Afleveringen

  • Ce balado est une prĂ©sentation de la communautĂ© Boisson QuĂ©bec

    Cette entrevue est une collaboration avec Cidre du Québec

    Fred Simard est connu dans le milieu de la musique underground en tant que producteur de concerts dans son coin du Saguenay. C'est justement ce qui l'a amené à découvrir le cidre et en faire son nouveau cheval de bataille avec son entreprise Joli Rouge, sans toutefois renier son passé mais plutÎt à bien l'afficher et à l'utiliser dans l'ensemble de son identité et de sa stratégie.

    « C'est important d'utiliser cette identitĂ© parce que c'est mon background. Et c'est cet Ă©tat d'esprit que j'ai tentĂ© de transposer Ă  un monde capitaliste qu'il est malheureusement difficile de changer en tant qu'individu. À un moment donnĂ© tu fais des choix; lĂ  j'ai des enfants et je veux subvenir aux besoins de ma famille. Donc je me concentre sur cette passion et le fait de crĂ©er des choses. À la base c'est un concept trĂšs punk, une mentalitĂ© qui appartient Ă  pas mal de petits crĂ©ateurs. Le « je fais ce que je veux, j'ai envie de faire ça et je vais me donner les moyens de m'y rendre. Et puis tant mieux si au passage, on fait de l'argent. »

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    Consultez notre dossier ⁠Défis des industries de boisson au Québec en 2023⁠

    Depuis quelques années, le Conseil des vins du Québec enregistre de nouveaux records chaque année parce qu'il y a de plus en plus de vignes qui se plantent et la demande augmente. L'année derniÚre fut profitable en termes de qualité de raisin, mais moins au niveau de la quantité. Les Québécois reconnaissent de plus en plus la qualité du vin qui est produit sur nos terres et de nombreux produits sont offerts et disponibles pour les consommateurs.

    Nous avons rencontré Mélanie Gore, directrice générale du Conseil des vins du Québec, pour en savoir plus sur les défis de l'industrie en 2023.

    « Ça va extrĂȘmement bien pour l'industrie du vin au QuĂ©bec. On reprĂ©sente les vins qui sont faits Ă  partir de 100 % du raisin du terroir du QuĂ©bec. Le gros dĂ©fi des vignerons, c'est toute la commercialisation et l'identitĂ© du vin 100 % quĂ©bĂ©cois. Depuis quelques annĂ©es, l'attrait pour les produits locaux fait que tout le monde tente de s'approprier cette terminologie. C'est donc un peu plus difficile de se diffĂ©rencier quand tous jouent avec cet aspect pour leur marketing. Un autre dĂ©fi, qui est le plus important selon moi, c'est les changements climatiques. Il y a un certain cĂ©page qu'on ne pouvait pas cultiver en 1980, mais qu'on peut faire pousser maintenant. »

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    Consultez notre dossier ⁠Défis des industries de boisson au Québec en 2023⁠

    De plus en plus de consommateurs découvrent les produits du cidre. Selon des statistiques fournies par Les Producteurs de cidre du Québec, depuis environ 5 ans, la consommation de cidre par année est passée de 0,4 litre (l'équivalent d'une canette de 473 ml environ) à 0,7 litre (l'équivalent d'une bouteille de vin) par habitant. La consommation de ce produit, encore marginal, gagne en popularité auprÚs des amateurs de vin et de microbrasserie, mais aussi auprÚs d'entrepreneurs qui se lancent de plus en plus dans la production de ce breuvage.

    Nous nous sommes entretenus avec Catherine Saint-Georges, directrice générale des Producteurs de cidre du Québec, pour en savoir un peu plus sur l'industrie et ses défis en 2023.

