Afleveringen

  • Féminicides, violences faites aux femmes et littérature, je vous présente trois romans pour “rester éveillés”.

    Avec les autrices Patricia Melo (Brésil) et Dahlia de la Cerda (Mexique), je vous propose en effet un épisode sur le féminisme, la colère et la puissance de la littérature.

    Il m’a été inspiré par la lecture successive de trois magnifiques romans :

    Celles qu'on tue, Patrícia Melo, traduction d’Elodie Dupau, 2023, Éditions Buchet/Chastel (puis 2024 chez 10/18 pour la version poche)

    Mexico Médée, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2026, Éditions du sous-sol (pas encore paru en poche)

    Chiennes de garde, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2024, Éditions du sous-sol (puis 2025 chez Points en poche)

    En introduction de cette épisode, vous entendez un très court extrait de la chanson Master Teacher d’Erykah Badu : https://youtu.be/Dieo6bp4zQw?si=-m2FsPTgDdr1wVEe

    Vers la 7e minute, vous pouvez entendre un très court extrait de la chanson d’Eddy de Pretto, Kid : https://youtu.be/XfbM3LD0D9Q?si=xW7L7h71xlg--nw1

    Enfin vers la 13e minute, vous découvrez un extrait de la chanson Ni Miedo Ni Piedad du rappeur mexicain Eme Malafe, les paroles de cette chanson sont traduites dans Mexico Médée : https://youtu.be/uemD1_C9u7o?si=NHLWsZ30pjAVL2ZK

    En vignette d'illustration du podcast, j'ai repris l'idée des éditions du sous-sol avec une image inspirée par la grande photographe mexicaine Graciela Iturbide (née le 16 mai 1942 à Mexico).

    Je vous lis plusieurs extraits au cours du podcast.

    En voici un, situé pages 157 et 158 de l’édition de poche du livre de Patricia Melo paru chez 10/18 :

    « La Femme aux Pierres Vertes reprend :

    - C'est un fait que les hommes ont des élans d'agressivité, nous en avons tous, mais les hommes, eh bien, ils sont... hum... pense à un réservoir d'agressivité : chaque fois que les hommes reçoivent un non, chaque fois que quelqu'un (et surtout quelqu'une) leur désobéit, chaque fois qu'ils bataillent dans les bouchons, qu'ils perdent les élections, qu'ils perdent la face, qu'ils perdent un pari, un jeu, de l'argent, chaque fois qu'ils prennent une cuite, qu'ils sont réprimés, qu'ils ratent quelque chose, qu'ils ne bandent pas, que nous rions d'eux, qu'ils sont rejetés, leur réservoir se remplit un peu plus. Et s'ils se prennent un nouveau savon de leur chef, si leur équipe perd encore le championnat, si leur monnaie perd de la valeur, si la voiture de devant leur fait une queue de poisson, si leur ami reçoit une augmentation, eh bien, tout ce sentiment de contrariété jette de l'huile sur le feu, toute cette énergie s'accumule dans le réservoir d'agressivité, qui se remplit, se remplit, et déborde d'agressivité contenue, et cette agressivité doit périodiquement être déchargée, pour ne pas faire exploser le réservoir ou même le tuer d'une attaque cardiaque. Alors vient la décharge. Les vannes s'ouvrent. Et toute cette fange tombe sur qui ? Sur les femmes. Tuer des femmes est la soupape de sécurité de la mono-haine des protomachos. Bien sûr que je parle d'une façon générale. Une partie des protomachos déverse sa fange sur les homosexuels, les immigrés, les transgenres, les Noirs, les pauvres, mais la majorité, la grande majorité, concentre toute sa haine sur les femmes. Le protomacho est mono-agressif. C'est pour cette raison qu'ils ont été bannis de notre paradis. Alors que notre haine sert à beaucoup de choses.

    Nous sommes ici pour en parler : que faisons-nous de notre haine ? »

    Extrait de Chiennes de garde, tiré des pages 66 et 67 de l’édition parue chez Points en poche, dans une traduction de Lise Belperron :

    « Tu te rends vite compte qu'on ne progresse qu'en foutant le bordel. Pas beaucoup, mais quand même.

    Tu captes que le gars de la rue d'en face braque des banques et conduit déjà un pick-up ou que le voisin pickpocket s'est acheté son écran plat ou que le gamin qui bosse comme tueur à gages porte des baskets de marque. Et tu compares ça aux gonzesses, jeunes ou vieilles, qui même en bossant du lever au coucher du soleil à l'usine ou dans les beaux quartiers pour nettoyer la merde des riches, même en passant leurs journées à vendre des donuts, n'arrivent pas à s'en sortir. Tu compares ce que gagne un voyou avec ce que tu gagnes toi en te crevant au boulot, et je te jure, pour de vrai, chéri, ça donne envie de ruer dans les brancards, de choper la vie par la peau du cou, de prendre des risques.

    Moi je n'arrêtais pas de penser : "Et si j'allais sauter des palissades avec mon frère, et si je me mettais avec le Tongolo pour braquer des banques ?" Ça me donnait envie. Je fantasmais, je fantasmais à l'idée de faire des conneries et m'acheter mes propres affaires : des Vans avec des lacets impeccables, des saucisses et des cochonneries plein le frigo. Je ne sais pas, que des conneries. Jusqu'au jour où le désespoir m'est tombé dessus, derrière la nuque, tellement la faim nous tordait le ventre. Alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai volé son couteau à mon frangin. Je l'ai aiguisé avant d'aller dans la rue.

    Je me suis vouée au Diable, parce que dans ce genre d'affaires, tu peux pas compter sur Dieu. J'ai sauté dans un bus, je suis descendue, j'ai parcouru plusieurs rues, je suis arrivée dans un quartier rempli de bars et j'ai cherché un enfoiré de petit bourge trouillard avec une tête de crétin pour lui extorquer son fric, son fric qui venait sûrement de l'exploitation de gens de mon quartier. J'en ai trouvé un tout couillon bourré comme un coing, et je lui ai dit: "Continue à marcher, bâtard. Fais pas le malin, ou je te plante deux trois fois dans le cul, fils de pute. Donne-moi ton portable, ton portefeuille, tes baskets, bâtard; tous tes bijoux, pédé. Fais gaffe, joue pas au con." Je l'ai complètement dépouillé. Cinq mille pesos en deux minutes, mon gars. J'suis bien une meuf de mon quartier, quoi. »

    En introduction, je parle du concept "woke" et je lis une traduction du très beau texte de Martin Luther King tiré d'un discours prononcé en juin 1965, à l'université Oberlin dans l’Ohio. Voici ici la version originale :

    "All I'm saying is simply this: that all mankind is tied together; all life is interrelated, and we are all caught in an inescapable network of mutuality, tied in a single garment of destiny. Whatever affects one directly, affects all indirectly. For some strange reason I can never be what I ought to be until you are what you ought to be. And you can never be what you ought to be until I am what I ought to be - this is the interrelated structure of reality. John Donne caught it years ago and placed it in graphic terms:

    No man is an Island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of the main...

    And then he goes on toward the end to say: any man's death diminishes me, because I am involved in mankind; and therefore never send to know for whom the bell tolls; it tolls for thee.

    And by believing this, by living out this fact, we will be able to remain awake through a great revolution."

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  • “Mais qu’est-ce que c’était que la mer ?”

