Afleveringen
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L’écriture apporte son lot de difficutés, mais ici, il ne s’agira pas de difficultés techniques, mais personnelles et psychologiques. Que faire quand l’écriture nous conduit à une zone d’ombre ou d’inconfort intime ?
Estelle met en avant l’importance de se connecter à la raison d’être de son projet et à ce que l’on désire partager à travers lui ; de plus, la technique aide à maintenir la distance entre le récit et le personnel, et donc à naviguer la création.
Mélanie ne rencontre pas ce problème car ce qu’elle peut concevoir, elle peut écrire, même si c’est très personnel ; sinon, elle n’ira tout simplement pas (parce que pourquoi se faire du mal ?). Elle rappelle aussi que le premier jet n’a pas vocation à être partagé, et que c’est un endroit sûr que l’on peut filtrer par la suite.
Lionel rappelle qu’on a toujours le choix d’aller dans une zone d’ombre ou pas, met l’accent sur la sécurité personnelle, mais avance aussi que si l’inconscient nous amène à un seuil difficile, c’est rarement gratuit. Il peut être possible d’opérer une transmutation cathartique sur le sujet. -
Procrastination a déjà parlé de fils narratifs ; ici, il s’agira de se concentrer spécifiquement sur la technique du choral, en particulier les techniques et approches pour gérer les alternances de points de vue spécifiques de la forme.
Pour Lionel, il est crucial que chaque point de vue ait sa propre histoire à raconter, mais il convient aussi de l’emboîter de façon complémentaire avec les autres pour créer une narration d’ordre supérieur. Il propose quels points techniques à surveiller et des astuces.
Pour Estelle, la forme est super ludique ! Elle est aussi très puissante pour relancer une intrigue et le rythme d’une narration. Elle avance aussi, au-delà de ces aspects techniques, la dimension symbolique des alternances de points de vue, parfois peu utilisée et à ne pas négliger.
Mélanie détaille un exemple intéressant du procédé vu en traduction.
Références citées
- « Game of Thrones », saga de G. R. R. Martin
- « Les Archives de Roshar », saga de Brandon Sanderson -
Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Procrastination rappelle souvent l’importance de choisir une maison d’édition capable de porter au mieux le projet que l’on désire, mais cela semble difficile quand on est primo auteur. Peut-on vraiment choisir ? Comment ?
Estelle parle de l’approche tactique en termes de soumissions à adopter, et rappelle qu’une carrière se construit avec le temps ; que l’on fait constamment le choix de son édition. Les horizons sont peut-être plus limités au début, mais cela n’empêche pas de choisir ce qu’il faut pour un projet donné, et d’évoluer si nécessaire par la suite.
Mélanie insiste sur le fait qu’on apprend aussi avec le temps ; et rappelle que le temps de l’édition est différent de la création. Quand elle a commencé à écrire sérieusement, aucune des collections de ses premiers ouvrages n’existaient.
Lionel rappelle en effet l’importance de la patience dans le métier et livre sa chronologie professionnelle pour montrer le temps qui peut être nécessaire pour parvenir créativement où l’on souhaite (15 ans dans son cas).
Références citées
- L’épisode « précédent » est souvent cité dans cette conversation, mais il fait référence au s09e09 (Devenir professionnel·le de l’écriture, trois récits), enregistré juste avant (mais dans la diffusion, le s09e10 est le troisième volet de l’enregistrement à l’Ouest Hurlant)
- Jean-Philippe Jaworski
- Obscure Mag’
- Les éditions Don Quichotte
- Léa Silhol -
Le festival des cultures de l’imaginaire l’Ouest Hurlant à Rennes reçoit toute l’équipe de Procrastination et surtout VOUS : l’invité du podcast sur cette saison, c’est vos questions, vos interrogations, avec trois réponses contradictoires pour le prix d’une !
Merci à l’Ouest Hurlant et toutes ses équipes de nous avoir invité·es et de nous avoir donné une salle et une heure pour rendre ces conversations possibles. C’est un splendide festival qu’on vous encourage à suivre !
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À présent, nous parlons d’organisation de notes, de recherches et de leur mise en action : applications, ressources et carnets.