    « Nos producteurs sont tellement innovateurs. Ils font des collaborations avec des vignobles et des microbrasseries, avec de l'ajout de fruits en macĂ©ration, et il y a toute une gamme de cidres vinicoles plus natures qui sont apparus dans les derniers 5 ans. Jusqu'Ă  il y a deux ans, on n’avait pas le droit de commercialiser du cidre qui n'Ă©tait pas filtrĂ©. C'est un produit plus sec et faible en alcool, qui se consomme plus Ă  table. »

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    Dans ce balado on parle de dĂ©marrage d’entreprise, de technique traditionnelle normande et d’image de marque pour se dĂ©marquer avec le cidre Aurea Mediocritas.

    Alexandre Lesous et Thomas McDonough se sont rencontrĂ©s alors qu’ils emmĂ©nageaient tous deux dans Brome-Missisquois. Partageant l’histoire commune bretonne, ils ont dĂ©cidĂ© de communiquer leur sentiment d’appartenance en produisant des cidres sous le nom d’Aurea Mediocritas.

    « On utilise des techniques bretonnes ou normandes dans notre confection de cidre, surtout dans la lenteur des fermentations naturelles que l’on fait avec des levures du terroir. C’est ce qui caractĂ©rise nos produits » explique Alexandre. Et Thomas continue : « Dans l’ouest de la France, il font une clarification qui consiste en une sorte de soutirage en faisant ce qu’on appelle “monter un chapeau brun” et qui est assez hasardeux. Plus hasardeux que, par exemple, mettre des sulfites et partir une fermentation avec des levures, ce qui sera plus rapide et vigoureux. Il faut ĂȘtre trĂšs attentif et aller voir le jus tous les jours, mesurer la vitesse de la fermentation. Il y a toutes sortes de paramĂštres Ă  regarder pour rĂ©ussir le chapeau. »

    De cette premiÚre collaboration sont nés deux premiers produits en 2021, le cidre Pommettes et le Brut.

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    Dans ce balado on parle de la générosité et du rÎle des vignobles établis au Québec qui aide la nouvelle génération de producteur, du marché de la petite production de niche et de marketing avec Daniel Gillis de Lieux Communs.

    NĂ©e de la passion commune du vin nature, les gars de Lieux Communs ont appris (et apprennent encore) sur le tas les mĂ©tiers d’agriculteurs, producteurs et entrepreneurs, dans le but de faire ressortir les saveurs du terroir quĂ©bĂ©cois en bouteille, et tout rĂ©cemment aussi en canette.

    « Deux d’entre nous sont sommeliers, les deux autres sont respectivement serveur et pilote de bateau. [...] C’est en jasant avec des vignerons du QuĂ©bec, en tant que sommeliers, qu’on a fait la rencontre de Martin Laroche du Domaine le Grand Saint-Charles Ă  Saint-Paul-D’abbotsford. Il nous a accueilli et on a fait trois vins avec lui en 2018 pour un total de 256 bouteilles. C’était un peu en mode rĂ©sidence, stage, mentorat, mais ces vins lĂ  ce sont quand mĂȘme retrouvĂ©s sur de belles tables de MontrĂ©al » raconte le cofondateur Daniel Gillis.

    Et les choses ont continuĂ©, parce que cette production leur a permis d’acheter plus l’annĂ©e suivante pour faire 1500 bouteilles. Ils ont aussi Ă©tĂ© reçus au vignoble ChĂąteau de Carte oĂč ils ont produit 6000 bouteilles en 2020. Et pendant la pandĂ©mie, ils ont dĂ©cidĂ© que c’était un domaine naturel pour eux et s’y sont investis concrĂštement.

    Sur une terre louĂ©e Ă  Oka, ils ont plantĂ© 5000 vignes en 2021 et se sont installĂ©s Ă  La Centrale Agricole pour y Ă©tablir leur endroit de production. 2020 soulignait pour Lieux Communs l’annĂ©e de leur indĂ©pendance.

    Aujourd'hui, en plus de leurs vins, vous pouvez aussi goûter à leur cidre en canette, un autre laboratoire de saveurs à découvrir!