    Le titre de cet épisode est une courte citation tirée du tout premier chapitre de L’Art de la Joie, le chef-d’œuvre de l’autrice italienne Goliarda Sapienza. Tout l’épisode est dédiée à cette écrivaine de génie. Écoutez jusqu’à la fin pour profiter de la lecture des extraits de livre !

    La force de l’écriture de Goliarda Sapienza tient à son mélange rare de liberté, d’intensité psychologique et de vitalité sensuelle. Elle écrit sans morale imposée, sans idéologie rigide, avec une franchise presque physique sur le désir, la douleur, la folie, la politique et le rapport au corps.

    Ce qui la rend unique, c’est aussi sa voix : à la fois très cultivée et instinctive, capable de passer de la violence à la tendresse, de la lucidité politique à une grande sensualité, et un amour de la vie.

    Son écriture donne souvent l’impression d’une vérité vécue plutôt que d’une littérature « fabriquée » : elle transforme ses blessures personnelles et son expérience de marginale en une langue très vivante, charnelle et indocile.

    Je parle dans cet épisode de cinq livres en particulier, tous traduits par Nathalie Castagné et tous disponibles en édition de poche chez Le Tripode :

    Rendez-vous à PositanoL’Art de la JoieLettre OuverteL’Université de RebibbiaMoi, Jean Gabin

    Au tout début du podcast vous entendez un court extrait de la chanson “Le Ragazze di Porta Venezia” par M¥SS KETA, que vous pouvez écouter ici : https://youtu.be/kKZM9mQUkpI?si=WbM1d0fpW9XHwm25

    Juste après, vous découvrez la voix de Goliarda Sapienza lors d’une interview télévisée sur son expérience carcérale : https://youtu.be/KMh-1NVk-8g?is=PmhcxgqFuX0bk8UD

    Dans cet extrait, elle dit que l’on ne fait véritablement connaissance avec son pays qu’en trois lieux : en prison, à l’hôpital et à l’asile psychiatrique !

    Bonne écoute et belles lectures !

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  • J’adore l'œuvre de Jean-Louis Murat. Je connais bien sa musique. Mais je ne m’étais jamais interrogé sur le genre musical dans lequel on pourrait “classer” cette musique.

    Et bien c’est le blues ! Un blues nourri de multiples influences. Un blues qui n’est pas une imitation. Un “blues français”. Inimitable, à fleur de peau, exigeant. Comme son auteur, compositeur, interprète. Un troubadour qui nous a quitté trop tôt et trop brutalement en 2023.

    Cette révélation, je la dois à Yann Bergheaud, fils de Jean-Louis Murat, qui avec la collaboration de Marc Besse, a publié aux éditions Albin Michel, la très belle biographie intitulée : “Le Roman de Murat”.

    Yann Bergheaud est enseignant à l’université Jean Moulin, à Lyon. Il a fondé l’Institut Jean-Louis Murat. Marc Besse, journaliste aux Inrockuptibles, est chroniqueur rock et auteur de la biographie “Bashung(s)”.

    La rencontre a lieu dans la librairie de Sandrine Babu, L’Instant, à Paris - 15e arrondissement. Elle est animée par Clément Bénech, écrivain, journaliste… et grand fan de l’oeuvre de Jean-Louis Murat, bien sûr.

    Alors dit-on “muratien” ou “muratophile” ? Vous le saurez en écoutant cette discussion passionnante !

    En introduction du podcast vous entendez un court montage sonore constitué de quatre chansons signées Jean-Louis Murat, dont deux préférées par les auteurs, l’une par un membre du public, et la quatrième pour faire un zoom sur l’album méconnu “​​​​Madame Deshoulières”.

    La chanson de Dolorès (L’Irrégulière), Live in Dolorès, 1998Fort Alamo, Dolorès, 1996L’Au-delà, Le Moujik et sa femme, 2002Bobo, Madame Deshoulières, 2001

    Je vous invite également à réécouter l’épisode du 11 juin 2023 consacré à Jean-Louis Murat, mon hommage personnel, suite à sa disparition :

    https://lejardin-podcast.buzzsprout.com/1756912/episodes/12994745

    À bientôt !

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  • Élodie Dupau est traductrice littéraire de poésies, romans, nouvelles, contes, albums jeunesse et essais, tous écrits par des auteurs portugais ou brésiliens. J’ai souhaité discuter avec elle de son travail sur le livre de Patrícia Melo : Ceux qui ne sont rien, paru aux éditions Buchet-Chastel.

    Dans cet entretien, Élodie Dupau nous révèle les obstacles et les défis rencontrés lors de la traduction d’un tel monument. Elle nous fait, entre autres surprises, découvrir une crypto-langue, une langue secrète employée par les personnes transgenres au Brésil : le Bajubá.

    Elle lit également cinq extraits tirés du livre Ceux qui ne sont rien (pages 98 ; 103 ; 111 ; 170 et 384).

    Ce livre de l’autrice brésilienne Patrícia Melo a été comparé aux Misérables de Victor Hugo par son ampleur et par sa description quasi sociologique des gens contraints de vivre “à la rue”, à même la rue. C’est un livre passionnant rythmé par la musique brésilienne et les péripéties d’une galerie de personnages hauts en couleur et très attachants.

    Bonne lecture !

    Sélection de chansons citées dans le livre

    Taki Taki, DJ Snake en featuring avec Selena Gomez, Cardi B et OzunaBrado de Xangô, Tião CasemiroSkunk, MatuêMãe, EmicidaJorge da Capadócia, Caetano Veloso, Jorge Ben Jor (court extrait dans ce podcast)Deixa a vida me levar, Zeca PagodinhoUm beijo, MC Xuxú (court extrait dans ce podcast)Ain’t Got No, I Got Life, Nina Simone (court extrait dans ce podcast)

    Autres livres évoqués lors de la discussion

    Celles qu’on tue, Patrícia MeloIl y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente, Caio Fernando AbreuContos novos, Mário de Andrade

    Un dernier extrait pour vous donner envie de lire le livre

    « Est-ce que je dois faire demi tour ? se demanda-t-il en tournant de nouveau à gauche, dans une ruelle avec davantage de commerces, tous fermés. « A vendre », « Bail à céder », « A louer », disaient les pancartes sur les façades. Il dut passer deux autres gros pâtés d'immeubles avant de voir de la lumière chez un coiffeur, dont la porte était entrouverte. Il entra essoufflé, sans même savoir ce qu'il disait, le garçon qui le reçut en resta pétrifié, croyant à un braquage, et Chilves ne savait pas quoi faire, il criait au secours, devant le tableau qui affichait au mur le menu des coupes de cheveux : dégradé, surfeur, aérodynamique, pagodeiro, militaire, mulet-tressé, et soudain entra dans le salon, venu de l'arrière-boutique, un monsieur âgé, alarmé par les cris, « Jéssica va avoir le bébé », criait Chilves, « le bébé va naître », et l'homme, selon ce qu'il passa le reste de sa vie à raconter à ses amis et clients, comprit « tout de suite que c'était pas un tour de voyou ni un braquage », prit calmement une serviette, un rasoir de barbier et son téléphone portable, puis suivit Chilves, aussi vite que son age le lui permettait, tournant à droite et à gauche, tout en essayant de joindre les secours par téléphone. »

    Ceux qui ne sont rien, Patrícia Melo

    Extrait p. 329

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  • J’ai écrit cette chanson en hommage à Yayoi Kusama, artiste japonaise que j’admire depuis de nombreuses années.

