Afleveringen
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Chronique du 28/02/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Actualités actualités.
Alors : nouvelle semaine de printemps, avec, en gros titre, le salon de l’agriculture. Il y avait tout, dans cette inauguration du salon. De l’ambiance bien gauloise, du bruit, des odeurs, et surtout cette année, plein de poulets partout ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y en avait un certain nombre, quand même. Il paraît qu’il y avait même un jeune coq qui s’est fait courser sur plusieurs étages et dans plusieurs bâtiments par une foule d’admirateurs souhaitant lui adresser leurs déclaration d’amours personnelles. Et pleins de jolis petits mots doux, du style « Et comment ça, il est pas frais mon poisson ? ». Enfin bref, une réussite totale telle que le monde entier nous envie.
Entre le ministre qui vient à 2h du matin pour éviter de se faire alpaguer, et le président qui adore le goût du risque et la provoc, la communication, à l’Élysée, on maîtrise !
Pat, un commentaire, sur ce salon de la culture ? Euh, de l’archi, agrimachin, le truc avec les tracteurs et les poulets, là, de ce week-end ?
Patrice Wallet : Non non, ça me passionne mais je n'y suis jamais allé. Mais c'est la fête des agriculteurs, et ça serait quand même bien que justement ce soit une fête, et non pas et non pas une guerre quoi, voilà tout simplement.
Stéphane Lambert : C'est extrêmement bien dit ça, tout à fait !
Alors, on va en profiter pour rappeler que l'agriculteur c'est un commerçant aussi, c'est un petit commerce. Et nous allons parler des nouveautés de Google my business ! Google my business c’est aujourd’hui un outil absolument indispensable pour toutes les sociétés et commercants qui veulent apparaître sur une carte lors d’une recherche Google associée à leurs mots clés. N’oubliez jamais cela ! Il y a souvent, tout près de votre établissement, un internaute qui fait une recherche pour savoir ou trouver tel ou tel produit ou service, ou telle société. Et il faut apparaître dans ses résultats de recherche si vous voulez qu’il vienne chez vous. C’est un positionnement indispensable. Il y a des nouveautés en 2024 , et nous avons notre consultante experte Isabelle Defaye de l’agence IDCC, qui va nous expliquer tout cela :
Isabelle Defaye : Bonjour à tous. Donc, avez-vous entendu parler du DMA ?
Patrice Wallet : Pardon, non non non, mais ça, on est impatient...
Isabelle Defaye : Alors l'union européenne, c'est une nouvelle réglementation, a créé le DMA, qui est le Digital Markets Act, donc qui vise tout simplement à limiter les pratiques anti-concurrentielles et contrôler les pratiques commerciales des géants du web que vous connaissez, qu'on appelle les GAFAM, qui a été acté en 2023, et qui va rentrer donc qui va s'appliquer le 6 mars 2024. Donc les géants du web vont être obligés de se mettre en conformité avec ces nouvelles règles. En clair, pour l'instant l'utilisateur, comme tu l'as gentiment expliqué Stéphane, on fait une requête et les pages Google my business s’affichent. Donc il y avait une situation de monopole. Donc on était obligé, c'était Google qui privilégiait ses produits. Donc avec le DMA, tout ça va changer. Donc Google va être contraint de modifier l'ordre d'affichage, et lister ses propres résultats après ceux de la concurrence, ce qui fait qu’aujourd'hui tout ça va changer. Donc il va y avoir une grande déperdition au niveau de la visibilité des Google my business d'environ 95%. C'est ce qui a été estimé.
Qu'est-ce qui change concrètement : la manière dont les résultats s'affichent aujourd'hui. Google va intégrer de l'intelligence artificielle dans les résultats de recherche. Ça a déjà commencé. Quand tu fais une requête sur un ordinateur, avant les Google my business, tu as site de lieu : ce sont ni plus ni moins les gros que Google va rajouter, comme par exemple des liens vers des sites de comparaison, des blogs ou des journaux. Ensuite tu auras la Google map, et les Google my business. Google tient compte de plusieurs critères, et ça il ne faut pas les oublier. La priorité va être la situation géographique, ou l'établissement. Quand tu tapes « plombier périgueux », c'est ce qui va être priorisé. Ensuite, la pertinence par rapport à la requête, la popularité de la fiche. Si c'est une fiche qui est extrêmement consultée, automatiquement elle va remonter par défaut. Et évidemment, le nerf de la guerre, le nombre d'avis à propos de l'établissement. Donc : les conseils que je vais vous donner sont de mettre à jour votre fiche Google my business, c'est-à-dire de publier régulièrement des posts, des infos, mettre des photos, mettre des visuels, c’est très important. Mais également répondre à tous les avis positifs ou négatifs, et ce dans un laps de temps très court.
Stéphane Lambert : Montrer que vous existez, que vous n'êtes pas un lien mort, et donc ce sera mis en valeur ensuite.
Isabelle Defaye : C'est ce que va prioriser Google, qui seront visibles par une simple recherche. Et ensuite Google va regrouper toutes les plateformes. Notamment les plateformes comme les pages jaune, trustpilot… Donc j'invite tous les professionnels à vraiment veiller sur leur e-réputation sur toutes les plateformes. Donc c'est vrai que ça va être chronophage. Il va falloir être très attentif, avoir tous ses accès... Donc nous on est là évidemment pour renseigner tous les professionnels. L'objectif du DMA, ça voulait être vraiment de protéger en fin de compte nos entreprises mais quelque part c'est un peu le l'arroseur arrosé… Et notamment il y a eu dernièrement le PDG d'ACOR qui est intervenu en disant qu’à cause de cela, de cette nouvelle réglementation, Google va prioriser les grosses plateformes comme Booking, au détriment des petits hôteliers qui aujourd'hui arrivaient quand même à avoir leur site qui arrivait en première liste réponse. Donc très important, travailler son site Internet, notamment le SEO, c'est-à-dire le référencement naturel, parce que ça va être ce type de requêtes qui vont apparaître sur les premières listes réponses.
Stéphane Lambert : Avec les pages jaunes aussi, je crois qu'ils les intègrent dorénavant. Beaucoup de gens ont délaissé les pages jaunes.
Isabelle Defaye : Et Facebook ! Et Facebook. On en reparlera plus tard. Je pourrais intervenir pour conseiller nos professionnels sur la pertinence également d'avoir une page Facebook, puisque Facebook est embarqué également à côté des pages jaunes, pour ceux qui sont bien référencés.
Stéphane Lambert : Alors j'en profite pour dire que j'ai beaucoup aimé le site bonis-energie.fr, ou il y a une intégration de la page Facebook qui est extrêmement bien faite. Donc on voit vraiment l'interaction entre le site local et le média social. C'était vraiment bien.
Mais Bonis Énergie, Vincent bonis, on en parle, c'est tout de suite, c'est l'invité de la semaine.
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Vincent Bonis :
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Chronique du 21/02/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert :
Actualités, actualités. Alors cette semaine-là, je voulais vous parler d'un domaine qui est quand même critique aujourd'hui sur Internet. Je vous parle souvent ici de nouvelles technologies, je vous parle souvent de technologies de l'information, de sécurité et autres. RLP a eu la chance, j'ai eu la chance d'interviewer hier Nicolas Gaiardo de Warning Trading, qui est le premier site de lutte contre les arnaques financières sur Internet. Nicolas Gaiardo est une carte de journaliste, c'est du pro. Il a fait un peu le tour du spectre des médias, M6, etc. et autres. Et en primeur pour vous, en exclusivité, un extrait de cette interview que vous trouverez ces prochains jours sur les antennes de RLP.
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Nicolas Gaiardo : Beaucoup de gens ont cru à cette ruée vers l'or, mais en fait, elles se sont retrouvées, comme je l'ai été à l'époque, victimes d'escroqueries. Et d'ailleurs, l'autorité des marchés financiers, l'AMF, a laissé une étude à ce sujet. En 2016, où elle expliquait dans son étude que 90% des investisseurs particuliers perdaient 90% de leur capital en 90 jours. Donc, ce qui laissait démontrer qu'en réalité, on ne gagnait pas d'argent, mais qu'au contraire, on était manipulés, trompés, pour investir encore et encore pour au final tout perdre. Ça représente des milliards d'euros. Des milliards d'euros. La dernière étude qui avait été faite à l'époque, en 2016, représentait à peu près 4 ou 5 milliards d'euros. Aujourd'hui, on est en 2024. Donc, vous imaginez, et ça continue avec Internet, avec... Je vous parle uniquement en France.
Stéphane Lambert : Quelle est la tendance au jour d'aujourd'hui ? Quelles sont les grandes arnaques qu'on trouve actuellement sur Internet ?
Nicolas Gaiardo : Aujourd'hui, 85-90% des escroqueries sont liées aux crypto-monnaies. Je ne suis pas en train de dire que les crypto-monnaies sont des escroqueries pures. Je dis juste que les escrocs utilisent la crypto-monnaie comme véhicule pour manipuler, tromper leurs victimes.
Stéphane Lambert : Vous vous en prenez au crime organisé.
Nicolas Gaiardo : Il y a tellement d'argent, Stéphane.
Stéphane Lambert : Bien sûr, bien sûr. Je comprends tout à fait.
Nicolas Gaiardo : Tellement d'argent. Tellement, tellement d'argent en jeu qu'on n'a plus affaire à des enfants de cœur. On a affaire à des gens qui côtoient la mafia, qui côtoient les milieux troubles, les hommes en noir. On a mis en place un outil qui permet de mettre en relation les victimes entre elles et de pouvoir ensuite déposer l'information auprès du procureur de la République et éventuellement engager une procédure rogatoire d'enquête et essayer de faire monter toutes ces informations auprès d'un juge.
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Stéphane Lambert : Voilà. Donc, une exclusivité RLP que vous retrouverez ces prochains jours. Patrice, les arnaques du diamant, les arnaques du Forex, des placements en bourse, des cryptos, c'est un piège aujourd'hui pour le consommateur, pour l'investisseur ?
Patrice Wallet : Oui, alors je ne suis pas un spécialiste en la matière. La seule chose que je retiens, c'est qu'on le dit de plus en plus, la gendarmerie en parle, l'État en parle. Internet est une autoroute de plein de choses, du bon comme du mauvais. Et les entreprises, les particuliers ne sont bien évidemment pas a l’abri, ce sont des cibles d'arnaqueurs et on en parle de plus en plus. Donc, que dire ? Entourez-vous de spécialistes, entourez-vous de compétences, même pour des petits sites ou des petites transactions, faites attention.
Stéphane Lambert : Oui, c'est exactement ça, parce qu'il m'expliquait qu'en fait, les gens abusaient de nos méconnaissances. Ils allaient mettre un outil sur votre ordinateur, ils allaient faire les manipulations à votre place et se faire des transferts vers eux. C'est de l’escroquerie en fait, en bande organisé, mais qui effectivement se passent sur le web. Isabelle, vous, vous investissez parfois sur Internet, vous avez des gens en bourse, vous avez des déplacements ?
Isabelle Defaye : Non, je suis plutôt vieille école.
Stéphane Lambert : Vous êtes plutôt vieille école ?
Isabelle Defaye : Oui.
Stéphane Lambert : Vous avez du e-banking quand même.
Isabelle Defaye : Des conseillers physiques.
Stéphane Lambert : Oui, que vous pouvez aller voir.
Isabelle Defaye : Des gestionnaires de patrimoine, on recroise les données.
Stéphane Lambert : D'accord.
Isabelle Defaye : Je préfère à l'ancienne.
Stéphane Lambert : Monsieur Lafaye, vous, les cryptos, ça vous parle un petit peu ?
Florent Lafaye : Je connais, mais ça ne m'intéresse pas d'investir dedans.
Stéphane Lambert : Bon, en fait, vous avez été, vous avez entendu tellement de choses, vous êtes tous est un petit peu refroidi par tout ça.
Patrice Wallet : Méfiant
Florent Lafaye : Tout à fait.
Isabelle Defaye : Oui.
Florent Lafaye : Très méfiant, oui.
Stéphane Lambert : Très, très, très, très méfiant. Très méfiant, mais bon chocolatier, je crois.
Florent Lafaye : Merci.
Stéphane Lambert : On en parle tout de suite, c'est l'Invité de la semaine.
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Interview Spéciale de Nicolas Gaiardo du site www.warning-trading.com -
Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Chronique du 14/02/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Alors aujourd'hui, aujourd'hui 14 février, je donne la date, jour de la Saint-Valentin, bonne fête à tous les célibataires ! Bah oui c'est vrai, on ne pense jamais à eux, pour les autres profitez-en bien, la chocolaterie Lafaye sera avec nous la semaine prochaine, on les attend avec impatience. Ah oui parce que eux quand ils viennent généralement c'est les mains pleines :)
Bon alors, il y a des semaines passionnantes ! Entre la suppression de l'article 4 de la loi sur les dérives sectaires qui menaçait de nous faire sombrer dans le pire état de censure qui soit, et les rayons de supermarché qui se sont re-remplis, il y a plein de raisons de se réjouir, mais pas que. Pas que.
Petit coup de Valda cette semaine, sur les inspecteurs des travaux finis et donneurs de leçons. Il y en a partout. Ce ne sont généralement pas eux qui produisent, qui travaillent le plus. C'est un peu comme quelqu'un qui parlerait beaucoup, promettrait beaucoup, ne produirait rien, ne ferait rien, ne partagerait aucune information... Il débarquerait comme une fleur pour dire aux autres qu'ils sont tous complètement nuls et qu'il faudrait tout faire autrement pendant que les autres les attendent depuis des semaines en se plaignant qu'on ne va pas assez vite. Voilà, le travail de groupe, quel gageur ! Pan, c'est fait:)
Merveilleux exemple sur une chaîne d'info hier soir qui nous montre un hôpital paralysé par une cyber-attaque et des experts sortis de nulle part qui nous expliquent que le meilleur moyen de se protéger dans nos infrastructures par la sécurité informatique, c'est de faire appel à des produits américains, notamment Microsoft. Avec un argument majeur : c'est eux qui ont les plus fortes dépenses dans ce domaine, donc c'est eux qui travaillent le mieux. D'accord ! Donc ceux qui bossent dans cet hôpital ne servent à rien et sont inutiles, car de toute façon, ce qu'on fait nous en France ou dans les technologies libres, ce n'est pas utile. Les experts apprécieront.
Alors, je vais m'interrompre ici un petit peu. Là, j'ai fait deux points importants. J'ai parlé de la loi 4 sur la censure, on parle d'imprimerie, c'est important. Il y a des livres qui ont été faits sur ça et autres. Et j'ai parlé aussi de sécurité informatique. Monsieur Eric Pédegai, qu'est-ce que vous pensez, vous, actuellement, des problématiques de censure par rapport à l'imprimerie, à la pensée ? Est-ce que ça vous concerne votre métier ou pas ? Vous êtes éditeur aussi, je crois.
Eric Pédegai : Oui, je suis éditeur. Non, pas vraiment. Pas vraiment.
Stéphane Lambert : Pas vraiment ? Vous avez une liberté totale ?
Eric Pédegai : Oui, oui.
Stéphane Lambert : L'environnement, pour vous, est identique à celui d'il y a 50 ans. Vous n'avez pas de soucis par rapport à ça ?
Eric Pédegai : Non.
Stéphane Lambert : Aucun. D'accord. Est-ce que vous avez été confronté à des problématiques de sécurité informatique, de propriété intellectuelle, ce genre de choses ?
Eric Pédegai : Non. Non, non, pas vraiment. Il suffit d'être dans les clous.
Stéphane Lambert : Pas vraiment. Vous êtes informatisé, vous ?
Eric Pédegai : Oui, oui, oui.
Stéphane Lambert : Vous n'avez jamais eu d'attaque, ce genre de choses ?
Eric Pédegai : J'en suis à la veille, mais on travaille sous Mac, nous, les imprimeurs.
Stéphane Lambert : D'accord.
Eric Pédegai : Et donc, les Mac sont quand même mieux protégés.
Stéphane Lambert : Oui, tout à fait. Oui, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. D'accord. Oui, c'est un Mac, le design, le graphisme, ce genre de choses, il y a une tradition.
Eric Pédegai : Donc, les Mac sont beaucoup plus protégés.
Stéphane Lambert : C'est vrai. Tout à fait. Patrice, tu voulais dire un mot, toi, sur le fait qu'on fasse appel à beaucoup de technologies étrangères pour nos propriétés intellectuelles françaises, notre sécurité à nous ?
Patrice Wallet : Non, on ne fait pas appel à des technologies étrangères ou quoi que ce soit.
Stéphane Lambert : Euhh...
Patrice Wallet : On écoute les lobbies, c'est ça le problème, c'est ça la problématique.
Stéphane Lambert : Ahhhhh… D'accord :)
Patrice Wallet : La problématique, c'est qu'à chaque maux de la société, si on fait appel aux lobbies, il est évident qu'on a des experts tout autour de soi qui n'ont jamais rien fait de leur vie, mais qui ont toujours quelque chose à penser et à transmettre. Mais là, on est dans le commerce, donc on nous explique que le bien, il se trouve à tel endroit. Le mal se trouve à tel endroit. Sortez vos portefeuilles et suivez la bonne pensée. Mais là, on est dans le lobby.
