Afleveringen

  • Ludovic a rĂ©alisĂ© une thĂšse sur l'insatisfaction des travailleurs humanitaire et les liens qui existent avec le risque de burnout.

    Pour en savoir plus sur la gestion du stress en mission humanitaire :
    https://periplehumanitaire.com/gerer-son-stress-en-mission-humanitaire

    Formation en ligne :
    https://www.udemy.com/course/gerer-son-stress-en-mission-humanitaire/?referralCode=92A8A308062E48F78D3C
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  • Jean-Pierre Veyrenche est spĂ©cialiste de la gestion des Ă©pidĂ©mies en contexte humanitaire. Dans cet Ă©pisode, il nous raconte son parcours et les diffĂ©rentes crises qu'il a eu Ă  gĂ©rer dans sa carriĂšre.

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  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

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  • DĂ©couvrez l'interview d'Eric Zipper, le prĂ©sident du Corps mondial de secours. Dans cet entretien, Eric revient sur son parcours, son engagement humanitaire et ses missions les plus impressionnantes.

    En tant que sauveteur, il a eu l'occasion d'intervenir sur des tremblements de terre majeurs comme celui d'Haïti en 2010. Son expérience permet de comprendre les véritables enjeux des opérations de sauvetage et de secours en situation d'urgence.

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  • J’ai eu le privilĂšge d’interviewer Pierre Micheletti, figure incontournable de l’humanitaire en France. Ancien prĂ©sident de MĂ©decins du Monde et d’Action contre la Faim, Pierre Micheletti a partagĂ© son riche parcours et les enseignements tirĂ©s de ses nombreuses annĂ©es d’engagement sur le terrain.

    De ses dĂ©buts en tant que mĂ©decin jusqu’à son rĂŽle Ă  la tĂȘte de grandes organisations humanitaires, Pierre Micheletti nous raconte son parcours face aux dĂ©fis complexes des crises humanitaires. Son expĂ©rience en Afghanistan, notamment lors de la prise de pouvoir des talibans l’a confrontĂ© Ă  des dilemmes en tant que prĂ©sident d’Action Contre la Faim. Dans l’interview, il revient sur cette pĂ©riode dĂ©licate, expliquant les dilemmes qu’il a dĂ» gĂ©rer : comment continuer Ă  fournir de l’aide humanitaire sans compromettre les valeurs fondamentales d'indĂ©pendance et de neutralitĂ© de l’organisation ? Cette situation reflĂšte les dĂ©fis moraux et pratiques auxquels il a souvent Ă©tĂ© confrontĂ© dans son travail.

    Pierre Micheletti a Ă©galement abordĂ© les responsabilitĂ©s d’un prĂ©sident d’ONG. Son rĂŽle consiste non seulement Ă  piloter l'organisation et Ă  assurer la bonne gestion des projets sur le terrain, mais aussi Ă  rĂ©flĂ©chir constamment aux enjeux Ă©thiques qui accompagnent l’action humanitaire. Être prĂ©sident d'une ONG, pour Micheletti, c'est veiller Ă  ce que les actions soient toujours guidĂ©es par les besoins des populations tout en respectant des principes forts, comme l'impartialitĂ©. Il a soulignĂ© l'importance de la transparence, du dialogue et de la cohĂ©rence stratĂ©gique pour garantir la pĂ©rennitĂ© et la pertinence de l’action humanitaire.
    Au-delĂ  des responsabilitĂ©s institutionnelles, l’interview de Pierre Micheletti dĂ©voile un engagement profondĂ©ment personnel. MarquĂ© par les crises et les souffrances qu’il a pu observer tout au long de sa carriĂšre, il rappelle que l’humanitaire est avant tout une dĂ©marche d’empathie et de solidaritĂ©. Son parcours est celui d’un homme qui n’a jamais cessĂ© de remettre en question ses pratiques pour mieux rĂ©pondre aux besoins des populations vulnĂ©rables.

