Afleveringen

  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par le cherbourgeois Pablo. L'invitĂ©e du jour s'appelle Lucile Novat et elle est l'autrice de Voir Venir (Ed du sous-sol), oĂč il est question de rois morts et de jeunes filles vivantes.. Elle avait dĂ©jĂ  publiĂ© De grandes dents aux Ă©ditions de la DĂ©couverte (un essai pour lequel on l'avait alors reçue). OĂč il a Ă©tĂ© question de la maison d'Ă©ducation de la LĂ©gion d'honneur, politique, de Barbe bleue, des contes, du langage et du style, de la Seine Saint Denis, des jeunes femmes, de scarifications, de la ville des rois morts et du peuple vivant, une formule du journaliste Jean Marcenac, de Laura Kasichke (un nouveau roman sera publiĂ© en septembre.. les fans se rĂ©jouissent) ou encore de La pluie d'Ă©tĂ© de Marguerite Duras. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Jeanette Porque te vas

  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Pablo Chevrel Aujourd'hui on recevait Camille HazoumĂ©, autrice d'un premier roman J'en ai pas (Editions Gallimard) En cliquant sur le lien vous pourrez voir l'image Ă©voquĂ©e dans l'Ă©mission ou sinon descendez un peu elle est sous la chanson. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Miki HĂ©roĂŻne

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  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par le cherbourgeois Pablo. Aujour'hui nous recevions Charles Flamand, auteur d'un premier roman, Chez la Turque, publiĂ© aux Editions Au hasard OĂč il a Ă©tĂ© question d'une Turque qui vit en Normandie, du travail d'un Ă©diteur, de la campagne aujourd'hui, du poĂšte Yves Bonnefoy, de coquille Saint-Jacques et de coupes mulet (si quelqu'un sait si il faut mettre un S Ă  mulet ?), d'un homme qui Ă©crit, d'une femme qui peint, d'un chĂąteau, de la fiction et de la vĂ©ritĂ©, de romanesque, de fantaisie, mais aussi de Normandie, de Barbe bleue et de la famille, celle oĂč on naĂźt et celle qu'on s'invente... Charles Flamand sera Ă  la maison de la presse de Dieppe le 11 juillet Ă  partir de 13 heures, et 16e quai des Ă©crivains de Quiberon le 25 juillet Ă  partir de 14 heures Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Family Stereo, Fault lines.

  • L'Ă©mission a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Pablo.Aujourd'hui on recevait la chercheur Alix Boirot, autrice de l'essai OĂč vont les garçons, aux Ă©ditions Les LĂ©onides. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Cindy Lauper Girls just want to have fun

  • Aujourd'hui on recevait le bĂ©dĂ©aste Leopold Prudon pour sa bande dessinĂ©e Aliocha disparu aux Ă©ditions Monsieur Toussaint Louverture. OĂč il a Ă©tĂ© question de familles, de deuil, de jeunesse, des images, des couleurs, de la ville, des rĂ©voltes, des enfants souffre-douleur, de polar dessinĂ©, d'un frĂšre et d'une soeur, des chiens et des chats (mais pas de Michel Drucker), des comics amĂ©ricains des annĂ©es 50 60 mais aussi oĂč on a Ă©voquĂ© ShanghaĂŻ et Tintin. Et oĂč on aurait mĂȘme pu parler du Salinger (Franny et Zooey qui raconte si bien de l'intĂ©rieur ce qu'est une famille). LĂ©opold Prudon sera Ă  Munster le 24 juin et Ă  Strasbourg le 27 juin. En septembre, il sera le 24 septembre Ă  la CitĂ© de la BD d'AngoulĂšme, le 25 Ă  la librairie ombres Blanches de Toulouse et le 26 Ă  bordeaux (Crazy cat). Plus d'informations sur son compte insta. L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Pablo La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  Adieux de SĂ©bastian Haffner (Ed Robert Laffont) traduit de l'allemand par Olivier Mannoni Mais avant de commencer, comment vivez-vous les adieux ? C’est ce qui arrive au personnage principal du roman dont je vais vous parler maintenant. De passage Ă  Paris pour quinze jours, Adieux avec un X - c’est le titre du roman - raconte les 24 derniĂšres heures du narrateur qui est venu pour retrouver une jeune femme. Pendant ces 24 heures, on dĂ©couvrira que le jeune couple s’est fĂąchĂ©, qu’il se sĂ©parera peut ĂȘtre dĂ©finitivement et rencontrera quelques amis. Frantz, l’un de ses amis se fait fait voler son pantalon pendant la nuit. Puis tout ensemble, ils iront dĂ©jeuner au restaurant chinois. À deux ils visiteront en une derniĂšre aprĂšs midi le musĂ©e du Louvre (au programme la vĂ©nus, le Greco et Manet petit indice) la Tour Eiffel mais rateront les brasseries de Montparnasse faute de temps. Bon, je dois dire l’essentiel, le roman se passe au dĂ©but des annĂ©es 30 et le narrateur s’appelle Raimund. il est - lui et ses amis - allemand. La premiĂšre guerre mondiale est finie depuis une grosse dizaine d’annĂ©es. Il y a quelque chose de saisissant dans ce roman largement autobiographique, qui semble par certains cĂŽtĂ©s trĂšs moderne : son Ă©criture, ses dialogues et mĂȘme ses personnages. le travail du traducteur y est sĂ»rement pour quelque chose (mais je ne pourrais pas ĂȘtre formel n’ayant pas lu la VO). Moderne, cette bande de jeunes venues vivre la bohĂšme l’est assurĂ©ment. Mais ce qui est peut ĂȘtre le plus fantastique dans ce roman, c’est qu’il a Ă©tĂ© Ă©crit Ă  cette Ă©poque et jamais publiĂ©. RetrouvĂ© par le fils du romancier, ce livre a Ă©tĂ© publiĂ© en 2025 en Allemagne et depuis quelques mois en France. C’est trĂšs Ă©tonnant d’ouvrir ce livre en sachant ce qui attend les personnages de retrouver leur amours contrariĂ©s, les jalousies ou encore leur difficultĂ© Ă  trouver une place dans la vie, Ă  gagner un peu d’argent. A part quelques remarques ou mots, leur histoire ne croise pas (encore) l’Histoire. Quand on referme le livre, c’est terriblement bouleversant, car c’est, apprend on une histoire vraie. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Claude La pression

