Afleveringen

  • C'est une rengaine que l'on commence à connaître, celle des températures à 36, 38 voire 40 degrés. Un refrain qui se joue pour la troisième fois en France depuis le mois de mai. Ce samedi, plus de 22 millions de personnes sont touchées par les chaleurs extrêmes sur l'ensemble du territoire français.

    « Le répit aura été de courte durée », observe la Croix, qui rappelle dans ses pages que le nombre de décès dans le pays a augmenté de 30% durant la semaine du 22 juin, là où le mercure a atteint des records. Le quotidien français s'intéresse par ailleurs au plan Orsec, dispositif habituellement réservé aux inondations, ou encore aux tempêtes, activé ce vendredi, et y voit « un cap symbolique qui vient d’être franchi dans la gestion de la canicule. Le nouveau plan Orsec "chaleurs extrêmes", hisse officiellement la canicule au rang des catastrophes gérées comme une crise de sécurité civile à part entière. C'est une première historique : jamais ce dispositif n’avait été utilisé dans cette situation, poursuit La Croix, avant de conclure : « en érigeant la chaleur extrême en risque majeur, au même titre que d’autres catastrophes naturelles, le gouvernement acte que les vagues de chaleur ne sont plus des épisodes exceptionnels, mais des crises appelées à se répéter et qui doivent donc être anticipées comme telles. »

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    Un constat partagé de l'autre côté des Pyrénées

    « Il ne suffit plus de lutter contre le changement climatique, qui est déjà une réalité, alerte la Vanguardia, en Espagne, la chaleur doit être considérée comme une urgence structurelle de santé publique, et non plus comme un simple inconfort estival. Se protéger de cette chaleur extrême est devenu une priorité compte tenu des risques sanitaires qu'elle représente, notamment pour les citoyens les plus vulnérables, tant sur le plan physique qu'économique, et parce qu'elle contribue à la propagation des feux de forêt », rappelle le quotidien. Il fait évidemment référence à l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans la province d'Almeria, en Andalousie, un incendie après lequel, « rien ne sera plus jamais pareil, titre El Pais, car il exige aussi une transformation face aux catastrophes engendrées par le changement climatique. »

    « Chaque été, nous sommes horrifiés par les gigantesques incendies qui ravagent le pays, comme s'il s'agissait d'une anomalie. Mais ils sont désormais la norme, et un accord national est indispensable pour les combattre », réclame le journal espagnol.

    « La leçon à tirer, chaque été, est la même. La question n'est plus de savoir si nous avons besoin d'un pacte national contre les feux de forêt, mais plutôt combien de tragédies supplémentaires il faudra avant que nous en signions un », se demande El Pais. Et le quotidien ne s'arrête pas là dans son analyse. « La simple gestion des incendies ne suffira pas si les risques liés aux fortes chaleurs ne sont pas minimisés. Les effets du changement climatique sont plus graves et plus rapides que prévu, constate le journal espagnol, et pourtant nous continuons de brûler des énergies fossiles comme s'il n'y avait ni avenir ni planète à protéger. »

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    La presse espagnole revient aussi sur la victoire de la Roja

    Victoire 2 buts à 1 face à la Belgique, ce qui permet à l'Espagne de rejoindre la France en demi-finale du mondial de football, et ce qui a couronné « un exercice acharné de patience, de persévérance, de foi, de dévouement et de confiance », salue El Pais. « Ni les erreurs du passé, ni la pression n'ont pesé sur une équipe qui a assumé son statut de favorite, avec une autorité incontestable à Los Angeles », poursuit le quotidien, et tout cela « au grand désespoir des Diables Rouges. »

    Un désespoir auquel ne semblent pas vouloir céder les journaux belges, évoquant une équipe « qui ne démérite pas », d'après la Libre Belgique, « héroïque », pour le Soir, qui relate dans ses colonnes la réaction des joueurs quelques minutes après le coup de sifflet final d'un match, jugé « cruel mais loin d'être indigne. Très vite, les regards se sont vidés, les yeux se sont rougis, les épaules se sont affaissées, et, progressivement, le vacarme des tribunes devient un bourdonnement lointain », raconte le journal, avant de conclure amèrement : « C’est toujours ainsi que se termine une Coupe du monde pour ceux qui ne connaissent pas l’ivresse de la remporter. »

  • Les Bleus ont décroché leur ticket d'or pour cette nouvelle étape du Mondial-2026 de football après une victoire sans appel : 2 à 0 face au Maroc. Et les performances offensives de l'équipe de France n'échappent pas à la presse internationale : « C'est un test réussi » pour le Guardian, quatre ans après une affiche similaire en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Mais cette fois, « la sélection tricolore s'est montrée bien supérieure », analyse le journal britannique, qui insiste sur un « fossé stylistique immense entre les deux prestations ».

    « On pouvait craindre que la victoire laborieuse contre le Paraguay cinq jours plus tôt n'ait freiné l'élan de l'attaque française qui affichait jusque-là un rythme de plus de trois buts par match, et si les Bleus ont bénéficié jeudi d'un arbitrage plus impartial et d'un adversaire moins provocateur qu'à Philadelphie, la défense marocaine a offert une résistance tout aussi farouche », ajoute le Guardian. « Alors que les Bleus s'apprêtent à quitter la côte Est pour la première fois depuis leur arrivée aux États-Unis pour leur demi-finale à Dallas, on sent qu'ils vont sortir de leur zone de confort, tant sur le terrain qu'en dehors », prévient cependant le quotidien britannique, avant de reconnaitre que « pour le moment, ils semblent prêts à relever tous les défis ».

    Le défi des attentes qui pèsent sur les Bleus

    « L'attente est que la France dispute toujours la finale de la Coupe du monde », explique le Boston Globe, qui rappelle qu'en 1998, alors que Didier Deschamps était capitaine, il avait déclaré que remporter la Coupe serait un bonus. Seulement, les choses ont changé depuis et, au fil des décennies, les Français ont oscillé entre le rêve et le cauchemar en Coupe du monde. « Ils ont déjà vécu ce rêve à deux reprises, en remportant à nouveau le titre en 2018. Ils ont aussi été brutalement ramenés à la réalité par le cauchemar à deux reprises, en perdant la finale contre l'Italie en 2006 et l'Argentine en 2022, les deux fois aux tirs au but », relate le quotidien américain. « Le rêve est de nouveau à portée de main, et maintenant qu'un troisième trophée est en vue, les Français n'imaginent même pas perdre », analyse le Boston Globe.

    Car une fois le rêve devenu réalité comme ce fut le cas en 1998 quand les Bleus sont devenus champions « pour l'éternité » - c'était le titre du journal l'Equipe à l'époque - et vingt ans plus tard, en 2018, il cesse d'être un rêve, poursuit le journal : « Tout résultat autre qu'un nouveau trophée est une déception. Les Bleus ont compris que l'éternité implique des attentes elles aussi éternelles ».

    Au Royaume-Uni, la dernière femme condamnée à mort a été graciée

    Graciée à titre posthume, car Ruth Ellis a été exécutée en 1955, il y a donc 71 ans. Elle avait été reconnue coupable du meurtre de son amant, mais la justice de l'époque n'avait pas pris en compte le fait qu'elle était victime de violences conjugales graves qui avaient plusieurs fois mis sa vie en danger. Depuis sa mort, sa famille cherchait à obtenir une grâce partielle, avançant que les violences qu'elle a subies n'avaient pas été prises en compte pendant son procès. C'est à présent chose faite, c'est ce qu'a annoncé le vice Premier ministre britannique David Lammy, mercredi 8 juillet.

    « Une annonce qui réconfortera sa famille, mais le système continue de laisser tomber les femmes victimes de violence comme Ruth Ellis, dénonce une tribune du Guardian. D'un point de vue contemporain, Ruth Ellis est un exemple classique de femme dont les violences familiales l'ont rendue vulnérable aux prédateurs », continue l'article. « Le fait que ces hommes aient semblé agir en toute impunité pendant tant d'années soulève des questions quant à la manière dont les jeunes filles sont encore aujourd'hui laissées pour compte par les autorités, conclut le quotidien, mais aussi par la persistance d'attitudes misogynes archaïques ».

  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

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  • « Pour la deuxième fois depuis la signature de l’accord-cadre américano-iranien le 17 juin dernier, Washington et Téhéran ont replongé dans la confrontation militaire directe, constate Le Figaro à Paris. En réponse aux tirs iraniens sur trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz et en violation du protocole d’accord, les États-Unis ont frappé 80 cibles en Iran hier, dont des systèmes de défense antiaérienne proches du détroit d’Ormuz. […] Quelques heures après, l’Iran a annoncé 85 ripostes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine dans le Golfe. »

    « Le fragile cessez-le-feu ne tient plus qu’à un fil », soupire pour sa part Le Monde. « Trump, maître autoproclamé de "l’art du deal", dit n’avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. "Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs", égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels ».

