Afleveringen
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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France. Celui-ci livre son analyse sur les impacts économiques potentiels d'une victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde de football, avant d'aborder des sujets plus larges concernant la situation économique du pays.
Le gouverneur commence par tempérer l'enthousiasme autour d'une éventuelle victoire des Bleus, expliquant que l'impact économique resterait limité, avec seulement quelques secteurs comme la télévision ou la restauration qui pourraient en bénéficier. Il souligne que l'essentiel est de saluer la performance sportive de l'équipe.
Le cœur de l'entretien se concentre ensuite sur l'évolution de la conjoncture économique française. Emmanuel Moulin revient sur les prévisions de croissance de la Banque de France, qui ont été revues à la hausse grâce à des indicateurs plus favorables que prévu en juin. Il explique que l'enquête mensuelle de conjoncture a notamment fait état d'un rebond dans l'industrie et les services, malgré des carnets de commandes encore déprimés.
Il se montre prudent quant à la suite, jugeant l'environnement géopolitique extrêmement volatile. Il estime néanmoins que l'économie française a fait preuve de résilience ces derniers mois, avec des entreprises capables de s'adapter, notamment face à la canicule.
Il évoque ensuite les défis à venir, à commencer par le feuilleton budgétaire qui s'annonce complexe, dans un contexte de déficit public élevé et de dette qui continue d'augmenter. Il plaide pour un assainissement des finances publiques, jugeant que cela conditionne la capacité d'investissement de la France dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle ou la transition écologique.
Interrogé sur son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, le gouverneur se veut rassurant, affirmant que la Banque de France ne s'immisce pas dans le débat démocratique mais peut néanmoins rappeler certaines réalités économiques incontournables. Il se dit ainsi prêt à corriger d'éventuelles « âneries » économiques qui pourraient être proférées durant la campagne présidentielle.
Enfin, Emmanuel Moulin défend l'engagement et le professionnalisme des fonctionnaires, tout en reconnaissant que des progrès peuvent être faits en termes d'efficacité de la dépense publique. Il se dit fier de son parcours de haut fonctionnaire et rejette l'idée d'être un « homme d'Emmanuel Macron », affirmant avoir sa propre vie et indépendance.
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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Patrick Pailloux, le délégué général pour l'Armement, pour une plongée au cœur de la Direction générale de l'armement (DGA). Cet organisme gouvernemental, fort de près de 10 000 civils et militaires, joue un rôle essentiel dans la défense et l'armement de la France.
L'invité explique avec clarté la mission de la DGA : assurer la souveraineté française en matière de technologies de défense. Grâce à ses 8 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers, la DGA conçoit, teste et maîtrise l'ensemble des technologies nécessaires à l'équipement des forces armées françaises, du nucléaire aux drones en passant par les sous-marins et les avions de chasse.
Patrick Pailloux souligne l'importance pour la France de ne pas dépendre de l'étranger pour son armement, notamment des États-Unis. Il détaille les efforts déployés pour garantir cette indépendance, à travers des cahiers des charges exigeants avec les sous-traitants et une expertise technologique pointue.
Mais la DGA doit aussi s'adapter aux évolutions du champ de bataille, passant d'une logique de développement de systèmes d'armes sophistiqués sur le long terme à une agilité accrue, capable de produire rapidement des équipements plus légers et modulaires, à l'image des drones. Il explique comment la DGA s'organise pour concilier ces deux approches, en intégrant étroitement les militaires, les industriels et ses propres équipes.
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit le politologue Jérôme Jaffré pour décrypter la décision de Marine Le Pen de se porter candidate à l'élection présidentielle malgré sa condamnation judiciaire.
Alors que Paris est paralysé par les embouteillages en raison des préparatifs de la Fête nationale, il analyse avec détachement la stratégie de la candidate du Rassemblement national. Il souligne la « dichotomie intéressante » entre le « message politique extrêmement clair » de Marine Le Pen, qui affirme sa candidature, et la « confusion judiciaire » qui entoure son dossier.
L'expert explique que Marine Le Pen « revient du fond des enfers » et que son parcours tumultueux, fait d'épreuves surmontées, la fait entrer dans l'histoire des candidats présidentiels. Cependant, face à la justice, elle est prête à « user de tous les artifices pour sortir du problème », notamment en demandant l'autorisation de se déplacer librement malgré sa condamnation.