  • Ce numĂ©ro de La RelĂšve Ă©tait rĂ©alisĂ© par Pablo. Aujourd'hui on recevait Luc Dagognet pour parler de Scarborough, un roman publiĂ© en poche chez Bourgois dans la collection Satellites.

  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Pablo. Aujourd'hui, on recevait LoÏc Hecht Ă©crivain et journaliste, en un mot nonfictionneur et auteur de La simulation aux Ă©ditions Les ArĂšnes.. OĂč il a Ă©tĂ© question de Californie, de physique quantique, de la simulation et de tant d'autres choses. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ©

  • RĂ©alisation de l'Ă©mission Pablo Ce soir nous recevions ClĂ©o et Kokopello (@kokopello_bd sur Insta) co-auteurices de Le ministĂšre des affaires complexes, une bande dessinĂ©e parue chez Les arĂšnes BD La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  Vera dans son monde de Gary Shteyngart paru aux Ă©ditions de l'Olivier dans une traduction de StĂ©phane Roques Mais avant de commencer, avez vous un journal des choses que vous ne connaissez pas encore ? Tel est le cas de Vera, 10 ans, une petite fille vivant Ă  New York dans un futur proche (avec un gouvernement anti dĂ©mocratique ou des IA omniprĂ©sentes
) ressemble furieusement Ă  notre prĂ©sent. Dans ce journal, elle note tous les mots et expressions qu’elle ne comprend pas vraiment. La mĂšre biologique de VĂ©ra est une amĂ©ricano corĂ©enne dont elle sait peu de choses. Elle grandit avec son pĂšre Igor, un Ă©migrĂ© russe qui s’est remis en couple avec Anne. Vera a un petit frĂšre Dylan avec qui elle ne s’entend pas trĂšs bien. Elle va Ă  dans une Ă©cole pour haut, trĂšs haut, potentiel, oĂč elle corrige ses professeurs quand ils font des erreurs ou s’inquiĂšte auprĂšs du directeur du respect des normes de sĂ©curitĂ© qu’elle semble mieux connaĂźtre que lui. Elle essaie d’avoir des amis mais ne fait pas partie des Ă©lĂšves populaires et ne rĂ©ussit qu’à rĂ©cupĂ©rer le surnom peu amical de “l’experte”. Alors elle joue aux Ă©checs avec son IA Kaspie quand elle rentre Ă  la maison. Et heureusement il y a tante cĂ©cile, une amie de sa mĂšre qui essaie de lui apprendre Ă  se dĂ©brouiller au milieu de l’école. Et puis il y a ce concours de rhĂ©torique qu’elle doit prĂ©parer autour d’un projet de loi constitutionnelle et grĂące auquel elle va se rapprocher de Yumi, une fille de diplomates nippons et se lancer dans une quĂȘte de sa mĂšre amĂ©ricano corĂ©enne. J’ai lu il y a trĂšs longtemps les premiers romans de Shteyngart et j’en avais gardĂ© un souvenir de trop, trop de blagues. Avec Vera dans son monde, il trouve un Ă©quilibre parfait et si j’osais je dirais que l’auteur qui est lui mĂȘme un Ă©migrĂ© russe Ă©crit son grand roman amĂ©ricain - comme on dit - en se plaçant Ă  la hauteur d’une petite fille qui observe, comprend partiellement ce qui se passe autour d’elle mais reste fondamentalement -heureusement une petite fille. C’est un roman gĂ©nĂ©reux qui donne une chance Ă  tous les personnages mĂȘme au gosse de riche insupportable de l’école qui aura un rĂŽle clĂ©. la construction est remarquable, tous s’emboitant au final dans un Ă©loge de ce melting potes (et je l’écris Ă  dessein P O T E S) que sont les Etats-Unis Pendant l'Ă©mission, on a Ă©coutĂ© La nuit de Vonfelt feat Lescop