    Trump embourbé

    La guerre totale va-t-elle reprendre ? « Donald Trump est tellement imprévisible, souligne le Wall Street Journal, qu’il est impossible de savoir s’il est sérieux lorsqu’il affirme que le cessez-le-feu est "terminé". Il pourrait le rétablir demain. Mais il a raison de dire que le régime iranien lui fait perdre son temps, pointe le quotidien américain. Téhéran est passé maître dans l’art de la manœuvre. Vingt jours après le début des soixante jours de négociations prévues par le mémorandum d’entente, les pourparlers nucléaires ont à peine commencé. Au lieu de cela, le régime iranien s’est employé à accroître son contrôle sur le détroit d’Ormuz tout en exportant des milliards de dollars de pétrole. »

    La seule certitude, pointe le Washington Post, c’est que Trump et son administration sont « embourbés dans une guerre impopulaire qu'ils semblent incapables de terminer, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat ».

    Et finalement, constate le site américain Axios, cette « guerre, qui a débuté dans le but de réduire les capacités balistiques de l’Iran et de détruire ce qui restait de son programme nucléaire, s’est transformée en un conflit sans fin pour le contrôle du point de passage énergétique le plus important au monde : le détroit d’Ormuz. […] La diplomatie est au point mort pour l’instant et la pression militaire est de nouveau au cœur de la stratégie du président Trump ».

    France-Maroc : le duel entre amis

    À la Une également, France-Maroc ce soir pour une place en demi-finale de la Coupe du monde de football.

    « Une autre histoire », s’exclame L’Équipe en première page. « Après le combat électrique contre le Paraguay, la France retrouve le Maroc, une équipe redoutable qu’elle connait bien et qu’elle avait réussi à écarter il y a quatre ans en demi-finales du Mondial 2022 ».

    Alors, implore le quotidien sportif, « il est l’heure, après Paraguay-France, de ramener les Bleus vers le jeu, les arabesques et la foudre, les domaines choisis de ses attaquants formidables. Mais la marge est infiniment plus fine qu’il y a quatre ans. Le Maroc a compensé certains manques sous l’effet des binationaux et de l’expérience accumulée, tant en 2022 que lors de la dernière CAN où il a assumé la pression médiatique et populaire, et ses manières dans la transition peuvent faire souffrir la défense française ».

    « Choc royal », lance Le Parisien en manchette. « Ce soir, ils seront nombreux à être tiraillés entre les deux équipes, avec un morceau de cœur de chaque côté de la Méditerranée. Ils aimeraient sûrement qu’il n’y ait que des gagnants. Cela n’arrivera pas. Espérons que les Bleus sortent victorieux de ce duel entre amis, s’exclame Le Parisien, et que le football, malmené ces derniers jours par les polémiques liées à l’arbitrage ou à la Fifa, retrouve ce goût de fête que nous aimons tant, peu importent les couleurs de nos maillots ».

  • « Coupable mais présidentiable », s’exclame Libération. « Condamnée en appel pour détournement de fonds publics mais redevenue éligible, la cheffe de file du Rassemblement national reste candidate pour 2027 et se pourvoit en cassation pour éviter le port d’un bracelet électronique pendant un an ».

    Le quotidien de gauche fulmine : « Marine Le Pen a montré tout son mépris pour la justice et l’État de droit, estime le journal. […] Le problème n’est évidemment pas que l’ancienne présidente du RN se pourvoie en cassation. Elle en a le droit. Mais il y avait dans la manière dont elle a justifié sa décision d’être candidate comme des accents de défis à cet État de droit dont elle venait précisément de bénéficier ».

    En fait, pointent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « au final, les juges ont décidé de se délester d’un poids en disant le droit certes mais en laissant aux Français la responsabilité finale de choisir de voter ou non, et en absolue connaissance de cause, pour une candidate désormais condamnée pour des faits graves, répétés et continus de détournement de fonds publics et de complicité de détournement de fonds, ce qui n’est pas rien ».

    Un pari risqué…

    Toutefois, rien n’est réglé sur le plan juridique, remarque La Croix. L’annonce de la candidature de Marine Le Pen « prolonge le suspens de quelques mois : il faudra attendre désormais la décision de la Cour de cassation, qui a promis de la rendre avant le scrutin. En agissant ainsi, Marine Le Pen est dans son droit le plus strict. Mais en annonçant sa candidature malgré sa condamnation, elle laisse la possibilité de devoir se retirer en urgence en cas de condamnation définitive, à quelques semaines du vote. La leader du Rassemblement national prend le risque de fragiliser considérablement son camp, pointe encore La Croix, ce qui n’engage qu’elle. Mais plus grave, elle fait courir à l’ensemble du processus démocratique le risque du désordre ».

    « Marine Le Pen, le risque d’un pari », renchérit pour sa part Le Figaro. « Marine le Pen continue de clamer son innocence et s’en remet à la Cour de cassation. Le risque de l’empêchement n’est pas dissipé, il est repoussé. Le premier parti de France reste enfermé dans la diagonale du flou. Il dépend du pari de sa candidate : dire à la Cour de cassation : "Arrête-moi, si tu peux !" » Mais « il ne faut pas s’y tromper, poursuit Le Figaro : pour son électorat de conquête, ce feuilleton judiciaire compte moins que l’autre grand flou, celui de son programme économique. Subsiste aussi le doute sur la capacité de son parti à gouverner, sa méconnaissance, faute d’expérience, de l’appareil d’État ».

    La campagne est lancée

    En tout cas, relève Ouest France, « c’est à partir de maintenant que les choses changent. Que la campagne va réellement démarrer. Accélérer dès cet été pour ceux qui sont déjà lancés. Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis ont trois longueurs d’avance. Le "socle commun" a réussi une modeste entrée en piste, entre Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains), qui vont voir les pressions augmenter fortement pour qu’ils concluent une alliance. Et la "gauche républicaine" n’en finit pas de s’embourber autour des habituelles chicayas socialistes ».

    Reste qu’ « à dix mois de l’élection, la victoire de l’extrême droite n’a rien d’inéluctable, affirme Le Soir à Bruxelles. Et ce n’est pas en érigeant un hypothétique nouveau front républicain que ses adversaires en viendront à bout. C’est en évitant la dispersion pour proposer une offre politique responsable et, surtout, en travaillant sur des projets solides susceptibles d’entraîner un pays, que beaucoup voient sur le déclin, que le RN pourra être vaincu. Marine Le Pen n’ayant pas été défaite dans le prétoire, c’est sur le terrain que ses concurrents devront la combattre, relève encore le quotidien belge. Dans les zones périphériques, dans la ruralité, dans le Nord qu’elle a conquis à coups de promesses sociales, et sur le pourtour méditerranéen où elle prospère sur les questions identitaires, il faudra proposer à ses électeurs un autre projet que son mirage populiste ».

  • C’est ce que constate Le Soir, à Bruxelles : « l’ambiance s’annonce tendue aujourd’hui et demain au "Bestepe", l’immense palais où le président turc Erdogan reçoit les chefs des États membres de l’Otan. Macron, Merz, De Wever et les autres seront une nouvelle fois suspendus aux lèvres d’un Donald Trump visiblement toujours très fâché contre ses alliés qui "ne l’ont pas aidé" dans sa folie guerrière au Moyen-Orient ».

    Et le quotidien belge de s’interroger : « le président américain assistera-t-il bel et bien aux discussions jusqu’au bout ? Manifestera-t-il sa mauvaise humeur publiquement ? Et qui en fera les frais ? Autant de questions qui se posent à l’entame de la réunion, comme ce fut d’ailleurs le cas pour le G7 d’Evian, en juin… Mais l’enjeu véritable de cette rencontre porte sur le rôle que les États-Unis entendent encore jouer dans l’Otan. Et, en corollaire, sur la part que peuvent ou doivent assumer les Européens ».

    Assumer davantage de responsabilités…

    Les Européens qui devront d’abord amadouer Donald Trump… C’est ce que pointe El Pais à Madrid : « pendant ces deux jours minutieusement orchestrés dans les moindres détails, l’Europe présentera au président américain une preuve tangible de son alignement : des contrats d’armements de plusieurs milliards d’euros, une augmentation record des dépenses militaires et une déclaration finale brève et concise, soigneusement élaborée pour éviter tout incident ».

