en chef du quotidien, Frantz Duval. Il produit de nouvelles dépenses qui seront financées par la planche à billets. Cela va créer de l’inflation. Et ce seront encore une fois les plus pauvres qui paieront la facture. »

    Le Nouvelliste rapporte par ailleurs que près de 200 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine au premier semestre 2026. « Les deux pays se partagent l’île, mais les Haïtiens n’ont pas le droit à un visa pour se rendre en République dominicaine, les Haïtiens qui sont établis en République dominicaine depuis des années ne peuvent pas régulariser leur situation… En réalité, c’est une épuration ethnique qui est pratiquée en République dominicaine », dénonce Frantz Duval.

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    Aux États-Unis, révolution au sein du parti démocrate

    Les candidats de l’aile gauche du parti démocrate enchaînent les victoires dans les primaires organisées en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre 2026. Dernier exemple en date : celui de Melat Kiros dans le Colorado. La jeune candidate de 28 ans l'a emporté face à l'indéboulonnable Diana DeGette, élue à la Chambre des représentants depuis trente ans. Un coup de tonnerre qui s'inscrit dans une tendance observée depuis déjà plusieurs mois, avec notamment la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York. Mamdani qui a d'ailleurs vu trois de ses candidats au Congrès l'emporter lors de primaires démocrates à New York, la semaine dernière. Explications de François-Damien Bourgery, du service international de RFI.

    À écouter aussi«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello

  • Cela fait tout juste une semaine que le Venezuela a été ébranlé par deux violents séismes. À Caraballeda, dans l’État de La Guaira, les dégâts sont colossaux. Livrées à elles-mêmes depuis le premier jour, les familles tentent désespérément de déblayer seules les ruines des immeubles pour y extraire les corps de leurs proches. Chaque jour, elles interpellent les sauveteurs internationaux avec l’ultime espoir de pouvoir leur donner une sépulture. Reportage de nos envoyés spéciaux Mélissa Barra et Jad El Khoury.

    En ligne depuis le Venezuela, Melissa Barra nous raconte les coulisses de ce reportage. « Dans la zone la plus sinistrée, la "zone 0", c'est le chaos », témoigne-t-elle. « Les forces de sécurité sont absentes. » La journaliste de RFI a dû servir de traductrice entre des familles à la recherche de leurs proches et des secouristes. Des Vénézuéliens affluent dans le désordre pour tenter de porter secours aux sinistrés. « Les équipes internationales ne peuvent pas déployer leurs équipements sonores destinés à localiser d'éventuels survivants tellement il y a de vacarme », explique encore Mélissa Barra.

    La crise du logement au Canada

    Ce mercredi 1er juillet 2026, ce n'est pas seulement la fête nationale au Canada. C'est aussi le plus grand déménagement collectif d’Amérique du Nord. Des dizaines de milliers de Québécois changent d'adresse aujourd’hui. À Montréal, certains emménagent dans un nouvel appartement. D'autres quittent un logement sans savoir où ils dormiront demain. Les loyers sont devenus inabordables (+60% depuis 2018) et les appartements introuvables, ce qui complique grandement les recherches. Un quart des Montréalais peinent à payer leur loyer, nous raconte Nafi Alibert, notre correspondante au Canada.

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    Témoignage d'un Afro-américain qui a réchappé à la peine de mort

    Parmi les 47 pays qui appliquent encore la peine de mort, se trouvent les États-Unis. La tendance n'est pas une suppression de cette pratique. Au contraire, le nombre de personnes exécutées dans le pays a presque doublé entre 2024 et 2025, avec 47 exécutions l'an dernier (2025). Alors que Paris accueille en ce moment le 9è congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'association Ensemble contre la peine de mort, RFI a pu rencontrer un Afro-américain qui a échappé à cette sentence. Daniel Gwynn a passé près de 30 ans dans le couloir de la mort en Pennsylvanie, avant d'être innocenté et libéré en 2024. Il a été condamné à tort, après avoir avoué en garde à vue un crime qu'il n'avait pas commis et sur la base de photos sur lesquelles il ne figurait pas. Selon lui, sa condamnation a aussi été décidée parce qu'il était pauvre et sujet à des addictions. Daniel Gwynn s'est confié à Justine Fontaine.