  • Linda Rieu est une ingĂ©nieure agronome qui a eu l'occasion de collaborer Ă  de nombreuses reprises dans des programmes de dĂ©veloppement dans diffĂ©rents pays d'Afrique. Il y a 10 ans, elle a dĂ©cidĂ© de se former dans le secteur humanitaire. Elle suit une formation pour ĂȘtre coordinatrice de projet en Eau HygiĂšne et Assainissement Ă  l'Institut Bioforce en France. Linda devient alors WATSAN ! Cette formation lui permettra de rĂ©aliser une premiĂšre mission avec MĂ©decins sans FrontiĂšres en GuinĂ©e lors de l'Ă©pidĂ©mie d'Ebola.
    Cette premiÚre mission sera un véritable choc pour elle. Linda enchaine différentes missions avec MSF. Dans cette interview, elle nous raconte son parcours, ses missions, etc. Un parcours trÚs riche qui permet de comprendre les enjeux de la gestion de l'eau en mission humanitaire, mais également les impacts psychologiques de ces missions trÚs intenses.
    En 2023, Linda a créé une conférence gesticulée intitulée "Je ne suis plus un héro" qui retrace ses interrogations, ses connaissances et ses critiques vis-à-vis du secteur humanitaire. Une conférence gesticulée, c'est une représentation qui mélange :

    les savoirs "froids", c'est-à-dire les connaissances issues des recherches personnelles, des travaux universitaires, des ouvrages et auteurs de référence, et les les savoirs "chaud", c'est-à-dire les connaissances issues des expériences personnelles, les anecdotes, etc.
    Ce type de format permet de crĂ©er une Ɠuvre enrichissante et divertissante. Linda rĂ©ussit particuliĂšrement bien Ă  retracer l'histoire et les enjeux de l'humanitaire tout en rythmant sa confĂ©rence avec des blagues, des abeilles et Daniel Balavoine !
    Bref, une conférence gesticulée trÚs proche des objectifs d'information et de vulgarisation du secteur humanitaire de Périple Humanitaire ! On valide, on encourage, on partage et on approfondie en l'invitant sur notre podcast !
    Découvrez le parcours unique d'une travailleuse humanitaire qui a traversé des crises sanitaires majeures et qui aujourd'hui porte un regard critique sur le secteur de l'aide humanitaire. Dans son interview, Linda nous témoigne également les impacts psychologiques de ces missions difficiles. Un retour d'expérience qui n'est pas sans rappeler les interviews précédentes réalisées avec Marianne Kédia ou Stéphane Joli.
  • Les humanitaires ont-ils le droit de prendre des vacances ?

    Voici la version longue d’une chronique rĂ©alisĂ©e pour l’épisode 8 du podcast l’Émission Humanitaire. Je suis allĂ© Ă  la rencontre de 2 spĂ©cialistes des ressources humaines et de la psychologie du travail pour pouvoir rĂ©pondre Ă  cette question.

    Estelle Robert, qui a fondĂ© le cabinet de conseil Humanitalent en 2017, a 15 ans d’expĂ©rience humanitaire de terrain dans les ressources humaines. À mon micro, elle nous explique le cadre qui permet aux humanitaires de prendre des vacances.

    Mejda Ben Salma est psychologue du travail, rĂ©fĂ©rente en QualitĂ© de Vie au Travail au siĂšge d’Action Contre la Faim. Ses rĂ©ponses Ă  mes questions permettent de mieux comprendre les facteurs de risques psychosociaux (RPS) auxquels sont soumis les humanitaires.

  • Dans cet Ă©pisode, je vous propose de dĂ©couvrir le parcours de Hakim Kahldi, un humanitaire passionnĂ©, spĂ©cialiste du Moyen-Orient et des groupes armĂ©s non-Ă©tatique. Hakim est chargĂ© d’étude pour MĂ©decins sans FrontiĂšres et il a travaillĂ© dans diffĂ©rents pays : Irak, Tchad, HaĂŻti, Gaza, Pakistan, Yemen et la Syrie. Il a d’ailleurs produit un article trĂšs intĂ©ressant : https://books.openedition.org/editionsmsh/30448

    Hakim a Ă©galement tĂ©moignĂ© dans le podcast de MSF, PremiĂšres Lignes, sur une opĂ©ration clandestine conduite en Syrie : https://www.europe1.fr/emissions/premiere-ligne/operation-clandestine-dans-le-chaos-syrien-4041975
    Un Ă©pisode que je vous recommande d’aller Ă©couter !

    Au travers de son interview nous prĂ©sentons les diffĂ©rentes parts d’ombres et de lumiĂšres qui recouvrent le secteur de l’humanitaire. Le financement, la sĂ©curitĂ©, les programmes
 Hakim nous fait part sans retenue de son expĂ©rience.