    El Pais a pu d’ores et déjà consulter la déclaration finale du sommet : « celle-ci ne comporte qu’une demi-douzaine de points et évite toute formulation susceptible de déplaire à Washington. "Nous construisons l’avenir : une Europe plus forte au sein d’une Otan plus forte, une Alliance modernisée", affirme la déclaration dans laquelle les Européens et le Canada déclarent assumer "davantage de responsabilités" en matière de défense. Il s’agit, précise le quotidien espagnol, du transfert de responsabilité exigé par Washington, qui a annoncé le retrait de troupes d’Allemagne et le gel de plusieurs programmes d’armement. Les États-Unis ont également informé leurs alliés qu’ils cesseraient de mettre à la disposition de l’Alliance des capacités stratégiques telles que des avions de chasse, des ravitailleurs et des sous-marins, et ont décidé de réexaminer dans les six mois l’ensemble de leur présence militaire en Europe ».

    Le temps presse…

    « Dans cette nouvelle configuration de l’Otan, l’Europe peut-elle jouer un rôle de premier plan ? », s’interroge le New-York Times. « L’Europe devra assumer une plus grande part du fardeau de sa défense conventionnelle et les États-Unis seront davantage un allié de secours en cas de besoin. […] Mais le temps presse pour se préparer, pointe le quotidien américain. D’après des analystes de l’organisation, la Russie pourrait déclencher une guerre contre l’Otan d’ici 2029. La pression s’accentue donc sur l’Europe pour qu’elle se prépare davantage à la guerre et sur les États-Unis pour qu’ils ne créent pas de vulnérabilités inutiles, relève encore le New York Times. La mise en place du pilier européen au sein de l’Otan prendra inévitablement du temps et ne se résume pas à une question de financement. Il s’agit également de développer, d’acquérir et d’intégrer des armements sophistiqués que les Américains ne fourniront plus, comme les missiles sol-air à longue portée, la défense aérienne, les satellites et la coordination du renseignement ».

    Et l’Allemagne ?

    Enfin, « l’Allemagne peut-elle assumer son rôle de nation européenne de premier plan au sein de l’Otan ? ».

    Question posée par le Süddeutsche Zeitung. « Il s’agit là, entre autres, d’un enjeu économique. La Bundeswehr [l’armée allemande, NDLR] ne peut se développer durablement que si l’économie se porte bien. Un réarmement financé par la dette ne peut être maintenu indéfiniment. L’autre question est de savoir si l'Allemagne souhaite réellement assumer ce rôle, pointe encore le quotidien munichois. Ce sera un enjeu crucial des futures campagnes électorales. Voter pour l’AfD (à l’extrême-droite), Die Linke (la gauche radicale) ou le BSW (le parti social-démocrate allemand) reviendrait à voter contre la tentative de contrer la dictature russe ainsi que les tendances autoritaires de Trump. L’avenir de l’Otan se joue non seulement à Ankara, mais aussi en Allemagne. »

  • C’est l’histoire d’un coup de fil. Révélation du New York Times : Donald Trump a appelé mercredi dernier le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander le réexamen de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun pour le 8ᵉ de finale du Mondial contre la Belgique. Le meilleur buteur de la sélection américaine avait écopé d’un carton rouge ce même jour lors du 16ᵉ de finale contre la Bosnie-Herzégovine, remporté par 2 buts à 0, pour avoir marché sur une jambe d’un défenseur bosniaque à la réception d’un saut.

    « Le parfum d’un drôle de match », s’insurge Le Soir à Bruxelles. En effet, Gianni Infantino a cédé aux injonctions de Trump qui s’en est aussitôt félicité publiquement.

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    Suspendu, mais autorisé à jouer…

    Quel est ce tour de passe-passe ? Le quotidien belge explique : « La Fifa a ouvert une porte dérobée dans son propre arsenal juridique : l’article 27 du Code disciplinaire qui permet à l’instance judiciaire de "suspendre totalement ou partiellement l’exécution d’une sanction disciplinaire". Balogun est donc… suspendu, mais autorisé à jouer. Ou comment faire cohabiter deux verdicts contradictoires, fulmine Le Soir. Un véritable oxymore juridique qui a de quoi laisser perplexe. »

    Et même plus, s’agace le quotidien belge : « Un règlement qui s’adapte aux circonstances cesse rapidement d’être un règlement. Il devient un outil d’instrumentalisation. Une Coupe du monde organisée aux États-Unis n’avait certainement pas besoin (de plus…) de voir le président américain applaudir une décision favorable à son équipe nationale. Si personne n’est censé être au-dessus des lois du football, comme aime le rappeler la Fifa lorsque cela l’arrange, l’institution semble, en revanche, parfaitement connaître les exceptions qui lui permettent de les contourner. »

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    « Scandale ! »

    La presse allemande hausse le ton : pour le Süddeutsche Zeitung à Munich, « la levée de la suspension pour carton rouge de l’attaquant américain est un scandale. Une faute capitale dans cette Coupe du monde qui révèle l’influence que Donald Trump exerce en coulisses. (…) L’équipe nationale américaine de football doit aller le plus loin possible à domicile, dans l’Amérique de Trump. À tout prix. Par tous les moyens nécessaires. »

    D’après Die Welt à Berlin, « certains responsables de la Fifa seraient furieux de cet incident. Interrogé sur cette levée de la suspension du joueur américain, un vice-président de l’instance dirigeante du football mondial, souhaitant garder l'anonymat, a déclaré : "C'est une honte absolue." D’autres responsables de l’instance considèrent également l’intervention de Trump comme le cas le plus flagrant d’ingérence politique dans une Coupe du monde. »

    Analyse similaire pour L’Équipe en France : « la manière dont l’Américain Balogun a été blanchi de son carton rouge, hier, et les rumeurs d’intervention de Donald Trump confirment un déplacement moderne du soupçon, autour de l’arbitrage et de ses conséquences, puisque l’on est passé de l’ère de la corruption, dont les grands clubs européens étaient des spécialistes dans les années 60, 70 et 80, à un arbitrage politique. »

    « Stupéfaction »

    En tout cas, pointe Le Monde à Paris, « le patron de la Fifa Gianni Infantino, ne devrait pas voir la polémique retomber avant le début du match entre les États-Unis et la Belgique, la nuit prochaine. Gianni Infantino, très lié au président américain, rappelle le journal, à qui il avait remis fin 2025 un inédit "prix de la paix de la Fifa". »

    Côté belge, poursuit Le Monde : « Rudi Garcia, le sélectionneur français des Diables rouges, s’est étonné : "Je ne savais pas que le 5 juillet était le 1er avril à la Fifa". De son côté, la fédération de football du plat pays a fait part de sa "stupéfaction", hier, mettant en avant le code disciplinaire de l’instance, qui prévoit qu’un carton rouge entraîne "automatiquement une suspension pour le match suivant" et rappelant que tous les joueurs exclus lors de la Coupe du monde 2026 ont manqué le match d’après. Tous sauf un, Folarin Balogun… »

  • C’est aujourd’hui que commencent les funérailles d'Ali Khamenei. « Quatre mois après l’assassinat de son Guide suprême, lors de frappes aériennes américano-israéliennes, le gouvernement iranien a entamé une semaine de cérémonies, pour enterrer et pleurer l’ayatollah Ali Khamenei, envoyant un message de stabilité et d’unité au monde – ainsi qu’à ses ennemis », explique le New York Times, qui veut croire qu’une autre histoire est encore possible.

    « Alors que le gouvernement iranien cherche à présenter l’ayatollah Khamenei comme un dirigeant aimé et respecté sur le plan international, de nombreux Iraniens pourraient percevoir ces funérailles coûteuses, durant plusieurs jours, avec mécontentement ou colère », estime le quotidien américain qui rappelle que « pendant plus de 37 ans de régime autoritaire, l’ayatollah Khamenei a réprimé brutalement toute dissidence, et a laissé s’installer une mauvaise gestion économique du pays, ainsi que la corruption ».