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    Donald Trump et le business juteux des cryptomonnaies

    Il était déjà riche avant d'arriver à la Maison Blanche. Donald Trump devrait l'être encore plus quand il la quittera. Au moins trois fois plus à en croire le magazine Forbes qui affirme que la fortune de Donald Trump est passée de 2,3 milliards en 2024 à 6,5 milliards de dollars aujourd'hui. D'après la déclaration de revenus du président américain, rendue publique hier (30 juin 2026) par le Bureau d'éthique gouvernementale, cet enrichissement est en grande parti dû aux cryptomonnaies. Les explications de Marine de La Moissonnière.

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    Le journal de la 1ère

    « L’évolution institutionnelle de la Martinique est sur les rails ! ». Déclaration ce mardi (30 juin 2026) de la ministre des Outre-mer après un entretien avec le président de la Collectivité Territoriale.

  • La plus haute juridiction du pays a rendu, lundi 29 juin 2026, une décision autorisant le chef de l’État à révoquer à sa guise les responsables d’agences fédérales indépendantes.

    Les juges devaient se prononcer sur la révocation d'une responsable de la Commission fédérale du Commerce (FTC) voulue par Donald Trump. Il y a plus d'un siècle, le Congrès a adopté une loi qui empêche tout licenciement d'un responsable de la FTC sans motif valable. Une loi renforcée en 1935 par une décision de la Cour suprême qui a fait depuis jurisprudence. L'arrêt rendu ce lundi (29 juin) constitue donc une véritable rupture. Donald Trump a applaudi « une grande victoire », « l'une des plus grandes décisions jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels ».

    Les juges devaient aussi se prononcer sur le limogeage de Lisa Cook, une gouverneure de la Banque centrale. Par cinq voix contre quatre, les juges ont considéré que Donald Trump ne pouvait pas la révoquer « à sa guise » sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Une décision apparemment paradoxale, motivée par la crainte des répercussions économiques.

    Et ce n’est pas le seul revers infligé au locataire la Maison Blanche, explique François-Damien Bourgery, du service International de RFI. La Cour suprême a également rejeté un recours du parti républicain contre une loi du Mississippi qui autorise le comptage des bulletins plusieurs jours après le scrutin. Et ce alors que Donald Trump, et l'ensemble du parti républicain, ne cessent d’accuser le vote par correspondance de favoriser la fraude. Une nouvelle preuve que la Cour suprême est aujourd'hui le seul rempart face aux poussées autocratiques de Donald Trump.

    En Haïti, accord pour modifier le décret électoral contesté

    En Haïti, les élections sont prévues en principe au mois d'août. Le gouvernement et l'autorité électorale, le CEP, sont tombés d'accord sur le processus, rapporte Gotson Pierre, directeur de l’agence AlterPresse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé a affirmé hier (29 juin) vouloir sortir de la logique de l’assistanat qui régit souvent les relations avec les pays étrangers. Enfin, AlterPresse se fait l’écho d’un message : celui de la famille du journaliste Diego Charles, assassiné il y a cinq ans. Ses proches parlent d’un déni de justice intolérable.

    Au Salvador, les victimes de l’État d’exception

    Au Salvador, le président Nayib Bukele a opté pour la manière forte, sinon brutale, pour lutter contre les groupes criminels. Pour la 52è fois, les autorités viennent de renouveler l’État d’exception, une disposition qui permet notamment des arrestations et des incarcérations sans jugement et sans accès rapide à un avocat. Une disposition d’autant plus controversée que les membres des gangs ne sont pas les seuls à être visés. Amnesty International estime qu’au moins 8 000 innocents ont été arrêtés en quatre ans. Un reportage de notre envoyée spéciale, Marie Griffon.