  • Frantz Fructus est un jeune humanitaire spĂ©cialisĂ© dans les projets d'eau, d'hygiĂšne et d'assainissement (EHA). Il revient d'une mission Ă  Madagascar oĂč la situation est critique. En effet, le pays est en proie Ă  un crise alimentaire majeure ! Le directeur executif du Programme Alimentaire Mondial (PAM) David Beasley a dĂ©clarĂ© cette annĂ©e que Madagascar Ă©tait le premier pays dont la situation humanitaire est directement causĂ©e par le dĂ©rĂšglement climatique.

    Au travers de son parcours, Frantz nous raconte comment les humanitaires interviennent sur place.

  • J’ai toujours voulu faire de l’humanitaire, partir sur le terrain, parcourir le monde et aller aider lĂ  oĂč il y a de vrais besoins !

    Mais la rĂ©alitĂ© est plus complexe et j’ai dĂ» beaucoup me renseigner pour comprendre plus en dĂ©tail ce secteur.

    Le problĂšme c’est que j’ai rĂ©alisĂ© que certaines formes d’engagement Ă©taient plus du volontourisme et Ă©tait assez Ă©loignĂ© de la rĂ©alitĂ© de l’action humanitaire.

    En rĂ©alitĂ©, il est trĂšs difficile d’avoir des informations sur le monde de l’humanitaire car c’est un sujet qui n’est traitĂ© que ponctuellement par les mĂ©dias lors de grandes crises humanitaires ou par les ONG elles-mĂȘme pour leur communication pour lever des fonds.

    Les tĂ©moignages des vĂ©ritables acteurs de terrain sont rares et pour cause ! Ils se trouvent trĂšs souvent sur dans des pays en guerre ou dans des territoires difficiles d’accĂšs !

    C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© de vous proposer d’entendre leurs histoires, de dĂ©couvrir leurs parcours et ainsi de mieux comprendre le monde de la solidaritĂ© internationale grĂące aux professionnels de l’humanitaire.

    Je suis Bertrand Groussard et vous Ă©coutez le podcast de PĂ©riple Humanitaire. Toutes les interviews et les articles sur l’humanitaire sont Ă  retrouver sur le site internet periplehumanitaire.com

  • Les catastrophes humanitaires peuvent avoir des consĂ©quences dĂ©sastreuses sur les populations et particuliĂšrement sur les enfants. Lorsque des familles sont obligĂ©es de se dĂ©placer pour fuir une guerre par exemple, il arrive parfois que les enfants soient sĂ©parĂ©s de leurs parents. Dans certains cas, ces enfants sont recrutĂ©s par des milices armĂ©es qui en font des enfants soldats. VulnĂ©rables et isolĂ©s, les plus jeunes ont plus que quiconque besoin d’aide lorsqu’une catastrophe humanitaire survient.

    Originaire de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, Jerry Abdala Kulelemba est aujourd’hui responsable de programme de protection de l’enfance et formateur pour Bioforce Dakar. AprĂšs des Ă©tudes en Droit, Jerry travaille sur le terrain en tant que travailleur social pour aider ces enfants Ă  retrouver leurs famille, reprendre des Ă©tudes et envisager un avenir meilleur. Il poursuit sa carriĂšre avec diffĂ©rentes ONG pour devenir responsable de programme. Aujourd’hui il transmet ses connaissances aux futurs humanitaires qui souhaitent, comme lui, venir en aide aux plus jeunes.

    Dans cette interview vous dĂ©couvrirez l’enjeu de la protection de l’enfance dans l’aide humanitaire, le parcours qu’il est possible d’avoir en tant que travailleur humanitaire et les difficultĂ©s que cela engendre. Au dĂ©tour de quelques anecdotes, Jerry nous rappelle la nĂ©cessitĂ© de se former correctement aux mĂ©tiers de l’humanitaire afin de pouvoir s’adapter au mieux et tenir dans la durĂ©e.

  • Quelle est la motivation des personnes qui quittent leur mĂ©tier pour s’engager dans l’aide humanitaire ? Comment peut-on passer du secteur privĂ© Ă  celui de la solidaritĂ© internationale ? Quelles sont les formations nĂ©cessaires ?