Stéphane Lambert : Il y a aussi des prises de pouvoir et de la politique.
Patrice Wallet : Bien sûr, bien sûr.
Stéphane Lambert : Comme dans tout groupe.
Patrice Wallet : C'est le lobby du commerce sur la vie de la société.
Stéphane Lambert : En fait, Pat est conspirationniste, je ne le savais même pas.
Patrice Wallet : Pas du tout ! Je suis observateur !
Stéphane Lambert : Mais si, mais si, mais nous sommes tous des conspirationnistes.
Patrice Wallet : Je suis observateur...
Stéphane Lambert : Parce que tu penses par toi-même.
Patrice Wallet : Ben oui, j'essaye.
Stéphane Lambert : Et pour penser par soi-même, il faut s'instruire.
Patrice Wallet : Et quand je sors une connerie, j'aime bien dire que c'est la mienne quand même.
Stéphane Lambert : Oui, mais ça, tu as bien raison. Propriété intellectuelle, quand tu es là, on ne te lâche plus. Tout à fait.
Stéphane Lambert : Et donc, pour s'instruire, on ne le dira jamais assez. Il faut lire. Et non, ce n'est pas un sketch de comique du Nord. Il faut lire. La lecture permet de formaliser la pensée, d'accroître la capacité de concentration, d'augmenter sa compréhension du monde et donc de sortir de la tyrannie des émotions et des formulations courtes qui nous rendent si influençables et si troupeaunesques. Inventons des mots. Troupeaunesques. Voilà.
Patrice Wallet : C’est beau comme mot ! C'est un joli mot, ça.
Stéphane Lambert : Oui, et il veut bien dire ce qu'il veut dire. On se demande même pourquoi il n’existait pas avant.
Alors, le chiffre d'affaires des éditeurs est passé de 3 millions d'euros en 2021 à 2,9 millions en 2022, une baisse de 5,4%. Mais le nombre d'exemplaires vendus est quant à lui passé de 486 millions à 448 millions, soit une baisse de 7,7 %. Alors, ces données doivent être relativisées parce que si on compare 2022-2019, le marché de livres est en croissance de 3,7% et 3,1% en volume. C'est-à-dire qu'en fait, on pense beaucoup que le marché de l'édition, de la lecture, de l'imprimerie, du papier est en chute libre, mais ce n'est pas forcément vrai. On va rebondir tout de suite avec M. Pédegai sur le sujet, parce qu'il est imprimeur et éditeur.
Ne bougez pas, c'est l'invité de la semaine.
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Chronique du 07/02/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Il y a un an, débarquait ChatGPT, qui a terrorisé une bonne partie de la population mondiale. Un an plus tard, bonne nouvelle, nous sommes toujours là. On en parlait il y a quelques semaines, Patrice, tu vois comme quoi le marketing par la peur, c'est efficace. Un an plus tard, il est toujours là, et nous aussi d'ailleurs. Alors, j'ai fait un petit test entre différents IA pour s'amuser, comme ça. J'ai posé une question qui n'est pas sur Internet, une question très simple : Combien de pattes ont 10 éléphants si 2 en sont dépourvus ? Alors, on va commencer par M. Allafort : Combien de pattes ont 10 éléphants si 2 en sont dépourvus ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Il y a une antisèche ici, si vous voulez :)
Jéremy Allafort : Si 2 en sont dépourvus, 8 éléphants x 4, 32.
Stéphane Lambert : Ah, et bien, M. Allafort est meilleur que bon nombre d'intelligences artificielles.
Parce que, alors, j'ai demandé à Claude. Claude, c'est Amazon, en fait, derrière, quelques milliards d'euros… Eh bien, c'est très bien. Claude a fait une belle démonstration, effectivement. Il y a 32 pattes. Il nous a expliqué que, ben, voilà, 10 éléphants x 4, ça fait 40. Mais s'il y en a 2 qu'on n'en a pas, ça fait 8 de moins, ça fait 32. OK.
J'ai également demandé à Perplexity AI. En résumé. Perplexity AI, c'est un nouvel arrivant. Pareil, il m'a dit, en résumé, 10 éléphants auraient 32 pattes si 2 d'entre eux n'en avaient pas. C'est une belle démonstration également.
Bing. Lui, il est encore en train de réfléchir. Tu vois, ça a planté la fenêtre, là, parce que Bing, en fait, ne travaille pas comme les autres. Il va chercher sur le web des réponses à ses questions. Il nous donne la réponse avec les liens vers les références. Et bien, là, il est encore en train de creuser. Je suis parti. Ça fait 1h30, 2h, il tourne toujours. Il n'a pas trouvé.
Chat. Bon, ChatGPT. Alors, attention. C'est là que ça devient intéressant. On parle beaucoup de cette personne qui est censée nous remplacer, soit-disant… Alors, lui, il m'a écrit ça très clairement comme ça : « Si deux éléphants sont dépourvus de pattes, cela signifie qu'ils n'ont aucune patte chacun. Donc, dans ce cas, les dix éléphants auraient 40 pattes au total, chaque éléphant en ayant quatre, même si deux éléphants n'en ont pas. ». C'est une logique absolument imparable. Et ça, c'est de l’assistanat, quand même. Avec ça, on va aller loin. Tu vas voir qu'ils vont nous remplacer beaucoup d'emplois, eux.
Et Bart de Google s'embrouille un petit peu : « La réponse dépend de la façon dont on interprète la question. ». Il est comme ça, lui. « Interprétation 1, les deux éléphants sont complètement dépourvus de pattes. » Il commence à raisonner, quand même, nous sommes devant un début de raisonnement, là. « Dans ce cas, il faut soustraire les pattes des deux éléphants du nombre total de pattes que dix éléphants auraient. Donc, un éléphant à quatre pattes, dix éléphants complets auraient 10 fois 4, il y a 40 pattes. Deux éléphants dépourvus de pattes, il n'y en a plus que 32. » Donc, il arrive quand même à 32. Mais il n'est pas sûr. Il y a un deuxième cas. « Les deux éléphants ont perdu quelques pattes, mais pas toutes. » => Il fallait y penser, déjà, à celle-là. C'est vrai que tout seul, moi, je n'aurais pas forcément trouvé. « Dans ce cas, il n'est pas possible de donner une réponse précise sans savoir le nombre d'informations, le nombre de pattes perdues par chaque éléphant. Donc, si chaque éléphant a perdu une patte, il y en aura 40 moins 2, 38. Si chaque éléphant a perdu deux pattes, il y en aura 40 moins 4, 36, et ainsi de suite. La réponse à la question dépend de l'interprétation donnée à la question. Il est important de bien lire la question et de comprendre les implications de chaque interprétation possible etc etc. » Voilà, voilà, voilà.
Écoutez, je suis assez songeur, parce que moi, je passe pas mal de temps avec ces outils-là. Et je maintiens que technologiquement, on va encore évoluer. Je maintiens que derrière, on nous vend encore, on nous survend, beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses.
Un avis, peut-être, sur ça, avant que je passe à l'Apple Vision Pro, Pat ?
Patrice Wallet : Oh non, je n'ai pas un avis. Je m'aperçois qu'à l'âge que tu as, tu te poses encore des questions qu'on t'a posées à l'école primaire. Des bonnes petites questions mathématiques.
Stéphane Lambert : Ah, j'aurais dû faire les robinets.
Patrice Wallet : Tu vois, ben oui, le robinet. Ou le train, tu sais, le train qui part de Paris.
Stéphane Lambert : Ah, tout à fait, voilà, tout à fait. Et comme quoi, tu vois, c'est pas gagné.
Patrice Wallet : Alors, ce qui prouve bien que l'intelligence artificielle n'est ni plus ni moins que la production de la nôtre d'intelligence. Et que ça… C'est une mécanique qui ressemble à l'homme, parce qu'elle a été créée par l'homme. Donc, à une question hyper intéressante, des réponses plurielles, variées en fonction de comment fonctionne le cerveau de l'un et le cerveau de l'autre.
Stéphane Lambert : Oui, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on nous l'a vendu par la peur il y a un an, puis qu'un an plus tard, on se rend compte que le désastre n'est pas arrivé.
Monsieur Allafort, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de l'IA, de tout ce battage ?
Jéremy Allafort : Que ça apportera forcément des améliorations et des avantages à l'humanité. Mais de toute façon, ce seront toujours les humains qui seront derrière et qui la… Pas forcément domineront, mais qui la manageront.
Stéphane Lambert : Vous l'utilisez, de manière individuelle, déjà ?
Jéremy Allafort : Non, pas encore.
Stéphane Lambert : Pas encore. Vous dialoguez un peu avec un assistant pour résumer des choses, pour avoir des idées, pour analyser certaines choses ?
Jéremy Allafort : Non, pas encore.
Stéphane Lambert : Votre médecine n'est pas encore assistée par…
Jéremy Allafort : Alors, pas encore, mais ça arrive. Mais ça reste une aide.
Stéphane Lambert : Bien sûr, c'est une aide. Quand j'étais en Asie, à l'hôpital, le médecin avait un truc à côté qui lui disait, il suggérait des choses.
Jéremy Allafort : Voilà.
Stéphane Lambert : De manière synthétique.
Patrice Wallet : J'avais lu récemment, d'ailleurs, qu'il y avait eu des expériences qui ont été menées sur une nouvelle solution d'IA qui interprétait les scanners médicaux, les radios. Enfin, c'est pas des radios.
Stéphane Lambert : Oui, ça fait un an, un an et demi qu'on disait que ça allait soi-disant remplacer les radiologues.
Patrice Wallet : L'imagerie, et qui trouvait quand même qu'il y avait une lecture pertinente. Enfin, une fois de plus, c'est une lecture qui a été programmée par l'homme.
Stéphane Lambert : Non, c'est une lecture analytique, mathématique. Elle peut agréger des statistiques plus rapidement que toi et moi, de manière mécanique. C'est surtout ça, l'avantage.
Patrice Wallet : Elle ne sera jamais au-delà de ce que l'homme peut penser. Elle va plus vite.
Stéphane Lambert : Ça dépend... Oui, ça dépend comment on l'envisage. Mais tout à fait.
Alors, je voulais parler un peu de l'Apple Vision Pro, qui est une prouesse technologique, qui est encore un pas vers ce monde du futur, que nous sommes si nombreux à appeler de nos vœux, qui dépasse nos limites pour étendre nos capacités, maîtriser la matière, conquérir les étoiles. Je ne sais pas si vous avez vu, c'est un écran. On a la 3D, les interfaces. Donc, les gens ont une espèce de lunettes de ski sur la tête. Et puis, ils ont les mains, comme ça, qui avancent sur le truc virtuel. Moi, je crois que je vais adorer. Mais il y en a quand même pour un peu plus de 3000 balles. Donc, peut-être que les salaires américains aussi devraient venir en France. Pas uniquement leurs produits de luxe.
France, pays de contraste, sous influence américaine et pourtant bien loin de la philosophie anglo-saxonne.
Le petit patron de PME, l'indépendant, écrasé par les charges et les normes, ne nous contredira pas.
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Chronique du 07/02/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Chronique du 17/01/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Alors aujourd'hui, je voulais parler mindset. Mindset, état d'esprit… Rien n'est pire que la réflexion :
« Je peux pas, je peux pas, j'ai pas d'argent, j'ai pas les moyens, je peux pas... »
Alors qu'en fait la seule réponse ici, c'est « je ne veux pas » ou alors « je ferai en sorte de pouvoir plus tard ». Si tu me réponds autre chose, je ne comprends pas. Parce que nous avons toujours un choix. Si vous n'avez pas d'argent, vous pouvez travailler plus : il y a 70 heures disponibles de travail dans la semaine. Vous en faites 30, vous en faites 35, vous pouvez doubler. Certains le font. Je sais que beaucoup d'entre nous ont deux travaux, deux jobs. Un pour vivre et un pour préparer quelque chose, que ce soit leur maison, leur environnement, un loisir, une activité annexe, un second métier… Mais en fait ils y consacrent du temps.
« Oui ! Mais je peux pas, c'est trop dur, j'ai pas d'argent, j'ai pas les moyens, tu comprends ? »
Mais non. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas parce que tu as fait le choix. Le choix de ne rien faire. Parce que bien souvent ce n'est pas l'argent qui manque, mais le temps consacré, l'énergie investie, et donc la volonté. Et ça, je l'ai beaucoup vu en Asie, à se dire « on peut pas, on n'a pas d'argent ». Et puis ils sont assis, ils ne bougent pas. Et souvent le problème n'est pas l'argent. C'est vraiment le temps. Le temps que l'on consacre, et l'énergie que l'on consacre, parce que quand on ne sait pas… Et ben voilà, on en reparlera juste après.
« Oui mais tu comprends, j'ai pas le choix… »
Si si si si si si si !!!! Tu décides que tu vas au cinéma. Tu décides que tu vas sur Netflix. Tu décides que tu joues à la Playstation. C'est un choix. C'est absolument un choix. Tu pourrais te former. Tu pourrais apprendre quelque chose. Tu pourrais aller tondre ton jardin, réparer ta maison, boucher quelque chose, enfin faire un truc d'utile. Ce n'est pas parce que tu ne peux pas ou que t'as pas d'argent. Non ! C'est parce qu'en fait, tu ne bouges pas.
« Oui mais tu comprends, je ne sais pas le faire... »
Alors là ça ne va pas. là ça va pas, parce que si tu ne sais pas, et bien tu l'apprends. Aujourd'hui, tout le savoir du monde est disponible sur Internet. Mieux que ça, il est quasiment gratuit. Il est gratuit si tu y vas par ta connexion Internet. Cela te revient à un ordinateur, un téléphone, choses qu'on a tous, et une connexion web. Et si c'est professionnel, et bien tu as plein de dispositifs pour que l’État te le paye, en plus. Donc il suffit uniquement de bien le vouloir, et d'y aller.
Donc il faut cesser de se plaindre. Et ne pas oublier que tant que l'on est vivant, le cerveau fonctionne, le corps fonctionne, on n'a pas le droit de se plaindre. On n'a pas le droit de dire qu'on ne peut pas.
Dire que l'on ne peut pas, bien souvent c'est dire que l'on ne veut pas.
Patrice, qu'est-ce que tu en penses ?
Patrice Wallet : Moi je te suis, mais on va penser qu'on est de droite en disant ça...
Stéphane Lambert : C'est nos copains de gauche qui vont dire ça. Nos copains de droite vont dire qu'on est à gauche :)
Patrice Wallet : C’est pas faux. Mais tu as raison, parce que c'est quand même un point qui a changé depuis peu d'années. On a quand même, grâce à cet Internet, grâce à tout ce qu'on peut mettre à l'intérieur, on a des tutos sur tout. Mais les tutos, ça fait partie de la formation. On entend beaucoup les jeunes, même pas que les jeunes, les vieux s'y mettent aussi : ça je sais pas faire, ben je sais pas faire, on va chercher un tuto sur Youtube. C'est le démarrage de la formation, quelque part... C'est-à-dire qu'on a dépassé justement le stade de « merde, je sais pas, donc je peux pas » en disant, « ben je sais pas, mais je vais aller chercher quand même le savoir qui me manque », et tu as raison de faire ce point-là, parce qu'aujourd'hui, celui qui veut, il va trouver.
Stéphane Lambert : Absolument, sachant que la meilleure des façons de se relancer, très souvent, c'est de repartir, apprendre quelque chose de nouveau. Ca permet de se recaler, de remettre en pointe ses automatismes et ses réflexes lorsqu'on est parfois resté trop longtemps dans la même… On apprend une nouvelle compétence, une nouvelle performance qui complète les anciennes, et on se relance intérieurement.
Patrice Wallet : Une belle transition à faire avec notre invité.
Stéphane Lambert : Yann, votre avis, ton avis ?
Yann Voidrot : Alors moi je suis complètement d'accord avec vous, forcément. Moi je pense à ce niveau-là que...
Patrice Wallet : On précise quand même que Yann est le patron d'une entreprise qui s'appelle Hestia.
Yann Voidrot : Hestia Performance.
Patrice Wallet : Son entreprise est un centre de formation professionnelle, donc là bien évidemment on a réveillé la bête, là il va nous parler de la formation.
Yann Voidrot : Exactement, donc oui, un centre de formation sur mesure...
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Chronique du 20/12/2023 sur RLP 102.3FM, par
Stéphane Lambert
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Chronique du 10/01/2024 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Bonne année, bonne année !
Nous sommes à peine le 10 janvier et déjà cela frétille de partout !
Bonne année !
2023 : Alphabet ( Google), Amazon, Apple, Meta et Microsoft ont reçu environ 3,4 milliards de dollars d'amende pour avoir enfreint les lois des deux côtés de l'Atlantique, en Europe et aux USA. Et bien vous savez quoi ? En 2024, 7 jours et 3 heures après le début de l'année, elles ont déjà engrangé suffisamment de recettes pour tout rembourser.
Bonne année ! La vie est belle, elle est magnifique !
2023 a signé la baisse des investissements en Web3 et l'augmentation de ceux en Intelligence artificielle (17,8 milliards de dollars d'investissement en 2023). Vu que BlackRock et d'autres mastodontes annoncent vouloir lancer leurs cryptos et ETF, 2024 sera peut-être bien l'année des projets IA avec une part de Web3. Il y aura des opportunités. Places vos jetons !