    Yayoi Kusama est l'une des plus grandes artistes du siècle, devenue icône pop à la faveur de ses collaborations avec de grandes marques et à la marchandisation accrue de ses créations sous forme de produits de papeteries, de licences variées… J’ai découvert son œuvre au Japon dans sa ville de naissance puis à Tokyo dans les musées mais aussi grâce à un super documentaire diffusé au cinéma d’art et essai de Shibuya.

    Bientôt centenaire elle a survécu à une autre géante - traversée, elle aussi, par ses obsessions : la franco-américaine Louise Bourgeois.

    J’espère que vous aimerez cette chanson dont voici les paroles :

    La vie rêvée de Yayoi,

    C'est une vie avec des pois.

    Traverse l’océan et vois :

    L’Amérique. C’est joli !

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

    Troque tes cheveux noir de jais

    Pour une perruque rose bonbon.

    Que le fantôme du potiron,

    Hante ton art à jamais.

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

    Des reflets infinis se déploient,

    Sous ta frange nette d'enfant sage.

    Peins des portes sur les nuages.

    Chasse le désespoir. Quel exploit !

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

    A l’ombre d'une fleur gigantesque,

    Tu oublies de penser au suicide,

    À tes peurs, à la folie et au vide,

    Dans un délire cauchemardesque.

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

    Sur la route de Shinano,

    Tu réécris ton enfance.

    Une vie pop, sans souffrance,

    Où grandit ton beau mécano.

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

    Poinçonneuse des obsessions,

    Tu dessines ta vérité.

    Il réclame ton cheval oblitéré :

    Plus d'amour, de vie et de passion.

    Kusama mama mama mama

    Kusama mama mama mama

    Yayoi youpi youpi youpi

    Yayoi youpi youpi youpi

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  • Dans cet épisode, je vous parle d’une sélection d’auteurs et de livres LGBTQIA+, gay, queer, spécialement importants pour moi. Une sélection qui remonte loin dans le temps mais qui s’arrête au début des années 90, et je vous explique pourquoi dans le podcast.

    Pour illustrer mon propos, je vous propose en introduction une définition du concept "queer" due à Bell Hooks que j'ai trouvée dans le livre The short story of queer art, signé Dawn Hoskin :

    « être queer, ce n'est pas une question de sexualité (même si cela peut en être une dimension), mais plutôt une question d'identité, celle d'un individu en désaccord avec son environnement, qui doit inventer, créer et trouver un endroit où il peut s'exprimer, s'épanouir et vivre. »

    Bonne écoute !

    MA SÉLECTION

    Les Antiques

    Homère (750–700 av. J.-C.) : Iliade

    Platon (c. 427 – c. 347 av. J.-C.) : Le Banquet, vers 385–370 av. J.-C.

    Les Précurseurs

    Walt Whitman (1819-1892) : Leaves of Grass (Feuilles d’herbe, 1855)

    Oscar Wilde (1854–1900) : Le Portrait de Dorian Gray, 1890

    André Gide (1869–1951) : Corydon, 1924–1925

    Marcel Proust (1871–1922) : À la recherche du temps perdu, 1913–1927

    E. M. Forster (1879–1970) : Maurice, écrit en 1913–14, publié en 1971

    Virginia Woolf (1882 – 1941) : Orlando, 1928

    Jean Cocteau (1889–1963) : Le Livre blanc, 1928

    Marguerite Yourcenar (1903–1987) : Mémoires d’Hadrien, 1951

    Jean Genet (1910–1986) : Journal du voleur, 1949

    Pier Paolo Pasolini (1922-1975) : Anthologie parue chez Points

    James Baldwin (1924–1987) : Giovanni’s Room (La Chambre de Giovanni, 1956)

    Yukio Mishima (1925–1970) : Confessions d’un masque, 1949

    Les auteurs “BEAT”

    William S. Burroughs (1914–1997) : Naked Lunch (Le Festin nu, 1959)

    Jack Kerouac (1922–1969) : On the Road (Sur la route, 1957)

    Allen Ginsberg (1926–1997) : Howl, 1956

    Les Contemporains

    Bai Xianyong (1937-) : Garçons de cristal, 1983

    Andrew Holleran (1944– ) : Dancer from the Dance (Le Danseur de Manhattan, 1978)

    Armistead Maupin (1944– ) : Tales of the City (Les Chroniques de San Francisco, 1978‑2024), adaptée en série TV en 2019

    Le montage sonore au tout début du podcast met en avant de très courts extraits de musique pop pour rendre hommage à des icônes gay des années 70 jusqu’au années 90.

    Vous reconnaîtrez : Jimmy Somerville et Bronski Beat avec Smalltown Boy, version remixée par Arnaud Rebotini qu’on trouve dans la bande originale du film 120 battements par minute de Robin Campillo ; Madonna avec Vogue et son légendaire “Strike a pose” ; Mylène Farmer et Sans Contrefaçon ; Queen avec I Want to Break Free ; Donna Summer et Barbara Streisand avec No More Tears (Enough is Enough) ; et enfin, Dalida avec Mourir sur Scène.

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  • Karim Kattan est né à Jérusalem, mais il a grandi à Bethléem, une ville de jardins ! Dans cet épisode, l’auteur d’origine palestinienne, nous apprend qu’un des mots arabes pour désigner un jardin est : al bustan, le nom d’un jardin de paradis, d’un éden. Et c’est pour son dernier roman L’Éden à l’aube que je le reçois justement.

    Ce magnifique roman vient d’être couronné par le Prix Hors-Concours 2025, après un très beau parcours en librairie et dans le cœur des critiques. Il s'agit d'une histoire d’amour à Jérusalem entre deux hommes, deux Palestiniens : Gabriel et Isaac.

    Pendant notre conversation, l'auteur a réalisé que tous ses titres avaient un jardin comme horizon... prédestination ?

    Préliminaires pour un verger futur, recueil de nouvelles, éditions Elyzad, 2017.Le Palais des deux collines, roman, éditions Elyzad, 2021. L'Éden à l'aube, roman, éditions Elyzad, 2024. Hortus Conclusus, recueil de poésie, éditions L'Extrême Contemporain, 2025.

    J'avais déjà lu des extraits de L’Éden à l’aube dans un précédent épisode du podcast disponible ici : https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/16924308

    Extrait du Cantique des Cantiques (important pour l’auteur) :

    Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;

    Il y a sous ta langue du miel et du lait,

    Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.

    Tu es un jardin fermé, ma soeur, ma fiancée,

    Une source fermée, une fontaine scellée.

    Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers,

    Avec les fruits les plus excellents,

    Les troënes avec le nard.

    Conseil lecture de Karim Kattan

    Le Danseur de Manhattan, Andrew Holleran

    Karim Kattan écrit beaucoup en écoutant de la musique, il a même animé une radio sur laquelle il diffusait tard dans la nuit des morceaux très doux, très “ambient”. Voici trois morceaux (parmi de très nombreux) qui ont compté pour l'écriture de L’Éden à l’aube et que vous allez retrouver dans le podcast :

    Impossible Island de Gaussian Curve https://www.youtube.com/watch?v=-cM3QrFmgqoL'album Origin Myths de Bobby Lee https://tompkinssquare.bandcamp.com/album/origin-mythsQuarry Rave de Pye Corner Audio https://pyecorneraudio.bandcamp.com/track/quarry-rave

    Image de l’épisode : ​​Hortus conclusus et Fons signatus, enluminure conservée à la Bibliothèque Meermanno Koninklijke de La Haye.