  • Au Venezuela, le bilan provisoire du double tremblement de terre qui a frappé le pays, le 24 juin 2026, fait état de 1 450 décès et 3 150 blessés. La région côtière de La Guaira a été particulièrement touchée. Des centaines d’immeubles se sont effondrés. Ce matin, la terre a de nouveau tremblé. « C'est vraiment le chaos à La Guaira », témoigne la correspondante de RFI au Venezuela, Alice Campaignolle. « Les secouristes travaillent au péril de leur vie car la terre ne cesse de trembler. Il s'agit essentiellement d'habitants pas préparés, pas équipés, qui fouillent à mains nues les décombres dans l'espoir de retrouver des survivants ».

    « Des équipes de secouristes françaises, colombiennes et chiliennes sont également arrivées », poursuite la journaliste. « Les militaires, eux, tentent d'assurer la circulation », poursuit la journaliste qui précise qu'une morgue a été improvisée sur le port.

    « Certains quartiers excentrés se sentent oubliés, abandonnés par le gouvernement. Personne n'est encore venu leur prêter main forte », raconte Alice Campaignolle qui décrit « la colère, la frustration, le désespoir et la fatigue » des Vénézuéliens touchés par ce séisme. « Ils en veulent au gouvernement », dit encore notre correspondante. « Même si un tremblement de terre d'une telle magnitude aurait pris de court n'importe quel pays, il faut reconnaître un manque de préparation et un certain amateurisme de la part des autorités du Venezuela », ajoute-t-elle.

    Argentine : J. Milei nomme un nouveau Premier ministre dans la perspective de la présidentielle.

    Ce dimanche, Javier Milei a nommé hier (28 juin 2026) Diego Santilli en remplacement de Manuel Adorni empêtré depuis des mois dans un scandale de fausse déclaration de patrimoine et d'enrichissement illicite. Ce politicien de carrière, issu du PRO, le part créé par l'ancien président Mauricio Macri, prendra ses fonctions mardi et aura pour mission de négocier avec les forces politiques représentées au Congrès et avec les gouverneurs des provinces. Une mission extrêmement importante puisqu'à plus d'un an de la présidentielle, Javier Milei sait qu'il va devoir nouer des alliances avec la droite et le centre. Les explications de Marine de La Moissonnière du service international de RFI.

    Haïti : mobilisation pour la réouverture de l'hôpital de l'université d'État d'Haïti

    À Port-au-Prince, la fermeture de l’hôpital de l’université d’État d’Haïti, le plus grand centre hospitalier public du pays, continue de susciter de vives réactions. Fermé depuis plus de deux ans en raison de l’insécurité, cet établissement est un maillon essentiel de la formation des futurs médecins qui y effectuent habituellement leurs stages cliniques. Face à ce qu’ils qualifient d’inaction des autorités, des dizaines d’étudiants en médecine ont manifesté lundi 22 juin, dans les rues de la capitale pour exiger sa réouverture. Une mobilisation soutenue par le syndicat des travailleurs de l’établissement, mais dispersée par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes. Malgré cela, les manifestants promettent de poursuivre leur mouvement. Reportage de Peterson Luxama.

    Le journal de la 1ère

    Le dispositif Hôpital en tension a été activé au CHU de Martinique.

  • La Cour Suprême a donné raison jeudi 25 juin 2026 à l'administration Trump et confirme la fin du TPS, le statut de protection temporaire qui permettait à plus de 350 000 Haïtiens de résider légalement sur le sol états-unien, parfois depuis plus de 15 ans. Ils sont désormais à la merci de la police de l'immigration, qui peut les renvoyer en Haïti à tout moment.

    Au Chili, « la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques »

    Au Chili, la police a localisé la soixantaine d’enfants haïtiens qui avaient été déclarés «introuvables» après leur arrivée au Chili, dans le cadre de procédures de regroupement familial. Ils sont tous en bonne santé et avec leurs parents. La Cour des comptes, dans un rapport préliminaire sur les conditions d’entrée de citoyens haïtiens au Chili, avait fait état de ces possibles disparitions, provoquant l’ouverture d’une cellule de crise par le gouvernement et d’une enquête pour trafic d’êtres humains. Michel-Ange Joseph, Haïtienne résidant au Chili depuis 12 ans, est travailleuse sociale et directrice de la fondation Cijys, un centre de recherche en sciences juridiques et sociales. Au micro de Naïla Derroisné, elle assure qu'il y a eu des erreurs dans la gestion de cette affaire d’enfants haïtiens disparus qui, en réalité, ne l’étaient pas. Elle estime même que «la communauté haïtienne a été utilisée à des fins politiques».