Jérôme Jaffré souligne le « bras de fer » qui s'installe entre Marine Le Pen et la justice, avec le pourvoi en cassation déposé par la candidate. Il analyse les enjeux de cette stratégie, qui vise à jouer sur le temps et la liberté de l'électeur pour limiter la portée de la condamnation. Le journaliste évoque également les prochains bras de fer qui pourraient opposer Marine Le Pen, si elle était élue présidente, au Conseil constitutionnel.
Au-delà de l'aspect judiciaire, il s'intéresse aussi à l'impact politique de cette affaire. Il constate que la décision de Marine Le Pen a déstabilisé ses adversaires, en particulier Jordane Bardella, qui se retrouve « trois pas derrière » dans la hiérarchie du Rassemblement national.
L'expert souligne également que cette situation renforce la polarisation du débat présidentiel, avec un affrontement de plus en plus clair entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Il estime que cette présidentielle risque de se jouer davantage sur la sanction de la classe politique que sur la résolution des problèmes du pays.
Enfin, Jérôme Jaffré s'interroge sur la perception des électeurs face à la condamnation de Marine Le Pen. Il souligne que le niveau de défiance envers les institutions est tel que cela pourrait finalement profiter à la candidate du Rassemblement national, considérée comme une figure de la « sanction » du système.
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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Hubert Védrine, diplomate et ancien ministre français des Affaires étrangères, pour décrypter les enjeux du prochain sommet de l'OTAN.
Alors que le président américain Donald Trump a souvent critiqué le manque d'investissement des Européens dans leur défense, ce sommet sera l'occasion pour les alliés de l'OTAN de trouver un équilibre entre les exigences américaines et leur volonté d'affirmer une plus grande autonomie stratégique.
Hubert Védrine, fin connaisseur des arcanes de la diplomatie internationale, analyse en détail les différentes positions des pays européens sur cette question. Il explique notamment comment certains, comme la France, plaident pour une prise en main progressive de leur sécurité, quand d'autres, à l'instar de la Pologne, préfèrent rester dans le giron sécuritaire américain.
Il met également en lumière les enjeux industriels et technologiques qui se cachent derrière ces choix stratégiques, avec la volonté des États-Unis de conserver leur domination sur le marché de l'armement européen.
Au-delà des déclarations officielles, le diplomate invite à scruter attentivement le communiqué final du sommet pour y déceler d'éventuelles avancées, même minimes, vers une plus grande autonomie européenne en matière de défense. Un sujet qui montre à quel point les Européens sont tiraillés entre leur dépendance historique vis-à-vis des États-Unis et leur aspiration à devenir une véritable puissance géopolitique.
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Dans cet épisode de "L'invité de la matinale", David Abiker reçoit Laurence Nardon, chercheuse et spécialiste de l'histoire des idées politiques aux États-Unis. Ensemble, ils reviennent sur les célébrations du 4 juillet, marquant les 250 ans de l'indépendance américaine.
Elle explique que la majorité des Américains ont célébré cet événement historique, avec des festivités dans tout le pays, des défilés aux fêtes de quartier. Cependant, elle souligne que le président Donald Trump a largement « kidnappé » ces célébrations à son profit, en en faisant un « plus grand meeting de Trump de tous les temps ».
Selon l'experte, Donald Trump a mélangé la célébration des fondamentaux américains, comme l'indépendance et les pionniers, avec son propre discours politique. Il a notamment dénoncé le « wokisme » et la montée de l'extrême-gauche au sein du Parti démocrate, qu'il assimile au communisme. Laurence Nardon estime que cette rhétorique anticommuniste sera probablement au cœur de la stratégie républicaine pour les élections de mi-mandat de novembre prochain.
L'invitée souligne également que Trump a tenté de détourner l'attention des échecs de sa politique étrangère, comme la guerre en Ukraine ou les tensions avec l'Iran. Elle pense que le président républicain cherche à faire oublier ces revers en créant un buzz médiatique permanent autour de sujets comme Cuba.