  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Gustave. (merci) // Illustration : dĂ©tail du bandeau @Gabriel MaffeĂŻs (c) Reproduction interdite Aujourd'hui, nous recevions BenoĂźt Coquil pour son roman Pas perdu, aux Ă©ditions Rivages. Son prĂ©cĂ©dent livre s'appelait Petites choses (Rivages Poche) OĂč il a Ă©tĂ© question de campagne, de labyrtinthe, de masculinitĂ©, de coming-out, de maĂŻs, d'Ă©cologie, d'agricultures, de paysages, de Rimbaud, de mythologie, d'applications de rencontres, de Borges, du Poitou, de l'AmĂ©rique du Sud.... et d'une confĂ©rence de l'auteur intitulĂ©e « RĂȘver dans les archives ». Le roman graphique Ă©voquĂ© s'appelle Voleur de feu (Editions Futuropolis). Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par Damien Cuvillier. La chronique de dĂ©but Ă©tait consacrĂ©e Ă  Les explorateurs de Iegor Gran aux Ă©ditions POL Mais avant de commencer, quels souvenirs gardez-vous de vos annĂ©es lycĂ©e ? C’est la question que se pose l’écrivain Iegor Gran dans son dernier roman. Retour vers le passĂ© et les annĂ©es 80, oĂč une bande de garçons fait face Ă  l’ennui d’une scolaritĂ© suivant des rails Ă©tablis. Alors pour mettre un peu de fantaisie, ils vont imaginer que les profs viennent d’une autre planĂšte ou du moins sont contrĂŽlĂ©s par des puissances extraterrestres supĂ©rieures. Et le jour oĂč leur professeur de mathĂ©matiques Ă©voquera la planĂšte Zugul
 ils seront sĂ»rs d’avoir vu juste. C’est le dĂ©but de leur enquĂȘte oĂč ils noteront tout ce qui confirme leur thĂ©orie. et c’est bien connu, quand on cherche des preuves, on en trouve. DerriĂšre cette anecdote, Iegor Gran saisit l’occasion pour faire revivre son adolescence, quand l’arrivĂ©e du premier walkman est un Ă©vĂ©menent (je me demande en disant ce mot walkman si ça Ă©voque quelque chose chez l’auditeur vingtenaire.. pour faire simple c’est l’ancĂȘtre du stream musical), mais aussi oĂč dans une classe de lycĂ©e, il pouvait y avoir des Ă©lĂšves soutiens de l’URSS (la Russie soviĂ©tĂ©ique) et des enfants d’exilĂ©s, le pĂšre de l’auteur Ă©tnat un prisonnier politique ayant passĂ© plusieurs annĂ©es au sinistrement cĂ©lĂšbre goulag Mais c’est bien connu on n’est pas sĂ©rieux quand on a 14 ans.. ou disons qu’on est sĂ©rieux pour d’autres raisons que plus tard. À 14 ans, les vraies questions sont tout : les copains, les filles (pour cette bande de garçons hĂ©tĂ©ros). La vraie vie est alors au lycĂ©e. Ce qui est trĂšs rĂ©ussi dans ce roman, c’est qu’il n’est pas du tout nostalgique.. L’écrivain sexagĂ©naire n’a pas du tout l’air d’avoir envie de retourner dans ce temps d’avant, quand, d’aprĂšs certains c’était mieux, forcĂ©ment mieux. Mais il semble y trouver une confirmation de ce qui fait la trame de son oeuvre : la preuve que nous vivons dans un monde dĂ©cidĂ©ment Ă©trange et que sans humour ni fiction, nous ne nous sauverons pas. ça s’appelle Les explorateurs de Iegor Gran et c’est disponible chez POL. Pendant l'Ă©mission, on a Ă©coutĂ© Kids returen Teenage dreams