(Note de Lionel : en effet, la référence citée était bien la Bhagavad-Gita.) -
Le proverbe dit qu’on ne peut se baigner deux fois dans la même rivière, et chaque parcours d’artiste est unique ; mais dans cet épisode, tout le monde dévoile les coulisses de ses débuts, et notamment les premiers contacts, dans l’espoir peut-être d’inspirer ceux et celles qui suivent.
Estelle a le début de carrière peut-être le plus proche de l’époque actuelle, grâce à la présence d’Internet ; elle mentionne l’importance des salons dans son parcours, mais rappelle que ce n’est pas non plus une nécessité.
Mélanie parle aussi de l’importance des rencontres, mais qu’elles ne sont pas nécessairement difficiles à entreprendre ; beaucoup de contacts se déroulent naturellement, autour de la passion et des goûts communs.
Lionel évoque la tradition perdue du fanzinat, et montre combien saisir la bonne occasion qui est offerte peut infléchir le cours d’une carrière, voire d’une vie.
Références citées
- Le festival Imaginales
- Le festival les Galaxiales
- Poppy Z. Brite
- La revue Ténèbres
- Fabrice Bourland et la revue Nouvelle Donne
- Les éditions NestiveQnen
- Les éditions L’oxymore
- Léa Silhol
- Le commandant Cousteau
- Le festival Étonnants Voyageurs
- Mœbius
- Jean-Pierre Dionnet
- Stéphane Manfrédo
- La revue Galaxies
- La revue Bifrost
- (À cette fameuse table ronde d’Étonnants Voyageurs, Lionel se demande avec le recul si la troisième revue présente n’était peut-être pas plutôt Yellow Submarine)
- Stéphanie Nicot
- Jean-Daniel Brèque
- Lucie Chenu
- Les éditions Critic
- Le festival Utopiales (et le bar de madame Spock) -
La toute première étape des corrections – et peut-être la plus insaisissable – consiste à acquérir le recul sur son manuscrit pour le recevoir tel qu’il a été écrit et non voulu : dans cet épisode, technique et astuces pour hâter ou faciliter ce processus.
Lionel rappelle le conseil fondamental : le recul vient du temps ! Et recommande aussi fortement de changer de média et de contexte. Mélanie appuie l’importance des bêta-lecteurs, qui nourrissent à la fois l’impatience et donnent les premiers retours sur l’existence d’un texte hors de l’esprit. Estelle propose des approches techniques pour parvenir à extérioriser le texte et le voir sous un angle se rapprochant de l’objectivité.
Références citées
- Edmond Rostand
- Word
- Scrivener
- Un idéal platonicien -
Suite et fin de notre conversation sur la liberté en art et la validation auctoriale : Mélanie rappelle que quand on crée, on participe à façonner le monde à son échelle, à disséminer des visions, et qu’on peut donc être partie prenante de ce qu’on souhaite voir ou non ! Estelle rappelle la place des codes dans l’histoire d’un genre, mais que ceux-ci sont justement liés à des horizons qui évoluent constamment. Enfin, Lionel met en avant les rôles cathartiques et fantasmatiques de la fiction, qui en font un espace de jeu et d’exploration et pas toujours un modèle du réel.
Références citées
- Edgar Allan Poe
- Love Lies Bleeding, film de Rose Glass
- « Things Have Gotten Worse Since we Last Spoke », Eric LaRocca (VF : « As-tu mérité tes yeux ? »)
- J.K. Rowling
- Franz Kafka
- Dexter, série de James Manos Jr. adaptée des romans de Jeff Lindsay
- Gandhi
- Les Sith
- Lolita, Vladimir Nabokov
- American Psycho, Brett Easton Ellis
- The Boys, série de Eric Kripke adaptée des comics de Garth Ennis et Darick Robertson
- Breaking Bad, série de Vince Gilligan -
Certains discours clament aujourd’hui que « on ne peut plus rien dire » et que l’art se trouve contraint par une sorte de morale bien-pensante. Vaste et important sujet, qui touche aux valeurs que l’on véhicule dans son œuvre et à l’usage que l’on fait de la parole donnée.
Estelle commence par un rappel vital : c’est ici une conversation plutôt philosophique sur la morale des œuvres. Dans la réalité, la censure remonte en flèche en Occident, avec des interdictions d’ouvrages touchant aux questions queer, à l’esclavage, à l’histoire.