    De son côté, Haaretz remarque que « l’Iran a choisi le 4 juillet, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis, pour commencer les funérailles » du Guide suprême. « Bien que les autorités n’aient pas commenté cette date, ajoute le quotidien israélien, la foule rassemblée à Téhéran a scandé "Mort à l’Amérique", reprenant un cri devenu courant en Iran depuis la révolution islamique de 1979 et la prise d’otages à l’ambassade américaine. »

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    Anniversaire désenchanté

    C’est donc aujourd’hui, 4 juillet, le 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Un anniversaire que la presse américaine célèbre sans enthousiasme. « Les pères fondateurs sont la raison de cet héritage. Mais cet héritage est en danger », titre le Wall Street Journal, qui cible Donald Trump et ses propos tenus lors de son premier mandat : « En vertu de la Constitution, j’ai le droit de faire tout ce que je veux en tant que président. » « Durant son second mandat, constate le Wall Street Journal, il s’est comporté comme si cela était vrai… »

    Il se serait d’ailleurs « emparé du 250ᵉ anniversaire de l’Amérique », selon les mots de Politico. Le média en ligne américain explique ainsi que « les organisateurs d’America250 n’ont reçu qu’une fraction des fonds pour célébrer cet évènement marquant pour l’Amérique ». C’est dans ce contexte qu’est née « Freedom250 » aux ordres de la Maison Blanche… À Paris, Le Monde parle « d’un anniversaire désenchanté », estimant que « l’idéal d’égalité établi dans les textes fondateurs reste lointain », alors que « le système d’équilibre des pouvoirs s’est fissuré » et que « toute réforme semble impossible ».

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    Le Cap-Vert héroïque

    L’Argentine tout près du fiasco, en 16ᵉ de finale de la Coupe du monde. C’était cette nuit, au stade de Miami : il a fallu attendre les prolongations pour que l’Argentine parvienne, finalement, à s’imposer face au Cap-Vert, 3 buts à 2. À Buenos Aires, La Nacion fait part de sa colère : « L’Argentine sait désormais que le titre de champion du monde ne suffit plus », « l’équipe de Scaloni a gagné davantage grâce à son expérience qu’à son talent, elle ne peut se permettre une autre performance de ce genre si elle veut conserver ses espoirs d’un deuxième titre de champion du monde consécutif ».

    L’Argentine critiquée, les compliments vont au Cap-Vert. À Londres, le Guardian s’exclame : « Quel match, quelle démonstration de courage et de talent de la part du Cap-Vert, une petite nation insulaire dotée d’une équipe de la diaspora dispersée à travers le monde, qui a mené l’Argentine au bord de l’un des plus grands exploits sportifs de l’histoire. »

    « La plus petite équipe de la Coupe du monde a fait trembler les champions », remarque de son côté le Wall Street Journal, alors qu’à Paris, L'Équipe analyse le match : « L’Argentine se défait d’un Cap-Vert héroïque pour rejoindre les huitièmes de finale de la Coupe du monde (…) les Requins bleus ont chèrement vendu leur peau en obligeant les champions du monde à passer par une improbable prolongation pour poursuivre leur route. »

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  • C’est la presse américaine qui révèle l’affaire, notamment le New York Times. Le quotidien américain nous explique ainsi qu’au printemps dernier, « les responsables américains ont pensé qu’Israël complotait pour tuer des négociateurs iraniens », « alors que Washington menait des pourparlers délicats avec Téhéran, en vue de parvenir à un accord intérimaire ».

    Selon le New York Times, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président du Parlement auraient été particulièrement visés. Le quotidien américain cite également des responsables américains selon lesquels, « craignant qu’une tentative d’assassinat israélienne ne fasse capoter les négociations, les États-Unis sont allés jusqu’à demander à d’autres pays de la région d’avertir l’Iran de la possibilité qu’Israël prenne pour cible les deux responsables iraniens ».

    « Tuer ces gens-là, c’est tuer les pragmatiques », relève, sous couvert de l’anonymat, un responsable américain cité par le Washington Post, qui a également interrogé Aaron David Miller, un ancien conseiller du département d’État, selon lequel cette affaire « montre la divergence des objectifs de guerre entre les États-Unis et Israël, ainsi que la détermination fondamentale du Premier ministre israélien à saboter toute négociation que les États-Unis pourraient conclure ».

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    Crise humanitaire et détresse psychologique

    La situation au Liban, qui est l’un des principaux freins à un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis, préoccupe la presse libanaise. Libanews cite les chiffres fournis par l’ONG Life for Relief and Development, selon laquelle « la crise humanitaire s’aggrave alors que plus d’un million de personnes restent déplacées et que des milliers de familles continuent de souffrir de la faim et du manque de logement ». Dans un contexte marqué par les frappes israéliennes dont le bilan est lourd : près de 3500 morts et plus de 10 000 blessés, « selon les données officielles du secteur de la santé », « les enfants représentant 9 % de l’ensemble des victimes ».

    Selon Life for Relief and Development, « l’ampleur des besoins actuels dépasse largement le cadre de l’aide d’urgence et nécessite un soutien durable pour permettre aux communautés locales de se relever et de reconstruire leur avenir ».

    « La détresse s’incruste au Liban », annonce de son côté le Devoir, le quotidien québécois estime ainsi que « la perte d’espoir est répandue au pays du Cèdre, tout comme le sentiment de ne plus avoir d’emprise sur sa propre vie ». Le Devoir s’intéresse notamment à la détresse psychologique des Libanais, qui depuis 2019 subissent crise sur crise. « Crise économique, crise politique, pandémie de Covid, explosion du port de Beyrouth, afflux massif de réfugiés syriens et guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah », énumère le Devoir.

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    Inquiétude et interrogations

    Enfin, en France, la perspective de l'élection présidentielle l’année prochaine occupe déjà une bonne partie de la presse. Le Figaro se fait l’écho d’une étude de la Fondapol, la Fondation pour l’innovation politique, proche de la droite. Selon cette étude, « le prochain scrutin suscite inquiétude et découragement dans une société de plus en plus polarisée ».

    Le Figaro commente : « Les électeurs sont en proie au doute, eux qui se sont rendus 7 fois aux urnes entre la dernière élection présidentielle et les législatives consécutives à la dissolution, sans parvenir à faire émerger une solution politique à leurs problèmes. » « Le fond de l’air est lourd, plombé par des crises multiples », estime Yves Thréard dans son éditorial. Et il énumère : « crise migratoire, identitaire, industrielle, sociale, environnementale, politique, générationnelle ».

    À gauche, Libération se demande « s’il faut interdire les sondages pour la présidentielle ». « À chaque élection, le sujet revient sur la table », explique Alexandre Schwartzbrod. Et elle s'interroge, dans son éditorial : « Faut-il les ignorer et voter en fonction de ses propres convictions ou au contraire les étudier pour parier sur celui ou celle qui aura le plus de chances d’empêcher le ou les partis honnis d’arriver au pouvoir ? » Allusion à la France insoumise (gauche radicale) et au Rassemblement national (extrême droite)… Alors, faut-il interdire ou réguler les sondages ? Libération se garde bien de trancher.

  • « Entre un conflit au Moyen-Orient, qu’il a lui-même déclenché et dont l’issue n’est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu’il n’a cessé d’être, sont au beau fixe, s’exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L’information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d’éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l’immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l’année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. »

    En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l’université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d’un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. »

    Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s’agit d’une corruption d’une ampleur qui n’a que peu d’équivalents dans l’histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu’on n’a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. »

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    Retour de bâton politique ?

    « Même en supposant que tout cela soit légal, il s’agit d’une utilisation indécente de la présidence à des fins d’enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n’avait pas occupé le Bureau ovale. »

    Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu’en 2028 (prochaine année présidentielle). »

    Au sein de l’opposition démocrate, c’est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l’Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l’avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. »

    Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s’enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l’argent.

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    Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs

    Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l’exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d’une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d’enrichissement. (…) Avec l’accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d’une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d’intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. »

    Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d’instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. »

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  • « Inarrêtables », ce qualificatif, pour le moins élogieux et qui pourrait paraître arrogant, ne vient pas de la presse hexagonale mais de la presse américaine, en l’occurrence du New York Times. Le New York Times qui a été ébloui par la prestation de l’équipe de France hier soir qui a sorti hier la Suède, 3 à 0, en 16e de finale du Mondial.

    « Lors des premiers matchs à élimination directe, les rencontres se sont décidées sur le fil, souvent à un cheveu près, relève le quotidien américain. Le Brésil, le Canada et la Norvège ont tous inscrits dans les dernières secondes pour se maintenir dans la compétition. Le Maroc et le Paraguay ont, quant à eux, dû recourir aux tirs au but. Et puis vint la France, s’exclame le New York Times, l’équipe favorite entre toutes, surgissant du chaos pour nous rappeler à tous que les matchs de football peuvent se gagner avec ordre, sérénité et une domination totale. (…) Une véritable démonstration de force ».

    Alors, attention prévient le journal, « le plus grand danger pour les Bleus pourrait venir d’eux-mêmes, si un excès de confiance venait à ternir leur talent indéniable. Mais à ce stade, il est difficile d’imaginer un adversaire possédant la combinaison de puissance, de vitesse, d’équilibre et de technique nécessaire pour venir à bout de l’équipe de Didier Deschamps ».