    Le combat de vendeuses ambulantes mexicaines pour leur reconnaissance

    À Mexico, des milliers de femmes arpentent tous les jours le métro de la ville pour vendre leurs marchandises. Une activité qui permet à ces Mexicaines, souvent mères célibataire et précaires, de subvenir à leurs besoins et nourrir leurs enfants, mais qui les confrontent aussi à la discrimination et aux violences policières. Elles ont décidé de s’organiser pour obtenir un statut légal de travailleuses et ne plus être marginalisées par la société mexicaine, raconte la correspondante de RFI au Mexique, Marine Lebègue, qui les a suivies dans leur journée de travail.

    L'Iran et les États-Unis s'affrontent... sur un terrain de volley

    Un match de volley très symbolique s'est tenu jeudi soir (25 juin 2026) à Orléans, en Ligue des nations. Les États-Unis affrontaient l'Iran et l'ont emporté 3-0. Le public soutenait très largement l'Iran et pour certains supporters, ce match avait malgré tout une signification particulière. Vahid Shamsoddinnezhad, de la rédaction en persan de RFI, était sur place et a pu échanger avec des spectateurs et spectatrices.

    Dans le journal de La 1ère...

    Un tiers de siècle après l'interdiction du chlordécone, largement utilisé dans les bananeraies, plus de 8 Guadeloupéens sur 10 présentent encore des traces de ce pesticide dans le sang, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

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  • Le Venezuela se réveille au lendemain du plus puissant séisme enregistré dans le pays depuis plus d'un siècle, sans encore connaître l'ampleur exacte des destructions ni le nombre définitif de victimes. À Caracas comme dans l'État de La Guaira, de nombreux habitants ont passé la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques, tandis que plusieurs quartiers restent privés d'électricité, d'eau et d'internet.

    Les témoignages recueillis par RFI évoquent des immeubles effondrés, des hôpitaux endommagés et des sinistrés contraints de s'organiser seuls. Alors que l'aide internationale commence à se mettre en place, de nombreux Vénézuéliens dénoncent l'absence de soutien des autorités et le manque d'informations officielles dans les heures ayant suivi la catastrophe.

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    Les Grenadiers partent la tête haute

    Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, nous revenons sur ce que le journaliste qualifie de « l'indescriptible aventure de cette équipe » et aussi sur le sélectionneur, Sébastien Migné, parfois critiqué, mais qui ne s'est pas trop mal débrouillé, selon Frantz Duval.

    Au Chili, le gouvernement de José Antonio Kast durcit le ton face aux mauvais payeurs de la dette étudiante

    Depuis plusieurs années, des centaines de milliers de Chiliens financent leurs études supérieures grâce à un système de prêts bancaires garantis par l'État. Un dispositif qui a largement contribué à démocratiser l'accès à l'université, mais qui a aussi entraîné l'endettement de nombreux diplômés, dont certains sont aujourd'hui incapables de rembourser leurs emprunts. Jusqu'à présent, l'État devait prendre le relais lorsque les remboursements n'étaient plus assurés. Mais dans un contexte de rigueur budgétaire, le président José Antonio Kast entend mettre fin à cette situation. Un reportage de notre correspondante Naïla Derroisné.

    Journal de la 1ère

    En Guadeloupe, l’État se dit prêt à « accompagner » le redressement du syndicat mixte de gestion de l’eau, mais pas à n’importe quel prix…

  • Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques.

    Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l'une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l'état d'exception, ce qui lui a permis de déployer l'armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n'a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c'était une « victoire pour le mouvement d'obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d'entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l'approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d'El Alto, soumises à d'importantes pénuries ces dernières semaines.

    Les cicatrices de semaines de mobilisation

    D'un point de vue économique, le mouvement de blocages, l'un des plus longs de l'histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d'après la Chambre nationale d'industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l'extrême-droite va être pris en tenailles entre, d'une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux - qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement - et, d'autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d'après le chercheur Pablo Barnier Khawam.

    Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n'est pas une solution

    En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d'Amérique centrale de 11 millions d'habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d'enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu'à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre.

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    Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa

    Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d'accueillir la compétition avant de s'en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada.

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    Dans le journal de La 1ère...

    Après l’alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l’automobile, indique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

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  • Remise en cause par l'unilatéralisme des États-Unis de Donald Trump, l'Organisation des États Américains (OEA), qui réunit presque tous les pays du continent, tient cette semaine son assemblée générale au Panama. Alors que Washington menace de lui retirer sa contribution financière, l'institution est particulièrement fragilisée, confrontée à des soupçons de corruption en interne et des accusations d'impuissance pour défendre les droits humains sur le continent, ou encore faire face à la crise sécuritaire en Haïti.

    L'Organisation des États Américains (OEA) tient depuis lundi 22 juin son Assemblée générale, au Panama. Créée en 1948, c'est la seule organisation à réunir tous les pays du continent, du Nord au Sud, à l'exception du Venezuela et du Nicaragua, qui s'en sont retirés. Pourtant, cette institution-clé du multilatéralisme dans la région est en crise. Les États-Unis de Donald Trump menacent d'arrêter totalement de la financer dès l'an prochain (2027), alors que la contribution de Washington équivaut aujourd'hui à près de la moitié du budget de l'OEA. « Comme pour l'Organisation mondiale de la santé, comme pour de nombreuses organisations internationales que les États-Unis ont quitté, cela poserait d'importantes difficultés, souligne Kévin Parthenay, professeur de Sciences Politiques à l'université de Tours. D'autant plus que cet exemple des États-Unis pourrait créer une émulation : de la part de l'Argentine de Javier Milei, du nouveau président d'extrême-droite au Chili, José Antonio Kast, ou encore d'Abelardo de la Espriella, tout juste élu en Colombie. Des dirigeants très critiques vis-à-vis du multilatéralisme et qui ne sont pas prêts à payer pour le fonctionnement de ces organisations-là.»

    Le représentant désigné par Donald Trump auprès de l'OEA, Leandro Rizzuto, un milliardaire et ami du président, a déclaré à l'agence Reuters qu'il voulait que l'organisation se concentre davantage sur les questions économiques et moins sur la démocratie et les droits humains.

    Accusations de corruption

    Les craintes d'une fragilisation de l'OEA sont d'autant plus fortes que l'organisation est aussi fragilisée par un scandale en interne. L'actuel secrétaire général, Albert Ramdin, ancien ministre des Affaires étrangères du Surinam, est soupçonné d'irrégularités dans des contrats passés depuis son arrivée. Sa cheffe de cabinet, elle, a été mise en examen pour corruption au Surinam. Les États-Unis ont révoqué son visa. Elle a quitté son poste début juin 2026. Cela intervient alors que l'OEA est aussi critiquée sur le fond.

    « Sur un certain nombre de crises qui touchent le continent (du Nicaragua au Venezuela, en passant par Haïti) l'organisation a beaucoup de peine à apporter des réponses concrètes à des situations qui touchent aux droits de l'homme, à la démocratie et à la stabilité politique, alors que ce sont précisément trois des axes fondamentaux qui justifient et légitiment l'existence de cette organisation », poursuit Kévin Parthenay, également co-président de l'OPALC (Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences Po).

    Pour autant, il ne faut pas enterrer trop vite le multilatéralisme sur le continent, estime le chercheur. « Le régionalisme se réinvente en permanence. J'en veux pour preuve ce « Bouclier des Amériques » lancé en mars par le président Donald Trump et qui a vocation à réunir des leaders de droite. Même s'il y a des dynamiques politiques radicales, on peut difficilement penser que la coopération régionale au sens large va disparaître », conclut-il.