Lionel soumet qu’il n’est pas si difficile de naviguer le discours d’une œuvre, dès lors qu’on garde en tête le concept simple et ancien de validation auctoriale. Mélanie crée en s’interrogeant sur le discours qu’elle veut voir exister dans le monde ; sur ce qu’il contribue à celui-ci, et sur l’impact qu’elle souhaite avoir sur le lectorat. Estelle ajoute la dimension temporelle des genres : les codes ont une histoire, s’inscrivent dans un contexte, mais comme les horizons évoluent, il est important d’interroger et revisiter les anciens motifs.
Références citées
- Franz Kafka
- Lolita, Vladimir Nabokov
- The Boys, série TV adaptée des comics de Garth Ennis et Darick Robertson
- James Ellroy, Un tueur sur la route -
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À présent, nous parlons d’organisation de notes, de recherches et de leur mise en action : applications, ressources et carnets. -
Le prologue le plus célèbre de l’imaginaire est probablement celui du *Seigneur des Anneaux* ; mais Lionel argue que ce n’est plus vraiment possible d’en écrire ainsi de nos jours… Qu’est-ce qui fait un bon, ou un mauvais prologue ? Quels en sont les atouts, les fonctions ?
Estelle les adore ! Ils peuvent donner un avant-goût du premier chapitre, avancer les enjeux du récit, créer des contrastes, établir le pacte de lecture. (Et elle aime aussi les prologues mythologiques.)
Lionel les voit comme une énorme promesse narrative, qu’il va falloir payer par la suite : attention à ça !
De son point de vue de lectrice et traductrice, Mélanie approuve l’aspect accrocheur du prologue, et parle un peu des techniques de Brandon Sanderson.
Références citées
- Game of Thrones, série TV adaptée des romans de G. R. R. Martin
- Furiosa, film de George Miller
- Jean Racine
- « Les Archives de Roshar », série de Brandon Sanderson
- X-Files, série TV de Chris Carter -
L’impatience d’avoir des retours, de voir un projet exister, peut être forte – et potentiellement difficile à vivre. Peut-on la dompter et la rendre productive, en faire un atout plutôt qu’une peine ?
Mélanie partage cette impatience ; elle forme clairement un atout à l’écriture du premier jet, qui avance avec force et motivation. La suite est plus difficile à vivre et ne se dompte, franchement, qu’avec l’expérience. Pour Estelle, l’écriture est une école du temps long et de la persévérance ; il convient de peut-être distinguer l’impatience de voir un projer exister des retours qu’on en attend. Les temps de latence inévitables à la création permettent peut-être d’avoir un meilleur regard sur le texte et de nourrir l’anticipation de s’y remettre. Enfin, pour Lionel, il n’y a pas de valeurs absolues de qualités ou défauts dans la création, ce qui compte c’est de travailler comme on l’entend. Il est sujet à l’inverse, la terreur de s’y mettre, ce qui forme peut-être le revers d’une même pièce avec cette fameuse impatience.
Références citées
- Le forum Elbakin.net : https://www.forum-elbakin.net/index.php
- Morgan of Glencoe
- Le dollar australien -
Les idées viennent de partout – en général, plus qu’on ne pourra en écrire dans une vie entière… Donc, comment choisir celles qu’on va développer avant un projet, ou même, au milieu d’un récit au long cours, pour trier les orientations fécondes pour la suite ?
Lionel conseille de tout noter, mais rappelle la valeur de l’expérimentation et du jeu ; toutes les idées ne sont pas prêtes à porter un projet, tout ne doit pas prêter à production ; les idées ne sont pas sacrées. Mélanie ayant tendance à laisser infuser les idées qui veulent réellement être développées, le choix se fait assez naturellement ; une idée qui veut être concrétisée reviendra la harceler. Enfin, Estelle mélange les deux approches – elle note pour mieux oublier, car il faut accepter de laisser partir certaines idées pour lesquelles le moment propice a pu passer. Dans sa réflexion, elle inclut fréquemment le milieu de l’imaginaire au sens large, allant de l’édition au lectorat. -
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Pour commencer, nous parlons de blocages et d’inquiétudes pendant une réécriture au long cours : que faire si la crainte de ne pas être à la hauteur du travail qu’on a déjà accompli sur un gros manuscrit vient s’inviter en cours de correction ? -
Question de long terme : on parle beaucoup du travail, mais quid des aspects de son écriture sur lesquels on peut s’appuyer ? Comment les cerner, et que cela signifie-t-il d’avoir des « forces » ?