Et voilà, bonne année !
Avec une hausse de la créativité comme jamais. Mexique ! Alors ça, ça m'a fait rigoler. Mexique, un groupe criminel du nom de « Los Viagra », s'est diversifié. Ils ont posé des antennes Wi-Fi partout et ils ont obligé les habitants du Michoacán à utiliser leur solution de connexion Internet, contre un paiement obligatoire de 30 dollars par mois. Donc d'après la police, ça leur a apporté 150 000 euros par mois. Il y a de la créativité quand même, là. Pat, qu’est ce que tu en penses, c'est mieux que le trafic de drogue et les prostituées, quand même.
Patrice Wallet : C'est un commerce !
Stéphane Lambert : Bonne année !
Innovation pour les geeks. Il y aura 8,4 milliards d'assistants vocaux en 2024. Mais mieux que cela, la recherche croisée multisupport. Google vient de lancer le multi-search, la recherche par l'image et le texte. C'est génial. Vous envoyez une image. Ça on pouvait déjà faire la recherche par l'image. Mais ils ont maintenant rajouté un texte sur la page suivante. Donc on a le résultat par l'image et par le texte. Bientôt, on pourra parler et faire des signes à la caméra. D'un point de vue technique, c'est magnifique. Pour l'utilisateur, c'est magique. C'est vraiment la bonne année.
Bonne année !
Révolte des agriculteurs en Allemagne, en Pologne et en France. D'ailleurs ici, chez nous en France, 2023 fut l’année du « sentiment d'inflation ». Ah oui, celle-là, on ne l'avait pas vu venir. Le « sentiment d'inflation », c'était magnifique ça aussi. Ainsi que le PIB qui recule. D'ailleurs, près de 55 000 entreprises ont fait défaut. Soit 34% de plus qu'en 2022. Mais le gouvernement est optimiste. Nous devrions améliorer ce score en 2024. Enfin, un chiffre en croissance ! 2024 serait une année intéressante finalement, je pense. Avec des opportunités d'investissement à faire. Des drones lanceurs de grenades par exemple, des gilets pare-balles... Et n'oublions pas les stands de bombes agricoles en bordure de manifestations.
Voilà, bonne année à tous.
Alors, dis-moi Patrice, 2024, tu le sens comment au niveau du business, de l'économie ? Intéressant ou pas intéressant ?
Patrice Wallet : Moi, je suis un optimiste. Donc, il faudra s'adapter.
Stéphane Lambert : Oui, il y a des opportunités en période de crise. Tout est possible.
Patrice Wallet : Tout est une question d'adaptation. De toute façon, j'ai envie de dire que les catastrophes, ce n'est pas moi qui vais les créer. Je vais les subir, comme tout le monde. Et puis, les joies aussi. Les bonnes surprises, je ne vais pas non plus les créer. Mais j'espère bien être au rendez-vous pour en profiter.
Stéphane Lambert : Oui, mais visiblement, tu vois, il y aura des complications sociales peut-être. Mais il y a aussi l'innovation technologique. Et puis, il y aura des opportunités de business. C'est évident. Les chiffres sont là. Il y aura des choses.
Patrice Wallet : Ce que j'aime dans ta chronique, c'est que tu as un vocabulaire et tu parles de choses qui, pour moi, sont virtuelles, qui sont dans l'espace digital, notre société numérique qui existe et qui prend une place de plus en plus importante. Et même quand on allume la télévision, on vit de plus en plus, j'ai envie de dire, quelque part, par procuration. On est dans un film, on est dans une série qu'on ne maîtrise pas. Et le côté vrai de la vie, on en parle de moins en moins.
Stéphane Lambert : Oui, oui. Je suis né sur Asimov, je suis né sur Frank Herbert, j'attends la conquête des étoiles, j'attends la puce qui me rendra trilingue en temps réel, je suis né dessus et je l'attends, ça c’est clair !
Patrice Wallet : Mais oui, mais c'est ça qu'il y a de fantastique, c'est de pouvoir voir l'humain entre ces deux mondes, entre la terre, entre les champignons, entre la mer, et après dans l'océan du digital.
Stéphane Lambert : Bon, tant qu'ils ne sont pas atomiques, ça va.
Patrice Wallet : Donc, on a plein d'aventures encore à vivre. Oui, mais oui. On a plein d'aventures à vivre.
Stéphane Lambert : On est en invente, on innove, il se passe des choses. Isabelle, Isabelle Gauthier, qu'est-ce que vous en pensez l'année qui vient ? Une petite prédiction ?
Isabelle Gauthier : Je pense que le démarrage, là, va être peut-être un petit peu calme le début du premier trimestre. Et puis après, effectivement, je pense qu'il va falloir relancer les machines, s'adapter et repartir. Effectivement, alors moi, dans mon domaine, on a vécu effectivement la crise Covid et l'après-crise Covid.
Stéphane Lambert : La crise Covid a dû vous forcer à vous moderniser, vous adapter beaucoup dans la logistique.
Isabelle Gauthier : Oui, et surtout à faire face à... On n'a plus de stock.
Patrice Wallet : Un joyeux bazar.
Isabelle Gauthier : Et après, on a énormément de stock.
Stéphane Lambert : C'est ça, c'est ça.
Isabelle Gauthier : Et les ventes, entre-temps, elles ont été perdues. Donc, qu'est-ce qu'on fait des marchandises ? Donc là, on s'est retrouvés avec effectivement un marché de stockage, d'entreposage saturé, où effectivement, aujourd'hui, les prix ont explosé de ce fait-là. Et puis là, les stocks baissent petit à petit. La demande, forcément, avec l'inflation, ce qu'on a pu dire, n’est pas forcément toujours au rendez-vous. Ou en tout cas, elle se calme un petit peu. Donc, effectivement, derrière, charge à toute la chaîne logistique de s'adapter au mieux pour réduire les coûts. Et passer peut-être une petite période, un petit trimestre, un petit peu tendu.
Stéphane Lambert : Et ça, c'est super intéressant. On ne l'a pas forcément beaucoup évoqué. Durant le Covid, on est passé d'une économie logistique à flux tendu. Où on avait quasiment zéro stock. On voulait se faire approvisionner en temps réel. Et tout le monde a dû changer son modèle, quasiment. Ça a fait des transformations en profondeur. Et bien on en parle tout de suite. C'est Isabelle Gauthier, IGB Consulting, sur RLP. Ne bougez pas, c'est juste après ça.
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Chronique du 20/12/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Alors, parlons un peu aujourd'hui de Web3 et de levée de fonds.
On va déjà commencer par une actualité, la spéculation, la mise en place de projets AI a fait fureur l'an dernier. On en parlait avec Patrice, lorsque tous ces trucs AI sont arrivés, beaucoup, beaucoup d'entreprises se sont créées autour de modèles commerciaux d'AI. Il y a eu beaucoup de spéculations, j'achète, je revends, je crée, je revends avant de l'avoir réellement créé et autres... Actuellement, on a une phase de concentration très sanglante. Énormément de projets qui ont été lancés au printemps dernier sont en train, effectivement, de péricliter parce qu'ils n'ont pas rencontré leur public, ni leur succès, ou alors qu'ils étaient purement spéculatifs. Mais les modèles naturels dans ce contexte émergent. Par exemple, « cocorico », Mistral AI vient de lever 400 millions d'euros. Mistral AI, c'est une startup française qui propose un outil de tchat intelligent. Un tchat qui apprend en fonction de son interlocuteur. On vient de chatter et puis il se rappelle de ce qu'on lui a dit hier, la semaine dernière, le mois dernier. Donc, il personnalise, personnalise, personnalise. C'est le concept du Tamagotchi qu'on avait à l'époque, l'ami virtuel. Et vraiment, aujourd'hui, l'activité va dans ce sens.
Donc, c'est intéressant parce que ça concerne un projet sur lequel je travaille actuellement. Un projet qui rassemble des intervenants placés aux quatre coins du monde. Alors, comment fait-on quand on met ensemble des entrepreneurs d'Asie, des Antilles, des Seychelles, de France, d'Amérique du Sud, etc, sur un projet qui part de zéro et qu'il faut amorcer, autant du point de vue technologique que financier, que juridique. Alors, c'est là qu'intervient vraiment la notion de Web3, dont font partie les cryptos. Alors, attention, j'ai lancé un mot magique. Crypto. Est-ce que vous, là, sur le plateau, vous savez ce que c'est que les cryptos ? Ce qu'on en fait ? Pourquoi c'est fait ? Qu'est-ce que ça évoque en vous ? Dites-moi. Qui veut commencer ? Patrice.
Patrice Wallet : À chaque fois qu'on parle de crypto, on a la sensation qu'on parle d'argent rapidement fait.
Stéphane Lambert : Spéculation.
Patrice Wallet : Voire qu'il tombe tout seul du ciel. D'ailleurs, c'est peut-être un peu ça aussi, la nouvelle société dont beaucoup de gens rêvent. C'est-à-dire, je ne fais rien, je ne fous rien et l'argent arrive tout seul.
Stéphane Lambert : Attention à ce que tu vas dire parce que je vais expliquer après. Non, tu verras. Bon, monsieur Renouil, dites-moi, vous avez une idée sur cela ?
Jean-Luc Renouil : Oui, quand on parle de crypto, généralement, on pense tout de suite au Bitcoin.
Stéphane Lambert : Ça en fait partie.
Jean-Luc Renouil : Les valeurs les plus connues, et de sécurisation de transactions. Voilà, c'est à peu près tout ce que je connais aux alentours de là.
Stéphane Lambert : On se rapproche, effectivement, déjà, on commence à y voir un intérêt. Madame Hérault, vous qui travaillez dans l'entreprise, celle des affaires et autres. Si on vous parle Web3, crypto, qu'est-ce que ça évoque en vous ?
Christine Heyraud : Alors moi, je pense que Patrice et Jean-Luc ont déjà tout dit ce que ça évoquait chez moi. J'avais pensé, effectivement, à la sécurisation des échanges.
Stéphane Lambert : Oui.
Christine Heyraud : En plus, je t'avais dit Patrice, mais après, ça n'évoque rien de plus.
Stéphane Lambert : Alors, on va expliquer très rapidement ce que c'est.
Dans ce monde, il y a deux sortes de monnaies. Il y a les cryptos et les monnaies fiat. Les monnaies fiat, ce sont les vraies monnaies. L'euro, le dollar, la livres, etc. Alors, l'image qu'on va prendre, c'est la surface. Vous avez un premier univers habituel, avec les monnaies habituelles. Vous pouvez acheter, revendre des monnaies. Vous faites des transactions dans ces monnaies-là. Et vous avez ensuite l'underground, où tout est absolument confidentiel, tout est privé, où on va créer des monnaies, effectivement, électroniques. On va créer, par exemple, le bitcoin, qui au départ, a été créé avec un nombre défini, déterminé, de jetons électroniques qui étaient créés. Après, les gens pouvaient en acheter et ça a pris de la valeur. On peut faire de la spéculation. En fait, vous avez la cave, là, les sous-sols, où il se passe plein de monnaies, soit en spéculatif, soit pour immobiliser de l'argent, soit pour créer une société, comme on va le voir. Et vous avez, à quelques endroits, des trappes qui permettent de passer de l'un à l'autre, de monnaies habituelles à ces monnaies-là, en échange de commissions, etc.
Bon, pourquoi est-ce qu'on a fait les cryptos ? Alors, je vais vous expliquer, déjà, là, lorsqu'on a des gens qui sont entrepreneurs, sur plusieurs parties du monde, qu'on veut les mettre ensemble, eh bien, déjà, on les segmente, on les met en fonction de leurs compétences, de leur disponibilité, de ce qu'elles veulent faire. Ensuite, on fait des levées de fonds, parce que ça se résume bien souvent à une question de pognon. Il faut payer les techniciens, payer les serveurs, payer ce genre de choses.
Il y a trois types de levées de fonds. Les investisseurs initiaux, qui amènent de l'argent, des technologies, du temps de travail, constituent un apport, un échange de part dans la future structure, qui va être revendu, ou alors qui va grossir avec. Il y a la recherche de financement externe. On peut aller chercher des fonds en dehors du premier cercle. On peut aller faire le tour des business angels, autres investisseurs, éventuellement un crowdfunding, dire, on ouvre une page web en disant, voilà, si vous mettez 50 euros, vous aurez une option à vie, ce genre de choses. Ça peut très bien marcher. Il y a un peu de rédactionnel.
Et puis, il y a ce qu'on appelle la levée de fonds en crypto, ce qu'on appelle une ICO. Et c'est là que ça prend son intérêt. Exemple, on va créer 100 jetons. Il n'y en aura absolument que 100, qui fait à peu près 100%. Et on va les vendre en disant, le prix d'entrée du jeton, par exemple, est à 1000 euros. Les gens vont acheter tant de jetons pour avoir des pourcentages de part de la société, de la structure qu'on va créer. Par exemple, tu veux 20%, tu achètes 20 jetons. Tu t'engages à ne pas les revendre avant un an ou un an et demi. En même temps, la structure, elle, va rentrer 20 000 euros. Voilà. Et puis, tu définis les parts, comme ça, et tu lèves ton fond. Et puis, cette espèce de ICO, en même temps, est couplée à la structure. Il y a un contrat qui est établi, dans une juridiction, quelque part dans le monde. Et puis, tu crées ta société. Et puis, quand tu fais tes conseils d'administration, tes redistributions de dividendes, ils sont reliés au nombre de jetons que tu possèdes. Voilà. Au départ, la crypto, c'est fait pour ça. C'est fait pour faire du business. C'est passionnant. C'est mettre les gens ensemble. Et c'est le monde d'aujourd'hui, parce que tout ne se fait pas en Périgord. Tout ne se fait pas en France. Tout ne se fait pas en Europe. Parfois, c'est mondialisé. Quand on veut faire bosser les gens de manière mondialisée, il fallait trouver une solution technologique. Et c'est celle-ci.
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Chronique du 13/12/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Patrice, bonjour, tu vas bien ?
Patrice Wallet : Bonjour à vous tous, très bien, merci.
Stéphane Lambert : Tu as passé une bonne semaine ?
Patrice Wallet : Écoutez, comme tout le monde, avec un k-way, des bottes en caoutchouc, et ça se passe, ça se passe.
Stéphane Lambert : Bon, il y avait des canards ?
Patrice Wallet : Des poissons ! On les a vus de près, les poissons.
Stéphane Lambert : Aujourd'hui, nous recevons Laurent Montigny, psychologue du travail et accompagnateur de dirigeants. Monsieur Montigny, bonjour.
Laurent Montigny : Bonjour.
Stéphane Lambert : Bonjour, merci beaucoup d'être venu. Écoutez, nous creuserons tout ceci juste après les actualités.
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Stéphane Lambert : Alors, bon anniversaire ! Turbo Pascal, environnement de développement intégré, un EDI, fête officiellement ses 40 ans ce mois-ci. Je voulais en parler parce qu'il y a le Pascal, le C, il y a débat, et moi c'est le Pascal, c'est comme ça.
Ensuite, on en a parlé il y a quelques semaines, le Parlement européen rejette la numérisation de masse des messages privés dans l'un des projets de loi les plus controversés. Ce n'est pas parce que Mme Michu aura demandé sur son Facebook « Est-ce que c'est à cause du réchauffement climatique qu'il fait froooooooiiiiiiiiiid ? » que l'on pourra aller scanner automatiquement tous ses messages, e-mails et données personnelles qui transitent sur le web. Le Parlement a fameusement rejeté les règles qui obligeraient les entreprises à scanner d'énormes volumes de messages privés en exigeant désormais un soupçon raisonnable. Et tant mieux.
Next, selon un document de la BCE : Les rapports sur la fin du travail humain par l'IA pourraient être largement exagérés. L'IA menace les salaires, pas les emplois, jusqu'à présent. Dans un échantillon de 16 pays européens, la part de l'emploi dans les secteurs exposés à l'IA a augmenté. Les emplois peu ou moyennement qualifiés n'étant généralement pas affectés, et les postes hautement qualifiés bénéficiant de la plus forte hausse, indique un document de recherche publié par la BCE. Toutefois, le document fait également état d'impacts neutre à légèrement négatifs sur les revenus, et indique que ces impacts pourraient augmenter.
Donc l'IA, l'Intelligence Artificielle, a fait peur, elle a fait très peur, mais peut-être plus que de raison. D'ailleurs, d'un point de vue marketing, la démarche a été excellente, et a généré un véritable trend, un buzz, etc. Je ne sais plus avec qui j'en parlais la semaine dernière, mais la création IA va devenir un véritable style, une véritable culture. Exactement comme l'électro est devenu un style musical à part entière.
Et donc, il y a des places à prendre, mais rapidement. Exemple, parce que je fais une étude, là, pour la radio, et pour moi, depuis plusieurs semaines : j'ai découvert un environnement, un écosystème, OnlyFan. OnlyFan, c'est 5,55 milliards de dollars durant l'année 2022. Avec les clones, les copies, les sites concurrents, nous sommes au-dessus de 6 milliards de chiffres d'affaires. Vu qu'ils prennent 6 à 15% de commission, vous imaginez un peu le bénéfice qu'ils se font. Or, dans tous ces réseaux, les créateurs sous IA sont interdits, pour des raisons que l'on a parfois bien du mal à comprendre. Certains influenceurs IA font aujourd'hui plus de 70 000 euros par mois. Ils ont dû développer leur plateforme pour leur solution individuelle. Donc la plateforme pour créateurs en IA, avec fonctionnalité de publicité, promotion, réseau social, niveau d'abonnement, etc. est donc à faire. Mais maintenant. Dans les semaines qui viennent. Dans les groupes français, anglais, espagnols et autres, il y a des petites communautés qui se postent, là, qui se posent, et qui sont en train d'aller faire quelque chose. Mais pour ce cas-là, dans le business, il faut aller vite.