Enfin, elle évoque les enjeux des élections de mi-mandat pour les républicains. Selon elle, l'inflation et la montée de l'aile radicale du Parti démocrate pourraient leur faire perdre le Congrès. Mais elle estime que Trump saura, quoi qu'il arrive, tisser un récit de victoire pour sa base électorale.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrick Martin, le président du MEDEF, pour aborder les propositions économiques de l'organisation patronale en vue de redresser les finances publiques françaises.
Alors que la France fait face à un endettement public record et à un déficit budgétaire élevé, le MEDEF entend jouer un rôle de premier plan dans le débat sur l'assainissement des comptes de l'État. Patrick Martin dévoile ainsi le plan du MEDEF, qui vise à réaliser 100 milliards d'euros d'économies sur les quatre prochaines années, dont 44 milliards dès l'année prochaine.
Le président du MEDEF explique que ces économies passeront notamment par une maîtrise des coûts de fonctionnement de la fonction publique, en limitant les remplacements de départs à la retraite. Mais il insiste sur le fait que ces efforts n'affecteront pas les services publics de première ligne, comme la santé ou la sécurité, qu'il faudra au contraire mieux rémunérer pour attirer les meilleurs profils.
Patrick Martin aborde également la question sensible des retraites, un des principaux postes de dépenses publiques. Il défend l'idée d'une contribution des retraités les plus aisés, afin de consolider durablement les régimes de retraite, sans pour autant envisager une hausse généralisée des impôts, qu'il juge contre-productive.
Au-delà des aspects budgétaires, l'entretien met en lumière l'intérêt du MEDEF pour la situation de la jeunesse française, avec un taux de chômage jugé préoccupant. Patrick Martin plaide ainsi pour un développement massif de l'apprentissage, qu'il considère comme la meilleure voie d'accès à l'emploi pour les jeunes.
Cet épisode offre un éclairage détaillé sur les priorités économiques et sociales du MEDEF, dans un contexte de pré-campagne présidentielle où les enjeux budgétaires et l'avenir de la jeunesse seront au cœur des débats.
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Dans cet épisode passionnant de « L'invité de la matinale », David Abiker s'entretient avec Laura Chaubard, la directrice générale de l'École polytechnique, qui annonce la création d'un nouvel institut dédié aux mathématiques et aux sciences fondamentales.
Vêtue de son uniforme de polytechnicienne, Laura Chaubard explique les ambitions de ce projet ambitieux, financé en partie par un don historique de 50 millions d'euros de Bernard Arnault, propriétaire de Radio Classique et ancien élève de l'X. Cet institut vise à établir une véritable « résidence mathématique », accueillant des chercheurs du monde entier pour des périodes de création et de collaboration avec les laboratoires de l'école.
Au-delà de cet aspect, Laura Chaubard aborde les enjeux de la recherche fondamentale face à l'essor de l'intelligence artificielle. Bien que les prouesses de l'IA en mathématiques soient impressionnantes, elle souligne la nécessité du « cerveau humain » pour orienter la recherche, administrer les preuves et faire naître ces « fulgurances » qui permettent de mieux comprendre le monde dans sa complexité.
L'entretien explore également les efforts de l'École polytechnique pour diversifier ses recrutements et attirer davantage de jeunes, notamment de jeunes femmes, vers les filières scientifiques. Laura Chaubard explique les différentes voies d'accès offertes, au-delà de la traditionnelle filière des classes préparatoires.
Enfin, la directrice de l'X revient sur le rôle de l'école dans la souveraineté et le rayonnement de la France, soulignant l'importance stratégique de l'excellence scientifique et technologique dans un monde marqué par les affirmations de puissance de certaines parties du globe.
Cet épisode captivant offre un aperçu passionnant des ambitions de l'École polytechnique et de son rôle central dans la promotion des mathématiques et des sciences fondamentales, au service de la France et de son influence internationale.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Éric Salobir, un prêtre dominicain qui préside la Human Technology Foundation. Éric Salobir est un expert reconnu des questions d'intelligence artificielle et a notamment contribué à la rédaction de l'encyclique « Magnifica Humanitas » du pape François, qui traite de l'impact de l'IA sur l'humanité.