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  • J’ai dévoré les sept tomes de l’œuvre autobiographique de Maya Angelou.

    Née Marguerite Johnson en 1928 à Saint-Louis et décédée en 2014, Maya est le nom qu’elle s’est choisi pour développer sa carrière d’artiste. C’était le petit nom que lui avait donné son frère chéri quand ils étaient tous deux enfants.

    Maya Angelou est une romancière, une poète, une dramaturge, une essayiste, une actrice, une scénariste, une productrice, une documentariste, une professeure d'université. Mais elle fut aussi danseuse, chanteuse et même prostituée comme on l’apprendra dans l’un des tout premiers tomes de sa biographie. Mais elle est peut-être et avant tout une militante, tour à tour pacifiste aux côtés de Martin Luther King, puis plus activiste - inspirée par Malcom X. C’est un personnage clé du mouvement américain des droits civiques.

    Sur les 7 tomes de son œuvre autobiographique, 6 ont été traduits en français et existent aujourd’hui en édition de poche au Livre de Poche :

    Je sais pourquoi chante l'oiseau en cageRassemblez-vous en mon nomChanter, swinguer, faire la bringue comme à NoëlTant que je serai noireUn Billet d'avion pour l'AfriqueUne chanson jetée au ciel (Traduction littérale) : Non traduit ou non publié en FranceDeux versions en français : Maman & Moi & Maman ou Lady B

    Une vie édifiante à la fois particulièrement instructive sur l’époque, sur le combat pour les droits civiques aux États-Unis, pour comprendre la vie des afro-américains dans un état ségrégationniste, pour saisir la richesse de l’après-guerre où la lutte pour les droits individuels rejoint celle plus vaste des peuples à se gouverner eux-mêmes à travers la décolonisation et enfin une période où les arts sont florissants de l’explosion du jazz, au premier opéra afro-américain Porgy and Bess, en passant par la danse ou le théâtre la première dès la pièce les Nègres de Genet, jouée par des afro-américains.

    Une vie édifiante aussi dans le sens d’une vie vertueuse. Pas au sens contraint et réduit, pas une vertu de catéchisme, mais au sens de la vertu des anciens : une vie bonne, une vie pleine, dans laquelle se trouvent réalisées toutes les possibilités que l’on porte en soi, comme être vivant, comme être humain, et comme individu singulier. Et aussi une vie menée tambour battant avec des valeurs fortement ancrées en soi. Une volonté qui triomphe des épreuves nombreuses, une forme d’optimisme et de croyance inébranlable pour défendre sa position et assurer la vie de son fils.

    Une vie à dire la vérité : s’il est une vertu pour reprendre le thème précédent caractéristique de Maya Angelou c’est bien la franchise, la bonne foi. Dire ce que l’on pense, ce que l’on fait (y compris sur ce n’est pas glorieux), la vérité même si elle n’est pas agréable à entendre.

    Enfin elle ne s’apitoie jamais sur son sort. Quel que soit l’épreuve qui se dresse sur son chemin, le deuil passe et elle agit. Elle arrive à se sortir de toutes les situations aussi difficiles soient elles par l’action, en empruntant un autre chemin ou en revenant au chant et à la danse.

    Extraits et citations musicales

    George Gershwin, Porgy and Bess, Arr. et dir : André PrévinCourt extrait d’une conférence publique de Maya AngelouAbbey Lincoln et Max Roach, Freedom DayMaya chantant du calypso, Run JoeBillie Holiday, Strange FruitDella Reese, Blue Skies

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  • "Quel si petit endroit pour un si grand enfer."

    L’épisode du Jardin que vous écoutez est consacré à l’histoire de Silvia Labayru, une histoire tragique, de résistance et de résilience, qui a fait l’objet d’un livre d'une force et d'une importance rares, fort justement intitulé : L'Appel.

    Ce livre L’Appel est signé par la journaliste argentine Leila Guerriero, traduit par Maïra Muchnik et publié en France aux éditions Rivages. Le livre paru à la fin de l’été vient tout juste d’être couronné par un prix littéraire : le prix du meilleur livre étranger 2025.

    Ce récit est une enquête-roman, une forme hybride qui a nécessité plus de deux ans d’entretiens et des mois d’écriture, c’est autant un témoignage historique, qu’un portrait saisissant d'une femme d'exception : Silvia Labayru.

    Son histoire nous plonge dans les années sombres de la dictature militaire argentine (1976-1983) et nous confronte à la distinction célèbre entre les vérités et la réalité.
    Leila Guerriero, par un travail méticuleux d'orfèvre, cherche à nous faire toucher du doigt la réalité crue de cette époque, à travers le prisme de multiples voix.

    Aujourd'hui, nous allons explorer la rencontre entre ces deux femmes puissantes – l'enquêtrice et son héroïne – et la manière dont ce livre parvient à déconstruire les simplifications, notamment sur le rôle des femmes survivantes, qui ont pu survivre à la terreur d'un État, la dictature des généraux argentins. Nous évoquerons aussi l'acte à la fois professionnel et personnel que fut la traduction de cet ouvrage.

    L'héroïne de L'Appel, Silvia Labayru, est une femme d'une force vitale à toute épreuve. Militante révolutionnaire du groupe Montoneros, elle est séquestrée, torturée et violée à l'ESMA, l'un des pires centres clandestins de détention de la dictature. Sur environ 5 000 détenus, seuls 200 ont eu la vie sauve.

    Pour conclure, il est fascinant de mettre en parallèle L'Appel de Leila Guerriero et le roman d'horreur Notre part de nuit de Mariana Enríquez. Ces deux femmes argentines, de générations différentes, sont traversées par le même traumatisme historique.

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  • “La poésie est du côté de la musique, plus que du côté de la littérature.”

    “La poésie est un dialogue avec le vide, avec le silence.”

    Autrice, compositrice et interprète de très belles chansons à l’écriture inspirée, à la fois sensible et sensuelle, Clara Ysé, développe aussi une œuvre de romancière et de poétesse.

    C’est cette artiste accomplie qui était l’invitée d’Élodie et d’Anne-Laure, libraires de la Librairie Ici, sur les Grands Boulevards à Paris, 2e arrondissement.

    Clara Ysé y présente son nouveau recueil de poésie « Des lances entre les phalanges », paru aux éditions Seghers.

    C’est Meropi qui pose les questions et anime la rencontre.

    Bonne écoute et surtout belles lectures !


    Au début de ce podcast un court montage mais en avant trois extraits tirés de chansons de Clara Ysé :

    Le monde s’est dédoublé (2023)Douce (2023)Magicienne (2023)

    Album : Oceano Nox

    Plus d’infos ici.

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  • Autrice d’une vingtaine de romans, de nombreuses nouvelles et de deux biographies, Tatiana de Rosnay a en cette rentrée 2025 la chance de voir l'un de ses livres adapté pour le grand écran. Elle ne découvre pas les joies et les spécificités liées à cet exercice, car c’est la cinquième fois qu’un de ses livres fait l’objet d’une telle adaptation, après notamment : Elle s’appelait Sarah, Moka ou Boomerang.