Entreprendre, c'est aller vite. Et même parfois très, très vite.
Messieurs, qu'est-ce que vous en pensez ?
Patrice Wallet : Qu'est-ce qu'on en pense ? On fait une fois de plus beaucoup de bruit autour de quelque chose qui n'est pas récent. L'IA a commencé à être travaillée dans les années 55. Est-ce que ça va réévolutionner la planète ? Je n'en sais rien.
Stéphane Lambert : Une amélioration de nos loisirs…
Patrice Wallet : En tout cas, ça va augmenter l'exigence, ça va augmenter la performance.
Stéphane Lambert : Monsieur Montigny, dans le monde du travail, les professionnels que vous voyez, est-ce que vous sentez aussi que entreprendre, ça veut dire qu'il faut aller vite, il faut savoir conclure, il faut savoir... Est-ce qu'il y a une notion de stress et de rapidité chez les dirigeants ?
Laurent Montigny : Oui, bien sûr. Il faut aller vite, il faut aller de plus en plus vite. Mais le travail, ce n'est pas que la procédure, que la technique, etc. C'est tout ça, mais c'est aussi des hommes, des femmes, c'est des humains qui travaillent. L'épaisseur, c'est du personnel, au sens de la personnalité de celui qui travaille. Et c'est pour ça que c'est à la fois la meilleure et la pire des choses. Donc ça dépend de ce qu'on va en faire.
Stéphane Lambert : Oui, comme souvent. Bon, mais là, on rentre vraiment tout à fait dans le cœur du problème. On en parle juste apres ca.
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Chronique du 13/12/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Chronique du 06/12/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Actualité, actualité. Alors déjà, qui sait écrire Bescherel ? Les jeunes, vous savez écrire Bescherel ? Je vois des sourires un peu crispés, là-bas... Lui, il est blasé... Les anciens comme moi, on est mort de rire :)
Bon, le classement PISA de cette année confirme ce que l'observation générale nous permet de constater depuis maintenant plusieurs années : le niveau scolaire de notre pays est en chute libre. Donc, j'avais effectivement constaté un fort décalage quand j'avais ramené ma fille d'Asie pour la scolariser en France. Eh bien non, je ne rêvais pas.
Alors déjà à l'époque, dans les années 2000, le niveau d’orthographe et de grammaire sur les lettres de candidature et autres curriculum-vitaes, pouvait être parfois, comment dirais-je, voilà, surprenant. C'est ce qu'on a appelé quelques années plus tard le syndrome « nénufar ». Certains ici comprendront peut-être. Donc ça, c'est pour la partie écriture. Parce que pour postuler à un job, il faut savoir écrire.
Donc ce sentiment s'est ensuite confirmé. J'ai d'ailleurs toujours des gens qui m'envoient de temps en temps leur CV en disant qu'ils adoreraient travailler chez moi, alors que mes bureaux de Paris sont fermés depuis 2002, et ceux de Bangkok depuis 2014. Donc ça, c'est pour la partie lecture. Parce que pour candidater à un job, un travail, il faut écrire, mais il faut aussi savoir lire. C'est important.
Bon néanmoins jusqu'à maintenant, et puis surtout quand on regardait les prétentions salariales des ingénieurs débutants, on avait l'impression qu'ils savaient compter. Enfin du moins qu'ils essayaient.
Mais là, catastrophe ! La dégringolade en mathématiques est historique. La France est désormais classée 23ème dans le niveau mondial des élèves de 15 ans. Derrière l'Irlande : alors moi j'y étais, quand on sait qu'on passe derrière l'Irlande au niveau scolaire, ça fait un peu peur... Et derrière l'Estonie. l'Estonie est aujourd'hui meilleure que nous ! Donc sans surprise, les champions de l'éducation scolaire sont toujours à Macao, Hong Kong, Tokyo, Singapour et disons-le, les écoles internationales de Bangkok.
Ah oui ! Et puis là-bas, on ne déprime pas. Parce qu'ici disons-le : je discute régulièrement avec des psychologues qui m'ont dit que les enfants sont sous une pression scolaire incroyable, que la compétition est infernale, et qu'ils le vivent mal. Je viens d'ailleurs de faire une émission consacrée à la sur-médication des enfants, que l'on shoote allègrement aux médicaments pour adultes, et dont les directrices d'école primaire indiquent qu'entre 30% et 50% de leurs effectifs ont des suivis psychologiques, d'orthophonies, ou des traitements psy à prendre à la cantine.
Donc c'est certainement cela, la fameuse modernité occidentale : le renversement du rôle de l'école, qui n'est plus là pour instruire mais pour éduquer à la place des parents et visiblement s'occuper de tout, d'absolument tout, sauf de ce qui les regarde au départ.
Parce que le problème, voyez-vous, c'est qu'après tout va avec. Par exemple, pour le permis de conduire, les taux de réussite à l'examen tombent carrément à moins de 50% en Île-de-France. Et oui, ça va avec : quand on ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, forcément, on ne sait pas conduire.
Bon, donc, tous ces charmants chérubins ultra-performants, après, tentent de venir dans le monde du travail. Et là, c'est carrément la fête. Ils disent, et ils le disent tous, qu’ils ne trouvent rien qui corresponde à leurs aspirations. Et puis les employeurs, eux, se plaignent parce qu'ils ne trouvent personne pour venir travailler pour eux. Et puis en plus, comme on leur a bien expliqué qu'être entrepreneur, gagner de l'argent, faire des sous, c'était mal, et bien au final...
Ben oui, au final, au final ! Messieurs, que peut-on dire du niveau des jeunes qui arrivent dans le monde du travail ? Les candidats que vous croisez, ce que vous observez, là, qu'est-ce que vous en pensez ?
Alexandre Meynard : On va dire qu'on peut effectivement maintenant remarquer que si on reçoit un CV, s'il est bien rédigé et sans fautes, et ce n'est pas si courant. Maintenant, ça ne me semble pas dramatique, parce que je crois que, comme vous l'avez dit, les gens font plus de fautes, mais on dramatise moins, on lit moins, on comprend moins. Moi, ce que je retiens plutôt, c'est la capacité, le bon sens, l'initiative, l'envie, l'humeur. Et ça, ce n'est peut-être pas quelque chose qui s'apprend, mais qui est plus ou moins inné.
Stéphane Lambert : Est-ce qu'on leur apprend ça à l'école ? Est-ce qu'ils viennent le chercher chez vous quand ils travaillent ou est-ce qu'ils viennent avec ça déjà dans leur acquis, dans leur bagage scolaire ?
Alexandre Meynard : Sans doute pas. On voit une génération plutôt pessimiste. Moi, j'ai envie que les gens soient heureux chez moi, de bonne humeur. On peut se tromper, ce n'est pas interdit, le tout, c'est de ne pas reproduire. On peut prendre des initiatives, il faut les mesurer...
Stéphane Lambert : On a un problème, on corrige !
Alexandre Meynard : Évidemment. Moi, les gens qui sont avec moi aujourd'hui, sont des gens qui viennent de l'éducation et qui étaient en alternance. Je trouve que c'est une passerelle fantastique pour rejoindre les entreprises.
Stéphane Lambert : L'alternance, on en revient encore à l'alternance, bien sûr.
Alexandre Meynard : Et c'est des gens qui ont commencé en alternance et que j'ai recrutés. Donc, ils n'étaient pas parfaits, pas prêts à l'emploi.
Stéphane Lambert : Vous les avez accompagnés durant leur formation.
Alexandre Meynard : Absolument. Et c'est le potentiel et l'envie qui me semblent bien plus déterminants. Mais c'est vrai, quand on rédige un document, un contrat, un mandat, faire des fautes ou ne pas être vigilant sur ce que l'on écrit et sur le sens que ça a, ça peut être lourd de conséquences. Donc, en ce sens, oui, il faut être vigilant et c'est mieux d'arriver avec une bonne connaissance du français et une bonne compréhension de ce qu'on lit, de ce que l'on écrit, de ce que l'on fait écrire.
Stéphane Lambert : Oui, et puis un peu de culture générale, aussi. Tout à fait. Patrice, toi qui es impliqué auprès des entrepreneurs de manière générale.
Patrice Wallet : Non, moi, je n'ai pas trop envie de m'étaler là-dessus parce qu'on pourrait faire franchement une émission de trois heures, de quatre heures. Non, moi, ce qui m'agace franchement, c'est qu'une fois de plus, politiquement, on se dit surpris par ce classement et ça va faire la une des journaux, ça va faire la une de tous les débats possibles... Alors qu'on sait très bien qu'on a un niveau qui baisse d'année en année. On le sait bien puisque de toute façon, il a été voulu, il est orchestré par nos politiques depuis des années, qui donnent, offrent le baccalauréat à tous les français. Parce que politiquement parlant, c'est important pour eux d'offrir le baccalauréat à tous les enfants. On voit le résultat. Donc arrêtons d'être surpris de quelque chose qui est connu de tous, et revenons peut-être à des choses un peu plus intéressantes pour la société. Mais ça, ce sera une émission...
Stéphane Lambert : Oui, oui, oui, mais on va en parler avec M. Ménard.
Patrice Wallet : Oui, j'adorerais d'ailleurs qu'ici, à RLP, on puisse réunir, j'ai envie de dire, les acteurs de l'enseignement, les acteurs de l'éducation, des représentants aussi de parents d'élèves. Parce que là aussi, on a mis les parents d'élèves au cœur, j'ai envie de dire, de l'école. Est-ce que c'était un bon choix ? On peut en débattre. Bon, en tout cas...
Stéphane Lambert : Plus de passerelles entre l'éducation scolaire et le monde professionnel !
Patrice Wallet : Aujourd'hui, on va parler d'automobiles, on va parler de bagnoles. On va parler de trucs qui plaisent bien aux mecs et qui plaisent bien aux filles aussi, et puis on en a besoin.
Stéphane Lambert : Allez, ne bougez pas, c'est juste après ça.
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Chronique du 08/11/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Chronique du 29/11/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Patrice, bonjour, ça va, tu as passé une bonne semaine ?
Patrice Wallet : Très bonne semaine ! Ce qui est fantastique quand même sur RLP, c'est qu'on arrive à réunir la Russie, le Liban, la France, le Périgord, la Picardie (c'est moi ça la Picardie). C'est incroyable ce qu'on arrive à faire avec un petit bout de radio !
Stéphane Lambert : C'est comme les streams en général : c'est plus de l'extrême, c'est de l'ultra ! Maintenant, nous sommes dans l'ultra multiculturalisme, l'ultra performance... C'est la radio, c'est RLP. voilà :)
Patrice Wallet : Et la Dordogne est partout, sur tous les continents.
Stéphane Lambert : Indispensable, absolument indispensable. Les actualités tout de suite.
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Stéphane Lambert : Alors, j'aimerais aujourd'hui parler de sécurité informatique, et plus particulièrement de la mère des piratages qui est apparue il y a quelques jours : 3,2 milliards de couples, e-mails et de mots de passe qui ont leakés, filtrés, leaké ça veut dire fuite en anglais, sur Internet. Sachant que nous sommes environ 8 milliards sur le globe, et que la taille totale des internautes est estimée aux alentours de 4,7 milliards d'utilisateurs, cela signifie qu'il y a à peu près environ tout le monde. Alors, d'où viennent-ils tous ces mots de passe ? Et bien, un petit peu de tout le monde : ils viennent d'Amazon, de Netflix, de Hotmail, de Yahoo et de LinkedIn. LinkedIn qui s'est fait intégralement pomper il y a trois semaines avec 500 millions de comptes, avec login, mot de passe, téléphone, adresse, etc. Et ne croyez pas que seuls les autres sont concernés… J‘ai regardé, je peux récupérer 2,1 millions de.fr si j'ai envie, sur LinkedIn, des professionnels, c'est magnifique, et ce n'est pas que pour les autres. Donc, je suis allé voir un peu à deux, trois endroits, et en France notamment, LaPoste.net a laissé filer, il y a trois semaines ou un mois, toute la base des inscrits à l'offre mobile, ainsi que les abonnés Internet, avec cette fois-ci, joyeuseté, adresse postale et bancaire, les IBAN et tout ce qui va avec. Et le pire, c'est que tout est sur Google, GitHub, Telegram... Il suffit de savoir fouiller un petit peu, pour ceux qui savent chercher, et quand les IA vont nous aider à vraiment automatiser nos recherches sur le web, ça va donner.
Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Utiliser un gestionnaire de password ? Oui, mais s’il se fait pirater, comment on fait ? Donc la seule solution pour le moment, c'est de changer ses mots de passe, et idéalement, utiliser un mot de passe différent par site, même si c'est compliqué à mémoriser. Alors, dans le but d'enquêter, et comme tout ça, c'est quand même une grande partie de mon métier, puisque j'aide à la sécurisation de l'entreprise, à sécuriser les logiciels et autres, ça fait une vingtaine d'années que je suis quand même là-dedans, je suis allé faire des petits séjours dans des lieux infréquentables du web, auprès de gens infréquentables, afin de pouvoir me faire expliquer des choses absolument infréquentables. Et surprise, c'est pire que ce qu'on pouvait penser. Je veux dire, c'est vraiment open bar. Patrice, toi tu as trois emails que tu m'as communiqués.
Patrice Wallet : On va essayer de... on ne les dit pas à l'antenne, quand même, non ? Tu me promets ?
Stéphane Lambert : Non, mais non.. Oui, alors celui que tu vois, parce que tu as la feuille devant toi, je n'ai marqué aucun mot de passe, mais tu es dans le fichier LinkedIn, qui est sorti en 2016, en 2021 et en 2023.
Patrice Wallet : Oui, oui.
Stéphane Lambert : Tu as les trois. Donc ton mot de passe associé à cet email-là, il faut que tu le changes si tu l'as mis ailleurs, parce que ça veut dire que toutes les machines d'automatisations vont essayer cet email et ce mot de passe. Les deux autres, pour l'instant... Ah si, tu en as un, tu as vu, tu t'es inscrit sur Canva. Et Canva, en 2019, ça s'est fait pirater. Canva, à l'époque, c'était 6,7 millions d'emails et mots de passe. Voilà.
Laura, alors Laura est pareille dans... Alors, il y a trois comptes sur LinkedIn. Il y a un compte Laura, il y a un compte Yohann, et il y a un compte contact.
Laura Secheppet : Oui, mais ils ne sont pas tous à moi.
Stéphane Lambert : D'accord. Mais je veux dire, il faut savoir que le mot de passe utilisé pour ces emails dans LinkedIn, pareil comme pour les autres, associé à cet email-là, fait partie de ce qui est un peu partout.
La bonne élève du jour, c'est quand même Christine Heyraud . Parce que j'ai trouvé trois emails. J'ai trouvé un info arrobas quelque chose. J'ai trouvé le cercle quelque chose à orange.fr. Et j'ai trouvé un contact à l'institut Truc. Votre compte LinkedIn, c'est celui du cercle des affaires...
Christine Heyraud : Oui, peut-être.
Stéphane Lambert : Oui, tout à fait. Mais les autres n'ont été absolument nulle part. Même pas dans Netflix, ni rien. Je ne les ai pas trouvés. Ils n'ont pas été percés. Donc, vous n'avez pas utilisé. Vous n'avez pas inscrit partout ces trucs-là. Et je conseille ça aussi aux gens. Vous avez un email que vous utilisez pour vous inscrire sur le net et vous en avez un deuxième pour vos communications personnelles. Ça permet de ne pas les mettre partout.
Patrice Wallet : Donc, tu es en train de dire que Christine, qui n'a jamais été piratée encore, est piratable, c'est ça ?
Stéphane Lambert : Il faut qu'elle change son mot de passe, mais elle l'est moins que les autres. Visiblement, elle a des comportements qui sont pas mal.
Christine Heyraud : Je vais changer le mot de passe en rentrant.
Patrice Wallet : Ce soir, il y a une chose à faire en rentrant à la maison. On change tout.
Stéphane Lambert : Il y a Thomas Lacourari. Lui, par contre, il aime bien Deezer. Oui, 240 millions d’emails en 2022. Il aime bien Wakanim, 6,7 millions d'emails en 2022. Donc, lui, c'est pareil. Tous les mots de passe qu'il a mis lorsqu'il s'est inscrit sur Deezer et Wakanim, il faut qu'il les change. Lisa, elle fait partie du Leak de Canva, où tu étais aussi, toi, Patrice, de mai 2019. Et puis, info à allo-archi.com que je peux dire parce qu'il n'apparaît nulle part. Je n'ai pas son email privé, je ne l'ai pas vu. Est-ce que vous avez quelques réactions par rapport à ça ?