    Et le New York Times de citer cette remarque de l’ancien international anglais Ian Wright à la chaîne britannique ITV : « on les regarde et on se demande : qui va pouvoir les arrêter ? »

    Qui ?

    « Qui pourra bien arrêter les Bleus ? », s’interroge également le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Les Français étaient tout simplement trop forts. Hormis quelques rares incursions, les Suédois n’ont rien pu proposer face à leurs adversaires. (…) Mbappé et Barcola ont marqué et ont offert un spectacle parfois grandiose. Michael Olise, du Bayern Munich, s'est également illustré une fois de plus en tant que passeur décisif. (…) Les Bleus se rapprochent de plus en plus du titre mondial ».

    « Une véritable leçon de football », renchérit le Guardian à Londres. « Ce sont des matchs comme celui-ci qui marquent une Coupe du Monde. (…) À ce stade, poursuit le quotidien britannique, il est difficile d’imaginer une équipe championne du Monde, autre que celle de Didier Deschamps, et on sent bien que les Bleus n’ont pas encore atteint leur apogée ».

    Et plus si affinités ?

    La presse française n’est pas en reste…

    « Très haut potentiel », lance L’Equipe en première page.

    « Heureux les enfants qui auront eu la permission d’une heure du matin, s’épanche le quotidien sportif, pour voir de leurs yeux la magie en action de Michael Olise, ses passes de soie, sa manière d’inventer des espaces, au service des autres, du mouvement général et de la beauté, mais aussi au service de Kylian Mbappé, qui a retrouvé ses semelles de vent, c’est une certitude, en maintenant ses statistiques affolantes. L’un est meilleur passeur de la Coupe du monde (5 passes décisives), l’autre co-meilleur buteur avec un ancien coéquipier en club, Lionel messi (6 buts), et l’équipe de France est en huitièmes de finale de la Coupe du monde, comme elle en a l’habitude sous l’ère Didier Deschamps, qui sera sélectionneur pour quatre jours encore, et plus si affinités ».

    « Cœurs bleus », s’extasie Le Parisien, avec cette photo de Didier Deschamps serrant dans ses bras Kylian Mbappé, auteur une nouvelle fois d’un doublé.

    « Les Bleus récitent leur football sur le bout des Suédois », ironise Libération.

    « Le récital de l’équipe de France, portée par un quatuor offensif à l’unisson », constate Le Monde.

    « Des buts, du génie et du sérieux », renchérit Le Figaro. « Prochaine étape, pointe le journal : le Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne. Ce sera samedi 4 juillet à Philadelphie, jour du 250e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis. Une autre belle journée pour continuer à écrire l’histoire ».

  • Les familles de disparus se relaient sans répit pour tenter d’extraire leurs proches des décombres. Près d’une semaine après le terrible double séisme qui a ravagé des régions entières au Venezuela, « la colère s’empare des habitants, écrit Le Temps à Genève. Tandis que les probabilités de retrouver des survivants s’amenuisent, les Vénézuéliens considèrent que les secours ont trop tardé et en font porter la responsabilité à leur gouvernement ».

    « La colère commence à remplacer le chagrin », écrit également El Pais à Madrid. Le dernier bilan fait état de plus de 1700 morts. Et une puissante réplique hier a semé la panique parmi les habitants qui se sont tous retrouvés de nouveau dans la rue. « Les habitants se sentent abandonnés, épuisés et impuissants », poursuit le quotidien espagnol.

    Un sentiment d’abandon, c’est aussi ce que retient le journal Le Monde qui raconte les fouilles à mains nues de familles qui cherchent leurs proches. « Les secouristes qui sont venus n’ont rien tenté. Ils disent que c’est trop dangereux. Mais nous, on continue », raconte Mauro au quotidien français. Lui, cherche sa tante dans les décombres d’un immeuble, il « a entendu à l’aube des appels provenant du sous-sol ».

    Les familles des disparus campent autour des décombres. Elles ne veulent pas abandonner leurs proches car s’ils s’en vont, ils craignent que les autorités décrètent « l’arrêt des recherches ».

    « Redresser le Royaume-Uni »

    Dans la presse également, le Royaume-Uni où Andy Burnham, aux portes du pouvoir, a dévoilé hier les grandes lignes de son programme hier. Après la démission du Premier ministre Keir Starmer, il est son probable successeur. Dans un discours programmatique, il a affiché son « ambition de redresser le pays », écrit le Guardian. Pouvoir d’achat, construction de logements sociaux, rééquilibrage du système éducatif entre les enseignements universitaires et techniques. « L’espoir était un thème récurrent de son discours », note le média britannique. Andy Burnham veut aussi « décentraliser » le pouvoir, indique le Times.

    « Sa proposition phare ? Créer un ‘n°10 du Nord’, en référence à l’adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres, note la Croix. Il souhaite installer une partie des services gouvernementaux à Manchester afin de drainer davantage de moyens et d’investissements vers le Nord, région défavorisée du pays », poursuit le quotidien français qui rappelle que Manchester est la « boussole d’Andy Burnham ». Il occupait jusque-là le poste de maire de la troisième ville du pays.

    Régulariser les migrants illégaux

    Le gouvernement espagnol a lancé le 15 avril dernier une procédure qui doit aboutir à la régularisation de 500 000 sans-papiers. Ce mardi 30 juin marque la date limite pour déposer un dossier. Si les autorités attendent la fin officielle de la période de dépôts pour communiquer sur le nombre de procédures enclenchées, le nombre de dossiers déposés a explosé selon la presse espagnole. Ils pourraient atteindre 1 million 300 mille selon El Pais qui précise que si le dossier est jugé recevable, « les autorités ont ensuite trois mois pour traiter chaque demande ».

    Mais cette procédure est-elle conforme avec le droit européen ? Pas sûr, selon un arrêt de la Cour suprême espagnole qu’a pu obtenir El Mundo, la juridiction alerte sur le risque que cette procédure ne soit pas conforme au Pacte asile et immigration notamment.

    Les déboires de l’équipe de foot allemande

    En Allemagne, « il est temps de nommer un nouvel entraîneur », titre Die Welt. Le parcours de l’Allemagne en Coupe du monde de football s’est achevé hier par une défaite aux tirs au but face au Paraguay. Pour Die Welt, « il ne s’agit pas seulement d’un fiasco sportif mais aussi de l’échec d’un sélectionneur national incapable de tenir ses promesses ». Julian Nagelsmann avait déclaré que le titre de champion du monde était son objectif, rappelle le journal allemand mais il n’y est pas parvenu.

    « L’Allemagne n’a livré aucune prestation convaincante lors de cette Coupe du monde, (…) elle n’a même pas atteint les huitièmes de finale, comme en 2018 et 2022 », écrit la Süddeutsche Zeitung qui y voit aussi les dernier pas de Nagelsmann à la tête de l’équipe nationale.

  • « Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de "terminer le travail" ».

    « C’est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s’habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l’Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français.

    À Rome, la Repubblica n’est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d’attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l'utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. »

    Visite du Sultan d’Oman en France

    La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d’Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l’Élysée. Oman, c’est ce petit État du Golfe, de l’autre côté du détroit d’Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre.

    Pour l’Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s’acquitter d’un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd’hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l’avenir de la gestion du détroit d’Ormuz avec l’Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n’y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l’Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d’y voir plus clair pour le moment.

    L’accord-cadre avec Israël divise le Liban

    L’accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L’Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu’un courant politique hostile est en train de prendre forme.

    « Derrière l’affichage diplomatique d’un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu’un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible "guerre civile". Un vieux démon que l’accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ».

    Notamment à cause d’un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n’y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d’être arrachée devant les tribunaux ».

    De drôles de mariages

    En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c’est « la nouvelle offre surprenante de l’Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l’initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l’Église évangélique de Bavière », c’est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient.

    « La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l’organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l’église. S’ensuit une cérémonie de dix minutes », et c’est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s’unir devant Dieu.

  • « Au Venezuela, l'heure de la colère a sonné », annonce La Repubblica, qui a recueilli de nombreux témoignages sur place. Comme celui de cet homme qui raconte : « Voilà comment on travaille avec nos ongles. » « À mains nues et à la pelle, avec espoir et fatigue. Mais aussi colère et désespoir », commente le quotidien italien. Un autre témoin s'exclame : « On demande une équipe de secours qualifiée et des engins pour sortir les survivants des décombres. Où est le gouvernement ? » demande cet homme, à l'heure où les autorités sont vivement interpellées.