  • L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Gustave Aujourd'hui, nous recevions l'Ă©crivaine Clara Boussion (pardon pour le dĂ©faut de prononciation) pour son premier roman Embraye, Louise paru aux Ă©ditions L'Arpenteur. OĂč il a Ă©tĂ© question de gĂ©nĂ©ration, d'une jeune femme mutique, du silence (un luxe mais la panique pour un intervieweur), d'autobiographie, d'Anna Gavalda, des masters de crĂ©ation littĂ©raire, de l'avis des amis, de la ville du Havre, de Die Antwoordt, de l'enfer.. et de bien d'autres choses encore La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  La chambre de Vilhelm de Tote Ditlevesen. Mais avant de commencer, vous vous dĂ©brouillez comment avec vos ex ? Rassurez-vous la relĂšve ne se transforme pas en Ă©mission de libre antenne ce soir. Cette accroche c’est pour Ă©voquer un des romans les plus singuliers qu’il m’ait Ă©tĂ© donnĂ© de lire depuis longtemps : La chambre de Vilhelm de l’autrice danoise Tove Ditlevesen que l’on dĂ©couvre en France grĂące aux Ă©ditions globe qui ont publiĂ© son auto biographie romancĂ©e en trois tomes. Je vais essayer de faire simple. LIse et vilhelm se sont aimĂ©s. Vilhelm est partie avec une autre femme. Lise qui est Ă©crivaine et donc la narratrice du rĂ©cit, “dĂ©cide” aidĂ©e par une autre patiente de l’hĂŽpital psy oĂč elle se trouve de passer une petite annonce dans un journal danois de louer la chambre de son ex Ă  un homme. D’oĂč le titre du roman la chambre de Vilhelm.Pour faire simple c’est un peu Tinder dans le Danemark des annĂ©es 70 et la libertĂ© de cette femme se fait remarquer. Le rĂ©cit est beaucoup plus complexe et passionnant que le rĂ©sumĂ© que je viens de faire, car l’autrice vĂ©ritable intervient dnas le rĂ©cit, parlant de ses persnnages.. lance des pistes, manie le paradoxe.. J’ai envie de dire que l’autrice ose beaucoup de choses. Par exemple, comme on est chez des gens de lettres : Ă  un moment du rĂ©cit, le directeur d’un journal lui propose de venir raconter l’histoire de son couple.. et ce rĂ©cit est des plus Ă©tonnants, flirtant avec l’absurde quand l’autrice raconte comment l’opposition Ă  son mari vire Ă  la manipulation infinie de leurs deux psys. Pour finir je voudrais citer un critique qui a Ă©crit mieux que moi ce qu’on peut dire de ce roman. c’est Claude Grimal sur le site en attendant Nadeau : « L’expĂ©rience dĂ©route et fascine ». C’est trĂšs juste : elle dĂ©route parce qu’on est dans un roman du dĂ©samour qu’on a dĂ©jĂ  lu des dizaines fois et pourtant on ne l’a jamais lu comme ça. Elle fascine parce qu’elle mĂȘle des registres habituellement inconciliables : Ă  la fois inventif, quasi fantaisiste par moments et se terminant dans une tragĂ©die. et c’est finalement d’autant plus glaçant quant don dĂ©couvre en lisant la quatriĂšme de couverture que l’autrice s’est suicidĂ©e un an aprĂšs la publication de ce roman. Ça s’appelle La chambre de Vilhelm. c’est signĂ© de Tove DIT LEV SEN et c’est traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen. c’est publiĂ© aux Ă©ditions Globe Pendant l'Ă©mission, on a Ă©coutĂ© James Blake I had a dream she took my hand

  • Image d'illustration : DĂ©tail couverture (c) Ed Christian Bourgois Message de service La relĂšve vous donne rendez-vous dimanche 15 mars Ă  19 heures pour c'est dans l'art. on y parlera bande dessinĂ©e. ------------------ Durant cette Ă©mission merveilleusement rĂ©alisĂ©e par Pablo, nous recevions AurĂ©lien Blanchard, primo romancier de Les chemins Ă©carquillĂ©s (Ed. Christian Bourgois), un roman aussi singulier que passionnant. OĂč il a Ă©tĂ© question du mĂ©tier d'Ă©diteur, de course-poursuite, des perdants, de l'espoir, de la solitude, de Beckett et de James Bond mais aussi de Kafka, des rencontres, de l'apocalypse, des thĂ©ories du complot, de l'intelligence et des gens qui comme Vlad sont des "aventuriersde Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Gorillaz feat Mark E Smith Delirium La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  Lundi c'est loin d'Oisin Mc Kenna aux Ă©ditions de l'olivier. Traduit par Olivier Deparis. Mais avant de commencer, avez vous passĂ© votre week end en vous disant Lundi c’est loin ? Lundi c’est loin est le titre du roman dont je voudrais maintenant vous parler (et oui c’est le retour de la chronique de dĂ©but d’émission). Il nous vient d’Irlande qui visiblement de puis le succĂšs de Sally Rooney se spĂ©cialise dans les rĂ©cits de vie sentimentalo sexuelle de jeunes adultes. À moins que ce ne soit un effet des Ă©diteurs qui traduisent des livres qui rappellent ceux de Sally Rooney (je rappelle elle est l’autrice de Normal People, roman et sĂ©rie Ă  succĂšs mondial).. Revenons Ă  Lundi c’est loin, le premier roman de de Oisin McKenna. Nous sommes en 2019 Ă  Londres et une baleine s’est Ă©chouĂ©e sur les bords de la Tamise. Elle sera un sujet de conversation de tous les protagonistes de ce roman choral. Ils sont jeunes (plutĂŽt trentenaires) vivent des vies prĂ©caires et alors qu’arrive ce week end, ils doiven se retrouver. Pendant 48 heures ils vont se croiser. Tous ou presque sont porteurs d’une nouvelle qu’ils doivent annoncer et qu’ils doivent reporter. On n’en dira pas trop pour ne rien divulgacher. Le roman est plein d’énergie, alliant deux tonalitĂ©s pas si simples Ă  marier : il est Ă  la fois trĂšs tendre et ironique. Comme dans un plat sucrĂ© salĂ©, l’équilibre des deux ingrĂ©dients est parfait dans ce livre qu’on a du mal Ă  lĂącher
 peut ĂȘtre parce qu’il est construit comme une sĂ©rie (il faudra un jour que quelqu'un’ fasse un travail pour montrer comment les sĂ©ries ont infusĂ© la construction des romans des annĂ©es 10 20). Je pourrais vous parler des espoirs des uns et des autres, de la difficultĂ© de dire aux gens qu’on les aime et qu’on veut passer le reste de sa vie OU parce qu’on les aime on va les quitter pour qu’ils psuissent enfin vivre leur vie. Ce que j’ai beaucoup aimĂ© dans ce roman c’est la qualitĂ© du regard de son auteur, qui nous parle du Royaume Uni d’aujourd’hui, de ce que ça veut dire en 2019 d’ĂȘtre nĂ© en Irlande et de vivre Ă  Londres. De la maniĂšre dont il note par des dĂ©tails, une montĂ©e d’une forme de nationalisme britannique pas trĂšs sympathique. ou encore Ă  la croisĂ©e du sentiment et de l’observation sociale, un trĂšs beau passage qui raconte le dĂ©sarroi de la mĂšre d’un fils gay et transfue de classe qui ne sait plus quel lire lui acheter depuis qu’il est allĂ© Ă  l’universitĂ©.. et on sent bien combien cela la rend triste, mais triste.. et rien que pour ça, Oisin McKenna mĂ©rite qu’on lise vite son premier roman. Ça s’appelle Lundi c’est loin de Osin McKenna et c’est traduit par Olivier Deparis aux Editions de l’Olivier