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    Quelques vignobles quĂ©bĂ©cois ont commencĂ© Ă  offrir leurs produits dans un contenant en canette. Pour le Domaine Bergeville, seul vignoble quĂ©bĂ©cois spĂ©cialisĂ© dans le vin mousseux en mĂ©thode traditionnelle, cofondĂ© en 2008 par Eve Rainville et Marc ThĂ©berge, c’était un choix avant tout Ă©cologique et qui a connu un succĂšs grĂące Ă  un concours de circonstance.

    « On est un vignoble bio et on a Ă  cƓur l’environnement. On s’est rendu compte, dans les premiĂšres annĂ©es, que notre vin (mousseux) devait ĂȘtre embouteillĂ© dans des bouteilles extrĂȘmement solides qui n’étaient pas produites en AmĂ©rique du nord. Il y avait une trĂšs grande empreinte Ă©cologique, d’autant que nos vins, une fois achetĂ©s, sont bus assez rapidement. On s’est donc questionnĂ©s sur le contenant, Ă  savoir s’il y a quelque chose qu’on pouvait faire pour diminuer l’empreinte Ă©cologique. C’est lĂ  qu’on a eu l’idĂ©e de tester le vin en canette. Ça ne pouvait pas ĂȘtre un vin mousseux Ă  6 barres de pression parce que l’aluminium ne le supporte pas, mais le vin pĂ©tillant Ă  2-3 barres de pression est raisonnable. »

    C’est Ă  l’automne 2019 qu’on a eu cette idĂ©e-lĂ . On ne pouvait pas le prĂ©voir, mais au moment oĂč elle est sortie, c’était le COVID. Tout le monde Ă©tait : « Wow, quelle bonne idĂ©e de pouvoir amener ce produit-lĂ  en pique-nique! » explique la cofondatrice.

    « Il y a des bars qui nous ont approchĂ©s et qui nous ont demandĂ©s si nous Ă©tions ouverts Ă  leur fournir du vin mousseux en keg. On serait les premiers au QuĂ©bec. Ça fait donc deux ans qu’on travaille Ă  offrir notre produit en canette, dans un keg pour les bars. Il y a dĂ©jĂ  un bar qui l’offre Ă  MontrĂ©al, le Pub Bishop and Bagg. Et c’est quelque chose que nous allons plus dĂ©velopper dans les prochaines annĂ©es. »

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    FondĂ© en 1998 par la famille Guertin, le vignoble Les Artisans du terroir a accueilli en 2019, parmi son Ă©quipe, Isabelle Lafont, de la famille voisine. Isabelle est multitĂąche et passionnĂ©e. Elle s’est jointe au vignoble en premier lieu pour les aider au niveau des ventes, mais s’est retrouvĂ©e Ă  suivre de prĂšs le processus de vinification au cĂŽtĂ© de RĂ©jean Guertin; une tĂąche qui s’est transformĂ©e en passion.

    « Certains diront que je le fais beaucoup trop tĂŽt et c’est peut-ĂȘtre parce que je suis plus jeune, mais Ă  partir de la fin aoĂ»t, dĂ©but septembre, je veux goĂ»ter Ă  tous les stades du raisin pour voir l’évolution de la baie. Donc, je marche quotidiennement sur l’ensemble du vignoble, jusqu'Ă  des fois m’en rendre la bouche piquante d’aciditĂ©, parce qu’on s’entend que le raisin n’est pas encore Ă  maturitĂ©. C’est lĂ  que le dĂ©clic se fait. De voir les arĂŽmes qui Ă©voluent dans la baie, ça se fait de façon graduelle jusqu’à maturitĂ©. Et c’est lĂ  que mon cerveau se met Ă  rĂȘver Ă  ce que va ĂȘtre la cuvĂ©e. C'est lĂ  que je vois sur chaque parcelle ou cĂ©page, ce qui serait intĂ©ressant de faire sortir de cette baie lĂ , cette annĂ©e. Parfois ce n’est pas possible. On s’est fait un plan durant tout l’étĂ© mais la fin de saison nous joue des tours et on doit s’adapter. »

    Isabelle s’occupe aussi de la reprĂ©sentation et de la distribution en plus des mĂ©dias sociaux.