Patrice Wallet : La réaction, c'est qu'on est dans un monde où tout se sait. Aujourd'hui, on ne peut plus rien cacher. Je dois saluer aussi une manifestation qui a été faite la semaine dernière à la préfecture de la Dordogne, où il y avait grand nombre d'entreprises invitées justement sur le thème de la sécurisation. Donc, c'est quelque chose qu'il faut prendre en compte aujourd'hui.
Stéphane Lambert : Absolument.
Patrice Wallet : Il faut se rapprocher de professionnels dont tu fais partie et ne pas hésiter à dire comment on fait pour éviter quand même de se faire pirater parce que le fait de se faire pirater peut coûter très cher, surtout pour une entreprise. Et les sommes peuvent additionner, cumuler plusieurs zéros et devenir quelque chose de catastrophique.
Stéphane Lambert : Il y a le réseau cybersécurité monté par la police nationale qui aide effectivement les entreprises à se sécuriser. J'avais interviewé un hacker éthique aussi, Fred Tep, que j'avais rencontré à la French Tech. La sécurisation, ça passe aussi par la protection des portes, du matériel, la formation des gens et la façon de faire les logiciels. Il y a une façon de faire, effectivement, qu'on apprend. Mesdames ?
Laura Secheppet : Ça reste un gros sujet. Après, c'est vrai qu'on le sait, on en est conscient, mais les actions derrière ne sont pas simples à mettre en œuvre.
Patrice Wallet : Aller voir le médecin, aller voir les guérisseurs, aller voir des professionnels, il n'y a que eux qui sachent.
Stéphane Lambert : Allez, l'invité de la semaine, LES invités de la semaine :)
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Stratégie de Communication Numérique : Histoire, et Mise en Pratique
Émission RLP Business 28 concernant la sortie de l'ouvrage Stratégie de Communication Numérique : Histoire, et Mise en Pratique (ISBN 978-6206692089)
Podcast Radio :
Stéphane Lambert : Bonjour, bonjour, c'est RLP Business, en direct depuis Coulomiers-Chamiers, vers Périgueux, dans le 24. RLP Business, l'émission où nous parlons du management, du commercial, d'économie, de technologie, d'entreprise, de ressources humaines, d'un petit peu tout, avec Patrice Wallet et Stéphane Lambert. Patrice, bonjour, tu vas bien ?
Patrice Wallet : Bonjour Stéphane, je suis enrhumé, cette saison c'est comme tout le monde.
Stéphane Lambert : Il est « enrhubé » :)
Patrice Wallet : Mais la magie de la radio, c'est que je suis enrhumé et que je ne peux pas le refiler, je ne peux pas le transmettre. C'est magnifique. Ça, c'est la magie de la radio, c'est une des magies de la radio.
Stéphane Lambert : C'est un e-rhume. C'est un rhume numérique :)
Patrice Wallet : C'est ça, c'est un e-rhume :)))
Stéphane Lambert : On enchaîne sur, je crois, quelques actualités.
Les actualités
Patrice Wallet : Alors, cette semaine, enfin plutôt aujourd'hui, j'ai voulu vous parler un petit peu d'une actualité dont on entend rarement, dont on ne parle pas trop. Un business qui est un peu à l'écart, un business qui ne fait pas la une des journaux, c'est le business du livre, c'est le marché du livre. Et puis, ça méritait quand même qu'on se pose quelques minutes parce qu'on a quand même des voisins tout proches : Angoulême, le Salon du Livre, c'était la sixième édition le mois dernier. Ça a battu tous les scores, ça a fait un succès total, 200 000 spectateurs sur quelques jours, et 100 auteurs, avec Marc Lévy, qui était le parrain de cette édition. On peut dire que le marché du livre est en pleine innovation, il se réinvente, il fait sa mue, cherche sa plus belle peau. On peut bien évidemment s'appuyer sur les sources un peu officielles de l'Association des éditeurs américains, de la Fédération internationale des éditeurs ou d'autres organismes de l'industrie. Ils sont tous unanimes. Le livre se vend mieux, repart sur des chiffres intéressants qui, bien évidemment, intéressent les investisseurs. Et, j'ai envie de dire, toute une économie qui tourne autour. Alors, il se transforme, ce livre, il mue, il devient aussi digital. Il y a aussi une bonne part de marché de livres qui se lisent, qui se consultent, uniquement en digital. On a aussi le livre audio qui prend de plus en plus de parts de marché. Donc, c'est un marché qui est en train de se transformer. Il y a aussi l'auto-édition, on peut en parler. C'est un marché où chacun, j'ai envie de dire, chaque écrivain va pouvoir aussi trouver un nouveau mode de financement. Un nouveau style. Un nouveau fonctionnement d'édition. On peut aussi parler des livres étrangers qui se font de plus en plus traduire. Une demande qui croit. Des libraires qui redeviennent ou tout du moins qui aimeraient redevenir indépendants, qui font quelque part un peu un pied de nez au système d'aujourd'hui. Mais ils y croient et ils ont peut-être raison d'y croire. Enfin, c'est tout un business qui est en train de renaître, qui est en train de repartir. Ça méritait quelques minutes d'actualité. Surtout aujourd'hui, car c'est, je dirais, le thème de cette émission, RLP Business 102.3, parce qu'on va accueillir aujourd'hui, ma foi, un auteur et il va nous parler un peu plus de non seulement sa création, mais aussi de ses aspirations.
Stéphane Lambert : Coucou ! Non, le livre n'est pas mort. Effectivement, on le trouve beaucoup sur Kindle aujourd'hui. La technologie permet de passer à l'écrit physique, à l'écrit digital, effectivement, au livre audio. Donc, les diverses technologies se croisent de manière intrinsèques. On l'a vu notamment avec le blog et les chroniques qu'on a lorsqu'on présente à la fois l'audio et le texte. Les traductions sont de plus en plus automatisées et ça reste quelque part une bonne nouvelle.
L'invité de la semaine
Patrice Wallet : L'invité de la semaine, pour une fois, c'est un invité un peu particulier parce qu'en réalité, c'est Stéphane, l'invité de la semaine. C'est mon coéquipier ou c'est moi qui suis son coéquipier. C'est l'animateur radio qui devient l'invité du jour.
Stéphane Lambert : C'est le binôme.
Patrice Wallet : Invité du jour, pourquoi ? Alors, un peu particulier parce qu'il est écrivain. Aujourd'hui, Stéphane est écrivain. Ce n'est pas son parcours professionnel. Stéphane est avant tout un ingénieur informaticien, un professionnel et même un expert, on va dire, de la communication numérique. Et il s'est lancé, il s'est lancé… Stéphane, bonjour.
Stéphane Lambert : Bonjour.
Patrice Wallet : Stéphane, merci d'être avec nous et surtout de partager ces quelques minutes par rapport à la distribution, la naissance avant la distribution de ton livre, Stratégie de communication numérique, histoire et mise en pratique. Alors, tout de suite, on ne peut pas faire autrement que de pousser la… Mais quelle mouche t'ai piquée ? Quelle mouche t'ai piquée pour écrire ce livre ?
Stéphane Lambert : Déjà, ce n'est pas la première fois que j'écris. J'avais déjà été publié par Pearson Education. C'est une édition, une boîte d'édition américaine à l'époque où InformIT, qui est très populaire aux Etats-Unis, essayait de se présenter en France. J'avais écrit, notamment, des choses sur l'analyse de base de données, des choses professionnelles dans mon métier et ces écrits avaient valu qu'ensuite je sois contacté par les universités pour aller enseigner cette méthode d'analyse et de modélisation des systèmes d'information et ça avait mis en place, notamment, enfin, je sais que ces écrits ont été très utilisés dans l'éducation nationale de divers pays de la francophonie. J'avais été publié par Sammag et Classweb aussi, par pas mal de choses sur Internet, mais je n'avais encore jamais formalisé de manière « papier». Je ne le faisais pas de manière papier parce que je n'avais pas le temps, tout simplement, je n'avais absolument pas le temps. Et puis là, le Covid, d'autres diverses choses, le fait d'avoir aussi eu le besoin de monter en puissance, la stratégie de vente de formation, ont fait qu'il y avait cette boîte d'édition, les Éditions Universitaires Européennes qui me harcelaient depuis plusieurs années en fait, parce qu'ils voulaient que je formalise mes écrits Internet en écrits papiers. Je leur ai dit, écoutez, j'ai une formation, là, que j'ai vendue plusieurs fois, sur la communication numérique et autres. Et j'aimerais bien retravailler le support, l'approfondir, le mettre dans une perspective historique, expliquer pourquoi on fait ainsi aujourd'hui dans la communication sur Internet, quelles sont les raisons qui ont abouti à ces comportements et ces manières de faire. Et écoutez, mes insomnies nocturnes ont fait la fin de cette rédaction. Là, je crois qu'il y a un peu plus de 200, 240 pages, 250 pages…
Patrice Wallet : Oui, à peu près. Mais alors explique-nous, à qui s'adresse ton livre ?
Stéphane Lambert : Alors, il s'adresse effectivement… Il y a plusieurs visibilités pour ce livre. J'aime bien, des fois, je fais un petit peu tout en double. Mais là, c'est pareil, il y a deux niveaux de lecture. Déjà, c'est une formation de dix jours. Donc, c'est un support de formation pour les apprenants qui participent à cette formation. Donc, tous ceux qui sont communicants, qui veulent exister sur Internet, soit parce qu'ils ont une boutique, soit parce qu'il faut promouvoir l'image de la société qui les emploie, soit parce qu'ils sont dans un service de communication existant ou qu'ils veulent se promouvoir eux-mêmes. Bon, on regardera un peu plus après le programme. Mais donc, tous ces gens sont appelés à suivre des formations, y compris via le CPF ou via Qualiopi, la formation professionnelle, il y a le support de cours. Et puis, il y a aussi les gens qui encadrent certaines populations. Nous avons des entreprises qui sont un peu plus grosses, qui ont un service communication et... Enfin, je sais que j'ai tellement de gens qui me regardent et qui ne comprennent pas ce que je fais, qui ne comprennent même pas forcément… Quand j'étais à MCM, par exemple, un des responsables m'a dit : « Mais Stéphane, on ne savait même pas que des gens comme toi existaient. » Voilà. Ils ne comprenaient pas ma façon de penser, d'agir, de réagir...Enfin, la façon dont je vivais, qui était, c'est vrai, un peu, un petit peu particulière, un peu à la marge, qui était une espèce de création constante, de technologie de pointe, d'aligner les signes kabbalistiques sur un écran ou une feuille de papier de manière incompréhensible au profane. Voilà. Donc, il y a aussi la personne qui encadre des gens comme moi, ou qui encadre des communicants, et qui a besoin d'avoir une vue d'ensemble : Qu'est-ce que c'est que cette communication numérique sur Internet ? Comment fonctionne-t-elle ? Et donc, en prenant le livre, il va pouvoir se placer avec une vision analytique de niveau universitaire pour comprendre l'environnement avec du recul, de l'extérieur, sans peut-être pas le faire lui-même, mais en regardant ce que cela signifie auprès de ceux qui le font.
Patrice Wallet : Alors, on entend tout de suite en t'écoutant, tu as un langage qui est technique, tu es un ingénieur. Tu es un ingénieur à la base, donc tu as une façon de t'exprimer.
Stéphane Lambert : J'ai grandi dessus.
Patrice Wallet :Et tu as grandi dessus, et puis ça te passionne. Mais ce qu'il faut vraiment marquer sur ce livre, c'est que ce livre s'adresse vraiment à tout le monde, pas uniquement à des techniciens. Ça s'adresse à des gens qui ont envie et qui s'intéressent ou qui en font leur métier.
Stéphane Lambert : On peut approfondir, ou bien faire de la culture générale.
Patrice Wallet : Tout à fait, tout à fait.... -
Chronique du 08/11/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Aujourd’hui, nous allons parler d’Elon Musk. Personne n’a payé autant d’impôt que lui (plus de 11 milliards, alors qu’il aurait tout a fait pu ne pas les payer). Je le trouve d’ailleurs très sympathique, surtout depuis qu’il envoi des voitures décapotables dans l’espace pour s'amuser...
Alors Elon Musk, c'est esla, Starlink, SpaceX, Neuralink, Hyperloop, Solar City, Xai...
Pour rappel, c’est le créateur de Paypal, en fusionnant X.com (qu’il avait codé lui-même), dont il se fera éjecter durant ses vacances. Il parait que c’est comme cela qu’on apprend…. X, qui est aujourd’hui, le nouveau nom de Twitter. Et ce n’est pas par hasard.
Car Elon Musk, redisons le, c’est aussi Starlink : déjà 5000 satellites lancés par SpaceX, son projet avec des fusées (qui concurrence la Nasa), avec le projet d’en déployer 12 000, voire 42 000. Déjà plus de 10 000 abonnés en France. 300€ de matériel, un abonnement de quelques dizaines d’euros, et vous pourrez vous connecter en court-circuitant la totalité des opérateurs et des gouvernements (et ca va baisser). Tout en mettant les panneaux solaires de Solar City sur le toit de votre maison pour alimenter ce système, pour vous déconnecter du réseau électrique traditionnel (aux USA, pas en Europe). Et utiliser cette connexion pour de la téléphonie (en court-circuitant tous les opérateurs, tous les gouvernements et les systèmes de surveillances). Le tout depuis votre voiture électrique (Tesla), qui bien sur est reliée a tout ce que nous avons dit précédemment, dont on envisage une autonomie de 1000 km à terme, que vous pourrez donc recharger chez vous, ou chez vos amis.
Il faut mettre cela en relation avec ce que Twitter est en train de devenir: une plateforme avec énormément de contenu, vouée à devenir une plateforme totale, avec processeur de paiement (paypal), appels vocaux (skype)… Qui pourrait également devenir un système d’exploitation avec des extensions, avec un écosystème allant de l’ordinateur / téléphone…
Avec, petite nouveauté, l’intelligence artificielle « Grok » qu'il a sorti cette semaine, en disant « Grok » deviendra un verbe, qui a accès à Twitter en temps réel. Oui, car Open AI et ChatGpt, au départ, c’était Musk, qui en est parti pour des raisons de divergences idéologiques. Et donc maintenant, il a fait la sienne, qui a un immense avantage par rapport à ses concurrents, car elle a accès à Twitter/X en temps réel.
Court-circuiter les états et toutes les régulations, assembler des dominos pour se placer en situation de monopole, n’est-ce pas la manière ultime de faire du business ?
Et vous ici dans ce studio, que pensez-vous d’Elon Musk, et de ces sociétés qui ont maintenant parfois plus de poids et de pouvoir qu’un pays traditionnel ?
Patrice Wallet : On peut en penser tout et son contraire, il n'en est pas moins qu'il nous fait une démonstration précise qu'un capital privé peut devenir beaucoup plus réactif, beaucoup plus puissant et beaucoup plus rapide que des États en tant que tels. Quand on regarde un peu ce qu'il a fait dans le spatial, en quelques années, il a complètement dépassé les États-Unis, il a dépassé l'URSS...
Stéphane Lambert : Il est meilleur qu'Ariane, il est meilleur que la Nasa...
Patrice Wallet : On peut dire qu'un privé peut aller beaucoup plus vite qu'un collectif. Mais à l'inverse, de donner autant de poids et de pouvoir sur une seule tête… Moi, la question que je me pose toujours, demain, il clamse, c'est comme tout le monde, de toute façon, on y passera tous… Que devient son empire ?
Stéphane Lambert : Il y a un conseil d'administration...
Patrice Wallet : Oui, un conseil d'administration. Enfin, c'est toujours des grandes questions, ça tient sur une tête.
Stéphane Lambert : C'est comme les banques en ligne au départ. C'est-à-dire qu'ils prennent tout le monde, ils acceptent tout, parce qu'au départ, ils ont besoin des gens. Et une fois qu'ils sont en situation de monopole, ils imposent leurs règles, et là, c'est différent, c'est très très différent... Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur Papon ? Ça fait des produits en plus à vendre à venir ?
Fabien Papon : Moi, je répondrais à Patrice...
Patrice Wallet : Oui, un petit hypermarché de Dordogne !:)
Fabien Papon : C'est sûr qu'à côté d’Elon Musk, il y a une petite différence, une petite marge. Moi, ce qui me gêne, là-dedans, c'est le monopole. Après, le souci, c'est qu'on se rend compte que mondialement, on n'arrive pas à avoir d'accord entre les États. On le voit bien, malheureusement… L'Ukraine, malheureusement, Israël, la bande de Gaza... Qu'une personne puisse avoir le monopole sur des sujets aussi importants, pour moi, ça me pose problème. C’est dangereux, quand même. Voilà , c'est dangereux.
Stéphane Lambert : Exactement. Tout à fait. Très bien, eh bien, on enchaîne, ne bougez pas, c'est juste après ça :)
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Chronique du 08/11/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Fabien Papon
Directeur de l'Hyper-U de Boulazac -
Chronique du 25/10/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Cette semaine, j’ai écouté une intervention d’Olivier Roland (Bloggueur pro, Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études etc), sur l’intelligence artificielle, et je l’ai trouvé extrêmement pertinent. Pour aller vite, la conclusion de son intervention était que l’IA avançait dans nos vies et nos environnements professionnels, certes, mais pas tant que cela. En effet, la technologie avance extrêmement rapidement. Quand on travaille comme moi sur des outils précis avec, par exemple, des librairies python et du conda, torch etc, on se rend effectivement compte que tout cela fourmille, pétille, et qu’il y a des mises à jour quasi journalières. C’est même difficile de suivre, ne serait ce que dans l’utilisation des évolutions, tellement elles arrivent rapidement. Pour rappel, OpenAi, c’est la plus grande montée en puissance de toute notre histoire, qui est passé de 0 a 100 millions d’utilisateurs en 2 mois. Mieux que le jeu Pokemon, ou n’importe quelle autre application en ligne avant eux.
