Afleveringen

  • Coupe du monde et présence chinoise en Afrique au sommaire de ces 50 minutes. La Coupe du monde de football pour commencer. Au Mexique, Canada, États-Unis, les matches s'enchainent. Finale le 19 juillet. Chaque pays vibre à son heure. Cette semaine France/Sénégal. Score 3-1 pour la France avec un doublé de Mbappé. Sur le sol français, un moment fort... En seconde partie d'émission, Igor Strauss nous transportera en Zambie, un des pays africains toutes proportions gardées qui connait une des plus fortes présences, voire une des plus fortes pressions chinoises. L'emprise se fait notamment par les mines et nous reviendrons également sur la catastrophe de Sino-Metals...

    France-Sénégal : une histoire de binationalité

    Parmi les 1 248 footballeurs sélectionnés, 75 sont nés en France, mais représentent une autre nation. À elle seule, la sélection du Sénégal compte 10 joueurs dont le cœur et surtout le passeport auraient pu valoir un appel pour défendre le maillot Bleu et son Coq.

    24 ans après la victoire des Lions de la Teranga au Mondial 2002, le Sénégal et la France se retrouvent ce soir dans le New Jersey. Une rencontre qui dépasse le sport entre deux pays, toujours liés depuis la colonisation… Ce qui rend difficile le choix pour certains supporters.

    Un Grand reportage de Babacar Diarra qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

    Frontalière de la République démocratique du Congo, la province de la Copperbelt, en Zambie, possède d’immenses réserves de cuivre et d’autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent accaparer ces minerais, utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.

    Un Grand reportage de Igor Strauss (en compagnie de Yang Mei) qui s'entretient avec Jacques Allix.

  • Ces femmes ont porté et mis au monde des enfants qui dérangeaient l'ordre colonial d’avant 1960. Certaines ont dû les cacher, fuir avec eux ou vivre dans la peur qu'on vienne les leur prendre. D'autres les ont vus partir sans savoir où ils grandiraient ni même si elles les reverraient un jour.

    Ils sont des milliers, enfants métis, à avoir été séparés de leur mère au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour cette politique de ségrégation et de séparation, la Belgique a été condamnée en 2024 pour crime contre l'humanité.

    Depuis plusieurs années, cette histoire émerge grâce au combat des personnes métisses qui réclament vérité et reconnaissance.

    Mais qu'en est-il des mamans ? Avec African futures lab, RFI a enquêté pour retrouver celles qui sont encore en vie.

    « Les mères oubliées de la colonisation belge ». Une série de 2 Grands reportages de Florence Morice, réalisée avec l'African Futures Lab.

    Réalisation : Pauline Leduc.

    À écouter aussiLes mères oubliées de la colonisation belge : «Je l'appelais Papa» (1/2)

  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

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  • Au Congo Belge, avant l'indépendance de 1960, ces femmes ont porté, élevé, parfois perdu des enfants dont l'existence dérangeait l'ordre colonial. Ces femmes congolaises sont devenues mères à 13, 14 ou 15 ans d'un enfant métis avec un colon belge. Alors que la parole des enfants métis commence peu à peu à émerger, celle de leurs mères est encore largement dans l'ombre.

    Les témoignages de ces mères aujourd'hui âgées de 80, parfois 90 ans, racontent une époque où le pouvoir colonial s'exerçait aussi dans l’intimité, sur les corps des femmes.

    « Les mères oubliées de la colonisation belge ». Une série de 2 Grands reportages de Florence Morice, réalisée avec l'African Futures Lab.

    Réalisation : Pauline Leduc.

  • Parmi les 1 248 footballeurs sélectionnés, 75 sont nés en France, mais représentent une autre nation. À elle seule, la sélection du Sénégal compte 10 joueurs dont le cœur et surtout le passeport auraient pu valoir un appel pour défendre le maillot Bleu et son Coq.

    24 ans après la victoire des Lions de la Teranga au Mondial 2002, le Sénégal et la France se retrouvent ce soir dans le New Jersey. Une rencontre qui dépasse le sport entre deux pays, toujours liés depuis la colonisation… Ce qui rend difficile le choix pour certains supporters.

    « France-Sénégal, une histoire de binationalité », un Grand reportage de Babacar Diarra.

    Réalisation : Jérémie Boucher.

    ► Le calendrier Coupe du monde

    ► Notre dossier spécial.