    Haïti : violences à Cité Soleil, enfants retrouvés au Chili et réparations

    Malgré le déploiement des forces de l'ordre, la situation reste « critique » à Cité Soleil depuis le massacre survenu au soir du premier match d'Haïti à la Coupe du monde de football, dans la nuit du 13 au 14 juin, explique depuis Port-au-Prince le rédacteur en chef de l'agence Alterpresse, Gotson Pierre. L'agence de presse haïtienne se fait aussi l'écho de l'histoire de ces enfants haïtiens dont le gouvernement chilien disait avoir perdu la trace. 52 d'entre eux sur 64, ont été retrouvés et sont bien dans leurs familles et scolarisés, précise Gotson Pierre. Enfin, il évoque avec Anne Cantener les protestations de chercheurs et de militants haïtiens face à l'absence d'Haïti au sommet international organisé à Accra (Ghana), du 17 au 19 juin sur les réparations liées à l'esclavage.

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    Argentine : l'industrie textile en difficulté face à la concurrence chinoise

    Le président argentin ultra-libéral Javier Milei a décidé de baisser les droits de douane dans son pays. Depuis, les importations sont de plus en plus importantes, au point de mettre à mal l'industrie textile locale. Les entreprises argentines ne peuvent pas s'aligner sur la capacité de production ni sur les prix de grands groupes chinois comme Shein ou Temu, explique le correspondant de RFI, Théo Conscience, qui s'est rendu dans une petite usine de la banlieue de Buenos Aires.

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    Dans le journal de La 1ère...

    La Cour d’appel de Paris a confirmé ce lundi (22 juin 2026) le non-lieu prononcé en 2023 dans « l’affaire » du chlordécone, précise Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

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  • L'avocat et entrepreneur Abelardo de la Espriella a remporté l'élection présidentielle colombienne avec 49,7% des voix, devançant de justesse le sénateur de gauche Ivan Cepeda. « Si les résultats sont encore provisoires, leur tendance semble irréversible », nous explique notre envoyée spéciale en Colombie, Marine de la Moissonnière.

    Lors de son discours de victoire à Barranquilla, le candidat d'extrême droite, vêtu du maillot de la sélection colombienne, a adopté un ton plus conciliant qu'en campagne. Il a promis de respecter la Constitution et appelé ses adversaires à reconnaître leur défaite. Ivan Cepeda entend toutefois contester les résultats dans plusieurs dizaines de milliers de bureaux de vote, tandis que des manifestations ont éclaté à Bogota et Cali.

    L'insécurité a été au cœur du scrutin. Les électeurs d'Abelardo de la Espriella attendent une réponse plus ferme face aux groupes armés et aux trafiquants de drogue. Le président élu promet de s'inspirer des méthodes du Salvadorien Nayib Bukele. L'économie a également pesé dans le vote. Malgré une baisse de la pauvreté, du chômage et de l'inflation sous Gustavo Petro, de nombreux Colombiens s'inquiètent de l'endettement du pays et voient en cet homme d'affaires millionnaire un gestionnaire capable de relancer la croissance.

    En Haïti, une année scolaire jugée plus stable que les années précédentes

    En Haïti, les examens officiels de la neuvième année fondamentale se tiendront du 29 juin au 2 juillet 2026. À quelques jours de ce rendez-vous décisif pour des milliers d’élèves à travers le pays, les préparatifs s’accélèrent. Si de nombreux candidats affirment être prêts à se mesurer aux épreuves, des enseignants se félicitent d’une année scolaire jugée plus stable que les précédentes. Des responsables syndicaux soulignent toutefois que l’insécurité continue de peser sur le système éducatif. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des examens, notamment avec la mise en place d’une commission chargée des épreuves. Reportage de Peterson Luxama…

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    Au Canada, la stérilisation forcée inscrite dans le code criminel

    Pendant des décennies au Canada, des milliers de femmes — principalement des autochtones, mais aussi des personnes noires, marginalisées ou vivant avec un handicap — ont subi des stérilisations forcées. Une pratique médicale institutionnalisée, qualifiée de torture par l’ONU, que la justice canadienne avait jusqu’à présent du mal à sanctionner. Mais la législation vient d’évoluer. Cette forme de violence est désormais explicitement inscrite dans le Code criminel et est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison. Une avancée législative réclamée de longue date par les survivantes. Un reportage de Nafi Alibert.

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    Journal de la 1ère

    La Cour d’appel confirme un non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone.

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