Éric Salobir explique que la Fondation qu'il préside a contribué à la création d'une coalition de 30 entreprises visant à accompagner les transformations liées à l'intelligence artificielle dans le monde professionnel. L'objectif est de s'assurer que les salariés soient prêts à travailler avec l'IA, afin d'éviter les licenciements massifs. Selon Éric Salobir, il ne s'agit pas d'une « job apocalypse », mais de changements importants qu'il faut anticiper pour en faire bénéficier l'humain.
Le prêtre dominicain revient également sur son rôle dans la préparation de l'encyclique du pape François, qui place l'humain au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle. Il souligne que cette encyclique, intitulée « Magnifica Humanitas », a rapidement été saluée au-delà des milieux catholiques, car elle aborde des questions éthiques importantes pour tous. Selon lui, le pape François, qui est américain et a un master en mathématiques, apporte une voix différente de celle des « gourous de la tech » sur ces sujets.
Éric Salobir évoque également les apports que l'Église peut avoir pour le monde de l'entreprise et du travail, au-delà du prosélytisme, grâce à sa longue expérience de la « fréquentation de l'humanité ». Il souligne notamment l'importance du souci de l'autre et de la capacité d'écoute et de dialogue, qui peuvent être bénéfiques dans un monde de la « punchline ».
Enfin, Éric Salobir partage son regard sur la visite prochaine du pape François en France, notamment à Notre-Dame de Paris, qu'il verra restaurée. Il y voit un symbole de la transformation, de l'amélioration et de la solidarité, des valeurs chères à l'Église.
Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les liens entre l'Église catholique et le monde de la technologie, à travers le témoignage d'un prêtre à la fois geek et humaniste, qui souhaite réconcilier ces deux univers.
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale et président fondateur du Think tank le "Laboratoire pour la République". Leur entretien aborde des sujets brûlants de l'actualité française, de l'autonomie de la Corse à la baisse du niveau d'orthographe des élèves.
Jean-Michel Blanquer partage d'abord son analyse sur le texte accordant plus d'autonomie à la Corse, adopté récemment. Selon lui, cela ouvre une « boîte de Pandore » et crée un « précédent » dangereux, alors que la Corse n'est pas discriminée et que les vrais enjeux sont économiques et sociaux. Il met en garde contre les dérives du communautarisme et de la fragmentation de la société française, appelant à renouer avec le « bien commun » et le « sens de l'intérêt général ».
Le débat se porte ensuite sur la question de l'orthographe et de la notation des copies au baccalauréat. Jean-Michel Blanquer reconnaît que le niveau s'est dégradé depuis les années 80 et que remonter cette pente sera un défi de longue haleine, malgré les efforts entrepris durant son mandat. Il salue néanmoins le travail de son successeur, Edouard Geffray, pour renouer avec l'exigence en matière d'orthographe.
L'entretien aborde également la gestion de la canicule dans les établissements scolaires. Jean-Michel Blanquer revient sur les mesures prises en 2019 et appelle les collectivités locales à s'équiper davantage pour faire face au réchauffement climatique.
Enfin, l'ancien ministre présente les prochaines Universités d'été du Laboratoire pour la République, qui se tiendront les 28 et 29 août à Sens. Il promet des débats de haut niveau avec des personnalités de tous bords politiques, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, pour proposer un « projet de société » pour la France de demain.
À travers cet entretien riche et engagé, Jean-Michel Blanquer livre son analyse sur les enjeux majeurs qui façonneront l'avenir de la République française.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit l'architecte Philippe Chiambaretta, concepteur de la nouvelle salle de concert d'Evian, La Source Vive. Ce projet architectural ambitieux, niché au cœur d'un bois au bord du lac Léman, a été conçu pour offrir une expérience acoustique exceptionnelle aux amateurs de musique de chambre.
Philippe Chiambaretta retrace le cheminement créatif qui a mené à la réalisation de ce bâtiment singulier. Partant d'une clairière naturelle, les architectes ont imaginé une salle de forme circulaire, baignée de lumière naturelle grâce à un oculus au plafond. Guidés par les précieux conseils d'un acousticien de renom, ils ont veillé à offrir un volume sonore optimal, avec 11 mètres cubes par spectateur, permettant une immersion totale dans la musique.