    « On n’a pas de stratĂ©gie de marketing sur les mĂ©dias sociaux, ça nous sert principalement de vitrine et de communication. On met donc principalement notre Ă©nergie sur le terrain (...) dans le monde du vin. La bouteille qui est la plus importante Ă  vendre, ce n’est pas la premiĂšre, mais la deuxiĂšme. Les gens sont ouverts Ă  essayer, mais le dĂ©fi pour l’ensemble des producteurs dans l’industrie est de donner envie aux consommateurs de revenir. »

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    Lionel et AdĂšle font, comme ils l'appellent, du cidre de « garage » depuis 8-9 ans. Le couple a Ă©tĂ© trĂšs impliquĂ© dans la culture et la restauration Ă  MontrĂ©al durant plusieurs annĂ©es, et ont dĂ©cidĂ© de finalement partir pour de nouvelles aventures Ă  l’extĂ©rieur de la mĂ©tropole. Ce qui les a menĂ© Ă  ouvrir Ă  Sutton, RĂ©serve Naturelle, une cave Ă  vin naturel oĂč l’on peut manger, et en plus la cidrerie Turbulence qui en est officiellement Ă  sa premiĂšre annĂ©e d’activitĂ©.

    Le projet de production de cidre a Ă©mergĂ© alors qu’ils avaient envie de produire un breuvage, mais ils Ă©taient Ă  la recherche du bon match. AprĂšs rĂ©flexion, dans la microbrasserie, il y avait trop de joueurs et ce n’était pas leur boisson de prĂ©dilection, et un projet de vignoble Ă©tait trop dispendieux. « On allait souvent Ă  Sutton parce que la belle famille y habite. Et on s’est rendu compte, en regardant sur les terres agricoles, sur les terrains privĂ©s et aux abords des fossĂ©s, qu'on voyait tout le temps des pommiers qui Ă©taient dĂ©laissĂ©s. On parle de pommes sauvages, mais c’est un grand mot pour dire pommes abandonnĂ©es ou pommes non traitĂ©es. C’est cette diversitĂ© qui amĂšne la complexitĂ© dans un cidre. Une complexitĂ© qu’on ne peut pas retrouver avec des cidres fait en mono variĂ©tĂ©, par exemple, juste avec de la McIntosh ou avec un seul type de pomme. » explique Lionel Furonnet lorsqu’il raconte comment ils en sont venus Ă  vouloir dĂ©couvrir le cidre.

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    Ça fait maintenant 8 ans que Jeremy Viens et Tania Cyr font du cidre. Lors d’un Ă©vĂ©nement annuel rĂ©unissant la famille et les amis-es, ils se rencontrent pour presser les pommes et 6 mois plus tard, embouteiller et goĂ»ter – d'oĂč le goĂ»t d’expĂ©rimenter et finalement de jumeler la passion Ă  l’entrepreneuriat. L’étĂ© dernier, ils ont prĂ©sentĂ© les premiĂšres bouteilles sous le nom de Jus Sec et se spĂ©cialisent dans le cidre barriquĂ©.

    « C’est probablement le pire modĂšle d’affaires qui existe, car tout ce qu’on fait est pour ĂȘtre consommĂ© dans 1 an. Dans le monde de la biĂšre, j’ai toujours aimĂ© les saisons, les lambics, les micro-oxygĂ©nations. Je trouvais que ça passait bien la barrique. Ça permet de faire des assemblages aussi. On travaille avec un dĂ©canteur gravitaire, sans contrĂŽle de tempĂ©rature dans nos cuves, donc un travail trĂšs rustique. On peut aller chercher plein de notes intĂ©ressantes au travers de la barrique » explique Jeremy.