  • Nous avons reçu : - Catherine Leroux, une autrice canadienne, pour Peuple de verre aux Ă©ditions de l'Olivier - et le pianisteGaspard Dehaene, pour son enregistrement FaurĂ© en hĂ©ritage, un hommage Ă  Gabirel FaurĂ©, musicien mais aussi directeur du conservatoire et enseignant. OĂč il a Ă©tĂ© question de logement, de transmission, des mots, du sens des mots, de Chopin et de Gabriel FaurĂ©, du dĂ©partement de l'Yonne ( ;-) ), mais aussi du QuĂ©bec, de la veritĂ©, des enfants, de leurs pouvoirs et de leurs rĂȘves, de musique classique ou non.... et de bien d'autres choses encore. Pendant l'Ă©mission, on a Ă©coutĂ© Bjork Human Behaviour (on vous a mis une version live)

  • OĂč il a Ă©tĂ© question notamment du rĂŽle clĂ© des accessoiristes, de la mise en scĂšne, de la nouvelle vague mais aussi de montagne, de la vie en 1900 et tant d'autres choses. On mentionnera ici la musique d'Emile Sornin dans L'engloutie.. Ou du mĂ©tier de photographe. L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Pablo dont c'Ă©tait le grand retour. Pour cette Ă©mission, on a reçu une rĂ©alisatrice Louise HĂ©mon pour son premier long mĂ©trage passionnant : L'engloutie pour lequel elle a obtenu notamment le prix AndrĂ© Bazin et Jean Vigo. et un acteur Guillaume Marbeck - prix de la rĂ©vĂ©lation masculine aux LumiĂšres 2026 brillant interprĂštre de JL Godard dans Nouvelle Vague, un film de Richard Linkal La chronique de dĂ©but Ă©tait consacrĂ©e Ă  La rĂ©crĂ©ation est finie de Dario Ferrari (Ed. du sous-sol) Seul le prononcĂ© fait foi comme on dit... Mais avant de commencer, vous ĂȘtes plutĂŽt roman historique ?roman philosophique ? histoire d’amour ou roman de campus ? Parce que si vous avez retenu une des propositions, vous pouvez lire La rĂ©crĂ©ation est finie, un roman italien paru en septembre dernier qui est tout cela Ă  la fois et bien plus. Marcello est un Ă©tudiant en lettre qui se retrouve en thĂšse de lettre un peu par hasard. Son directeur lui impose de travailler sur un Ă©crivain peu connu, terroriste d’extrĂȘme gauche mort en prison. Le roman est d’abord l’histoire hilarante de ce vitteloni moderne.. trentenaire qui ne veut pas reprendre le cafĂ© paternel, thĂ©sard pas trĂšs sĂ©rieux.. Dario Ferrari, l’auteur, excelle Ă  dĂ©peindre le monde universitaire italien qui ressemble beaucoup au nĂŽtre.. entre luttes d’influences entre pontes, moyens toujours rĂ©duits et mesquineries Ă  tous les Ă©tages. Une partie du livre se dĂ©roule Ă  la BibliothĂšque françois mitterrand et on imagine que l’auteur lui mĂȘme docteur a peut ĂȘtre frĂ©quentĂ© ces dalles. La rĂ©crĂ©ation est finie raconte aussi l’histoire de ce groupe de jeunes qui 50 ans plus tĂŽt ont pris les armes. enfin l’histoire de ce groupe tel que le voit Marcello dans ses recherches. Avant d’y arriver, Ferrari prend le temps d’installer les personnages et si l’issue est tragique, le gang part plutĂŽt comme des amateurs. on trouve par exemple le rĂ©cit d’un braquage de banque oĂč on ne serait pas surpris de croiser Pierre Richard, l’acteur français spĂ©cialiste des rĂŽles de distrait maladroit dans des comĂ©dies populaires des annĂ©es 70. On est tenu en haleine par ce gros livre, qui rĂ©serve des surprises et des retournements jusqu’à la fin. La rĂ©crĂ©ation est finie est un roman qui rĂ©ussit Ă  ĂȘtre drĂŽle et profond, intelligent et joyeux, ce qui avouons le ne court pas les rues.. ça s’appelle La rĂ©crĂ©ation est finie c’est Ă©crit par Dario Ferrari et traduit par Vincent Raynaud et c’est aux Ă©ditions du sous sol. Pendant l'Ă©mission, on a Ă©coutĂ© Noor À tous ces garçons