L'architecte évoque également les choix de matériaux, privilégiant le bois, le cuir et le plâtre pour créer une atmosphère chaleureuse et feutrée, à l'image des désirs du musicien Renaud Capuçon, qui a participé à la conception du projet. Les premières réactions enthousiastes des artistes ayant joué dans cette salle témoignent de la réussite acoustique de l'ouvrage.
Au-delà de cet aspect musical, Philippe Chiambaretta aborde la question de l'adaptation des bâtiments au climat, un sujet brûlant d'actualité. Il revient sur les défis de la climatisation et les solutions envisageables, comme le verdissement des villes, pour lutter contre les îlots de chaleur urbains. Partisan d'une approche globale et systémique, l'architecte plaide pour une évolution intelligente des normes de construction, afin de concilier exigences techniques et enjeux environnementaux.
Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les coulisses de la conception d'un lieu dédié à la musique, tout en abordant les problématiques contemporaines de l'architecture et de la ville durable.
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Dans cet épisode, David Abiker s'entretient avec le Professeur Céline Greco, médecin spécialiste de la douleur et chef de service à l'hôpital Necker. Ensemble, ils abordent la question des violences subies par les enfants, aussi bien dans le cadre familial que dans le milieu périscolaire.
Le Professeur Greco, qui a fondé l'association Impact, évoque les récents scandales liés aux violences dans les structures périscolaires parisiennes. Elle souligne le manque de formation et de supervision du personnel encadrant, qui a permis ces abus de se produire. Au-delà de ce cas spécifique, elle explique que ce problème est malheureusement plus répandu et qu'il faut prendre conscience de la difficulté à écouter et à croire la parole des enfants lorsqu'ils signalent des violences.
La discussion se porte ensuite sur le système de l'aide sociale à l'enfance, qui prend en charge près de 400 000 jeunes en France. Le Professeur Gréco déplore les disparités importantes entre les départements dans la prise en charge de ces enfants, que ce soit en termes de scolarité, de santé ou d'accompagnement jusqu'à la majorité. Elle soulève la question d'une éventuelle recentralisation de ce système, tout en soulignant l'importance de laisser de l'autonomie aux collectivités territoriales.
L'association IM’PACTES, dont le Professeur Greco est la présidente, a ouvert un premier centre d'appui à l'enfance à Paris en décembre dernier. Un deuxième centre vient d'être inauguré à Bordeaux, dans le cadre d'un partenariat public-privé. Ces structures visent à prendre en charge la santé des enfants confiés à l'aide sociale, afin de favoriser leur insertion sociale et scolaire. Le Professeur Greco explique les ambitions de ce projet et les résultats déjà observés.
Enfin, l'invitée revient sur l'histoire de la protection de l'enfance, depuis la Rome antique jusqu'à la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant par la France en 1989. Elle souligne le chemin parcouru, tout en rappelant que des progrès restent à faire pour véritablement placer l'enfant au cœur des préoccupations de la société.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Patrice Machuret, directeur d'EHPAD. Patrice Machuret partage son expérience et son expertise sur les défis auxquels font face les établissements accueillant des personnes âgées face à la recrudescence des épisodes caniculaires.
Ancien journaliste politique à France 3, Patrice Machuret a fait le choix un jour de tout quitter pour se consacrer à la direction d'EHPAD. Il revient sur ce parcours atypique et explique ce qui l'a poussé à s'engager dans ce secteur.
Au-delà de son témoignage personnel, Patrice Machuret livre un éclairage précieux sur les réalités du quotidien dans les EHPAD. Il décrit les mesures mises en place pour protéger les résidents lors des fortes chaleurs, comme l'aménagement de salles climatisées, l'adaptation des menus ou encore l'accompagnement renforcé du personnel.
L'invité souligne également les défis de taille auxquels sont confrontés ces établissements, entre manque de moyens, pénurie de personnel et perte de confiance des familles. Il plaide pour une prise de conscience collective et appelle les candidats à l'élection présidentielle à faire de la dépendance des personnes âgées un enjeu majeur de leur programme.
Au-delà des enjeux politiques, Patrice Machuret témoigne avec bienveillance et humanité du travail remarquable accompli par les équipes soignantes au quotidien, malgré des conditions parfois difficiles. Un épisode riche en enseignements sur un sujet essentiel pour notre société vieillissante.