  • Frontalière de la République démocratique du Congo, la province de la Copperbelt, en Zambie, possède d’immenses réserves de cuivre et d’autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent accaparer ces minerais, utilisés notamment pour la construction des batteries électriques.

    Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays, en accord avec les différents gouvernements zambiens. Mais l’exploitation de ces mines n’est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l’une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d’une mine de cuivre appartenant à l’entreprise chinoise Sino-Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l’environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino-Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d’État.

    Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino-Metals, filiale de la société d’État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d’une extraction minière qui bat son plein depuis tant d’années. Autre particularité observée de la fenêtre de notre véhicule : l’omniprésence de panneaux écrits en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s’approcher de la mine.

    Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c’est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d’acide qui s’y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino-Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d’une soixantaine d’années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes quatre à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l’ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir ; Félix Chipoya, directeur de l’Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n’avons pas le temps de saluer l’agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino-Metals nous en empêchent. D’abord courtois, les échanges s’enveniment avec l’arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduits au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d’intimidation par les agents de Sino-Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l’influence chinoise. La mascarade dure deux jours. Il faudra l’intervention d’un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu’aucune charge ne soit retenue contre nous.

    Un drame resté dans les mémoires

    Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l’abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes :

    « C’était un midi. J’étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j’ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n’était pas la pluie. C’était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino-Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C’était tellement puissant que même les épis de maïs d’un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n’entendais plus le moindre insecte. Il n’y avait plus du tout d’insectes. Et ensuite, j’ai observé le ruisseau, car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n’y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu’il y avait eu de gros dégâts sur l’environnement. »

    Autre témoin : « Je n’étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m’a averti au téléphone. Alors, j’ai couru avec d’autres agricultrices pour voir l’état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s’était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d’acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlés aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, pleins d’acides. On ne pouvait plus rien en tirer. C’était terrible, car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d’envoyer nos enfants à l’école. » 

    Malgré l’ampleur du désastre, Sino-Metals et l’État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d’une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d’un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d’eau environnants et s’est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d’eau devant les caméras, assurant qu’elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l’université de Zambie. Il est toxicologue, président de l’Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu’on ne peut pas parler d’exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de quatre autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis, il s’épanche sur le cas Sino-Metals :

    « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l’environnement et la rivière Kafoué, on s’aperçoit qu’il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d’un point de vue toxicologique, c’est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n’a pas les capacités d’éliminer ces métaux. Donc, ils se renforcent dans le corps, c’est ce qu’on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s’accumulent dans notre organisme jusqu’à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d’infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d’avoir un enfant prématuré est élevé. Ça, c’est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d’autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. »

    L’Institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s’assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l’environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûr que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n’ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino-Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :

    « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu’on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu’à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino-Metals, par exemple. La question, c’est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales censées le faire ? Et on découvre ensuite qu’apparemment, personne n’est venu jusqu’ici faire le moindre contrôle. »

    L’épineuse question du dédommagement

    Sino-Metals fournit de l’eau potable à certaines familles et en a dédommagé d’autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie :

    « J’ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : mais qu’est-ce qui s’est passé ? Je pensais que c’était la fin de ma vie. Et aujourd’hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino-Metals me fournit de l’eau trois fois par semaine. C’est tout. Mais moi, je veux qu’ils me dédommagent, qu’ils me donnent suffisamment d’argent pour que je puisse aller m’installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »

    Un autre témoin raconte : « Sino-Metals nous a donné 78 000 kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C’est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n’avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! » 

    À cette détresse s’ajoute un terrible sentiment d’injustice :

    « Nous souffrons et, pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s’enrichissent en exploitant nos ressources, mais nous, les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. » 

    Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin de terre depuis des décennies, et dont ils s’imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d’histoire. Sous Kenneth Kaunda, premier président de la Zambie, resté au pouvoir pendant vingt-sept ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s’installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l’avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeur, et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle indique que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papiers officiels, se retrouvent vulnérables, menacés d’être délogés au nom du développement économique. Directeur de l’Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :

    « Le désastre qui a eu lieu avec Sino-Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc, la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu’ils vont aller ? C’est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n’est pas du développement. Qu’importe qu’ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours, donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon, ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu’ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement, c’est de permettre au peuple de gagner sa vie. » 

    Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n’est pas possible d’attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution : se saisir d’un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les deux parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l’ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir.