    Yakpaoro Konomou est nĂ© en GuinĂ©e Conakry et a d’abord travaillĂ© pendant 15 ans dans le domaine de la comptabilitĂ© et de l’administration pour un grand groupe international. GrĂące Ă  ce travail il avait une position trĂšs confortable et il a pu voyager un peu partout en Afrique et dans le monde. Mais en 2015 la GuinĂ©e, son pays, est touchĂ©e par l’épidĂ©mie d’Ebola. Cet Ă©vĂ©nement va ĂȘtre le dĂ©clencheur de sa reconversion professionnelle.

    Yakpaoro dĂ©cide alors de retourner sur le continent africain mais cette fois pour se former. Il intĂšgre une formation Ă  Bioforce Dakar dans laquelle il va apprendre Ă  gĂ©rer les aspects administratifs d’une mission humanitaire. GrĂące Ă  son expĂ©rience et Ă  sa formation, il se fait embauchĂ© par MĂ©decins sans FrontiĂšres. C’est alors que commence une toute nouvelle vie.

    AprĂšs nous avoir prĂ©sentĂ© son parcours, Yakpaoro nous raconte la formation Ă  Bioforce, sa premiĂšre mission avec MSF et sa dĂ©couverte du mĂ©tier d’administrateur de la solidaritĂ© internationale.

  • Les humanitaires interviennent dans diffĂ©rents contextes et types de mission. En fonction de la crise humanitaire du pays, plusieurs programmes peuvent ĂȘtre mis en place pour venir en aide Ă  la population. La problĂ©matique de la nutrition est particuliĂšrement prĂ©gnante sur le continent africain et c’est pourquoi de nombreux programmes en lien avec la sĂ©curitĂ© alimentaire sont dĂ©ployĂ©s sur le terrain.

    Daniel Bikele Onana est Camerounais et est spĂ©cialiste des programmes de nutrition et de sĂ©curitĂ© alimentaire. AprĂšs des Ă©tudes dans le biomĂ©dical, il se spĂ©cialise sur les questions de mĂ©decines communautaires avant de suivre une formation Ă  Bioforce Dakar pour devenir responsable de programmes nutrition. GrĂące Ă  ses connaissances et son expĂ©rience de terrain, Daniel nous dĂ©crit avec prĂ©cision son rĂŽle et l’importance d’apporter une rĂ©ponse d’urgence aux populations qui souffrent de malnutrition et particuliĂšrement aux femmes enceintes et aux enfants. En effet, les consĂ©quences de la malnutrition chez les plus jeunes peuvent engendrer des sĂ©quelles Ă  long terme sur le plan physique et cognitif.

    En janvier 2021, le Cameroun est en proie Ă  plusieurs crises humanitaires qui engendrent des problĂ©matiques de sĂ©curitĂ© majeures. Frontalier avec deux pays fortement dĂ©stabilisĂ©s, la RĂ©publique Centrafricaine (RCA) et le NigĂ©ria, le Cameroun doit faire face Ă  un afflux important de rĂ©fugiĂ©s qui fuient les conflits. De plus, depuis 2016, la situation intĂ©rieure se dĂ©grade avec des revendications sĂ©paratistes entre la partie anglophone et la partie francophone du pays. Cette crise provoque Ă  son tour des mouvements de populations importants Ă  l’intĂ©rieur du Cameroun, les dĂ©placĂ©s internes.

    C’est au cƓur de cet environnement instable et complexe que Daniel doit opĂ©rer. Il nous raconte son parcours, son pays et son engagement pour l’action humanitaire.

  • Faire du journalisme d’investigation, rĂ©aliser des enquĂȘtes de terrain, dĂ©noncer des affaires politiques
 cette expĂ©rience peut-elle amener un journaliste Ă  se lancer dans l’humanitaire ? Abandonner le confort des rĂ©unions avec les diplomates, les voyages en avion et la stabilitĂ© de son emploi pour faire partie de ces « baroudeurs Â» que constituent le monde de l’humanitaire. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

    Ce pari, Serge Xavier Francis OGA a dĂ©cidĂ© de le faire en s’engageant dans son pays, le Niger, auprĂšs de Caritas. Son engagement bĂ©nĂ©vole commence dans la communication avant qu’il ne se fasse embaucher et que sa polyvalence lui permette Ă©galement de travailler dans les services gĂ©nĂ©raux et sur de la gestion de projet. Cette premiĂšre expĂ©rience lui donne envie de se former et s’investir plus dans le milieu de l’humanitaire. Il dĂ©cide alors de suivre la formation Ă  Bioforce Ă  Dakar et de se former Ă  la logistique humanitaire.