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Picq, paléoanthropologue, pour discuter de son ouvrage récemment publié, "Anthropologie des violences faites aux femmes au XXIe siècle".
Alors que notre époque est marquée par des avancées significatives en matière d'égalité entre les hommes et les femmes, Pascal Picq soulève une problématique troublante : la persistance de violences, parfois extrêmes, exercées par les hommes envers les femmes. En tant qu'anthropologue, il analyse ce phénomène d'un point de vue éthologique, c'est-à-dire en étudiant le comportement de l'espèce humaine dans son ensemble.
L'invité explique que, contrairement à la plupart des autres espèces animales, les violences des mâles envers les femelles sont particulièrement répandues et brutales chez l'Homo sapiens. Il se demande ce qui peut expliquer cette spécificité de notre espèce, alors que les chimpanzés, pourtant proches de nous génétiquement, ne connaissent pas de tels comportements.
Pascal Picq souligne que ces violences s'expriment dans différents domaines de la vie des femmes : dans la sphère privée, avec les féminicides commis par des partenaires ou ex-partenaires ; dans l'espace public, avec les harcèlements et agressions subis lors des déplacements ; et sur le lieu de travail, avec des violences de la part d'hommes connus mais pas nécessairement proches.
L'anthropologue voit dans ces phénomènes le signe d'une "crise" de la masculinité, liée à la "reconquête" par les femmes de leur place dans la cité et le monde du travail. Selon lui, nos sociétés modernes, héritières de la "domination masculine" depuis la Renaissance, peinent à s'adapter à cette évolution.
Au-delà des aspects criminels et judiciaires, Pascal Pic invite à une réflexion de fond sur l'éducation des garçons et les représentations véhiculées, notamment par les médias et les réseaux sociaux, concernant le rapport des hommes aux femmes et aux enfants. Il souligne également l'importance de recréer du lien social et communautaire, pour pallier l'isolement des familles dans la "vie privée".
Cet épisode offre un éclairage anthropologique passionnant sur un enjeu majeur de notre époque, invitant à repenser en profondeur les relations entre les hommes et les femmes dans notre société.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Christian de Perthuis, économiste et auteur de «Carbone fossile-carbone vivant : vers une nouvelle économie du climat» aux éditions Gallimard / Folio
Ensemble, ils explorent les multiples facettes de la canicule précoce qui frappe la France, un événement extrême directement lié au réchauffement climatique.
Christian de Perthuis commence par souligner les trois aspects marquants de cette canicule : son intensité record, sa précocité inhabituelle en plein mois de juin, et sa durée inquiétante. Il explique que ce choc climatique remet en cause de nombreuses certitudes, notamment sur la saisonnalité des épisodes caniculaires. Ainsi, les écoles, qui n'étaient pas préparées à faire face à de telles conditions, se retrouvent désemparées.
L'invité insiste sur l'importance de dépasser le débat stérile entre adaptation et atténuation face au changement climatique. Il souligne que ces deux leviers d'action sont désormais indissociables et doivent être pensés de manière complémentaire. Illustrant son propos par des exemples concrets dans les secteurs agricole et énergétique, Christian de Perthuis montre comment des solutions innovantes peuvent à la fois réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience des systèmes face aux impacts.
Au-delà de ces enjeux techniques, l'économiste aborde également la question du modèle de croissance économique. Il affirme que le paradigme de croissance hérité des Trente Glorieuses, basé sur l'expansion du capital et l'utilisation massive d'énergies fossiles, est désormais révolu. Un nouveau modèle de croissance, plus sobre et plus respectueux du vivant, doit émerger pour construire une société plus durable et équitable.
Malgré la gravité du choc causé par cette canicule précoce, Christian de Perthuis se veut optimiste. Il estime que ce traumatisme peut être l'occasion d'accélérer la transition écologique, à condition qu'elle soit menée de manière juste et inclusive. Loin de se résumer à une simple décroissance, cette transition ouvre la voie à de nouvelles formes de prospérité, fondées sur le bien-être et la régénération des écosystèmes.