Mais, dans le même temps, beaucoup de gens qui pourraient, voire-même qui devrait utiliser l’IA, ne le font toujours pas, ou bien de manière extrêmement superficielle.
Et vous ici, dans le studio, qui est-ce qui utilise réellement les outils IA ici, pour ses loisirs, ou dans son travail ?
Patrice Wallet : Un peu tout le monde je pense.. Dans pas longtemps, dans pas longtemps. Ah aujourd'hui ? Non. Aujourd'hui l'IA a tendance un petit peu à faire peur.. On se dit : mais qu'est-ce que c'est ?
Stéphane Lambert : Et toi tu utilises un petit peu, tu poses des questions, tu as des aides à la rédaction ?
Patrice Wallet : Oui, moi je commence à bidouiller avec l'IA, je commence à fleurter, à commencer à comprendre. Sur Chat GPT. Il peut me donner une trame sur un courrier, sur un compte rendu, c'est assez performant.
Stéphane Lambert : C'est toi qui l'utilise, tu recopies ce qu'il fait ou alors tu t'en sers ?
Patrice Wallet : Non, parce que déjà ça m'ennuierait de faire du copier-coller. Parce que je m'appelle pas Patrice Wallet, je ne m'appelle pas chat GPT. Mais en revanche il a un gros avantage par rapport à moi, c'est qu'il travaille vite. Alors il travaille peut-être pas aussi bien que moi, mais il travaille vite. Donc je profite de sa vitesse qui m'en fait gagner et après bien évidemment je mets ma plume par dessus.
Stéphane Lambert : C'est le meilleur couple. On appelle ça un centaure aux échecs. Et vous monsieur Vincent Gréco, vous l’utilisez un petit peu ?
Vincent Gréco : Alors je l'utilise justement comme tout le monde. C'est-à-dire qu'on est entouré d'IA en définitive. Donc je l'utilise comme tout le monde de l'intelligence artificielle sans le savoir.
Stéphane Lambert : C'est vrai, bonne réponse déjà, absolument.
Vincent Gréco :Et par contre effectivement je n'en fais pas nécessairement un usage personnel et direct parce qu'un peu comme Patrice, je préfère créer moi-même les choses.
Stéphane Lambert : Mais vous, vous trichez, vous avez travaillé dans la haute technologie, vous avez eu une boîte d'informatique durant plusieurs années, donc déjà vous êtes au-dessus du Pékin moyen on va dire si on peut, pour la technologie….
Le parallèle avec l’arrivée du PC chez les particuliers à la fin des années 80 ou d’internet a la fin des années 90 est flagrant : le monde était censé changer, la machine allait remplacer tout le monde… Et au final, seul quelques-uns se sont vraiment appropriés ce nouvel outil pour devenir des experts, voire des consultants spécialistes.
Kasparov s’est fait battre par Deep Blue d’IBM, mais les clubs d’échecs existent toujours et sont toujours animés par des êtres humains. Certes, les grands experts, eux, s’amusent à lutter contre l’IA, ou mieux, à se faire assister par l’IA, ce qui se révèle la plus grande combinaison gagnante.
Idem, les radiologues étaient promis au grand remplacement il y a quelques années. Pourtant, allez faire une radio du genou demain, vous ne verrez pas de grands changements concrets dans la manière de travailler. Sauf si bien sûr, vous allez dans un hôpital privé top niveau qui a misé sur la technologie depuis le tout début de l’arrivée de celle-ci, chose qui existe encore assez peu en France mais que l’on trouve dans plusieurs mégalopoles ultra-modernes sur la planète. Vous voyez l’idée ?
La majeure partie des gens se contente de regarder et de subir, puis de tenter rattraper leur retard quand ils en ont besoin. Il est donc important, pour ceux qui veulent se positionner, de bien prendre, dès son départ, le train de l’Intelligence Artificielle.
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Patrice Wallet
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Avec la Collaboration de
Vincent Gréco
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Agence IDCC
Interview Centrée sur les Métiers de la Communication Vidéo et Visuelle
Podcast Radio :
Stéphane Lambert : Bonjour et bienvenue sur RLP Business numéro 24, votre émission sur le commercial, le Périgord, le management, etc. Aujourd’hui, nous recevons Marie Pierrot de IDCC Bordeaux, et Isabelle Defaye de IDCC Périgueux. Mesdames, bonjour !
Marie Pierrot & Isabelle Defaye : Bonjour, Stéphane.
Stéphane Lambert : Bonjour, merci d’être venue nous voir. Sinon, personne n’est allé se faire soigner dans un hôpital palestinien ce week-end, c’est bon, tout va bien ? :)))
Collégial : Tout va bien :)
Stéphane Lambert : C’est parfait. Aujourd’hui, nous allons parler de nos sujets favoris, en tout cas pour moi je suppose, qui seront la communication, le développement informatique, les systèmes d’information, et tout ce qui va avec. Patrice, tu as passé une bonne semaine ?
Patrice Wallet : Merci, oui, bien sûr. Alors, le sujet d’aujourd’hui, La chronique d’aujourd’hui :
=> Lien vers la chronique sur la surveillance des correspondances privées, la confidentialité professionnelle, et Sound Of Freedom (son + retranscription texte) : Il y a des sujets comme ça…
Patrice Wallet : L’Invité de la semaine, c’est une entreprise locale, une entreprise périgourdine, une entreprise qui travaille dans la communication, le conseil. Je nomme l’entreprise, l’agence IDCC bien sûr, dirigée par Isabelle Defaye, qui est quand même un personnage connu sur Périgueux. Dans les réseaux d’entreprise, on la connaît bien. Isabelle, bonjour:)
Isabelle Defaye : Bonjour Patrice, bonjour Stéphane, merci de nous accueillir.
Patrice Wallet : Isabelle, vous êtes accompagnée de Marie, votre collaboratrice sur Bordeaux. Bonjour Marie.
Marie Pierrot : Bonjour !
Patrice Wallet : Isabelle, Marie, bienvenue sur notre plateau 102.3. Qu’est-ce qu’on peut dire, Isabelle, sur la communication d’aujourd’hui ?
Isabelle Defaye : Alors la communication d’aujourd’hui a bien changé évidemment par rapport à celle que j’ai connue, puisqu’on peut dire que ça fait à peu près une trentaine d’années, plus de trente ans que je suis dans la communication, n’ayant pas fait d’études non plus dans la communication, puisqu’à la base j’ai eu un DEUG de droit, donc rien à voir. Et bon an mal an, j’ai travaillé cinq ans en presse gratuite, et ensuite je suis partie pour faire de la communication également pour le groupe Solocal, qui sont toujours d’ailleurs les pages jaunes. Donc j’ai connu le papier, l’ère du papier, l’ère du Minitel, donc vraiment au fil des années, au fil des décennies, avec l’émergence des start-ups en 99, on en parlait tout à l’heure avec Stéphane.
Stéphane Lambert : Il y a eu du business sur Minitel d’ailleurs.
Isabelle Defaye : Énormément, d’ailleurs, qui ont su rebondir avec les 3615 notamment.
Stéphane Lambert : Et qui se sont ensuite reconvertis durant les années start-up.
Isabelle Defaye : Bien sûr, donc il y a eu beaucoup d’émergence et de fortune qui est faite à ce niveau-là. Donc oui, en termes de communication, aujourd’hui, puisque j’ai eu la chance de pouvoir créer ma propre agence il y a quatre ans, une grosse remise en question, mais toujours l’amour de la communication, bien sûr, là, j’ai vu évidemment un énorme pas qui s’est fait entre il y a 35 ans et aujourd’hui.
Patrice Wallet : Moi, j’aimerais bien Isabelle, comprendre un peu la communication aujourd’hui. Tout le monde en parle. Toutes les entreprises ont ce mot dans la bouche. On a l’impression que même le charcutier a un besoin de communiquer. Alors c’est peut-être un phénomène sociétal, mais qu’est-ce qu’on peut attendre d’une communication professionnelle ? Parce que quand on regarde les réseaux sociaux, il y a tout, il y a n’importe quoi. On pourrait presque dire qu’il n’y a rien. Qu’est-ce qu’on peut attendre vraiment d’un conseil professionnel ?
Isabelle Defaye : Alors, je fais une petite apartée, je rebondis sur ce que tu disais, Patrice. La communication, tu sais qu’à l’époque, les pages jaunes, même le charcutier, le boucher communiquaient.
Patrice Wallet : Tu as raison.
Isabelle Defaye : On retrouvait des encarts publicitaires pour avoir une visibilité. Donc la communication, j’ai hâte de lire le livre que Stéphane a écrit sur la communication stratégie, comme quoi ça remonte même bien plus loin que les années que j’ai pu connaître. Donc la communication, elle est sous toute forme. Pour rejoindre et rebondir sur ce que tu dis aujourd’hui, on a toujours besoin de communiquer. Voilà. Si on veut se faire connaître… Alors déjà pour se faire connaître, il y a aussi fidéliser ses clients, faire connaître son savoir-faire, ce que l’on fait, et ensuite gagner des prospects. Donc en termes de budget, ça va de… On peut communiquer sans non plus dépenser beaucoup d’argent. Aujourd’hui, le monde vous permet par contre, c’est vrai, de pouvoir communiquer même presque gratuitement. Il suffit de savoir créer une page Facebook, de savoir créer une page Google My Business, enfin une fiche Google My Business, faire un peu de réseau, être un peu attentif. Bien évidemment, tout cela est chronophage. Aujourd’hui, on a des organismes qui sont mis à disposition comme la CCI, des organismes publics, qui permettent aussi de conseiller. Donc on a beaucoup de choses qui nous permettent d’être performants et de pouvoir aujourd’hui communiquer à moindre coût. Voilà. C’est du vaste.
Patrice Wallet : Tu as raison. Les possibilités, les moyens, je pense qu’on les a tous, que toutes les sociétés sont conscientes qu’elles doivent être sur les réseaux sociaux, qu’elles peuvent communiquer sur le digital. Mais on a vraiment l’impression, quand on est de l’autre côté, quand on est consommateur, qu’il y a tellement d’informations qui circulent qu’on ne voit plus rien. Parce que tout le monde peut faire des vidéos avec son smartphone, tout le monde les publie, tout le monde fait des posts sur Facebook et sur les autres réseaux. Et à la fin, on se dit, dans tout cet océan de communication, qu’est-ce qu’on en retire concrètement ? J’ai l’impression qu’on a un peu la tête vide à force de les regarder. Sauf que certaines communications ressortent du lot. Et la plupart du temps, c’est des professionnels qui sont derrière parce qu’il faut un savoir-faire. Et j’ai de plus en plus le sentiment qu’on ne peut pas se passer d’un professionnel si on veut être lu, compris et écouté sur les différents médias que l’on a. Est-ce que tu partages ce sentiment ?
Isabelle Defaye : Absolument. Je partage absolument ce postulat.
Patrice Wallet : Et même sur des communications simples. Tu évoquais des communications simples à tous les budgets. Mais tous les budgets, mieux vaut construire sa communication que de filmer n’importe quoi, d’écrire n’importe quoi, n’importe quand. Parce que c’est ce qui va complètement perdre l’auditeur ou le lecteur.
Isabelle Defaye : Et les algorithmes ! On parle des consultants, mais il y a aussi tout le process des algorithmes qui bannissent. Il y a vraiment un savoir-faire. Nous, on travaille beaucoup avec nos clients sur un planning éditorial. Déjà, un petit conseil : Ne jamais mélanger le pro, tout ce qui est professionnel, avec le personnel. C’est rédhibitoire.
Patrice Wallet : Merci pour ce conseil, parce qu’il y a tellement d’entreprises qui font cette erreur…
Isabelle Defaye : Je sais…. En mettant des locations de biens à louer sur sa page pro…
Stéphane Lambert :Et on ne dit pas qu’on cherche un poste de travail en dessous d’une photo de son chat, par exemple. On ne fait pas ça.
Isabelle Defaye : Donc il y a une crédibilité. Vraiment, il faut toujours soigner son image. C’est très important, ne serait-ce que quand on est professionnel. Même quand on recherche, comme tu le dis à juste titre Stéphane, un emploi.
Stéphane Lambert : Oui, un emploi, un client… Par contre, de ce que vous venez de dire, on constate que la communication est associée avec la technologie. Qu’elle est devenue extrêmement technologique à une époque. Et qu’elle est redevenue simplissime d’un point de vue technologique au jour d’aujourd’hui.
Isabelle Defaye : Oui, mais complexe dans la réalisation et dans l’aboutissement. Parce que le but aujourd’hui, c’est comment, sur quel support passer, comment le faire.
Stéphane Lambert : Oui, il y a des multisupports, c’est multivectoriels, mais plus faciles à appréhender peut-être, de manière technique.
Isabelle Defaye : Oui, c’est vrai. Mais par contre, dans le contenu, dans ce qu’on veut diffuser, les périodes dont on veut diffuser. Parce qu’aujourd’hui, on parle tous de TikTok. Mais pour chaque chaîne d’entreprise, tout dépend de la cible. Il y a déjà une cible. Est-ce que vous ciblez des jeunes ? Est-ce que vous ciblez du professionnel ? Est-ce que c’est du B2B ? Ce qu’on appelle du professionnel-professionnel ou du professionnel et consommateur. Ensuite, il y a la manière dont on communique. La récurrence, les supports et le contenu. Parce que, attention ! Il ne faut pas noyer le clic. Il faut de suite attirer, accrocher le consommateur.
Stéphane Lambert : Est-ce qu’on retrouve chez vous cette espèce de segmentation, d’approfondissement technique par segment, par secteur de la communication qu’on retrouve dans tous les métiers liés à la technologie, par exemple ?
Isabelle Defaye : Oui, on le fait. Nous, on travaille beaucoup selon la cible du client et les supports sur lesquels on va travailler, qui ne sont pas du tout les mêmes, les horaires, les jours auxquels on publie, et essayer aussi de se démarquer. Nous, on a une spécificité dans mon agence. C’est ce que j’ai voulu quand j’ai quitté Solocal. Je voulais travailler en exclusivité. Quand je travaille avec un professionnel dans le monde, par exemple dans le domaine de l’isolation, je ne peux pas promettre la pole position et je ne peux pas promettre de travailler en intégrité propre si je travaille pour les autres conf -
Chronique du 18/10/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : La fameuse lutte contre les abus sexuels et le terrorisme ! Après l’Angleterre et les débats de l’Online Safety Bill, l’Union Européenne se place de plus en plus dans une logique de surveillance de masse en temps réel et tente de se diriger vers la fin de la confidentialité de la correspondance numérique. Le projet supposé être voté ce mois-ci aurait pour conséquence le filtrage et l’analyse en temps réel de toutes les conversations en ligne, ainsi que de tous les emails pour tout le monde sans passer par une ordonnance du tribunal ni même d’avoir le moindre soupçon pour quoi que ce soit.
Pour rappel c’est déjà le cas pour tous les courriers postaux qui sont effectués via les services en ligne de la poste. Incidence, si un algorithme classe le contenu d’un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Quand on sait que dans ces services (dont la majorité des agents sont des bac+2, certain moins, et qu’il y a pas mal de turn over), et qu’on adore s’envoyer des photos de gens dans des circonstances qui font rire bêtement, ça risque de vraiment devenir le boxon.
Autre incidence, si vous vous amusez à placer les bons mots clés dans vos conversations et messages, vous pourrez déclencher des enquêtes et des soupçons sur les personnes ciblées.
Et comme ces rapports pourront être remis à d’autres pays sur demande (suivez mon regard), notamment des pays qui ont déjà nos email, nos contacts professionnels, nos contrats, et tout ce que l’on fait au niveau économique, ce sera la porte ouverte pour tous les services de renseignements et les pirates (qui évidemment, ne se libèrent jamais de ces choses-là), sur toutes les conversations et tous les courriels. Et tout ceci, nous dit-on, pour lutter bien évidemment pour les enfants, contre la pédophilie, et contre le terrorisme.
Est-ce que quelqu’un a un avis sur le sujet ?
Patrice Wallet : Alors un avis, pas sur ce que tu viens de dire, mais je rebondirai sur le problème de la confidentialité. La confidentialité professionnelle est un sujet qu’on aborde peu, mais qui est plus qu’important parce qu’on a une confidentialité industrielle, une confidentialité technologique, une confidentialité concurrentielle… Et le fait de pouvoir être écouté simplement aujourd’hui par des technologies assez simples et avec des organismes qui revendent en plus les données, pose un gros problème pour pas mal d’entreprises françaises qui se posent la question d’ailleurs pour certaines si elles restent sur le territoire français, parce que c’est un domaine et c’est un sujet pour eux. La confidentialité peut être la clé pour développer une entreprise, ou la crasher.