    Dans le Washington Post, Marian Da Silva Parra, avocate spécialiste des droits humains, signe d'ailleurs une chronique à charge contre le régime de Caracas et 27 ans de révolution chaviste, qui, dit-elle, « ont causé des ravages aux infrastructures essentielles, aux soins de santé et aux services d’urgence (…) alors que, selon les Nations Unies, environ cinq millions de Vénézuéliens souffrent de la faim ».

    « Où est passée la capacité de réagir ? » interroge encore l’avocate. « Une partie a été détournée », affirme-t-elle. Et elle constate : « Après la destitution de Maduro, les États-Unis n’ont pas démantelé le système qu’il avait mis en place, mais ils ont continué à faire affaire avec lui. »

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    Fardeau

    L’évolution de la guerre en Crimée retient l’attention du Wall Street Journal et du New York Times. Le quotidien new-yorkais remarque que « des semaines de frappes intenses menées par l’Ukraine ont bouleversé la vie en Crimée, à un degré jamais vu depuis l’annexion illégale de la péninsule par la Russie en 2014 », au point où les autorités locales ont déclaré l’état d’urgence, ce vendredi.

    « Les frappes ukrainiennes transforment la Crimée. D’atout précieux, elle devient un fardeau pour Poutine », titre de son côté le Wall Street Journal. « Au lieu d’être un succès historique, ajoute le quotidien américain, la Crimée est devenue pour Poutine un point de vulnérabilité qui pourrait compromettre sa capacité à poursuivre la guerre ».

    En effet, poursuit le Wall Street Journal, « la campagne ukrainienne qui se déroule avec plus de 100 frappes de drones par jour, a gravement perturbé la logistique de la Crimée, provoquant l’effondrement de ses infrastructures de transport et d’électricité au moment même où la saison touristique, principal moteur de son économie, commençait ».

    Selon l'universitaire russe Konstantin Sonin, professeur à l'université de Chicago, « il est clair que Poutine est totalement pris au dépourvu (...) et qu'il tente de trouver une réponse ».

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    Cocorico

    La victoire de la France sur la Norvège 4 buts à 1, à la Coupe du monde de football, fait l’admiration de la presse européenne et américaine.

    « Devant une large communauté d’expatriés, la France aplatit paisiblement la Norvège », titre Le Temps. « De quoi ravir les près de 200 000 Français vivant aux États-Unis », ajoute le quotidien suisse. Des expatriés français enthousiastes, même s’ils ont dû, nous dit Le Temps, « payer 80 dollars », pour se rendre au stade de Boston.

    En Une du New York Times, une photo de Kylian Mbappé, en plein effort. Le quotidien américain est admiratif et rend hommage à un autre joueur, s'exclamant : « Ousmane Dembélé inscrit un triplé sensationnel en première mi-temps, permettant à la France de battre la Norvège 4 buts à 1 et de s’assurer la première place du groupe 1 à la Coupe du Monde. »

    Il faut tout de même dire que l’équipe norvégienne était essentiellement composée de remplaçants. « La France, estime d'ailleurs le Times, a ridiculisé la décision présomptueuse de Solbakken (le sélectionneur norvégien) de laisser de côté sa meilleure équipe ».

    Enfin, côté français, le journal L'Équipe est aux anges… et voit « un grand bleu à l’horizon ». Quant au Parisien, il conseille aux Tricolores de « ne pas s'enflammer » et de « rester concentrés », avant la rencontre avec la Suède, en 16e de finale.

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  • Les photos de bâtiments effondrés, d’habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s’est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l’intérieur ». Mais, dit-elle, « il n’y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s’est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ».

    Au-delà des témoignages, les journaux s’intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu’à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l’épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d’influence ».

    Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l’envoi de 150 millions de dollars d’aide » et la mobilisation de navires et d’avions. El Nacional, l’un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ».

    Attaques hybrides

    Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l’Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l’Ukraine ».

    C’est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d’alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n’est pas en mesure d’ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d’autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l’Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ».

    À l’Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l’Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l’avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ».

    Inquiétude

    Enfin, en France, c’est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l’on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L’hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s’installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l’être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ».

    Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ».

  • La presse européenne commente très largement cette chaleur qui nous écrase depuis le début de la semaine et pour quelques jours encore. Une chaleur qui s’étire un peu plus vers l’Est depuis deux jours. Et en Belgique, Le Soir s’étonne du manque de réaction des autorités. Le journaliste considère que le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur est : « Débrouillez-vous ».

    La journalise s’étonne que quand on leur parle de l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches, de la végétalisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits, le pouvoir n’ait que pour seule réponse un « circulez, il n’y a rien à voir », qui défie la science.

    Aux États-Unis, le scandale des algues ne se tarit pas

    « Pourquoi le problème des algues de Donald Trump est bien plus important que le simple bassin réfléchissant ? ». C'est le titre de cet éditorial du Washington Post. « Dans sa lutte pour débarrasser l'eau des algues près du Lincoln Memorial, le président a négligé les véritables causes de ces proliférations d'algues », écrit le journal.

    Pollutions, engrais, développement humain, le miroir d’eau est le reflet des problèmes de notre époque. « Les conséquences pourraient être graves, car les problèmes posés par les efflorescences algales vont bien au-delà de l'aspect esthétique. Le bassin réfléchissant est le signal d’alarme ».

    Donald Trump, tout près de ce bassin, a lancé les célébrations des 250 ans de l’indépendance américaine. Pas vraiment au goût du correspondant du quotidien français Le Monde, Piotr Smolar, qui décrit un rassemblement aux allures de meeting de campagne. « La confusion des genres étant le trait premier de l’administration Trump 2, écrit le journaliste, ces célébrations ne pouvaient échapper à cette règle. Elles auraient pu être un moment d’apaisement, de communion civique autour des pères fondateurs du pays et de valeurs consensuelles. Au lieu de cela, Donald Trump a choisi de politiser cette succession d’événements, au sens partisan du terme, et de les exploiter au service de sa propre gloire. Il a sciemment confondu un culte personnel et l’hommage d’une nation à ses origines ».

    Des Talibans à Bruxelles

    L’image n’a pas échappé à El Pais en Espagne. Là encore, grosse colère de l’éditorialiste du grand quotidien madrilène. « Les invités de l’Union européenne sont des représentants d'un régime coupable de crimes contre l'humanité par son traitement des femmes. En Afghanistan, les femmes ont aujourd'hui moins de droits que les animaux. Et pourtant, Bruxelles les a jugés légitimes pour discuter de migration. Bafouer ses principes pour apaiser l'extrême droite n'est jamais une bonne idée », estime l’éditorialiste qui souligne que cette visite d’une délégation des talibans à Bruxelles avait lieu alors que la France célébrait Marc Bloch mardi.

    « L’Union européenne a été fondée sur ces principes de justice, d’égalité et de droit, que Marc Bloch a défendus tout au long de sa vie et de son œuvre, et pour lesquels il a donné sa vie. Négocier avec les talibans constitue une trahison de ces idéaux », considère El Pais.

    Le général de Gaulle : un modèle pour les dirigeants européens ?

    C’est ce que semble suggérer le correspondant du Guardian à Paris. « Dans quelle mesure avons-nous sacrifié notre marge de manœuvre politique sur l'autel de contraintes illusoires ? ». C’est la question que se pose le journaliste anglais après être allé voir le film, La Bataille de Gaulle, une fresque en deux parties actuellement au cinéma.

    L’isolement et l’obstination du général inspire le journaliste. « Lorsque l'histoire nous présente des exemples de réussite malgré l'adversité, nous les vénérons. Nous érigeons en figures légendaires ceux qui, à partir de rien, parviennent à transformer le monde. Puis, face à notre monde actuel, nous déplorons l'impossibilité d'accomplir une véritable transformation ».

    Climat, pauvreté, le journaliste dresse une liste des sujets face auxquels les dirigeants actuels restent immobiles et impuissants. « Nous avons tout simplement admis que nous ne pouvons pas faire l'histoire ».

  • Le sujet préoccupe une grande partie de la presse européenne. « Du soleil comme s'il en pleuvait », écrit joliment Le Soir à Bruxelles. En Belgique, les températures vont battre des records ce mercredi. C'est le cas également en Grande-Bretagne, où The Guardian s'inquiète des fortes chaleurs en France, racontant notamment les fermetures de monuments emblématiques de Paris comme la tour Eiffel ou le musée du Louvre, contraints de fermer plus tôt que prévu.

    De l'Espagne à l'Allemagne, une zone rouge « d'une extension géographique exceptionnelle », souligne Le Monde. Le quotidien français explique que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et que cet effet est encore plus marqué pendant les vagues de chaleur.