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    Il y a 25 ans, le Vignoble RiviĂšre-du-ChĂȘne voyait le jour Ă  Saint-Eustache. 20 ans plus tard, ses propriĂ©taires achĂštent un deuxiĂšme terrain Ă  une vingtaine de minutes plus loin, dans la vallĂ©e d’Oka, pour y amĂ©nager un deuxiĂšme vignoble, La Cantina.

    Daniel Lalande, copropriĂ©taire des deux domaines, nous confie que : « Le deuxiĂšme domaine, c’est vraiment pour la terre que je me suis lancĂ©e lĂ -dedans. Je ne voulais pas laisser Ă  un autre un projet de vignoble sur cette terre-lĂ . Je faisais du vĂ©lo par lĂ  et quand je circulais devant cette ferme, je me disais que si jamais ce terrain Ă©tait mis en vente, j'allais sauter dessus. J’y voyais davantage un vignoble qu’une ferme laitiĂšre. Ce sont des sols qui n’ont, Ă  peu prĂšs, jamais Ă©tĂ© cultivĂ©s. Ça a toujours Ă©tĂ© en foin, donc des sols qui n'avaient pas Ă©tĂ© abĂźmĂ©s, des sols exceptionnels. Ça rĂ©unissait alors, Ă  la fois un micro-climat Ă  cause de la proximitĂ© du lac et un achalandage naturel avec l’accĂšs au Parc qui est Ă  cĂŽtĂ©. »

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    L’évĂ©nement Raw Wine est un rassemblement de plus d’une centaine d’artisans de vin naturel, bio ou biodynamique d’ici et de partout dans le monde. Une occasion vraiment unique pour les amateurs et les restaurateurs. Je suis arrivĂ© dĂšs l’ouverture pour ĂȘtre sĂ»r d’avoir quelques Ă©changes avec les artisans et les autres entreprises, avant que la foule ne dĂ©barque en dĂ©but d’aprĂšs-midi. Se tenant au Vieux-Port de MontrĂ©al sur le Quai King Edward, c’est dans un dĂ©cor assez simple que les vignobles et cidreries, cĂŽte-Ă -cĂŽte, prĂ©sentaient leurs gammes de produits.

    En y allant, mon intention était de rencontrer des entreprises québécoises telles Cassine, Chemin des Sept, Cidre ChoiniÚre, Cidre Sauvageon, Domaine Oak Hill, Ferme Apicole Desrochers D., Les Pervenches, Les cidres Aurea Mediocritas, et Maison agricole Joy Hill.

    J’ai rĂ©ussi Ă  m'entretenir avec trois d'entre elles afin d’en savoir plus sur leur dĂ©marche et façon de faire.

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    Il y a maintenant un mois que Cassine, une petite entreprise de production de cidre installĂ©e Ă  Frelighsburg, a commencĂ© Ă  rendre disponible ses deux premiĂšres cuvĂ©es. « La pomme est une ressource tellement abondante au QuĂ©bec. Malheureusement, mais heureusement aussi pour nous, l’industrie de la pomme est assez rigide au niveau des standards, des calibres, des couleurs, et mĂȘme des intensitĂ©s de couleurs donc, il y a beaucoup de pommes dĂ©classĂ©es. Au niveau du cidre c’est intĂ©ressant parce qu’on finit par la broyer et la presser, c’est donc pas si grave que ça, si elle n'a pas la bonne intensitĂ© de rouge. » raconte Alexandre Genest.