Stéphane Lambert : Absolument. Il faut d’ailleurs savoir que via le Patriot Act, tout ce qui rentre sur le territoire américain est consultable par les américains. Donc je suppose que tous les gens qui utilisent les produits Microsoft ou Google en ligne savent que les informations, leurs agendas, leurs contacts professionnels, donc leur activité économique est ouverte aux personnes bien renseignées aux USA, qui partagent avec Israël et l’Angleterre. Donc il faut en être conscient, et c’est comme tu le dis. On sait d’ailleurs que Google ouvre une société par semaine quasiment depuis plusieurs années, et ne se lance pas dans certains secteurs, justement pour ne pas crasher l’économie mondiale.
Alors pendant cette semaine, pourtant, j’ai regardé un film polémique : Sound of Freedom, dont on a beaucoup parlé durant l’été parce que soi-disant c’était pas bien, c’était complotiste, tout ça et tout et tout.
Donc je l’ai regardé, et je n’y ai rien trouvé de polémique.
Il s’agit d’un film policier, d’action, de cinéma, où un agent des services US fait libérer des enfants victimes de la traite à la frontière US/mexicaine, et puis il démissionne, remonte la filière… Il y a quelques scènes de combat. On montre un peu les muscles, il y a deux trois armes… Il va libérer les gosses qui sont exploités par des trafiquants de drogue dans la jungle colombienne. C’est une histoire vraie, qui est tournée un peu comme Narcos (pour ceux qui connaissent) avec à la fin les photos des vraies personnes qui ont vraiment fait cette opération il y a quelques années. Et puis une page qui indique le nombre d’enfants concernés par la traite dans le monde, et le poids économique de cette activité très malsaine.
Donc il n’y a pas de politique. Il n’y a pas de secte satanique. Il n’y a aucune parole… On est bien loin du complotisme, et on a mal à comprendre pourquoi tout le monde a fait une hystérie sur ce film l’été dernier.
Mais bon, la pédophilie, les trafics de drogue, tout ça, c’est bien d’en parler quand on vous pique vos sous et vos libertés, mais visiblement ce n’est pas bien d’en parler quand ça concerne des vrais gens et des vraies filières.
Allez comprendre : il y a des sujets, comme ça...
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Cette semaine, il s’est quand même passé certaines petites choses :
Nous parlerons du piratage de 23andMe, qui est une société qui collecte les codages génétiques, les gènes des utilisateurs. Je m’y suis inscrit, ils ont trouvé que j’avais les yeux marron, les cheveux bruns, et pleins de trucs, etc. C’est très intéressant, et on participe à l’évolution de la science. Seul problème : ils se sont fait hacker. 7 millions d’utilisateurs de l’entreprise, qui sont majoritairement des juifs ashkenaze, se sont retrouvés sur le dark web. Donc le code génétique de 7 millions de personnes se balade sur le web, ça pose quand même quelques petits problèmes.
Je voulais aussi parler de la méthode des 4L, dont on entend énormément parler sur internet aujourd’hui.
Les 4L :
Low Cost : peu de sous, de coûts, de critères économiques.
Low Human : qui nécessite peu d’humains.
Low Complexity : qui nécessite peu de complexité.
Low Tech : aucun besoin d’une dépendance de techniciens, développeurs et autres.
C’est comme ceci que des gens font actuellement des fortunes sur internet : en simplifiant au maximum.
Prenons par exemple la War Room d’Andrew Tate. Andrew Tate est une personnalité extrêmement sulfureuse, mais qui a appliqué les 4L :
Low Cost : pas de publicité, acquisition via le trolling. Il trolle, il provoque, donc il y a des gens qui viennent le voir.
Low Human : Il y a un seul administrateur, c’est lui.
Low Complexity : il n’y a pas de funnels de vente, il n’y a pas de bump, il n’y a pas d’upsell, il y a une seule page Web, très simple.
Low tech : un groupe télégramme.
Le résultat ? 2500 membres qui déboursent 5000 € chaque année, ce qui équivaut à 12,5 millions de $ par an. Le réseautage, encore et toujours, est un business modèle qui fonctionne.
Autre moyen de faire du business : la technologie pure. Comme d’habitude, le jeu, les loisirs, l’argent, les interdits, sont des locomotives d’évolutions technologiques et de changement.
Patrice : Et cette semaine Stéphane : alors qu’as tu fait cette semaine ?
Je me suis plongé dans le phénomène Stable Diffusion, qui fait des images par Intelligence Artificielle. On crée des modèles, des tensor flows, et on fait de la génération d’images. Je sais aujourd’hui prendre plusieurs photos pour entraîner un modèle, et placer des visages sur absolument n’importe quelle photo que je génère ou que je récupère, voire des petites vidéos (au revoir les applis payantes). Et visiblement, il y a du business.
Pour comprendre, je suis allé fréquenter des lieux infréquentables, et le modèle commercial ne s’est pas fait attendre. Donc, vous connaissez mon métier : c’est analyser, essayer de comprendre, puis expliquer de manière pédagogique en vulgarisant, pour ensuite optimiser.
Sachant qu’un profil Onlyfan ou Tik Tok peut rapporter beaucoup d’argent, surtout s’il est bien travaillé par une agence prenant en charge le relationnel et les messages, une bonne image sous le manteau peut se négocier jusqu’à 2000 euros. J’ai découvert ça. C’est absolument énorme. Donc on peut créer un compte Tik Tok, Instagram, OnlyFan etc, et qu’il soit vrai et réel a maintenant de moins en moins d’importance. Il y a des agences spécialisées dans le suivi. Il suffit d’avoir plusieurs centaines de milliers de followers, et on peut vendre une dizaine d’images par soir. Ca fait un chiffre. Surtout que maintenant, l’image, on peut la générer depuis son ordinateur, sans avoir besoin de vrais modèles ni de studios de photographie.
Mieux ou pire que les purs films de science-fiction, le biz sur internet, tout un programme !
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Chronique du 11/10/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Chronique du 04/10/2023 sur RLP 102.3FM
Bonjour.
Il se trouve que le congrès argentin a approuvé un projet de loi qui supprimera l’impôt sur le revenu pour presque tous les travailleurs, et ce jusqu’à 15 fois le salaire minimum (On va juste parler de salaire minimum parce qu’autrement cela n’aura aucun sens).
Donc, j’ai regardé un petit peu sur Internet : les rentrées fiscales pour la France en 2022 sont de 450 milliards dont 23,8% d’impôt sur le revenu, 38% de TVA, 19% d’impôt sur les sociétés et 19,5% d’autres recettes.
Mais ça, c’est l’arbre qui cache la forêt. Parce que dans l’International Tax Competitiveness Index pour les pays développés, nous sommes derniers, à la 38ème place des pays les plus imposés devant le Danemark. On a même sur les travailleurs un « burden », un poids de 47%, qui est le plus grand des pays de l’OCDE.
Alors, hôpitaux surchargés, écoles catastrophiques, soins non remboursés… Mais où va l’argent ?
Une remarque, quelqu’un, peut-être ? Non ? Les expressions du visage dans le studio suffisent à mon bonheur:)))
À l’heure où tout le monde s’oriente vers un Elyséum avec quelques privilégiés, et 0,1% ayant accès à tout, tandis que les autres travaillent pour eux, voir deviennent peu à peu leurs esclaves... Comment se libérer de ce schéma ?
Sans faire du Tugan Bara (pour ceux qui connaissent), affinons un peu sociologiquement cette analyse : Le racket s’effectue sur la classe moyenne. Les très riches ne payent pas. Les très pauvres ne payent pas. Donc restent seulement les cadres, les ingénieurs, les indépendants, les petits patrons de TPE/PME qui se font en permanence allumer, qui s’appauvrissent, et qui voient se profiler le piège pour eux, et surtout pour leur descendance.
Pourtant, il aurait été simple de changer cela. Il suffisait de rejoindre les manifestants d’un petit mouvement populaire coloré ayant eu lieu en France il y a quelques années, et de faire quelques grands changements, voir une révolution.
Et bien non, ils n’ont pas voulu : ce n’était pas bien, ce n’était pas propre, il y avait une mauvaise image, la peur de passer pour un pauvre etc.
Mais maintenant, c’est trop tard. Le moment est passé. Tant pis.
Vous avez choisi votre petit confort, quand les autres tentaient de se battre pour vous ?
Eh bien, payez maintenant !
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Chronique du 05/10/2023 sur RLP 102.3FM, par
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Chronique du 27/09/2023 sur RLP 102.3FM
Stéphane Lambert : Alors, mon nouvel ami s’appelle Claude. Claude est une intelligence artificielle, une AI, développée par la société Anthropic. C’est extraordinaire, il m’apprend des trucs, il m’aide à coder, il me répond. Pour les questions techniques, il est bien plus fort que ChatGPT. D’ailleurs, Amazon ne s’y est pas trompé, qui va investir 4 milliards dans la société Anthropic, qui est en fait un rival d’OpenAI.
Tout ceci est tellement que les spécialistes du secteur estiment que nous passons un cap civilisationnel, le même que celui de l’arrivée des PC dans les années 90. Il y a ceux qui sauront l’utiliser et les autres.
Alors, il y a le pour, et il y a le contre. Il y a Laurent Alexandre qui nous parle des QI de 150 qui vont survivre, et des autres qui seront les désespérés du nouveau monde. On se rappelle également de la pauvreté des travailleurs du 18ème siecle après l’arrivée des machines à tisser, et nous savons aussi que toute révolution technologique induit une réduction des libertés : On voit bien qu’aujourd’hui, on arrive en mécanique des déplacements à 30 à 40 km heure en rayon d’action réduction réduit. C’est à peu près ce que les gens du Moyen-Âge avaient avec les chevaux, mais sans les feux rouges, sans se garer, sans tout ça, donc sans les contraintes et autres.
Alors, le bon côté, les mauvais côtés, qu’est-ce que tu en penses toi Patrice ?
Patrice Wallet : Moi, je suis d’un esprit positif de base, donc l’intelligence artificielle, c’est bien nous qui l’avons créée, c’est une invention humaine, donc c’est un outil, ça restera un outil. Alors, comme toute invention, ça fait peur au démarrage parce qu’on ne sait pas trop comment l’utiliser, qu’est-ce qu’on va en faire. Aujourd’hui, on pense qu’on peut craindre que l’IA mange carrément l’homme et remplace l’homme. On a eu cette crainte-là à l’arrivée des PC, on a eu d’autres craintes similaires, il n’en est pas moins qu’il faut toujours se souvenir que c’est une invention humaine et qu’elle est là pour nous servir. Et bien évidemment, ça ira toujours dans ce sens-là, hormis qu’il va falloir suivre la société, suivre la technologie, et certains métiers existants aujourd’hui vont disparaître, ça c’est une évidence, comme ça a déjà été le cas dans le passé. Mais ça, c’est nous qui souhaitons, enfin quand je dis nous, c’est l’humanité, parce qu’on est gourmand de services, on est gourmand de plein de choses et donc il y a de la casse et il y a de la reconstruction, c’est notre mode de fonctionnement.
Stéphane Lambert : Alors il y a effectivement des bons côtés, par exemple en ce moment j’ai trouvé Le Bon Coin, Rakuten, Paru Vendu, je publie plein d’annonces suite à des ventes de biens familiaux et autres.
Si jamais l’AI pouvait seulement m’aider à la création des annonces et à leurs duplications d’une plateforme a l’autre… Ces interfaces sont complètement buggées, développées par des informaticiens, des techniciens, des ingénieurs qui sont peut-être très très forts mais qui n’utilisent pas leurs outils, ou qui n’ont jamais pris le temps de regarder les utilisateurs qui utilisent leurs outils. C’est quand même bien dommage. Mais bon, eux finiront remplacés par les AI… Voilà, ça fait partie des mauvais côtés. Beaucoup de gens sont remplacés. Les supports clients sont remplacés...
Je pense qu’il ne faut pas mettre ses enfants, effectivement comme tu l’as dit, en école de secrétariat.
Et il y a encore aujourd’hui des jeunes qui vont en fac de droit. On se demande d’ailleurs pourquoi on va encore en fac de droit lorsqu’on regarde ce qui se passe au niveau de l’AI.
Et parmi les mauvais côtés, et bien écoutez, je vous annonce l’apparition de WormGPT, qui est une AI Black Hat que l’on paye en crypto, qui est spécialisée dans le hacking et les mauvaises choses et les mauvais comportements, toute bonne évolution ayant forcément son pendant en mauvaises choses… Alors de manière, tiens, très bizarre, WormGPT est sorti il y a quelques semaines et l’on trouve depuis samedi dernier une base de données de plus de 190 000 adresses mails et mots de passe disponibles en libre accès sur le dark web, avec des extensions en gouv.fr : en finance.gouv.fr (bon eux c’est moins important, petite pique au passage :), aviationcivil.gouv.fr (hmmm…), intérieur.gouv.fr, défense.gouv.fr… C’est-à-dire que tous nos emails confidentiels avec les mots de passe sont en ligne. Cela veut dire que les gens gèrent leurs mots de passe en clair. Et cela veut dire que toute cette information est aujourd’hui disponible par toutes les personnes intéressées, et dans le monde entier.
Dans le même temps, les gens de Microsoft qui faisaient la recherche sur l’intelligence artificielle ont accidentellement libéré 38 terabytes (des teras, pas des gigas mais bien des teras), avec tous leurs utilisateurs et tous les fichiers partagés par Microsoft sur l’IA.
Donc effectivement, oui, on peut s’attendre à une certaine fête dans les années qui viennent. N’oubliez pas de changer vos mots de passe !!!
Alors l’IA, oui, mais l’IA n’a pas de vision, elle n’a pas d’ouïe, elle n’a pas de touché, elle n’a pas de sensation. Tout ce qui provient de l’IA est statistique. Donc il y a uniquement des caractères. Donc du texte. Tout ce qu’elle dessine, fabrique, compose, est à base de texte. Sachant que d’après la loi de Moore, la puissance de développement double chaque année, nous ne sommes qu’au début. Ce n’est que le début de quelque chose de grand, basé sur des statistiques, des caractères et du texte.
Comment disait-on déjà ?
Ah oui : au commencement était le verbe.
Et nous y sommes !
Image générée par Stable Diffusion Web UI en local sous Linux Mint
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Chronique du 27/09/2023 sur RLP 102.3FM, par
Stéphane Lambert
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et
Patrice Wallet
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La Forge Digitale
Interview Centrée sur les Métiers de la Communication Vidéo et Visuelle
Podcast Radio :
Stéphane Lambert : Bonjour et bienvenue sur RLP Business n°20 avec Stéphane et Patrice, votre émission sur l’entreprise, le management, le commercial, l’économie en Périgord et ailleurs. Patrice, bonjour, tu vas bien ?
Patrice Wallet : Bonjour à vous tous, très bien, merci.
Stéphane Lambert : Très bien, très bien, ces embouteillages a Périgueux, c’est quand même quelque chose, il faudra quand même en parler un jour, il faudra optimiser un peu le trafic. Alors aujourd’hui, nous recevons La Forge Digitale, c’est une force cette forge. Vidéo et images numériques avec Florian et Seb. Messieurs, vous allez bien ?
Florian Houliat : Très bien, merci.
Sébastien Chêne : Parfaitement.
Stéphane Lambert : Les deux sont avec nous et les micros marchent, c’est déjà un bon début. Alors, nous allons partir tout de suite avec les actualités.
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Stéphane Lambert : Alors, la vente de carburant à perte durera six mois à partir de début décembre, annonce Bruno Le Maire. Bruno Le Maire, c’est celui qui voulait ruiner l’économie Russe. Donc, on va rappeler ici que les taxes présentent entre 50 et 60 % du prix du carburant à la pompe. Messieurs, vous, ça vous intéresse de vendre à perte ?
Florian Houliat : On évite le plus possible.
Stéphane Lambert : Oui, il me semble que c’est interdit par la loi en plus. Nous avons les dirigeants de Leclerc, de Carrefour, Intermarché, de Système U, de Casino et d’Auchan qui ont exprimé leur opposition unanime à la revente à perte du carburant sur les parquets de leur hypermarché. C’était vraiment une idée lunaire. L’économie lunaire, c’est Bruno Le Maire.
Patrice Wallet : Alors, l’invité de la semaine, c’est la Forge Digitale. Deux messieurs, deux jeunes hommes, Sébastien Florian, Périgourdin, tous deux. Pourquoi la Forge Digitale ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous tapez du maillet, vous cassez du digital, vous aimez pas le digital, c’est ça ?
Sébastien Chêne : Bien au contraire ! L’idée, c’est de forger tous les outils qu’on a à notre portée pour apporter des solutions digitales, justement, à tous les commerçants et les entrepreneurs qu’on a dans la région.
Patrice Wallet : Donc, vous êtes plus dirigé dans le digital sur l’image, bien évidemment, l’image, la vidéo, parce que vous faites, vous produisez du film, vous produisez de la vidéo pour vos clients. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? C’est quoi d’ailleurs la vidéo aujourd’hui en digital ? C’est des films d’une heure ? A quoi ça sert ?
Sébastien Chêne : On est surtout sur du contenu très court maintenant. La consommation, c’est beaucoup les réseaux sociaux, du TikTok, du Instagram. Les entreprises ont besoin de se positionner sur ces réseaux-là. C’est très important. Il n’y a plus de films d’une heure ou même de cinq minutes pour les entreprises. Ça devient très compliqué. Les gens n’ont plus cette éducation-là à consommer du contenu comme ça pendant longtemps.