    Le livre dont nous parlons tout particulièrement aujourd’hui s’intitule Les Fleurs de l’Ombre. Il est paru en 2020 aux éditions Robert Laffont. Le film, lui, s’appelle Dalloway et est réalisé par Yann Gozlan avec Cécile de France, Lars Mikkelsen et Mylène Farmer, qui interprète… une voix très particulière. Une nouvelle édition poche du livre aux éditions Pocket reprend à la fois le titre et l'affiche du film. C'est donc un livre avec deux titres !

    Dans ce podcast, nous parlons avec Tatiana de Rosnay de création littéraire, des nouvelles menaces créées par l’IA générative, de bilinguisme, et, de l’importance des lieux qui ont été témoins de la vie des écrivains. Nous discutons aussi du travail de Virginia Woolf, Romain Gary et Daphné du Maurier.

    Bonne écoute et surtout belles lectures !

    « Des Moments comme celui-ci Sont des bourgeons sur l’arbre de la vie ; ce sont des fleurs de l’ombre. » - Mrs Dalloway, Virginia Woolf, 1925

    C'était le soixante-cinquième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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    Courtes citations musicales tirées du film avec l’aimable autorisation de la production :

    Ebb And Flow, Intros - Neutral Pads & Pulses, Tom Gire, Brand X Music Revenge Coven, Nemesis X 2, Sergey Azbel, Brand X Music

    L'image créée pour ce podcast montre des "fleurs de l'ombre" qui envahissent un écran au point d'en sortir. Cela illustre la paranoia engendrée par l'IA, autant que les menaces bien réelles qui lui sont attachée.

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  • D’abord, il y a un roman monstre : Le Seigneur des Porcheries de Tristan Egolf. Un roman maudit aussi refusé par 50 éditeurs et qui aurait pu conduire son auteur au suicide dix ans après l’avoir écrit…

    Ou plutôt, d’abord, il y a ma rencontre avec ce monument du roman contemporain grâce à une pièce magnifique à la MC93 de Bobigny, une pièce mise en scène et adaptée par Paul Balagué et la Compagnie en Eaux Troubles d’après Tristan Egolf, en mai 2025. Une pièce monstre comme le roman, une pièce de 5h à découvrir ici : https://www.mc93.com/saison/le-seigneur-des-porcheries

    Et puis, la même année, dans le même temps, il y a un roman-enquête signé Adrien Bosc.

    Aujourd’hui, je vous parle donc de ce livre inclassable :

    Le Seigneur des porcheries : Le Temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes, traduction de Rémy Lambrechts, Paris, éditions Gallimard, 1998

    Bonne écoute et bonne lecture !

    CITATIONS TIRÉES DU LIVRE

    « C'était un trop gros morceau pour l'avaler d'un coup.

    Nous étions déboussolés et perplexes, mais c'était peut-être exactement ce sur quoi John avait compté. La logique étant : ne les laisse pas réfléchir, appuie-toi sur leurs instincts les plus primaires. Cogne dur et vite, pointe les suffrages, clos la réunion et laisse-les tout pantois. La délibération nourrit l'hésitation. »

    « Il regardait tout passer, puis sautait à terre pour expédier un nouveau lot de sacs bien bourrés dans la gueule du broyeur — douze arrêts par rue, douze rues par quartier, quatre quartiers par route, une route par soir, cinq soirs par semaine (une manière de vivre, une manière d'en finir). »

    CITATION TIRÉE de L’invention de Tristan par Adrien Bosc, livre paru en avril 2025 chez Stock

    « Lire un roman, on l'oublie trop souvent, c'est accéder à l'intimité d'un homme. Parfois c'est indécent, indigne, l'écorchure est livrée telle, il n'y a plus de filtre, ce que l'on lit dégoûte, c'est une opération à cœur ouvert. De temps à autre, c'est plus rare, la douleur est là partout mais sans indignité, communicable à tous, un bien commun, qu'on sait désormais en partage, le plus intime alors se fait universel, la douleur une joie collective, celle d'une vérité où chacun se reflète. Le plus souvent, ce n'est ni l'un ni l'autre, et alors ce sont des livres vides, des livres de faiseurs sans âme, des livres propres mais sans odeurs. »

    A LIRE

    L’article du Monde signé Marion Van Renterghem en 2005, année lors de laquelle Tristan se suicide : https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/07/01/tristan-egolf-itineraire-d-un-ecrivain-meteore_668353_3208.html

    COURTES CITATIONS MUSICALES

    Gone Sane par Kitschchao, le groupe punk monté à Philadelphie par Tristan Egolf et sa bande : https://youtu.be/_f7k2z5hxHM?si=aC_DbSIfdmWfz4xa Je diffuse cet extrait lors de ma lecture de la citation de Paul Balagué.

    Waiting Room par Fugazi. Un autre groupe punk de la fin des années 90. On imagine que Tristan Egolf a pu écouter ce groupe. Je diffuse un extrait au tout début du podcast.

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  • Le livre de Luc Dagognet, Scarborough, paru aux éditions Do, vient de recevoir le Prix de L’Instant, remis cette année au Café de la Mairie, café parisien littéraire et sympathique de la place Saint-Sulpice.

    Nous nous sommes retrouvés un peu plus tard avec l’auteur dans un parc ensoleillé pour parler création littéraire et évoquer avec faconde le façonnage de son roman “fantaisiste” !

    Suivez-nous pour une balade au jardin.

    Plus d’informations sur le livre sur le site de l’éditeur https://www.editionsdo.fr/scarborough-luc-dagognet

    Citation « je hais les dimanches » tirée de Scarborough

    « Les rideaux baissés, les cafés fermés, les galeries endormies : tristes. Je n'aime pas le son des cloches d'église qui couvre la ville ; ça me donne toujours l'impression d'être revenu mille ans en arrière, que les néons sont éteints et les curés au pouvoir. Quand j'étais petit, c'était encore pire. Le dimanche, jour de repos donc d'ennui, laissait la place à une nouvelle semaine d'école, avec ses angoisses, ses brimades, l'énigme de règles sociales et mathématiques, le froid des salles, les arbres dénudés par la fenêtre, les professeurs qui savent faire rougir. Ennuyez-vous aujourd'hui, vous paniquerez demain, proposait le dimanche - et il fallait faire semblant d'être heureux. Bref, je rentre lundi prochain, quand les cloches se seront tues. »

    Les conseils musicaux de l’auteur dans et autour du livre, ainsi que les citations musicales

    Scarborough Fair, Simon and Garfunkel, album Parsley, Sage, Rosemary and Thyme (1966)

    Je hais les dimanches, paroles de Charles Aznavour et musique de Florence Véran, est une chanson française des années 1950. Popularisée par Juliette Gréco.