    « C’est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc, si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d’une grande ville où il n’y a pas d’arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d’avoir recours à la justice. Et il n’est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n’y a pas besoin d’aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l’eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l’État zambien agisse en ce sens. »

    C’est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d’immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités, mais qui s’est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle d’août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l’aide de la Chine. Une manne financière pour l’État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.

  • La Coupe du monde de football est en cours depuis jeudi soir (11 juin 2026). Au total : 39 jours, 104 matchs pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Un Mondial en partage, américain, mexicain et canadien. Le 15 juin à 18h à Atlanta (États-Unis), le Cap-Vert a rendez-vous avec l'Espagne (champion d'Europe en titre)... En 2è partie, nous parlons du charbon, très dévastateur pour l'atmosphère et le climat. L'Europe veut son abandon, la Roumanie résiste.

    Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement

    La Coupe du monde, c’est à partir de ce soir. Aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Dans 2 heures, le coup d’envoi du match d ouverture : Mexique / Afrique du Sud aura été donné, à Mexico. Ce sera parti pour 39 jours, 104 matches et pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Il y a les grosses machines du football. Il y a les plus modestes.

    Nous nous intéressons au Cap-Vert dont le nouveau format de la compétition a permis d’entrer dans la danse. Les Cap-Verdiens joueront lundi prochain le 15 juin 2026 à 18 h face aux Espagnols champions d'Europe en titre.

    Un Grand reportage de Pauline Guillou qui s'entretient avec Jacques Allix.

    ► Le calendrier Coupe du monde

    ► À lire aussi Coupe du monde de football 2026 : notre dossier

    La Roumanie ne veut pas dire adieu au charbon

    Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie.

    Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement.

    Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.

    Un Grand reportage de Justine Fontaine qui s'entretient avec Jacques Allix.

  • Bienvenue dans cette émission consacrée à l'immigration en Europe. L'Europe qui redéfinit sa politique migratoire dans un sens restrictif, des nouvelles règles du Pacte européen sur la migration et l'asile sont entrées en vigueur, ce vendredi 12 juin 2026, 2 ans après le vote du Parlement. But annoncé par Bruxelles : oeuvrer pour que l'Europe dispose de frontières sûres et solides... L'Espagne, dans le même temps, choisit une autre méthode, une régularisation massive des migrants.

    Italie : la laborieuse intégration des migrants africains

    L’Italie est une des portes d’entrée des migrants en Europe. Le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni tente de freiner l’immigration clandestine, venue d’Afrique notamment. Mais dans le même temps, les autorités font venir des centaines de milliers de personnes pour occuper des emplois dont l’Italie a besoin, une immigration choisie qui a ses limites.

    Les migrants vivent dans des conditions précaires, et peuvent être victimes d’exploitation, sans compter le racisme. Nous nous sommes rendus dans la région agricole des Pouilles, dans le sud du pays.

    Un Grand reportage de Murielle Paradon qui s'entretient avec Jacques Allix.

    L’Espagne, à contrecourant, régularise un demi-million de sans-papiers

    Une régularisation massive des migrants est en cours en Espagne, à une échelle exceptionnelle. 500 000 des 800 000 personnes en situation irrégulière vont obtenir des papiers. Il s’agit le plus souvent de Latino-Américains. Une décision du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, sans approbation du Parlement. L’exécutif explique que l’économie a le vent en poupe, et que les entreprises sont prêtes à embaucher.

    Pas besoin de contrat de travail préalable. Le casier judiciaire doit être vierge. Une régularisation spectaculaire qui soulève un débat de société.

    Un Grand reportage de François Musseau qui s'entretient avec Jacques Allix.

  • La Coupe du monde, c’est à partir de ce soir. Aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Dans 2 heures, le coup d’envoi du match d ouverture : Mexique / Afrique du Sud aura été donné, à Mexico. Ce sera parti pour 39 jours, 104 matches et pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Il y a les grosses machines du football. Il y a les plus modestes.

    Nous nous intéressons au Cap-Vert dont le nouveau format de la compétition a permis d’entrer dans la danse. Les Cap-Verdiens joueront lundi prochain le 15 juin 2026 à 18 h face aux Espagnols champions d'Europe en titre.

    « Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement », un Grand reportage de Pauline Guillou qui a sillonné un archipel, tout en bleu.

    Réalisation : Jérémie Boucher.