Stéphane Lambert : Ils veulent du « meme », des spots de quelques secondes, des shots.
Sébastien Chêne : Plus c’est court, plus c’est impactant. Et c’est là que notre métier est important à nous. C’est de mettre en avant le besoin de l’entreprise avec qui on travaille dans un format très, très court pour que le viewer puisse le plus rapidement possible avoir l’info avant de passer à autre chose.
Patrice Wallet : C’est hyper compliqué ce que vous êtes en train de dire. Parceque c’est écrire une histoire. Quand une entreprise a besoin de communiquer quelque chose, communiquer c’est très difficile. La plupart du temps, on a quand même des choses à raconter. Comment on raconte des choses en quelques secondes ?
Florian Houliat : On fait appel à nous plusieurs fois. On fait plein de petits contenus courts pour créer ce storytelling et au fur et à mesure raconter l’histoire en plusieurs fois. C’est pour ça qu’il y a une récurrence aussi dans notre métier.
Patrice Wallet : Pour vous présenter un peu plus, Florian, vous, c’est la vidéo, c’est prendre de l’image, c’est monter le film publicitaire. Et toi Sébastien, je vous tutoie tous les deux, d’ailleurs parce qu’on se connaît quand même depuis quelques temps. Sébastien, toi par contre, c’est le drone, c’est ça ?
Sébastien Chêne : Exactement.
Patrice Wallet : Toi en réalité, tu prends de la hauteur. Tu es le ballon dirigeable de la vidéo.
Sébastien Chêne : C’est ça, exactement. Je prends pas mal de hauteur. Et donc la vidéo va avoir plusieurs applications. Notamment, on va pouvoir l’utiliser pour faire une analyse technique de certains lieux ou alors de la vidéo de promotion qui va être greffée ensuite dans les projets. Donc certaines séquences, là encore très courtes, vont être extraites. Donc on va pouvoir passer plusieurs heures sur un endroit et au final sortir quelques secondes qui seront utilisées dans un spot.
Florian Houliat : C’est la complémentarité des supports. C’est pour ça que le drone est important dans une vidéo. Comme moi, je suis important de filmer à la main, de pouvoir varier les plans. Si on fait une vidéo de cinq minutes que de drone, c’est pas intéressant.
Patrice Wallet : C’est vraiment dans votre métier et nous dans notre consommation, c’est vraiment ce qui a changé en très très peu de temps parce qu’il y a quelques temps de ça, il y a quelques années, mais courtes années, on aimait faire des films d’entreprises, de présentations d’entreprises qui duraient la vie d’un film. Ça faisait chier à tout le monde. Sauf que ça faisait plaisir à l’entreprise qui passait commande parce qu’elle avait un film comme une vraie histoire. Comme un court-métrage. C’était hyper excitant pour eux. Idem pour les produits publicitaires. On aimait bien, enfin le client aimait bien, prendre le temps d’expliquer son produit en long en large et en travers. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Aujourd’hui, en quelques images, il faut que le consommateur, le lecteur, puissent comprendre le message qu’on veut faire passer. Et ça, c’est votre métier.
Sébastien Chêne : Exactement.
Patrice Wallet : Qu’est-ce qui vous a fait arriver ? C’est quoi votre parcours ? Vous êtes né, vous êtes tous les deux périgourdins ou pas ?
Florian Houliat : Oui, tout à fait.
Patrice Wallet : C’est les enfants du pays.
Sébastien Chêne : Je suis parachuté, moi.
Patrice Wallet : T’es parachuté ? T’es arrivé quand, toi ?
Sébastien Chêne : Je suis un croisement corrézien et charentais. Né à Orsay, intérieur périgueux.
Patrice Wallet : T’es compliqué, toi. Tu m’étonnes que tu pilotes des drones:) Qu’est-ce qui vous a amené à ce métier-là ?
Florian Houliat : Moi, ce qui m’a poussé là, c’est que j’ai été graphiste pendant un temps. Et c’était très compliqué d’obtenir du contenu de qualité. C’est-à-dire, quand on m’envoyait des photos produits, c’était pas forcément bien fait ou très compliqué et pas adapté aux besoins que moi, j’allais en avoir pour pouvoir le transformer derrière. Donc, je me suis lancé à faire un petit peu de photos. Donc, j’ai commencé à prendre quelques produits en photo, ce genre de choses. C’est pour ça que je me suis un peu glissé là-dedans. J’ai toujours fait un peu de la vidéo. Je ne m’en étais pas rendu compte, en fait. J’ai toujours fait de la vidéo, même plus jeune, avec le caméscope de mon père ou aller se filmer entre potes quand on allait au skatepark ou ce genre de choses et à faire des petits montages derrière. Mais jamais je m’étais dit que ça pourrait être un métier un jour et être utile derrière. Et je m’en suis rendu compte, justement, par mon parcours de graphiste où j’ai fait de la photo pour moi me fournir du contenu. Et j’ai découvert, un peu par le biais du matériel photo maintenant qui permet de faire de la vidéo de très grande qualité, que la vidéo, c’était un super outil derrière et dont le drone, derrière.
Stéphane Lambert : Graphiste, graphiste, graphiste 2D ou graphiste 3D ?
Florian Houliat : 2D.
Stéphane Lambert : 2D. Sur quels outils tu as commencé ?
Florian Houliat : Sur Photoshop.
Stéphane Lambert : Donc, tu es Photoshop, tu es plutôt Windows, tu es plutôt Mac ?
Florian Houliat : Non, je suis sur Mac et je n’utilise plus du tout Photoshop ni Adobe.
Stéphane Lambert : Alors, le vrai graphiste qui est effectivement sur Mac a peut-être connu les écrans Sony avec les fils de plomb à l’époque. C’est possible ?
Florian Houliat : Non, pas tant que ça.
Stéphane Lambert : Actuellement, tu travailles sur quoi ?
Florian Houliat : Maintenant, je suis sur un MacBook. MacBook Pro.
Stéphane Lambert : D’accord, mais comme outil, c’est plus Photoshop ?
Florian Houliat : Non, plus du tout.
Stéphane Lambert : Plus du tout.
Florian Houliat : Je n’utilise plus du tout la suite Adobe parce qu’au bout d’un moment, j’ai eu un ras-le-bol de voir que c’était une très grande société et que dedans, ça ramait. Il y avait beaucoup de bugs, il y avait des crashes réguliers. Donc, je me suis tourné vers Affinity, ça s’appelle. Et c’est une suite, ça ressemble comme deux gouttes d’eau à la suite Adobe. C’est optimisé, ça a été primé par Apple. C’est un studio qui est beaucoup moins important qu’Adobe. Donc, c’est quelque chose où on sent que derrière, il y a une envie de bien faire et de faire quelque chose de très chiadé et de très propre. Et ça doit faire 8 ans que j’utilise constamment ces outils-là et je n’ai jamais réellement eu besoin de revenir sur Adobe.
Stéphane Lambert : Oui, c’est intéressant de voir que cette espèce d’hégémonie qu’avait Adobe à une époque est en train de se disperser, qu’on est de plus en plus nombreux à avoir des outils alternatifs qui fonctionnent très bien.
Sébastien Chêne : Oui, mais précision en plus, notamment en termes de budget. Le microcosme Adobe, ça va être de l’abonnement.
Stéphane Lambert : Oui,... -
Olivier Suptil, AgenzWeb
Interview Centrée sur les métiers de la Communication et d'agence web en 2023.
Podcast Radio :
Stéphane Lambert : Bonjour, bonjour, bonjour et bienvenue sur RLP Business numéro 19 avec Stéphane et Patrice et aujourd’hui, effectivement, aussi, Olivier Suptil : . Alors, première émission de rentrée, émission numéro 19 sur l’entreprise, le management, le commercial, l’économie en Périgord et ailleurs, donc en début septembre. Pat, bonjour, tu as passé un bon été ?
Patrice Wallet : Un super bon été avec espadrille, crème solaire, mojito. Je sais vachement bien le faire et je le fais toujours aussi bien.
Stéphane Lambert : Ça sent l’activité à plein feu.
Patrice Wallet : Oui, tout à fait, j’ai encore gardé les espadrilles, bon, je suis revenu quand même dans le monde du travail, mais avec les espadrilles.
Stéphane Lambert : D’accord. De mon côté, j’ai eu un été un petit peu consciencieux, et beaucoup de travail. J’ai terminé un ouvrage dont on parlera, j’espère, dans quelques semaines, que tu pourras chroniquer, sur les stratégies de communication numérique, avec histoire et mise en pratique. C’est un travail d’un peu plus de deux ans qui part de l’histoire de l’informatique, qui traverse l’AT, la PNL, l’arrivée de la communication en dehors de l’informatique, puis sur l’informatique et jusqu’aux outils d’aujourd’hui, les intelligences artificielles. Avec des ateliers et autres, donc un été studieux. Avec la réécriture aussi de mon site internet irlandais, dublinwork.com. Pour ceux qui veulent aller voir, je posterai des petites vidéos sur le blog dans les jours qui viennent. Donc un été studieux. Aujourd’hui, c’est intéressant parce qu’aujourd’hui, on accueille un collègue, et plus qu’un collègue, c’est un confrère en fait, parce qu’il est diplômé de l’ESGI, l’École Supérieure de Génie Informatique, et moi aussi. Donc aujourd’hui, c’est Olier Suptil, Agence Web, quelqu’un qui fait à peu près le même métier que moi, qui a fait la même école que moi, c’est parfait, c’est génial, on y va, tout de suite, ne bougez pas, c’est juste après ça.
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Patrice Wallet : Olivier, bonjour, bonjour Olivier, Olivier est un jeune périgourdin, et il nous a rejoints dans notre beau département il y a un peu plus d’une année maintenant, je crois Olivier.
Olivier Suptil : : Deux ans même maintenant.
Patrice Wallet : Deux ans, le temps passe vite, Olivier vit sur Bergerac, il travaille bien sûr pas uniquement sur Bergerac. Olivier a une agence web, une agence de communication. Il va nous en parler un peu plus bien évidemment. Écoute Olivier, explique-nous déjà dans un premier temps, quels sont tes domaines d’activité ?
Olivier Suptil : : Alors c’est assez large, assez large parce qu’on va travailler sur tout ce qui est communication, c’est-à-dire voir le besoin d’un entrepreneur, voir ce dont il a besoin pour se faire connaître et essayer de définir le meilleur média pour qu’il puisse atteindre son objectif. Donc ça peut très bien aller du site internet, ça peut très bien aller du flyers, du covering de voitures, de à peu près tout ce que tu veux.
Patrice Wallet : C’est important ce que tu dis Olivier parce que la plupart du temps quand on reçoit des spécialistes en informatique et en communication, ils commencent toujours leur intervention par le produit qu’ils le vendent. C’est-à-dire qu’il y a des créateurs web qui mettent tout de suite en avant les sites internet, d’autres vont parler de community manager, mais en réalité on oublie franchement et assez souvent, on entend moins en tout cas, la raison première c’est-à-dire l’objectif, c’est-à-dire le besoin du client, et toi tu viens de le mettre en avant. Merci parce que moi je suis issu du commerce, et le commerce c’est rien si on ne s’intéresse pas avant toute chose au client. Donc en effet, toi tu vas pouvoir l’accompagner dans sa stratégie de communication et après définir avec lui les supports, j’ai envie de dire les meilleurs supports en fonction de ses objectifs. C’est bien ça ?
Olivier Suptil : : C’est exactement ça. C’est-à-dire que tu peux très bien avoir un entrepreneur qui a besoin d’un site internet, qui le sait, qui l’a défini en amont, par contre il peut ne pas savoir et là on va faire une étude de la concurrence, on va faire une étude de ses clients, on va faire une étude, on va vraiment définir qu’est-ce qu’il veut, qu’est-ce qu’il recherche, définir le média et là on va pouvoir ensuite partir de cette recommandation.
Patrice Wallet : On entend souvent dans les entreprises, quand moi aussi je guide des chefs d’entreprise sur leur développement, sur comment se développer, j’entends souvent oui on a un site internet mais de toute façon il est beau, mais il ne nous sert à rien… Ou alors on fait oui on a des réseaux sociaux, on fait des posts mais ça ne nous amène jamais de clients, on entend souvent ça et j’aime bien d’ailleurs ce que tu dis, je rebondis dessus parce que souvent en effet on a oublié le besoin du client ou le client ne s’est pas bien exprimé au départ en disant qu’est-ce qu’il souhaitait parce qu’un site web, on peut dire que tout le monde en a un, je parle d’entreprises qui existent, on peut refaire un site web bien évidemment mais à la base c’est de dire qu’est-ce qu’on en attend, qu’est-ce que l’on veut parce qu’il y a des fois le site web n’a aucune nécessité dans la stratégie de l’entreprise.
Olivier Suptil : : Effectivement en fait tu peux ne pas avoir besoin d’un site. Déjà aujourd’hui tu as deux tiers des sociétés qui n’en ont pas.
Patrice Wallet : C’est énorme quand même, je n’aurais pas pensé.
Olivier Suptil : : Tu peux avoir des entreprises, des artisans qui n’ont pas le temps, ils en ont besoin, ils en ont l’envie, mais ils n’ont pas le temps de le faire et c’est vrai que quand nous on va les appeler pour les prospecter, puisque c’est le terme, ils vont nous dire j’ai cinq minutes à vous concentrer. Donc à partir de là définir un site internet, leur communication en cinq minutes c’est ultra compliqué. Après ils peuvent ne pas avoir besoin de ça, juste avoir une visibilité sur Google, ça peut très bien suffire pour un artisan où il faut la Google My Business peut-être avec son numéro de téléphone, son adresse, le secteur sur lequel il travaille et ça peut peut-être entièrement suffire.
Patrice Wallet : Alors moi en tant que consommateur avec ma casquette de
client potentiel, c’est vrai que quand je cherche un artisan, ce qui m’intéresse déjà c’est d’en
trouver un, c’est-à-dire de trouver une compétence avec une adresse et un numéro de téléphone et
éventuellement par curiosité voir sur les réseaux sociaux s’il est connu, s’il fait des
choses, s’il est recommandé. Mais un site internet pour un maçon ou un site internet pour un
électricien, j’ai envie de dire en tant que consommateur ça m’apporte pas grand-chose.
Olivier Suptil : : Après la seule chose que tu vas pouvoir voir ça va être les réalisations. Maintenant chaque photo, tu sais ce que c’est, les photos, est-ce que ce sont vraiment ces photos, est-ce que les photos sont prises par un photographe et du coup avec l’angle qui va bien, tu peux toujours être entre guillemets biaisé par rapport à ça.
Stéphane Lambert : Oui bon après le site internet aujourd’hui c’est un outil comme une carte de visite il y a quinze ou vingt ans, c’est pas forcément la carte de visite qui t’apporte des clients. Mais si tu n’en as pas... Moi ce que je veux maintenant, dans la voiture, c’est savoir qui se trouve à proximité de là où je suis dans tel ou tel service. Donc il faut que tu aies une page web, éventuellement avec un formulaire de contact ,mais surtout ce que tu fais dans les mots clés, ton adresse avec tes coordonnées comme ça là pour que depuis ta voiture sur ton iphone tu claques « je cherche un pressing tout de suite autour de moi » et on t’envoie à cet endroit-là. Ça ne sert plus qu’à ça, le côté technique est très faible aujourd’hui dans la partie création Internet.
Olivier Suptil : : T’as entièrement raison, c’est pour ça que tu as aussi ce qu’on appelle la Google My business. Quand tu vas sur google tu t’appelles le nom d’une entreprise, c’est ce qui apparaît sur le côté avec des photos avec les avis et en fait ça c’est ce que tu dis, c’est la carte de visite de l’entrepreneur et on va pouvoir savoir, avoir les informations tout de suite, les informations importantes.
Patrice Wallet : Oui parce que tout ne passe pas par un site internet magnifique ou tout ne passe pas par j’ai envie de dire une fréquence de publications sur les réseaux sociaux du style 3 à 4 postes par semaine. La communication est un ensemble de choses. La communication est en fonction de l’activité du client et en fonction de ses objectifs. Après c’est un choix.. Le mieux adapté pour réaliser ce que le client veut faire, mais c’est pas une course non plus spécialement à avoir toujours le plus beau ou le plus high tech.
Olivier Suptil : : Et ça va également dépendre de ce que tu veux faire, tu as peut-être un événement que tu veux mettre en avant donc tu vas pas tous les jours poster sur internet que tu vas faire un événement de tel jour. Mais par contre tu vas peut-être vouloir faire un événement au milieu de la ville donc on peut faire un street marketing avec des flyers, avec des gens qui sont en vélo, avec pas mal d’affiches qui préviennent en amont.
Patrice Wallet : Alors c’est ce qui m’a surpris d’ailleurs dans nos échanges avant l’émission et puis on se connaît depuis déjà un petit moment donc on papote mais quand tu parles de la communication, alors c’est vrai que ton agence s’appelle agence web donc obligatoirement on te voit, on te classe quelque part dans la boîte du digital, du numérique et puis dans la discussion ou dans tes préconisations tu vas parler en effet de flyers, tu vas parler même d’impression sur des t-shirts,... - Laat meer zien