    AprĂšs ce parcours rĂ©ussi, Serge rejoint diffĂ©rentes organisations internationales et travaille en expatriation au Congo et au NigĂ©ria entre autres. Sa formation lui permet d’ĂȘtre efficace sur le terrain, mais son expĂ©rience de journaliste lui sert Ă©galement dans ses relations humaines et dans son travail pour communiquer efficacement. De plus, sa connaissance des enjeux gĂ©opolitiques ainsi que ses travaux d’investigation sur le thĂšme de la corruption font de lui un humanitaire perspicace qui Ă©vite de tomber dans les Ă©cueils du terrain.

    Un parcours trĂšs inspirant qui fait une passerelle trĂšs intĂ©ressante entre l’information et l’action humanitaire sur le terrain.

  • Le Mali est un pays qui a Ă©tĂ© trĂšs fortement marquĂ© par une crise de grande ampleur. Le 22 mars 2012, le rĂ©gime du prĂ©sident Amadou Toumani TourĂ© est renversĂ© et depuis ce jour le pays connaĂźt un bouleversement tant sur le plan sĂ©curitaire que sur le plan Ă©conomique. Alors que toute une partie du pays est dĂ©laissĂ©e par les services de l’État malien, comment les citoyens maliens peuvent-ils contribuer au redressement de leur pays ?

    Amadou Ousmane Diarra a fait des Ă©tudes juridiques Ă  Bamako et, aprĂšs avoir travaillĂ© pour le Programme Alimentaire Mondial (PAM) en tant qu’administrateur, il dĂ©cide de se former aux mĂ©tiers de l’humanitaire. Cet engagement l’amĂšne Ă  travailler dans des zones oĂč les enjeux de sĂ©curitĂ© sont trĂšs importants. Amadou dĂ©couvre alors une autre facette de son pays, le Mali, qui connaĂźt de fortes disparitĂ©s entre le nord et le sud du pays.

    AprĂšs sa premiĂšre expĂ©rience au PAM, Amadou dĂ©cide de se former Ă  la logistique humanitaire Ă  Bioforce Ă  Dakar, au SĂ©nĂ©gal. GrĂące Ă  cette formation, il dĂ©couvre bien plus que le focus mĂ©tier de la logistique. Bioforce transmet Ă©galement aux futurs humanitaires des compĂ©tences transversales comme la gestion de projet, la sĂ©curitĂ© ou encore la connaissance du milieu humanitaire. Un point important mis en avant par Amadou est le savoir-ĂȘtre, (https://www.bioforce.org/learn/les-engagements-bioforce/preparez-vous-au-terrain/des-simulations-grandeur-nature/) qu’un humanitaire se doit d’avoir en mission humanitaire. Selon lui, c’est une qualitĂ© essentielle lorsque l’on intervient dans des zones avec des contextes sĂ©curitaires tendus.

    AprĂšs avoir obtenu son diplĂŽme, Amadou enchaĂźne les missions au Mali et travaille pour diffĂ©rentes grandes ONG. Aujourd’hui il aimerait mettre ses compĂ©tences au profit d’autres programmes, dans d’autres pays. Son engagement dĂ©passe les frontiĂšres et il s’investit corps et Ăąme dans ce monde aussi exigeant qu’enrichissant de l’aide humanitaire.

  • Le personnel infirmier reprĂ©sente une part trĂšs importante des travailleurs humanitaires engagĂ©s dans une mission mĂ©dicale. Comment devient-on infirmier dans l’humanitaire ? Quelles sont les Ă©tudes nĂ©cessaires pour s’adapter Ă  ce contexte ? Quelles sont les Ă©volutions professionnelles possibles ?