    ► Le calendrier Coupe du monde

    À lire aussiCoupe du monde de football 2026 : notre dossier

  • L’Italie est une des portes d’entrée des migrants en Europe. Le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni tente de freiner l’immigration clandestine, venue d’Afrique notamment. Mais dans le même temps, les autorités font venir des centaines de milliers de personnes pour occuper des emplois dont l’Italie a besoin, une immigration choisie qui a ses limites.

    Les migrants vivent dans des conditions précaires, et peuvent être victimes d’exploitation, sans compter le racisme. Nous nous sommes rendus dans la région agricole des Pouilles, dans le sud du pays.

    « Italie : la laborieuse intégration des migrants africains », un Grand reportage de Murielle Paradon.

  • Une régularisation massive des migrants est en cours en Espagne, à une échelle exceptionnelle. 500 000 des 800 000 personnes en situation irrégulière vont obtenir des papiers. Il s’agit le plus souvent de Latino-Américains. Une décision du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, sans approbation du Parlement. L’exécutif explique que l’économie a le vent en poupe, et que les entreprises sont prêtes à embaucher.

    Pas besoin de contrat de travail préalable. Le casier judiciaire doit être vierge. Une régularisation spectaculaire qui soulève un débat de société.

    « L’Espagne, à contrecourant, régularise un demi-million de sans-papiers », un Grand reportage de François Musseau.

  • Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie.

    Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement.

    Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher.

    La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite.

    Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie.

    «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il.

    Craintes pour l'emploi

    À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite.

    Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. »

    « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. »

    « La Roumanie ne peut se passer du charbon »

    En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste.

    Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « ​​​​​​​Nous assurons la sécurité énergétique nationale. La Roumanie ne peut se passer du charbon », insiste Mircea Gherendi. Mineur depuis 31 ans, il travaille sur une excavatrice. « ​​​​​​​L'Union européenne a-t-elle compris que la Roumanie avait besoin du charbon ? Non. Que la Roumanie se convertisse au gaz n'augure rien de bon. Car le gaz est très cher », s'inquiète-t-il, face aux projets de transformer certaines centrales à charbon en centrales à gaz, dont l'énergie devrait alors être importée.

    Malgré le délai supplémentaire négocié avec l'Union européenne, il y a quelques semaines à peine, les contrats de près de 1 800 personnes n'ont pas été renouvelés par l'entreprise publique dans l'une des centrales à charbon de la région.

    Une vallée ponctuée de centrales

    Juste à côté de la mine, la centrale de Rovinari est l'une de celles qui ponctue le paysage de la vallée. Le long de la route, on dirait de gigantesques paquebots gris et rouillés, flanqués d'imposantes tours de refroidissement. On suit Marius Bizga vers la salle des machines. Il dirige cette centrale vieille de plus d'un demi-siècle. « ​​​​​​​La centrale avait six unités au départ, mais il n'y en a plus que trois aujourd'hui, de 330 mégawatts chacune. Et une seule est en marche en ce moment », en cette période de printemps, où les besoins en chauffage et en climatisation sont faibles, expose-t-il. « Là, c'est la chaudière, vous pouvez voir la combustion à travers ces fenêtres. Le charbon arrive de chaque côté, ici, puis est broyé très fin avant d'être brûlé », explique le directeur, depuis le cœur de l'usine, une cathédrale de métal traversée par de gigantesques tuyaux d'où s'échappent quelques gouttes d'eau des circuits de refroidissement.

    Marius Bizga nous emmène ensuite dans la salle de contrôle. On peut y observer en temps réel la production d'électricité de la centrale. Aujourd'hui, le charbon représente encore un peu moins de 15% de l'électricité produite dans le pays. L'entreprise met en avant les investissements réalisés ces dernières années, à hauteurs de plusieurs centaines de millions d'euros pour réduire les émissions de gaz toxiques de ses centrales. « La première unité a été mise en service en 1972. À partir de 2004, toutes les unités ont été modernisées, assure le directeur. Nous avons ainsi investi pour réduire les émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. Nous respectons toutes les exigences en matière de protection de l'environnement », insiste-t-il.

    Deux fois plus de CO2 que le gaz

    Au-dessus de l'usine, la fumée blanche a remplacé la fumée noire ou grise du passé. Mais, même si les émissions de gaz toxiques ont été réduites, le charbon reste la source d'électricité la plus polluante : près de deux fois plus de CO2 que le gaz naturel, une autre énergie fossile. La police de l'environnement dans le comté de Gorj a aussi infligé plusieurs amendes ces dernières années à des centrales de l'entreprise publique CE Oltenia, notammment pour avoir dépassé les seuils de pollution de l'air.