Au fil de cet entretien passionnant, Christian de Perthuis partage son expertise et sa vision d'une société en mutation face aux défis du changement climatique. Un épisode essentiel pour comprendre les enjeux et les perspectives de la transition écologique.
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Dans cet épisode passionnant, Alya Aglan, historienne et professeure à la Sorbonne, nous plonge dans l'héritage de Marc Bloch, l'éminent médiéviste qui sera panthéonisé demain. Bien plus qu'un simple historien, Bloch a incarné la résistance intellectuelle face à l'oppression nazie et au régime de Vichy.
Alya Aglan souligne d'abord la portée symbolique de cette panthéonisation, qui rend hommage à un homme ayant "sauvé l'honneur des historiens" en s'opposant courageusement à la collaboration. Elle rappelle que sous Vichy, l'université a été le théâtre d'une véritable "infamie", avec l'installation de chaires d'antisémitisme et l'exclusion de nombreux professeurs juifs, à quelques exceptions près comme Bloch.
Au-delà de son engagement résistant, l'invitée met en lumière la richesse de l'œuvre historique de Bloch, fondateur avec Lucien Febvre de l'école des Annales. Loin de se cantonner au Moyen-Âge, sa réflexion s'est nourrie d'une approche transversale, refusant les cloisonnements disciplinaires. Son célèbre ouvrage "L'Étrange Défaite", écrit à chaud en 1940, a notamment marqué les esprits par son analyse lucide du déclin moral et intellectuel des élites françaises.
Alya Aglan souligne que cette panthéonisation doit être l'occasion de réaffirmer que "la citoyenneté est une et indivisible", en réaction aux tentatives de trier les citoyens sous Vichy. Elle espère que le président de la République saura porter ce message fort, au-delà du simple hommage à Bloch.
L'historienne revient également sur le double martyre subi par Bloch : d'abord "assassiné à petit feu" par les lois antisémites de Vichy, puis exécuté par les Allemands en 1944. Un destin tragique qui illustre la barbarie de cette époque.
Au-delà du parcours exceptionnel de cet intellectuel, cet épisode nous invite à réfléchir sur le rôle de la résistance, dans ses multiples facettes, face à l'oppression. Un témoignage passionnant qui donne envie de (re)découvrir l'œuvre et l'engagement de Marc Bloch.
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en sciences et technologies nucléaires au CNAM.
Emmanuelle Galichet estime que les frappes militaires menées depuis 2019 par Israël et les États-Unis ont été plus efficaces que la voie diplomatique pour ralentir le programme nucléaire iranien. Selon elle, les bombardements ont gravement endommagé les installations iraniennes, freinant durablement les progrès du pays. « On a une industrie nucléaire iranienne qui était florissante avant les frappes et qui est aujourd'hui extrêmement affaiblie », souligne-t-elle.
Néanmoins, la chercheuse ne pense pas que l'Iran renoncera définitivement à ses ambitions nucléaires militaires, malgré les lourds dommages subis. Elle craint que le régime ne soit plus que jamais déterminé à se doter de l'arme atomique, quitte à multiplier les efforts dans les années à venir.
Alors que de nouvelles négociations s'ouvrent, Emmanuelle Galichet estime que pour être plus efficaces, elles devraient exiger un démantèlement total du programme nucléaire iranien, avec un contrôle renforcé de l'AIEA. Mais elle reste prudente sur les chances de succès d'un tel accord, tant les positions semblent irréconciliables entre les différentes parties.
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Dans cet épisode, Maneli Mirkhan, experte des relations internationales franco-iraniennes, fondatrice de DORNA (organisation non partisane pour une transition démocratique en Iran), revient sur les enjeux des négociations en cours entre l'Iran et les Occidentaux concernant le programme nucléaire iranien.
Deux mois après le début des hostilités, Mme Mirkhan analyse les conséquences de ce conflit pour le régime iranien, affaibli mais toujours en place. Elle souligne que la guerre a certes fragilisé le pouvoir en place à Téhéran, mais que le régime a réussi à survivre, ce qui constitue en soi une victoire pour lui. Cependant, la chercheuse estime que le régime iranien est contraint d'évoluer et de faire des concessions, notamment sur les questions du nucléaire et du programme balistique, s'il veut espérer un retour à la normale sur le plan économique.