    Pass This On, The Knife (2005)

    Le groupe Slowdive

    A New Life is Coming, WU LYF

    Les conseils lecture de Luc Dagognet

    L'Enquête, Juan José Saer, Le Tripode > https://le-tripode.net/livre/juan-jose-saer/meteore/lenquete

    à paraître

    Rêve d'une pomme acide, Justine Arnal, Quidam > https://www.quidamediteur.com/catalogue/made-in-europe/reve-d-une-pomme-acide

    Le Bonheur, Paul Kawczak, La Peuplade > https://lapeuplade.com/archives/livres/le-bonheur

    Les interviews des lauréats du Prix de L’Instant

    2021 : Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann, éditions Anacharsis > https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/8814343

    2022 : Amour, extérieur nuit de Mina Namous, éditions Dalva > https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/10835423

    2023 : Tropicale tristesse de Jean-Baptiste Maudet, éditions Le Passage > https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/15016920

    2024 : Le Ciel en sa fureur d’Adeline Fleury, éditions de l'Observatoire > https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/15473536

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  • LEE Hong et CHUNG So-Hyun, surnommée amicalement « la reine de l’intrigue » par ses pairs, présentaient leurs livres respectivement : “La Femme de Gangnam” et “Quelqu’un te ressemble”, le 05 Juin 2025 à 19h00 dans la librairie Le Divan, rue de la Convention, Paris 15e. La rencontre était animée par Salomé Quevy, libraire et étudiante en langue et culture coréennes.

    Réussites éblouissantes et maladies sombres des individus et de la société, espoirs de la jeunesse et illusions perdues, attentes démesurées et réalités plus prosaïques, sacrifice pour les études des enfants et pressions sociales… la vie coréenne dans tous ses contrastes, ses lumières et sa dureté s’égrène au fil des histoires de ces deux romans d’autrices de la péninsule.

    Aujourd’hui environ 90% des auteurs de littérature en Corée sont des autrices, les femmes ont pris de plus en plus de place dans les lettres surtout à partir des années 80 du vingtième siècle. Les lectrices de littérature générale en Corée (comme en France) sont principalement des femmes.

    Au-delà des différences culturelles, la littérature peut nous aider à comprendre l’époque dans laquelle nous vivons, à explorer la condition humaine, et trouver une résonance chez les lecteurs de tous les pays car les thèmes sont universels… et l’humanité une grande famille.

    “La Femme de Gangnam” est traduit par Kim Hye-Gyeong et Jean-Claude Decrescenzo ; “Quelqu’un te ressemble” par Irène Thirouin-Yung. Les deux livres sont publiés aux Éditions Decrescenzo.

    Biographie des autrices

    CHUNG So-hyun a étudié les arts puis l’écriture créative à l’Institut des arts de Séoul. Elle remporte le concours du journal Munhwa Ilbo avec sa nouvelle « Une biographie à reliure rouge » (présente dans le recueil Quelqu’un te ressemble).

    LEE Hong s’impose dès son premier roman en remportant le Prix de l’Auteur contemporain. Elle promeut la littérature coréenne à l’international, dirige une agence dédiée aux autrices et coordonne des projets entre la Corée et l’Europe.

    Courts extraits musicaux

    En introduction, le morceau “Slowly disappear”, tiré de l’album “Door to fantasy” (2018), par le groupe coréen Numori qui crée une musique hybride aux influences multiples (jazz, chant traditionnel coréen pansori, rock, etc.).

    Ensuite un morceau de daegeum, une grande flûte traversière en bambou d'origine coréenne, est joué par un grand maître de cet instrument, WON Jang-hyun, dans l’album “The song of Hanga” (2002).

    Plus loin dans l’entretien, nous entendons un extrait de “Rêverie” de Claude Debussy, interprété par le pianiste japonais Sanshiro. LEE Hong a en effet été inspirée par la musique de Claude Debussy pendant l’écriture de la "Femme de Gangnam".

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  • En introduction de ce podcast, nous entendons le bruit de l’eau. Quelqu’un nage. Et c’est vrai que même si nous n’en avons pas parlé lors de l’entretien, la natation joue un rôle important dans le livre du jour. Nous écoutons aussi avec l’aimable autorisation de notre invitée, le morceau Sur la plus haute branche, la rumeur du pendu de l’album Le catéchisme de la joie, par Thee Verduns, l’un des groupes auxquels participe Jeanne Rivière, autrice, musicienne, lorraine !

    Mais bien sûr, je n’avais pas invité Jeanne pour parler de musique, mais plutôt de son premier roman Lorraine Brûle, paru dans la Collection Cygne, aux Éditions Gallimard.

    Extraits lus dans cet épisode

    “Je regarde des peintures préraphaélites de Marie Spartali Stillman et je finis par lire sa biographie. Je fais toujours ça pour savoir comment font les gens au quotidien pour dealer avec la putain de question de l'existence. C'est ça l'intrigue de cette histoire. Ça a l'air tellement simple pour ceux qu'on croise dans le bus ou même qui marchent dans la rue. Pour Marie Spartali Stillman, je retiens qu'elle faisait 1 mètre 90, qu'elle a épousé contre l'avis de ses parents un mec dont la première femme s'était suicidée. Une qui n'a pas réussi à dealer au quotidien avec la question de l'existence.”

    “Sur le trajet du retour, on s'arrête à Trèves, qui n'a pas le charme d'un cessez-le-feu. Les bâtiments ont des formes de tartes à la crème, le froid est saisissant, l'orgue de la cathédrale monumental. Les tilleuls sont taillés en tête de chat, comme un Monsieur Patate avec les cheveux dressés vers le ciel gris.”

    J’ai aimé le style simple, vif, l’humour de Jeanne,son côté punk.
    J’ai aimé aussi l’écriture sans filtre. Elle (la narratrice) dit à un moment qu’il faut avoir honte de ce qu’on écrit pour dégager ce qu’il y a vraiment d'intéressant à dire. Pas faux !
    J’aime aussi la dimension politique, elle ne triche pas, elle ne fantasme pas des vies qui ne sont pas la sienne, elle ne cherche pas à faire rêver avec des clichés contemporains. Elle raconte la vie de gens ordinaires et généreux dont on ne parle jamais.

    Les excellents conseils-lectures de Jeanne

    Emmanuelle Pierrot, La version qui n'intéresse personne, 10/18Patti Smith, toute son oeuvreHervé Guibert, idem

    Les envies musicales

    Chelsea girl, Nico, 1967Violet, Hole, interprétée par Courtney Love, Live in Philadelphia, 1999Quiche Lorraine, The B-52's, Capitol Theatre, 1980

    C'était le soixante-et-unième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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  • Mieux vaut tard que jamais, voici un épisode sur mes coups de cœur ❤️ littéraires de 2024. Enfin sur trois gros coups de coeur.

    J’en ai eu bien d’autres, dont j’ai déjà parlé précédemment dans le podcast, et je vous invite à les retrouver ici :

    Le Prisonnier de Hwang Sok-yong : https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/14495107Le Magicien sur la passerelle de Wu Ming-yi : https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/16026490Apeirogon de Colum McCann : https://www.buzzsprout.com/1756912/episodes/15500095

    Dans cet épisode, je vais vous parler de trois livres que voici :

    Bien-Être, Nathan Hill, Gallimard, traduit de l'anglais par Nathalie Bru ;Théodoros, Mircea Cārtārescu, Éditions Noir sur Blanc ; Traduit du roumain par Laure Hinckel ;Éden à l'aube, Karim Kattan, éditions Elyzad.