  • Photo Marine Dejeanne Reproduction interdite sans autorisation L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Thomas (pardon pour l'oubli dans le gĂ©nĂ©rique de fin) Pour fĂȘter le solstice d'hiver (enfin ça c'est dans ma tĂȘte), Radio Campus Paris a organisĂ© un HLM (hors les murs) Ă  La cantine pas si loin de Pantin. La RelĂšve en Ă©tait.. et on a notamment reçu ThĂ©o Frilet.. Acteur de cinĂ©ma et de tĂ©lĂ©vision (notamment), il enregistre aussi des livres audio dont GrindadrĂĄp de Caryl FĂ©rey, pour lequel il a obtenu le prix Ginkgo, un prix remis lors d'Un livre sur la place, le festival de littĂ©rature de Nancy. OĂč il a Ă©tĂ© question du mĂ©tier d'acteur, d'Orson Welles, du pouvoir de la voix, du texte.... Merci Ă  Mirlö de la nouvelle bouquinnerie

  • La relĂšve a eu l'insigne honneur de participer au Hors les murs d'hiver de Radio Campus Paris en direct depuis la cantine pas si loin Ă  Pantin (un super endroit, une super dĂ©couverte pour nous) On a reçu Johanna Luyssens, autrice de Les fragments d'HĂ©lĂšne (Ed. Julliard) et Arbon, auteur de Les derniers jours de Harry Yuan (Ed Au diable vauvert)... deux livres qui peuvent semble diffĂ©rent, mais, qui, avec le recul (oui ben ça va je suis pas rapide.. merci je le savais), visite le passĂ©... celui d'une femme (HĂ©lĂšne Rytmann Ă©tait son nom) assassinĂ©e par son mari, une figure intellectuelle majeure.. En refermant ce trĂšs beau rĂ©cit, on a envie de parodier Camus et d'imaginer HĂ©lĂšne Rytmann heureuse...avant la tragĂ©die. L'autre s'interroge sur une figure majeure du numĂ©rique des annĂ©es 2000 et de ce qu'il est devenu.. (Arbon assure que Harry Yuan a vraiment existĂ©...) Un roman qui emprunte la voix de la fiction pour peut-ĂȘtre mieux dire le rĂ©el.. et qui revient sur 30 ans d'histoire rĂ©cente.. qui emprunte Ă  la vengeance façon Comte de Monte Cristo J'espĂšre que vous aurez autant de plaisir Ă  l'Ă©couter que nous Ă  la prĂ©senter. L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Thomas et prĂ©sentĂ©e avec Mirlö de la nouvelle bouquinerie. Le livre dont il est question est La mer et son double de Julia LepĂšre aux Ă©ditions du sous-sol. Vous pouvez la retrouver en Ă©coutant l'intĂ©grale du Hors les murs..

  • Aujourd'hui on recevait Carys Davies autrice d'Eclaircie chez Quai Voltaire traduit de l'anglais par David Fauquemberg. Ce roman a obtenu le prix du meilleur livre Ă©tranger 2025. OĂč il a Ă©tĂ© question d'iles dĂ©sertes ou presque, d'une vache et d'un cheval, de deux hommes et d'une extraordinaire hĂ©roĂŻne, Mary, de la place du lecteur, du bonheur de traduire, des langues qui disparaissent, de la propriĂ©tĂ© de la terre et de qui a le droit d'y vivre, de littĂ©rature et de comment naissent les idĂ©es et d'un dictionnaire de langue norne... Pour la photo de l'autrice : (c) Alexandre Weinberger / La Table Ronde. Tous droits rĂ©servĂ©s La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  Kairos de Jenny Erpenbeck, traduit par Rose Labourie (Editions Gallimard) (seul le prononcĂ© fait foi) Mais avant de commencer, est-ce que vous croyez vraiment que l’amour est plus fort que tout ? Je ne sais pas si Katharina et Hans se posent cette question.. mais ce soir j’avais envie pour commencer de vous parler de Kairos, un roman Ă©crit par une autrice de l’ex Allemagne de l’Est parce qu’on ne parle pas assez de la littĂ©rature allemande en gĂ©nĂ©ral. Tout commence par ce qu’on appelle d’habitude un coup de foudre un soir de 1986 Ă  Berlin Est. Katherina et Hans se rencontrent par hasard dans un bus.. Bon y’a une particularitĂ© c’est que lui a 34 ans de plus qu’elle, qu’il est mariĂ©, a un enfant. il est Ă©crivain, a un poste Ă  la radio nationale.. quand elle n’est qu’étudiante, vit chez ses parents et se cherche encore largement. Tout commence pour le mieux entre les deux qui vivent une vĂ©ritable passion.. fusionnelle. mais bientĂŽt la vie les sĂ©parera et l’homme qui se partage entre deux femmes vivra trĂšs mal que la jeune femme rencontre un homme alors qu’elle est partie Ă©tudier loin de Berlin. Commence alors la rĂ©vĂ©lĂ©raiton de ce dont on se doutait quand on pense passion, une emprise suffocante et sadique de la part d’un homme. Vous me direz peut ĂȘtre qu’on a dĂ©jĂ  lu ça, mais sĂ»rement pas comme ça et pour au moins deux raisons : par son Ă©criture, l’autrice rĂ©ussit Ă  rendre sensible les Ă©tapes de cette amour. le jeu sur les pronoms personnels est particuliĂšrement passionnant (oui je sais cette phrase peut paraĂźtre bizarre et pourtant je la maintiens) De mĂȘme, l’emprise est aussi une question de mots, de rabĂąchage, de rĂ©pĂ©titions jusqu’à faire perdre au mot leur sens. l’autre raison c’est qu’on est en allemagne de l’est en 1986 si vous l’aviez oubliĂ©, trois ans avant la chute du mur. et ce n’est pas anodin car Hans est un personnage de ce rĂ©gime.. il est venu vivre Ă  l’est aprĂšs la guerre, il a frĂ©quentĂ© l’élite intellectuelle.. et dans ce pays oĂč le pouvoir abuse, il est lui aussi un rouage
 crĂ©ant un effet d’écho Ă©tonnant entre l’intime et le politique.. quand le couple s’effondre en mĂȘme temps que le mur) les pages finales sur l’espĂšce de gueule de bois des Allemands de l’est ayant retrouvĂ© la libertĂ© sont d’une profonde justesse. MalgrĂ© les apparences, ce n’est pas un roman historique. ce n’est pas un roman d’amour. c’est l’un et l’autre et c’est bien plus que cela (je crois qu’on entend que ce roman m’a enthousiasmĂ©!) Puis on a Ă©coutĂ© Kate Bush Running up that hill L'Ă©misssion Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Simon. Merci.