Maneli Mirkhan attire l'attention sur les points cruciaux que les négociateurs devront impérativement aborder dans les prochaines semaines : le programme nucléaire iranien et ses implications géopolitiques, le programme balistique et les activités déstabilisatrices des milices régionales iraniennes, ainsi que la situation des droits de l'Homme en Iran, avec la poursuite des exécutions et de la répression. Elle met en garde contre le risque d'une nouvelle vague migratoire en provenance d'Iran si le régime ne change pas fondamentalement de comportement envers sa population.
Tout au long de l'entretien, Mme Mirkhan se montre sceptique quant à la possibilité d'une véritable paix durable avec le régime iranien actuel. Selon elle, seule une évolution substantielle de la doctrine et des pratiques du régime pourrait permettre d'envisager une normalisation des relations avec l'Occident.
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David Abiker reçoit Michèle Benbunan, directrice général du pôle presse d'LVMH, et Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, pour discuter des temps forts de la prochaine édition de VivaTech, le plus grand rendez-vous européen dédié à l'innovation et aux startups.
Les deux invités commencent par confirmer la présence surprise de Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon et propriétaire du Washington Post, qui viendra s'exprimer sur scène aux côtés du PDG de Blue Origin et d'un astronaute. Cette participation de la part de l'un des hommes les plus influents de la tech mondiale est un véritable coup de maître pour les organisateurs de VivaTech, qui peuvent déjà se targuer d'avoir accueilli des pointures comme Mark Zuckerberg, Satya Nadella ou encore Elon Musk par le passé.
Michèle Benbunan explique ensuite en quoi la couverture médiatique de l'événement par son groupe de presse, qui rassemble Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, est essentielle. Selon elle, la presse est désormais intimement liée à la technologie, travaillant avec des plateformes et de l'intelligence artificielle. Couvrir VivaTech permet donc à son groupe de rester à la pointe de l'innovation et de rendre compte de l'évolution de l'économie et du monde des affaires de demain.
Maurice Lévy, quant à lui, se montre résolument optimiste concernant les perspectives offertes par l'intelligence artificielle, malgré les craintes exprimées sur les destructions d'emplois qu'elle pourrait engendrer. Il estime que les progrès de l'IA se feront de manière progressive, nécessitant une véritable transformation en profondeur des entreprises pour en tirer le meilleur parti. Il promet d'ailleurs que VivaTech sera l'occasion de découvrir de nombreuses démonstrations et innovations dans ce domaine.
Les deux invités abordent également la question de la taxation des géants du numérique, les GAFA, un sujet qui fait régulièrement débat. Michèle Benbunan souligne que la presse subit de plein fouet les conséquences de l'hégémonie de ces plateformes, qui absorbent les contenus sans pour autant rémunérer correctement les médias. Elle estime donc que cette taxation est nécessaire pour défendre un secteur fondamental pour la démocratie.
Enfin, Maurice Lévy dresse un aperçu alléchant de ce qui attend les visiteurs de cette édition anniversaire de VivaTech, avec notamment la présence du Premier ministre indien Narendra Modi, qui viendra présenter les avancées de son pays dans le domaine de l'intelligence artificielle. Une édition qui s'annonce donc riche en innovations et en personnalités de premier plan.
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Invité de la matinale de David Abiker, l'historien spécialiste des Etats-Unis André Kaspi analyse l'annonce d'un accord trouvé entre Washington et Téhéran, accord qui doit maintenant entrer dans une phase de négociation avant la signature. Elle a eu lieu ce 15 juin le lendemain des 80 ans de Donald Trump, un symbole qui compte pour le président américain.
L'historien offre également un éclairage fascinant sur les liens entre les présidences de Donald Trump et de Ronald Reagan, deux figures marquantes du Parti républicain américain.
Alors que Trump célèbre ses 80 ans avec des festivités dignes d'un empereur romain, André Kaspi explore les similitudes et les différences entre ces deux présidents républicains. Il souligne que si Reagan était connu pour son sens de l'humour et son charisme, Trump semble en être dépourvu. Néanmoins, tous deux ont laissé une empreinte indélébile sur l'imaginaire politique américain.
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