    En parlant des dĂ©fis de leur dĂ©marrage, la conjointe d’Alexandre, MarlĂšne Boutin-Masse, explique que tout dĂ©pend des pommes : « Une surprise qu’on a eu est de travailler avec une matiĂšre qui n’est pas nĂ©cessairement stable, mais c’est ce qu’on veut. Quand on va chercher des pommes sauvages, ce n’est pas toujours les mĂȘmes saveurs ni dans la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e. Cette annĂ©e, le dĂ©fi Ă©tait de faire notre Ă©chĂ©ancier avec une certaine flexibilitĂ© pour s’adapter Ă  la nature.

  • Cet Ă©pisode Ă  Ă©tĂ© enregistrĂ© le 23 mars 2021.

    IndĂ©pendance versus commandites. Éducation au public. Impact des influenceurs sur les ventes et l'engouement du public. Manque d’expertise? Vins qui ressortent. Produits marketing. Accessible Ă  tout le monde? DĂ©mocratisation. Impact? Visuel ou goĂ»t?

    Table ronde animée par Nelson Roberge

    En compagnie de Steven Fortin de Sommelier Nordiq, Lydia Roussel - sommeliĂšre et Nikolas Da Fonseca, sommelier au vinvinvin.

    Steven Fortin : Sommelier expert des vins et cidres quĂ©bĂ©cois. Il a dĂ©veloppĂ© une expertise unique au QuĂ©bec en matiĂšre d’analyse organoleptique et de commercialisation des produits locaux. Il a remportĂ© en 2019 le Grand prix quĂ©bĂ©cois de la relĂšve en tourisme. On peut l’entendre et le lire rĂ©guliĂšrement dans les mĂ©dias quĂ©bĂ©cois.

    Lydia Roussel : Originaire de Québec avec des études en Relations Internationales et Environnement à l'Université Laval. Elle a complétée le WSET 2 à Barcelone en 2018 et le WSET 3 à l'ITHQ de Montréal en 2019. Cela fait 2 ans qu'elle travaille en tant que sommeliÚre et plus récemment au restaurant caucasien Joon dans la Petite Italie à Montréal. Elle a commencé ses études pour le Master Sommelier, et travaille présentement pour l'agence de vins d'importations privées "Dieu du Vin" avec Can Turkmenoglu.

    Nikolas Da Fonseca: Oeuvrant dans la restauration depuis prĂšs de vingt ans. Il est aujourd’hui associĂ© dans le projet vinvinvin, oĂč il s’occupe de la carte des vins ainsi que des rĂ©seaux sociaux.

  • Au QuĂ©bec, la distribution et la vente de vin passe principalement par trois canaux : directement au domaine, en restauration et dans le commerce via les magasins d’alimentation, les Ă©piceries fines et la SAQ. En effet, Ă©tant un produit qui contient de l’alcool, sa distribution est soumise Ă  un cadre rĂ©glementaire bien dĂ©fini et de nombreuses contraintes techniques et administratives.

    Invités:

    Dominic Gravel - Fondateur de Boire/Grand maintenant vendeur chez Calice : AprĂšs une carriĂšre de prĂšs de 20 ans dans le monde du vin, l’idĂ©e d’ouvrir une boutique spĂ©cialisĂ©e, non seulement en micro, mais Ă©galement en vins et cidres d’ici a germĂ©. Il a, depuis, vendu son entreprise pour se consacrer Ă  sa passion du vin.

    SĂ©bastien Daoust - Vignes de Bacchantes : Aujourd’hui vigneron, SĂ©bastien a longtemps ƓuvrĂ© comme analyste d’affaires. Il en a conservĂ© un pragmatisme qui lui permet d’offrir des vins rĂ©flĂ©chis. Comme il dit, il pense Ă  tout pour que nous pensions qu’à nous.

    Martin Laroche - Domaines Saint-Charles : vigneron et co-propriĂ©taire du Domaine Le Grand Saint-Charles (vignoble et cidrerie) situĂ© Ă  St-Paul d'abbotsford au pied du Mont Yamaska.  Notre domaine est en opĂ©ration depuis 2011 et possĂšde 4 hectares de vignes et environ la mĂȘme chose en verger.