  • Aujourd'hui, on recevait KĂ©vin ThiĂ©von, primo romancier auteur de La bouche dans le sable aux Ă©ditions Le bruit du monde. OĂč il a Ă©tĂ© question de Bagdad, des grands-parents, de l'adolescence, des blessures, des rencontres, de l'attirance pour la violence, de la transmission, des parcs d'attraction et du Tibre, de photographie, de l'Histoire et des histoires qu'elle produit et du rĂŽle que peut avoir la littĂ©rature. La chronique de dĂ©but d'Ă©mission Ă©tait consacrĂ©e Ă  Intermezzo de Sally Rooney (Gallimard/Folio) Mais avant de commencer, est-ce que vous pensez qu’un amour peut aider Ă  traverser un deuil ? C’est la question posĂ©e Ă  Ivan et Peter, deux frĂšres qui, au dĂ©but du roman, viennent d’enterrer leur pĂšre. Ce sont les personnages d’Intermezzo, le dernier roman de l’écrivaine irlandaise Sally Rooney, roman qui vient de paraĂźtre en poche. Sally Rooney Ce nom vous dit peut ĂȘtre quelque chose car elle a Ă©crit Normal People, un roman adaptĂ© sous la forme de sĂ©rie et a valu Ă  l’autrice le surnom de Jane Austeen 2.0, tant elle excelle comme son illustre aĂźnĂ©e Ă  dĂ©crire les sentiments. On a aussi parlĂ© de surdouĂ©e des lettres irlandaises ce qui est mĂ©ritĂ© au regard des quatre romans qu’elle a dĂ©jĂ  publiĂ© Ă  30 environ. Mais ce qui est immĂ©ritĂ©, tant tout les romans irlandains sont rĂ©ussis. Si je vous parle cesoir d’Intermezzo, c’est que j’ai beaucoup aimĂ© ce livre notamment parce qu’ il n’y a pas tant de livres que ça qui s’intĂ©ressent Ă  ce qui se passe au sein d’une fratrie
 ce sentiment particulier trĂšs fort et complexe. oĂč la plus plus grande proximitĂ© peut s’accompagner de la plus grande incomprĂ©hension Peter et Ivan ne font pas exception et le roman raconte bien cette relation faite d’affection sincĂšre mais aussi de colĂšre, de ressentiment 
 d’autant que la difffĂ©rence d’ñge entre les deux frĂšres est Ă©levĂ©. On peut difficilement imaginer personnes plus opposĂ©es. l’aĂźne est un brillant juriste, le cadet un champion local d’échec qui stagne un peu monomaniaque. Le premier est une sorte de bĂȘte sociale Ă  l’aise partout, quand le second est plus Ă  l’aise pour faire mat sur un Ă©chiquier que pour nouer des relations avec les autres. L'un et l’autre essaient de vivre des histoires d’amour que certains jugeront compliquĂ©es. OĂč l’on dĂ©couvre qu’en Irlande il est difficile pour une quadragĂ©naire sĂ©parĂ©e de son mari de tomber amoureux d’un jeune joueur d’échecs. Peter a d’autres problĂšmes, partagĂ© entre deux femmes : son grand amour blessĂ©e aprĂšs un accident et une femme beaucoup plus jeune que lui (ça ça ne pose de problĂšmes Ă  pas grand monde) mais avec laquelle il entretient une relation non dĂ©nuĂ©e d’intĂ©rĂȘt.. Comme on disait Ă  une Ă©poque sur les rĂ©seaux sociaux, ils sont en couple mais c’est compliquĂ© Le roman est dense, Ă©crit simplement au plus prĂšs des personnages et de leurs Ă©motions. IL y a un signe qui ne trompe pas : les scĂšnes d’amour sont Ă  la fois trĂšs simples, Ă©crites avec prĂ©cision et Ă©motion. Intermezzo de Sally Rooney a Ă©tĂ© publiĂ© aux Ă©ditions Gallimard ou en poche chez Folio et c’est traduit par Laetitia Devaux. Pendant l'Ă©mission, on Ă©coutĂ© Romain Muller À l'envers L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Simon. La photo est un dĂ©tail de la couverture. (c) Tous droits rĂ©servĂ©s - Le bruit du monde