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    Climatisation : un débat très vif en France

    Libération raconte comment la droite tombe à bras raccourcis sur la gauche, et en particulier sur les écologistes anti-clim. Libé cite le patron des Républicains, Bruno Retailleau, écrivant sur X : « Certains pensent que la climatisation est une mauvaise solution. Il s'agit d'un discours arriéré. Ça suffit, l'écologie décroissante ! ». On trouve également un député du Rassemblement national fustigeant ce qu'il nomme un « obscurantisme décroissant écolo-macroniste ».

    Tous oublient, signale Libération au passage, que la patronne des Verts, Marine Tondelier, a elle-même reconnu qu'il y a des endroits où l'on ne peut plus se passer de climatisation. « Il faut en urgence en installer, dit-elle, dans les services publics et les hôpitaux ».

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    Au Liban, L'Orient-Le Jour s'inquiète de la résignation d'une partie de l'opinion

    « La résignation ne fait pas une nation ». C'est le titre d'une tribune signée Rita Sassine, rédactrice en chef en charge du service politique du journal. Elle s'y demande si les Libanais ont encore un projet pour eux-mêmes.

    Ce qui préoccupe la journaliste, c'est de voir une partie de l'opinion et de la classe politique libanaise se réjouir bruyamment de l'accord Iran/États-Unis conclu la semaine dernière, et de voir fleurir au Liban des affiches à l'effigie du guide suprême iranien et de son père. C'est profondément dérangeant, écrit-elle. Elle y voit un parfum de défaite flottant sur le Liban, et le véritable danger : la tentation grandissante de conclure que rien ne changera jamais et que toute tentative de construire un État souverain est condamnée à l'échec.

  • C'est le quotidien Le Temps, qui dévoile ce matin que près de 2 000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été utilisés comme « cobayes » pour des essais cliniques. « Indignation nationale », titre le journal.

    Au cœur du scandale, l'organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser, mort il y a 26 ans.

    Les enfants, des Coréens et des Indiens essentiellement, mais pas seulement . Ces enfants soi-disant adoptés étaient automatiquement mis en quarantaine à leur arrivée en Suisse. Le journal raconte que « ces séjours prolongés à l'isolement dans plus de dix hôpitaux de Suisse romande auraient servi de couverture pour soumettre les enfants à des examens invasifs et non justifiés médicalement ».

    Plus grave encore, on apprend que Terre des Hommes sélectionnait les enfants souffrant de maladies cardiaques pour les livrer à un célèbre chirurgien cardiaque afin d'alimenter ses interventions à cœur ouvert. De quoi, précise le journal, « consolider son expertise et publier ses recherches ». Mais cette pratique affichait un taux de mortalité dramatique : six enfants morts pour le seul été 1979.

    À Nabatiyé, dans le sud du Liban, de lourdes frappes israéliennes

    Alors que des discussions entre Israël et le Liban reprennent aujourd'hui, ce reportage du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Reportage à Nabatiyé, dans le Sud du Liban. La ville et ses environs ont été lourdement frappés ces derniers jours par l'armée israélienne. « Entre les ruines de Nabatiyé, on dit "merci" à l'Iran » : c'est le titre de ce reportage, qui raconte l'incrédulité des habitants face aux discussions.

    « Je ne crois pas que la trêve va tenir », dit Khodor, le père d'Ali, un jeune homme de 20 ans grièvement blessé par une frappe israélienne alors qu'il roulait à moto. « Nous n'osons plus espérer. À chaque fois que l'on nous dit qu'il y a une trêve, la guerre reprend », dit aussi cette infirmière de Nabatiyé rencontrée par le journal.

    « L'État complote contre nous. Négocier avec Israël, c'est capituler », ajoute un autre habitant de cette ville dévastée par les frappes israéliennes. « L'Iran aidera à reconstruire », dit un autre.

    En France, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal entrent au Panthéon

    Nouvelle cérémonie de panthéonisation ce mardi 23 juin. Marc Bloch était un historien. « Engagé à 57 ans dans la Résistance, Marc Bloch fut torturé par la Gestapo à Lyon et fusillé le 16 juin 1944 », rappelle Libération, qui a enquêté sur les coulisses de cette panthéonisation. Le journal raconte notamment l'extrême prudence de la famille de Marc Bloch. « Il n'y a pas de panthéonisation innocente », y explique l'historien Patrick Boucheron.

    Dans une interview au Parisien, la petite-fille de Marc Bloch, Suzette Bloch, raconte la réaction de la famille lorsque l'Élysée lui a proposé cette panthéonisation. « Nous avons demandé qu'il n'y ait aucune représentation religieuse communautaire, car mon grand-père était athée d'origine juive », dit-elle, ajoutant que la famille a également exigé qu'il n'y ait aucune représentation de l'extrême droite lors de la cérémonie.

    Royaume-Uni : la chute de Keir Starmer

    Comment le Premier ministre, arrivé au pouvoir il y a deux ans, en est-il arrivé là ? Pour le Guardian, c'est la question qui intéressera les historiens. « Parmi les six Premiers ministres qui ont dirigé la Grande-Bretagne au cours de la dernière décennie, et un septième qui s'apprête à prendre la relève, c'est la chute de Keir Starmer qui déconcertera le plus les analystes politiques de demain », dit le quotidien londonien, qui apporte quelques pistes. « Starmer semblait incapable de présenter des arguments, et encore moins de raconter une histoire. Il lui fallait construire un récit pour son gouvernement, et il n'y est jamais parvenu ».

    Mais il y a aussi, pour le journal, de vraies raisons de fond. Le Guardian cible un responsable, l'ancien conseiller de Starmer : « Morgan McSweeney, un brillant stratège », dont les conseils auraient précipité la chute de Starmer.

    À Bruxelles, Le Soir juge pour sa part que Keir Starmer était un Premier ministre trop modéré en tout pour plaire à la gauche comme à la droite. Un Premier ministre sans état de grâce, juge pour sa part Libération à Paris. À son arrivée, il voulait deux mandats ; il n'a même pas eu droit à un petit mois de lune de miel, dit Libé.

    Pendant ce temps, aux États-Unis, le Washington Post propose une longue liste de griefs à l'endroit de Keir Starmer, soulignant avant tout son manque de charisme.

  • La plupart des journaux proposent de suivre en direct cette actualité. On peut suivre les portes qui claquent minute par minute. Alors on cherche les pas de côté : celui de Haaretz en Israël par exemple. Le quotidien israélien de centre gauche raconte comment l'AIPAC, aux États-Unis, se trouve aujourd'hui dans une posture très inconfortable.

    L'AIPAC, c’est le Comité des affaires publiques américano-israéliennes. Haaretz rappelle que l'AIPAC défend les intérêts du gouvernement israélien à Washington depuis des décennies, et que depuis les années 1970 en particulier, il a accumulé un pouvoir politique et financier énorme grâce à ses activités de lobbying et à son implication dans la vie politique électorale, en ciblant les parlementaires des deux partis.

    Mais aujourd'hui les temps ont changé. L'énergie et les sommes déployées par l'AIPAC pour torpiller le plan Obama sur l'Iran il y a dix ans lui avaient déjà valu les foudres des Démocrates, mais voilà qu'aujourd'hui les Républicains sont eux aussi divisés quant à l'extrémisme de l'AIPAC. Un nombre croissant de Républicains, écrit Haaretz, accusent l'AIPAC de tenter d'exercer un contrôle indu sur le gouvernement américain et d'avoir poussé Trump à se joindre à Netanyahu dans la guerre contre l'Iran. Résultat : l'AIPAC traverse une crise d'identité, écrit le journal.

    Les négociations vues également du Liban

    L'Orient-Le Jour aborde l'importance du volet libanais dans les discussions en Suisse. Le quotidien croit savoir que le sort du Hezbollah est au centre de ces discussions. « Les négociations avec l'Iran porteront sur la transformation du Hezbollah en un parti politique et social, affranchi de toute activité militaire », écrit le quotidien libanais, qui énumère les défis que cela représente, y compris le traitement des armes appartenant au mouvement. Leur démantèlement nécessitera un processus graduel s'étalant sur une longue période, pouvant aller jusqu'à trois ans, révèle L'Orient-Le Jour à Beyrouth.