Estelle célèbre l’approche beaucoup plus professionnelle de l’écriture aujourd’hui, où il est communément admis qu’elle exige des corrections dans la majorité des cercles ; cependant, le revers de la médaille peut être une quête perfectionniste où l’on perd sa personnalité. Pour combattre ça, bien s’entourer ! Mélanie approuve, et ajoute que c’est la bêta-lecture qui lui a fait prendre conscience d’atouts qu’elle pouvait avoir sans s’en rendre compte, l’aidant à savoir où capitaliser. Pour terminer sur les vertus de la bêta-lecture, Lionel met l’emphase sur le fait d’en donner plutôt qu’en recevoir, toujours de manière à conscientiser son esthétique mais aussi pour apprendre à placer ses propres compétences littéraires et, au sens large, de se confronter au monde. -
Suite et fin de cette conversation au long cours qui a accompagné toute la saison 8 de Procrastination avec Éric Marcelin, directeur de Critic, à la fois librairie indépendante implantée à Rennes depuis plus de vingt ans et maison d’édition d’imaginaire qui compte dans le paysage français, avec au catalogue Christian Léourier, Laurent Genefort, Lou Jan, Romain Benassaya, Marine Sivan et bien d’autres. Avec cette double casquette et l’expérience des années, Éric a un regard précieux et riche d’enseignements. Dans ce quatrième et dernier épisode, Éric explique en détail la genèse de la collection jeunesse chez Critic, Déclic, l’approche en termes de manuscrits, son positionnement, puis expose le fonctionnement de la collection BD réalisée avec les Humanoïdes Associés.
Retrouvez la librairie et les éditions Critic en ligne et sur les réseaux :
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Certains personnages doivent survivre pour mener l’intrigue à bien, ce qui peut désamorcer un enjeu narratif important. Comment gérer cette situation, côté protagonistes ou antagonistes ?
Lionel avance tout de suite qu’un personnage mort ne peut plus souffrir, ce qui n’est plus drôle – et qu’on peut trouver bien des enjeux et des sorts indirects pires que la mort ! Estelle appuie l’importance de ces enjeux pour sortir de la « shock value » primaire de l’emploi de la mort et de la violence, et la nécessité de problématiser mort et survie dans sa narration. Mélanie réfléchit peu à cette question dans sa propre écriture, mais a des tas d’exemples sur le sujet tirés de la fiction qui l’ont marquée.
Références citées
- *Game of Thrones*, série TV adaptée des romans de G. R. R. Martin
- « James Bond », série de films inspirée des romans de Ian Fleming
- Superman, personnage de DC Comics
- Brandon Sanderson
- *Highlander*, film de Russell Mulcahy
- *Star Wars Episode IX, L’Ascension de Skywalker*, film de J. J. Abrams
- Woody Allen
- « Jason Bourne », série de films adaptés des romans de Robert Ludlum
- *Doctor Who*, série créée par Sydney Newman, C. E. Webber and Donald Wilson
- Roger Zelazny
- *La Mort de Superman*, série de Mike Carlin, Dan Jurgens, Roger Stern, Louise Simonson, Jerry Ordway et Karl Kesel
- *Torchwood*, série TV de Russell T. Davies
- *Les Simpson*, série TV de Matt Groening
- « Le Parrain », trilogie de films de Francis Ford Coppola adaptés des romans de Mario Puzo -
Le jeu de rôle et l’écriture romanesque sont proches voisins, et ceux et celles qui pratiquent l’un viennent souvent à l’autre ! En quoi les deux activités se nourrissent-elles, mais aussi, quelles sont les différences de pratique à conserver en mémoire ?