  • ImplantĂ©e depuis 40 ans au QuĂ©bec, l’industrie du vin est en recherche constante et a vu ses mĂ©thodes de production Ă©voluer dans tous les domaines et notamment dans sa maniĂšre de cultiver la vigne: choix des cĂ©pages – hybrides ou vitis vinifera –, emploi de pesticides, biodynamie, etc. Autant de contraintes qui ont un impact direct sur le produit. De plus, depuis trĂšs rĂ©cemment, on assiste Ă©galement Ă  un engouement du consommateur quĂ©bĂ©cois pour les vins nature. Effet de mode ou vrai marchĂ©?

    Simon Naud – Vignoble La Bauge: Vigneron depuis 35 annĂ©es, Simon Naud dirige les opĂ©rations du vignoble La Bauge depuis 1996 Ă  travers la gestion de chacune des facettes de l’entreprise, de la production viticole Ă  la vente, en passant par le marketing de l’entreprise et de ses produits. Il a Ă©galement Ă©tĂ© un acteur important Ă  la fondation et Ă  la gestion de la Route des vins du QuĂ©bec dans Brome-Missisquoi et a siĂ©gĂ© au conseil d’administration de l’Association des vignerons du QuĂ©bec (AVQ –CVQ) de 1998 Ă  2018.

    Michael Marler – Les Pervenches: Michael Marler est copropriĂ©taire depuis plus de 20 ans du vignoble Les Pervenches, un domaine de quatre hectares situĂ© Ă  Farnham et qui produit des vins 100% certifiĂ©s biologiques et biodynamiques depuis 2004.

  • Le Clos Sainte-ThĂšcle est une propriĂ©tĂ© qui s’étend sur 4,7 hectares Ă  environ 600 pieds d’altitude. On y retrouve des vignes depuis 2003. Nous discutons avec Éric Blouin qui est copropriĂ©taire de l'endroit depuis 2019. Ils y cultivent six cĂ©pages: l’Adalmiina et le Chardonnay en blanc, le Radisson, le Sabrevois, le Pionnier et le Pinot Noir en rouge.

  • Premier Ă©pisode du balado Assemblage d'idĂ©es cidre et vin.

    Depuis quelques annĂ©es, l’industrie du vin au QuĂ©bec est en plein essor. Cependant, et comme toute industrie, celle-ci a connu un important coup de frein en raison du contexte sanitaire en vigueur. Lors de cette table ronde, nous allons dresser, grĂące Ă  l’expertise de nos invitĂ©s, un portrait global de l’industrie vinicole, mais Ă©galement aborder les nouvelles tendances et les enjeux Ă  surveiller dans ce secteur en pleine expansion.

    Invités-es

    MĂ©lanie Gore : Forte d’un parcours remarquable en marketing, intelligence d’affaires et analyse stratĂ©gique, MĂ©lanie Gore occupe depuis bientĂŽt trois ans le poste de directrice gĂ©nĂ©rale et agente de dĂ©veloppement sectoriel pour l’industrie viticole du QuĂ©bec au sein Conseil des vins du QuĂ©bec (CVQ).

    Samy Rabbat : RĂ©seauteur dans l’ñme et chargĂ© du dĂ©veloppement des affaires dans le secteur de l’agroalimentaire, des alcools et de l’hospitalitĂ©, Samy Rabbat est Ă©galement le fondateur de SamyRabbat.com, un site de rĂ©fĂ©rence dans le domaine. Depuis 9 ans, il est le consultant officiel​ du Festival des Vins de Saguenay, qui attire plus de 45 000 personnes chaque annĂ©e.

    Eduardo Naso : Avec son expĂ©rience en restauration internationale et comme ambassadeur vins & spiritueux, Eduardo Naso dĂ©montre un savoir-faire excitant. Maintenant consultant en mise en marchĂ©, il contribue Ă  l’essor des boissons quĂ©bĂ©coises.

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