    Lisa Merzaghi s’est engagĂ©e dans auprĂšs de MĂ©decins sans frontiĂšres aprĂšs avoir effectuĂ© ses Ă©tudes d’infirmiĂšre en Suisse et validĂ© un diplĂŽme de mĂ©decine tropicale en Belgique. Ses diffĂ©rentes missions ont couvert des crises sanitaires majeures comme Ebola au Sierra Leone mais Ă©galement des crises humanitaires de grandes ampleurs comme les dĂ©placĂ©s et les rĂ©fugiĂ©s aux frontiĂšres de la RĂ©publique Centre Africaine ou en GrĂšce. Son expĂ©rience en pĂ©diatrie et sa spĂ©cialisation en mĂ©decine tropicale lui ont permis de s’adapter au mieux aux missions auxquelles elle a participĂ© et Ă  assurer les soins nĂ©cessaires aux populations dans le besoin.

  • Marianne Kedia est psychologue clinicienne et travaille aujourd’hui pour une grande ONG française. SpĂ©cialisĂ©e dans le traumatisme psychique, elle est notamment l’auteure du livre Panser les attentats. Son parcours lui a permit, au travers de sa spĂ©cialisation, de s’investir dans diffĂ©rentes institutions pour venir en aide aux personnes exposĂ©es Ă  des Ă©vĂ©nements traumatisants. Les travailleurs humanitaires Ă©tant particuliĂšrement exposĂ©s Ă  ces situations, les ONG ont depuis quelques annĂ©es mis en place des cellules de soutien psychologique pour leurs salariĂ©s. Certaines ONG ont mĂȘme créé un poste en interne pour accompagner les humanitaires sur leur santĂ© mentale. C’est ce fil conducteur que Marianne a suivi et qu’elle nous raconte au travers de son parcours.

  • Le retour d’expatriation est souvent une Ă©tape difficile pour toute personne qui a voyagĂ© suffisamment longtemps dans un contexte culturel diffĂ©rent du sien. Il en va de mĂȘme pour les humanitaires qui reviennent de mission. Ce retour de mission est souvent synonyme de changement soudain du rythme de vie, du contexte sĂ©curitaire et du cercle social. Ces changements, parfois brusques, peuvent entraĂźner une perte de repĂšre, une grande fatigue physique et psychologique, mais Ă©galement amener les personnes Ă  s’isoler, sans la possibilitĂ© de partager leurs ressentis et leurs expĂ©riences Ă  leur entourage.

  • La gestion des ressources humaines reprĂ©sente un axe central de la bonne rĂ©alisation des programmes d'aide humanitaire. Benjamin Clerc nous aide Ă  mieux comprendre l'enjeu des RH dans le secteur de la solidaritĂ© internationale. Son expertise de terrain nous aide Ă  mieux comprendre les rouages du recrutement, de l'accompagnement des managers et des employĂ©s et des stratĂ©gies RH. En effet, pour Benjamin, il existe un vrai manque Ă  gagner sur le façon dont sont perçues, valorisĂ©es et aussi mises en place les RH . Selon lui, les RH sont encore trop administratives, parfois opĂ©rationnelles mais trop rarement stratĂ©giques. AprĂšs nous avoir dĂ©taillĂ© son parcours, Benjamin nous amĂšne Ă  nous questionner sur la place des RH dans l'humanitaire.

  • Riche d'une expĂ©rience de 10 ans dans la gestion de la sĂ©curitĂ© et de la suretĂ© dans la solidaritĂ© internationale, Marine Menier nous aide Ă  mieux comprendre ces enjeux. AprĂšs avoir validĂ© un master en relations internationales, Marine se spĂ©cialise trĂšs rapidement dans le domaine de la sĂ©curitĂ© au sein de l'ONG Handicap International. Aujourd'hui elle donne des conseils pour diffĂ©rents acteurs de la solidaritĂ© internationale. Son expĂ©rience nous permet de mieux comprendre les diffĂ©rents enjeux de la sĂ©curitĂ© Ă  l'Ă©tranger.

  • Dans cette interview, je vous propose d'Ă©couter le parcours atypique d'Alexandre. AprĂšs avoir effectuĂ© un stage en Bolivie, Alexandre dĂ©cide de s'investir auprĂšs des communautĂ©s amĂ©rindiennes en AmĂ©rique du Sud. De retour en France il fonde avec des amis l'association UNIDOS (asso-unidos.com) afin de pouvoir poursuivre les actions entreprises lors de son stage tout en essayant de concilier sa vie personnelle et professionnelle.