Mélanie n’est pas rôliste, mais elle connaît et situe l’activité et son poids dans l’imaginaire, alors que pour Estelle, c’était sa première école d’écriture ; elle en propose les forces majeures pour le romanesque, en particulier la connaissance d’univers et la plasticité intellectuelle. Lionel liste davantage de différences (notamment la visée ludique du jeu n’est pas celle de la fiction), mais rappelle que l’esprit de cocréation peut être vu comme identique dans les deux activités.
Références citées
- Fabrice Colin
- Jean-Philippe Jaworski
- Mathieu Gaborit
- Laurent Genefort
- trpuver le podcast (Altaride?) ou on était interview
- World of Warcraft
- Laurent Kloetzer
- L’Œil noir, jeu de rôle créé par Ulrich Kiesow
- JRTM (Le jeu de rôle des Terres du Milieu), crée par Coleman Charlton
- Son lointain successeur, L’Anneau Unique, créé par Francesco Nepitello et Marco Maggi
- Rolemaster, jeu de rôle créé par Peter Fenlon, Kurt Fischer et Coleman Charlton
- JRFR (Le jeu de rôle de Fontenay-aux-Roses) -
Épisode intime cette quinzaine, sur proposition du poditoire : Mélanie (sur le spectre de l’autisme) et Lionel (trouble obsessionnel-compulsif) livrent ce que c’est d’être auteur·ice neurodivergents. Comment l’aborder, le gérer, et surtout, quels superpouvoirs cela donne pour créer ! (Bien évidemment, leurs histoires sont personnelles, et ne sont pas à prendre comme des généralités.)
Mélanie livre qu’elle découvre encore beaucoup d’aspects de sa création qu’elle peut relier à des traits autistiques ; et combien le diagnostic a été précieux pour comprendre son approche et l’accepter sereinement vis-à-vis du monde.
Lionel, à l’inverse, n’est jamais aussi tranquille que lorsqu’il peut passer inaperçu en la matière… Comme les impératifs de la création sont les mêmes pour tout le monde, et il faut apprendre à se connaître et se gérer.
Les deux s’accordent sur l’originalité du regard que donne la neurodivergence, et la personnalité qui peut apparaître dans les œuvres, ce qui est un superpouvoir !
Références citées
- Bienvenue à Gattaca, film d’Andrew Niccol
- Tim Burton
- Helena Bonham Carter
- Edward aux mains d’argent, film de Tim Burton -
Suite de cette conversation au long cours qui accompagnera toute la saison 8 de Procrastination avec Éric Marcelin, directeur de Critic, à la fois librairie indépendante implantée à Rennes depuis plus de vingt ans et maison d’édition d’imaginaire qui compte dans le paysage français, avec au catalogue Christian Léourier, Laurent Genefort, Lou Jan, Romain Benassaya, Marine Sivan et bien d’autres. Avec cette double casquette et l’expérience des années, Éric a un regard précieux et riche d’enseignements. Suite des échanges sur le versant éditorial dans ce troisième épisode : Éric explique en détail comment se déroule le retravail des manuscrits chez Critic, le but visé, le processus, et propose quelques conseils pour réussir au mieux la soumission de son projet. Il aborde ensuite l’évolution du marché de l’imaginaire en France et ses vœux pour l’avenir.
Retrouvez la librairie et les éditions Critic en ligne et sur les réseaux :
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Les déclencheurs d’écriture diffèrent des consignes en ce qu’ils n’imposent rien, mais proposent : photos, personnages, situations, ils invitent l’auteur·ice à se les approprier pour construire l’histoire de ses vœux sans contrainte. Quelle utilité peuvent-ils avoir au long cours ?
Lionel s’en sert surtout en atelier pour lancer l’imaginaire des participant·es quand le temps de création est court, et il leur trouve une grande vertu, celle de former une habitude créative d’observation à long terme. Estelle va au-delà : ils apportent le bénéfice de former l’auteur·ice à interroger constamment le monde et à chercher ce qui résonne en soi. Mélanie note aussi que la collision d’éléments, apportée par les déclencheurs, est toujours féconde pour la création. Aucun de trois, cependant, ne s’en sert dorénavant au long cours dans son travail.
Références citées
- Oblique Strategies, https://en.wikipedia.org/wiki/Oblique_Strategies
- Fabien Legeron, https://fabienlegeron.fr/ - Laat meer zien