    Bien-Être, le livre de Nathan Hill a reçu le Prix littéraire Lucien-Barrière (2024), ainsi que le Grand prix de littérature américaine (2024). Je lis un long extrait du chapitre intitulé “Viens avec”... vous comprendrez pourquoi à la fin de l’extrait !
    Cet extrait est disponible sur le site de l’éditeur : https://www.gallimard.fr/catalogue/bien-etre/9782072999901#block-feuilleter

    Une playlist, mise en ligne par l’éditeur new-yorkais Alfred A. Knopf, est également disponible sur Spotify : https://open.spotify.com/playlist/5oJI2qPZpiCbj9hj7zMB0U?si=hhP6qWnRRqKrmLNFW2lwoA&pi=8bCgH_edRKC-I

    Dans le podcast, je diffuse un court extrait de la chanson 6'1" de Liz Phair, tirée de l’album “Exile In Guyville” ℗ 1993, Matador Records. Autre courte citation musicale issue de cette playlist et du roman : “Precious Things” de Tori Amos, album “Little Earthquakes” ℗ 1991, Atlantic Records. Cela traduit bien l’ambiance musicale de cette époque et l’univers mental de Jack et Elisabeth dans les années 90.

    Deuxième monstre et deuxième chef-d’oeuvre absolu, un bébé de 608 pages (80 de moins que le collègue américain), j’ai nommé : Théodoros de Mircea Cārtārescu, Éditions Noir sur Blanc. Il a fait partie de la première sélection du Prix Femina 2024 et de la deuxième sélection du Prix Médicis 2024.
    En guise de présentation du livre, voici un extrait :
    « Chaque nouvelle génération veut autour d'elle une vie nouvelle, un monde nouveau, des têtes nouvelles, des poètes nouveaux et une musique nouvelle, un nouveau ciel et une nouvelle terre. »

    Et enfin, mon troisième et dernier livre coup de coeur, et pas des moindres :
    Éden à l'aube, Karim Kattan, Éditions Elyzad
    Une histoire d’amour à Jérusalem entre deux hommes : Gabriel et Isaac.
    Isaac dans le dernier extrait que je lis à l’antenne semble se moquer (gentiment) de deux grandes stars de la chanson en langue arabe : Fairouz et Oum Kalthoum. Connues pour leurs chansons d’amour, elles ont ensorcelé l’Afrique du Nord, du Liban et d’Egypte jusqu’au Maroc. Je diffuse ici deux courts extraits.
    “Ana La Habibi” interprété par Fairouz dont les deux premiers vers sont “J’appartiens à celui que j’aime, et celui que j’aime m’appartient”.
    "Alf Leïla We Leïla", chanson mythique de plus de 50 minutes, dont on peut traduire le titre par “Les Mille et Une Nuits”, interprétée par Oum Kalthoum en 1969 et écrite par le poète Morsi Djamil Aziz.

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  • Au début de cet épisode, vous entendez “du vent qui souffle dans un couloir glacé, la bise qui souffle sur une lande dans un couloir de montagne avec dans le ciel un oiseau qui tournoie et pousse un cri perçant… parce qu'il fait très froid dans Terres Promises !”

    Ces mots sont ceux de l’autrice Bénédicte Dupré La Tour. Son livre Terres Promises se déroule en effet dans une Amérique sauvage, sur un territoire inhospitalier, avec des chercheurs d’or, des cowboys et des indiens… mais sans jamais “faire allégeance”, en faisant en sorte que ce qui ressemble à un Western n’en soit pas un !
    Nos imaginaires ont été colonisés par le mythe de la conquête de l’Ouest. Il s’agit ici d’évacuer toutes références historiques pour ne garder que l’invasion, les violences et les relations entre les personnages.

    En projetant sur le papier nos rêves américains, nos fantasmes sur les cowboys et les indiens, nos illusions sur la ruée vers l’or, Bénédicte Dupré La Tour ramène tout ce fatras à hauteur d’hommes et de femmes, et à une histoire de violence et de prédation. Elle libère nos esprits et tire un trait définitif sur le mythe de la Frontière et de la conquête de l’Ouest.

    Bénédicte Dupré La Tour m’a confié vers la fin de ce podcast qu’elle n’écoutait pas de musique quand elle écrit :
    “Je n'écoute pas de musique quand j’écris parce que pour moi, écrire, c’est déjà de la musique. Je suis dans une partition. J’ai besoin d’écouter le rythme d’une phrase, la musicalité des mots. Cela viendrait trop me perturber.”

    Le livre Terres Promises est paru fin août 2024 aux éditions du Panseur, jeune maison d'édition qui a ouvert ses portes en 2019. Il a été couronné par le Prix Hors Concours 2024 - Mention du public.

    C’est un vrai bonheur de lecture. Bénédicte Dupré La Tour a su dans ce premier roman convoqué toutes les forces de la littérature en écrivant d’une plume dense. En suivant le destin de huit personnages en quête d’ailleurs, partis à l’aventure et pris dans une nature et une histoire qui les dépassent, elle arrive à capter notre attention en se montrant tour à tour cruelle, poétique ou incantatoire.

    Voici une simple phrase du roman, que j’aime beaucoup et qui donne un aperçu du style de l’autrice :
    "Il est des joies fugaces au spectacle du monde, qui font bondir le cœur en un élan sans cause."
    Je lis trois autres extraits plus longs lors de notre entretien.

    Conseils de lecture évoqués par l'autrice au cours de la discussion :

    L’Iliade et L’Odyssée d’HomèreMéridien de sang de Cormac McCarthyLes Jardins statuaires de Jacques AbeilleLes Saisons de Maurice Pons

    Et à la fin de l’épisode, l’autrice livre une dernière recommandation à celles et ceux qui voudraient se lancer dans l’écriture : celle de « cultiver ses obsessions ».

    Alors bonne écoute et belle lecture !

    C'était le cinquante-neuvième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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    À LA TECHNIQUE

    Interview, captation, prise de son et montage : François-Xavier ROBERT
    Musique d’outro : Mélodie hongroise, Franz SCHUBERT, avec des arrangements électroniques.

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  • David NAÏM croit aux fantômes. C’est lui qui me l’a avoué lors de notre entretien. Nous nous sommes rencontrés pour parler de son livre L'ombre pâle, paru aux Éditions de l'Antilope, et lauréat du Prix Hors-Concours 2024.

    Dans ce livre, il y a effectivement des fantômes. Le narrateur dialogue avec les disparus aussi naturellement qu’avec les membres bien vivants de sa famille. Dans cette quête mémorielle, Simon (le personnage principal du livre qui ne manque pas d'ironie) cherche à tisser des liens avec un père parti trop vite, et à comprendre un grand-père dont la vie est nimbée de mystères. Cette quête va nous conduire de Paris à la Tunisie, et de la Tunisie à Las Vegas, pour notre plus grand plaisir de lecteur ! Dans ce roman qui se dévore comme un polar, on apprendra ce qu'est un talit, un dibbouk, et l'on se penchera aussi sur un pan de l'histoire mal connue des Juifs séfarades pendant la Deuxième Guerre Mondiale... Je ne vous en dis pas plus.

    Bonne écoute et bonne lecture !

    Présentation du roman par l’éditeur

    Simon n’a jamais entretenu de relations très intimes avec son père. Pourtant, au moment du décès de ce dernier, Simon doit bien s’occuper des obsèques. Chez les Juifs, la tradition veut que l’homme soit enterré enveloppé dans son talit, son châle de prière. Simon part donc à la recherche de la précieuse housse qui contient le talit de son père. Il la retrouve et, quand il l’ouvre, il découvre deux talits intimement emmêlés par leurs franges. Le deuxième talit semble appartenir au grand-père mystérieusement disparu il y a fort longtemps. Mais si les talits sont emmêlés, le deuil ne peut pas se faire. Une seule solution : faire retrouver au grand-père sa place dans la mémoire familiale. Se noue alors un échange intime entre Simon et le fantôme de son père.