  • Jean Desportes publie son troisiĂšme roman aux Ă©ditions du Rocher, Clandestin familial, une sorte de voyage en terre inconnue : bienvenue (ou pas) dans la grande bourgeoisie catholique neuillĂ©enne. OĂč il a Ă©tĂ© question de l'argent, de l'homosexualitĂ©, de la chaleur de certains foyers et de la froideur de certaines familles, de la financiarisation, de la violence de la compĂ©tition pour le sommet du pouvoir (financier), de la punkitude des Ă©vangiles et du conformisme de certains croyants. Et de bien d'autres choses et le tout en moins de 30 minutes. L'Ă©mission Ă©tait rĂ©alisĂ©e par Simon. La chronique de dĂ©but Ă©tait consacrĂ©e Ă  MĂ©teors de Hubert Charruel et Claude Le Pape. Mais avant de commencer, vous est-il dĂ©jĂ  arrivĂ© de trouver une solution qui vous plonge dans un problĂšme pire que celui que vous pensiez rĂ©soudre ? C’est ce qui arrive Ă  Mika et Daniel, quand aprĂšs une soirĂ©e arrosĂ©e et enfumĂ©e (l’abus d’alcool et de drogues est dangereux pour la santĂ©, je le rappelle), les deux amis se retrouvent dans un projet dĂ©lirant de vol d’un Maine Coon, un chat de concours qui rĂ©pond au doux nom de Sunset de la CharladiĂšre. Les deux bras cassĂ©s se retrouvent vite rattrapĂ©s par la police et la justice. Pour Ă©chapper Ă  la prison et peut ĂȘtre rĂ©aliser enfin leur rĂȘve de partir Ă  la RĂ©union, ils doivent prouver leur bonne volontĂ©. Pour cela, il leur faut un bon travail stable et dĂ©crocher de leurs diverses addictions
 Les deux acceptent et vont voir leur pote Tony, celui qui a rĂ©ussi et qui a une entreprise de BTP. Il accepte de les embaucher et les deux amis vont se retrouver sur un chantier d’enfouissement de dĂ©chets nuclĂ©aires. ça c’est pour le travail. pour les addictions c’est plus compliquĂ© notamment pour Daniel et l’alcool (oui oui la biĂšre c’est de l’alcool). Commence alors un film qui pose la question de ce que peut ou pas l’amitiĂ©, des addictions aux substances mais aussi aux personnes.. le tout sans jamais ĂȘtre donneur de leçon. Je vous parle de Meteors le deuxiĂšme film trĂšs rĂ©ussi d’Hubert Charruel et Claude Le Pape. Commençons par la formidable distribution composĂ©e pour les rĂŽles principaux de Salif CissĂ©, Idir Azougli, et Paul Kircher.. Si le premier interprĂšte le patron de la PME de BTP, les deux autres composent avec humanitĂ© le duo de jeunes adultes un peu perdus.. on ne sait pas grand chose de leur famille, de leur parcours, de comment ils se sont rencontrĂ©s.. mais leur duo de potes est une Ă©vidence absolue. On pense aux travaux de Benoit Coquard dans Ceux qui restent (ed la DĂ©couverte) et son sous titre en forme d’anti-programme “Faire sa vie dans les campagnes en dĂ©clin” Le film rĂ©ussit aussi Ă  crĂ©er une drĂŽle d’ambiance que ce soit dans cette grande maison Ă  moitiĂ© abandonnĂ©e habitĂ©e par Mika et Daniel, dans les merveilleuses sĂ©quences nocturnes filmĂ©es Ă  Saint Dizier ou encore sur ce chantier nuclĂ©aire trĂšs abstrait. VoilĂ  j’espĂšre que vous serez nombreux Ă  aller voir Meteors d’Hubert Charruel et Claude Le Pape. c’est actuellement au cinĂ©ma. Pendant l'Ă©mission on a Ă©coutĂ© Paris amour de Keren Ann Retour en 2019 avec Ugo Bienvenu qui Ă©tait venu parler de PrĂ©fĂ©rence SystĂšme. Aujourd'hui, il est l'auteur et le rĂ©alisateur d'Argo, son premier long mĂ©trage d'animation qui a Ă©tĂ© primĂ© au festival d'Annecy.