    Un protocole d'accord USA / Iran qui arrive trop tard, estime le Washington Post. Et le journal se fait le porte-parole des agriculteurs américains. Il y a un long reportage à découvrir qui dit bien le dépit du monde rural aux États-Unis. À moins de six mois des élections de mi-mandat, c'est un élément crucial pour Donald Trump. Le quotidien rappelle que les électeurs ruraux approuvaient la politique économique de Trump à 45 % — ils ne sont plus que 31 % à la soutenir. « Il n'y a plus aucune joie à travailler dans cette ferme. Quand on travaille seize heures par jour et qu'à la fin de l'année, il faut emprunter pour payer ses impôts, il n'y a plus aucun plaisir. Ça n'en vaut tout simplement plus la peine. » Les mots de Tyson, 55 ans, agriculteur en Caroline du Nord — à lire dans le Washington Post.

    Colère contre Trump en Albanie

    En l'occurrence contre le gendre et la fille du président américain. On vous a parlé ici même des protestations en Albanie contre un complexe immobilier que souhaitent installer Jared Kushner et Ivanka Trump avec le soutien des autorités albanaises. Ce reportage est à lire dans le Guardian. Et une colère qui va bien au-delà du projet immobilier. « Ce gouvernement ne nous représente plus — il a choisi de représenter des investisseurs oligarques », déclare Ina Shkurti, une jeune Albanaise très remontée. « Ce que nous voulons, c'est une nouvelle Albanie », ajoute Justina Prenga, 24 ans. « Nous sommes la génération Z et nous disons "ça suffit" — notre pays n'est pas à vendre ».

    En France, cette canicule qui inquiète

    Et qui énerve ! « C'est un ras-le-bol généralisé qui gagne progressivement les parents d'élèves de toute la France », raconte Le Parisien. « Une colère sourde, doublée d'une inquiétude, qui, ces derniers jours, a vu de nombreuses familles prendre le taureau par les cornes pour tenter de lutter contre les effets de la canicule ».

    Le journal raconte comment des parents d'élèves excédés se chargent eux-mêmes de faire ce qu'il faut pour rafraîchir les salles de classe. Il y a ces habitants de Bougival, à l'ouest de Paris, qui ont fourni à l'école des ventilateurs et des tuyaux d'arrosage. Ceux de Nantes qui repeignent en blanc les fenêtres des salles de classe pour filtrer les rayons du soleil. Et puis à Paris, situation kafkaïenne, dit le journal : des parents à qui une école dit non quand ils proposent des ventilateurs… refus pour raison de sécurité… de quoi les agacer encore un peu plus. En période de canicule, les esprits aussi s'échauffent.

  • Ce nouveau cessez-le-feu conclu vendredi 19 juin a d’ores et déjà été violé… Les frappes israéliennes ont repris ce samedi matin, faisant au moins cinq morts. Après une journée déjà meurtrière ce vendredi au Sud Liban : 47 morts, une centaine de blessés, à la suite de bombardements israéliens, en représailles à la mort de 4 soldats israéliens.

    Ce que la presse pressentait est donc en train de se produire. Benyamin Netanyahu n‘est pas décidé à mettre en œuvre la clause du protocole de paix (conclu entre les États-Unis et l’Iran) qui prévoit la cessation des hostilités au Liban. L’Orient-le-Jour remarque ainsi que « des doutes subsistent quant à la possibilité que le Premier ministre israélien cherche à faire échouer l’accord et à poursuivre ses opérations militaires (…) des interrogations s’expriment également à l’échelle internationale sur la sincérité de l’engagement de Netanyahu, à l’approche des élections générales en Israël », ajoute le quotidien francophone libanais.

    Une tendance que semble confirmer un rapport des services de renseignements américains, dont le Washington Post se fait l’écho. Ce rapport, explique le quotidien américain, « avertit l’administration Trump, que Benyamin Netanyahu pourrait prendre des mesures susceptibles de compromettre les efforts du président américain pour parvenir à un accord de paix durable avec l’Iran ». « Israël, poursuit le Washington Post, semble déterminé à maintenir ses opérations militaires contre le Hezbollah, allié de l’Iran… »

    Muflerie

    Donald Trump et Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, de nouveau brouillés... L’affaire fait la Une de la Repubblica. Elle concerne une photo de Giorgia Meloni et Donald Trump, prise lors du dernier sommet du G7 à Evian, en France. Or, le président américain a déclaré, au sujet de la Première ministre italienne : « Elle m’a supplié de prendre une photo avec elle. Je ne l’aurais pas prise, mais j’ai eu pitié d’elle ».

    Une déclaration qui a déclenché la fureur de Giorgia Meloni, elle a aussitôt démenti et ajouté : « Nous devons réagir ». De fait, la prochaine visite aux États-Unis du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, est annulée.

    Libération remarque de son côté, que « la muflerie de Trump n’épargne même pas son alliée Meloni ». Le quotidien français ironise sur cette nouvelle brouille « entre la Première ministre italienne et son supposé partenaire idéologique », alors qu’il y a quelques mois, « Giorgia Meloni se flattait, au nom de la convergence des valeurs conservatrices, d’avoir une relation privilégiée avec Donald Trump ».

    Couverture de survie

    En France, le thermomètre n’en finit pas de grimper… « Jusqu’à 39 degrés attendus aujourd’hui », annonce le Parisien, et ce n’est pas fini, « les journées de lundi et mardi devraient figurer parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées à l’échelle du pays », ajoute le quotidien français, selon lequel « hôpitaux, entreprises, écoles… Toute la société va être impactée dans la durée ».

    Prenons le cas des écoles, sur lequel s’attarde le Monde, qui parle du « grand bricolage de l’Éducation Nationale, symbole de l’inadaptation de la France au réchauffement climatique ». Le quotidien français énumère les mesures prises dans l’urgence par les écoles : « horaires aménagés, voire établissements fermés, familles incitées à garder leurs enfants, oraux d’examens reportés et multiplication des cellules de crise dans les mairies et les rectorats (…) un sentiment d’improvisation prévaut », remarque le Monde. Les parents d’élèves, eux, mettent la main à la pâte, en installant par exemple des couvertures de survie sur les fenêtres espérant, nous dit le quotidien français, « rendre l’atmosphère des classes plus supportable ».

  • « Les pourparlers (destinés à préciser la mise en œuvre du protocole d’accord conclu entre les deux pays) devaient commencer ce vendredi dans le petit village suisse d’Obbürgen » nous rappelle le Guardian, qui précise aussitôt que « ces pourparlers ont été brutalement interrompus ».

    Selon le quotidien britannique, « le report de ces discussions intervient après un reportage d’Al Mayadeen, un réseau arabophone politiquement allié au Hezbollah soutenu par l’Iran, selon lequel Téhéran retarde l’envoi de sa délégation en Suisse en raison de la campagne militaire israélienne toujours en cours au Liban ». Le Guardian cite également l’agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle « les négociateurs iraniens ont besoin de voir des signes de mise en œuvre de l’accord intérimaire, par les États-Unis ».

    Coup d'arrêt donc, après un protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, qui ne suscite guère d’enthousiasme du côté de la presse américaine. Le Washington Post, par exemple, estime que les « premières étapes de cet accord de paix, exigent bien plus des États-Unis que de l’Iran ».

    Concessions

    Selon le quotidien américain, « des responsables et des experts occidentaux, estiment que le mémorandum visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran, est truffé de failles diplomatiques, avec des promesses vagues de prendre des mesures en vue d’une paix durable… » Le Washington Post fait la liste des concessions faites par les États-Unis : « Levée des sanctions, déblocage de milliards de dollars d’avoirs gelés et démantèlement du blocus naval américain des ports iraniens ».

    La guerre continue

    À Beyrouth, le journal L’Orient-le Jour constate qu’Israël poursuit ses opérations militaires au sud-Liban. Le quotidien francophone libanais le rappelle d’entrée de jeu : « Le Liban figure dès le premier point. Le mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran réclame explicitement la "fin immédiate et permanente de la guerre" au pays du Cèdre ».

    Cette question était censée être au menu des négociations de 60 jours entre l’Iran et les États-Unis, qui ont donc été reportées. Et selon l’Orient-le Jour, « rien n’indique le l’État hébreu se montrera flexible. En pleine campagne législative, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu mène actuellement des négociations acharnées avec les États-Unis pour maintenir son armée au Liban », ajoute le quotidien libanais.

    L'Iran gagnant

    Quant à l’Iran, il sortirait renforcé de l’accord conclu avec Donald Trump. C’est en tout cas l’avis du Figaro, selon lequel « le régime de Téhéran a empoché la mise dès le premier jour ». « De plus, en donnant les clés du coffre-fort, remarque le quotidien français, Donald Trump se prive d’un levier essentiel pour contraindre le régime iranien, expert dans la dissimulation, les mensonges et les promesses non tenues, de faire des concessions ».