    Je diffuse un long extrait du roman qui a été lu en direct par le comédien David Sidibé lors de la cérémonie du Prix Hors-Concours. Cette cérémonie s'est déroulée le 26 novembre 2024 à la Maison de la Poésie à Paris. Vous entendrez l'extrait à la minute 34:20 de ce podcast.

    Créé en 2016, le prix Hors Concours récompense chaque année l’auteur·ice d’un roman ou récit francophone, publié par une maison d’édition indépendante. Il propose à son comité de lecture une découverte de la littérature de création, contemporaine et récente.

    Courtes citations musicales

    Ugly Beauty, Thelonious Monk, album “Underground” ℗ Originally Released 1968 Sony Music Entertainment Inc.

    C'était le cinquante-huitième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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    À LA TECHNIQUE

    Interview, captation, prise de son et montage : François-Xavier ROBERT
    En intro : Tuesday Glitch, morceau Pixabay
    Musique d’outro : Mélodie hongroise, Franz SCHUBERT, avec des arrangements électroniques.

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  • Une permacultrice qui conçoit un jardin, comme une écrivaine qui compose une phrase, cherche avec entrain à positionner au mieux les verts et les verbes de manière que chacun puisse interagir avec les autres, voir leur sourire et les illuminer.
    Extrait de La Reverdie, Louise Browaeys, 2023

    Quel plaisir pour moi de recevoir l’autrice Louise Browaeys dans le podcast Le Jardin ! La Reverdie, livre paru aux éditions de La Mer Salée, est son troisième roman. Louise Browaeys y tisse des liens entre la couleur verte, les arbres, la poésie, la naissance d'un amour...
    Elle tisse aussi des liens entre les humains et d’autres liens encore entre les humains et la “nouture”, une nature-nourrice, nous dans la nature. Elle a construit son livre comme on bâtit une cabane à partir de fragments cueillis au jour le jour. Comme une cabane ouverte à toutes celles et à tous ceux qui aiment les livres, les mots, le thé aux orties et les promenades en forêt.

    Belle balade !

    En plus des trois passages du livre que je lis durant l’entretien, je diffuse un long extrait, tiré des toutes premières pages, et qui a été lu en direct par le comédien David Sidibé lors de la cérémonie du Prix Hors-Concours. Cette cérémonie s'est déroulée le 26 novembre 2024 à la Maison de la Poésie à Paris. Vous entendrez l'extrait à la minute 44:20 de ce podcast.
    Créé en 2016, le prix Hors Concours récompense chaque année l’auteur·ice d’un roman ou récit francophone, publié par une maison d’édition indépendante. Il propose à son comité de lecture une découverte de la littérature de création, contemporaine et récente.

    Courtes citations musicales
    Louise Browaeys m’a expliqué qu’elle aimait écouter de la musique en écrivant. Voici trois exemples tirés de sa playlist :

    Double Concerto en D mineur pour Violon et Hautbois, BWV 1060, de Jean-Sébastien Bach, par Hans-Peter Westermann et la Camerata Köln ℗ 1993 BMG EntertainmentComme une bouteille à la mer, Psy 4 de la Rime, Album Enfants de la Lune, 2005 The Taste Of Blood, SQÜRL et Jozef Van Wissem, Only Lovers Left Alive (Original Motion Picture Soundtrack) ℗ 2021 Naked Kiss Music Inc. / Bad Blood Films Inc. under exclusive license to Sacred Bones Records

    C'était le cinquante-septième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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    Votre soutien est précieux.

    Très belle année 2025 à toustes !

    À LA TECHNIQUE

    Interview, captation, prise de son et montage : François-Xavier ROBERT
    En intro : Plastic Flowers, morceauu Pixabay
    Musique d’outro : Mélodie hongroise, Franz SCHUBERT, avec des arrangements électroniques.

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    Merci d'écouter le podcast littéraire Le Jardin !

  • J’avais rendez-vous avec Sophie Van der Linden, critique spécialiste de la littérature jeunesse, à Paris, au siège des éditions Gallimard Jeunesse. Nous avons parlé de la passion de Sophie pour les albums, ces livres fabuleux qui mêlent l’art du récit à celui de l’illustration, pour le plus grand plaisir des petits, comme des grands !

    Nous étions dans une salle de réunion baptisée Pierre Marchand, du nom du co-créateur en septembre 1972 du département jeunesse de Gallimard.

    Alors que le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis ("Salon de Montreuil", pour les intimes) vient de s’achever sur une note réjouissante car il a réussit à réunir presque 200 000 visiteurs et plus de 400 maisons d’édition, nous vous invitons à un voyage dans la littérature jeunesse, avec comme fil rouge l’un des catalogues les plus prestigieux du secteur.

    Belles découvertes !

    Courtes citations musicales évoquant des “héros”, des auteurs, des livres parus aux éditions Gallimard Jeunesse. Avec dans l’ordre d’apparition dans le petit montage sonore :

    Le Petit Prince, lu par Gérard Philippe, en écho à l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry ;En sortant de l’école, poème de Jacques Prévert, interprété par Yves Montand. Il a été illustré par Jacqueline Duhème pour créer un bel album ;Générique du dessin animé L’âne TroTro, adaptation télévisuelle d’une célèbre série de livres pour les tout petits ;Extrait de la bande-annonce du film Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton d’après l’œuvre de Roald Dahl ;Générique du dessin animé Les Drôle de Petites Bêtes, adaptation télévisuelle de la série créée par Antoon Krings, série dont l’on fêtait les 30 ans d’existence en 2024 ;Extrait de la bande-annonce du film de Chris Columbus, Harry Potter à l’école des sorciers d’après l'œuvre de J. K. Rowling.

    QUELQUES ESSAIS ET ROMANS DE SOPHIE VAN DER LINDEN

    Claude Ponti, 2000, ÊtreJe cherche un livre pour un enfant, 2011, Gallimard JeunesseTout sur la littérature Jeunesse, 2021, Gallimard JeunesseLa Fabrique du monde, 2014, FolioAprès Constantinople, 2019, GallimardArctique Solaire, 2024, Denoël

    SÉLECTION D'OUVRAGES DANS LE CATALOGUE GALLIMARD JEUNESSE

    Macao et Cosmage, 1919, Edy-LegrandMon chat, 1930, Nathalie ParainLe Petit Prince, 1946, Antoine de Saint-ExupéryLettres des îles Baladar, 1952, J. Prévert, André FrançoisJames et la grosse pêche, 1966, Roald DahlVendredi ou la vie sauvage, 1971, Michel TournierTobie Lolness, 2006, Timothée de FombelleÀ la Croisée des mondes, 1998, Philip PullmanHarry Potter à l’école des sorciers, 1998, J. K. RowlingLe Livre des étoiles, 2001, Érik L’Homme Nous traverserons des orages, 2023, Anne-Laure Bondoux L’Album d’Adèle, 1986, Claude Ponti La Belle Lisse Poire du Prince de Motordu, 1980, Pef Rois et Reines de Babel, 2020, François Place Loups, 2024, Elena Selena Colorama, 2017, Cruschiform

    C'était le cinquante-sixième épisode du podcast littéraire LE JARDIN.
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