    Malgré les conséquences pour l'environnement et pour la santé, de nombreux habitants continuent de soutenir l'industrie du charbon, au nom de l'emploi local ou encore de l'indépendance énergétique du pays. « S'ils veulent fermer les mines et les centrales, ce n'est pas parce que ça pollue, c'est pour nous ruiner économiquement », croit savoir Daniel, 52 ans, cheminot rencontré sur une place de Targu Jiu, chef lieu du comté. « Ils ne veulent plus qu'on soit indépendants de l'Union européenne sur le plan énergétique. [...] Si les centrales à charbon et les mines ferment, ça augmentera automatiquement le chômage alors qu'on est déjà en train de s'appauvrir. Si on ne produit plus rien, cette région, ce sera une zone morte. Voilà les conséquences de la fermeture des mines et des centrales », s'alarme-t-il. Cet habitant assure qu'il n'a jamais été préoccupé par les conséquences sanitaires de l'exploitation du charbon.

    Retards

    Si les habitants ne voient pas d'alternatives au charbon, c'est aussi parce que les projets qui devaient remplacer le lignite n'ont pas été lancés à temps, voire pas du tout. À Bucarest, la capitale roumanie, nous avons rendez-vous avec l'ONG environnementale Bankwatch.

    « ​​​​​​​Le gouvernement de Roumanie s'est engagé en 2021, à sortir du charbon en 2032, rappelle Eliza Barnea, qui gère la campagne pour une transition juste chez Bankwatch Roumanie. Pour ça, le pays a reçu presque 2 milliards d'euros » de la part de l'Union européenne, pour convertir en centrales à gaz certaines centrales à charbon et construire des parcs photovoltaïques. Or, les projets de centrales à gaz n'ont pas encore dépassé le stade de l'appel d'offres et la construction des parcs photovoltaïques n'a pas encore commencé. Selon elle, la responsabilité de ces retards revient surtout à l'État roumain. La Commission européenne a néanmoins été trop « ​​​​​​​permissive » avec Bucarest, estime-t-elle.

    Des émissions de CO2 non déclarées ?

    Il y a quelques mois, le complexe énergétique Oltenia a aussi été épinglé dans une enquête journalistique publiée par Follow The Money. L'entreprise est soupçonnée d'avoir sous-estimé ses émissions de CO2. Grâce à cela, elle aurait économisé près de 250 millions d'euros sur ses quotas européens d'émissions de dioxyde de carbone. Jointe par téléphone, Anna-Kaisa Itkonen, porte-parole de la Commission européenne sur les questions d'énergie, confirme qu'une enquête a été ouverte à Bruxelles, notamment sur ce point, mais n'est « pas en mesure d'en dire plus tant que l'enquête est en cours ». Elle défend aussi la décision d'accepter de reporter la fermeture de certaines centrales à charbon, un secteur qui est pourtant le principal émetteur de CO2 du pays. « Je ne dirais pas que nous payons la Roumanie pour qu'elle conserve ses centrales électriques à charbon », se défend-elle. « Nous continuons à encourager l'élimination du charbon et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables. La Roumanie a des prix de l'électricité parmi les plus élevés d'Europe à l'heure actuelle, tout en étant fortement dépendante des combustibles fossiles. Or, on constate que les États membres qui ont la plus grande part d'énergies renouvelables ont également tendance à avoir les prix de l'électricité les plus bas. C'est pourquoi nous encourageons la Roumanie à prendre des mesures en faveur de la décarbonation et de l'électrification, car cela se traduit en fin de compte par des prix plus bas pour les consommateurs », avance la porte-parole.

    Panneaux solaires

    Anna-Kaisa Itkonen estime que la Roumanie a enregistré des avancées importantes pour réduire ses émissions de CO2 et développer les énergies renouvelables. Le pays est, en effet, l'un des États membres qui a le plus diminué ses émissions de dioxyde de carbone depuis les années 90. Eliza Barnea, de l'ONG bankwatch, voit elle aussi des raisons d'espérer, comme le développement des panneaux solaires chez les particuliers, avec le soutien de l'État. Ainsi, « ​​​​​​​ces dernières années, le nombre d'autoconsommateurs d'électricité a beaucoup augmenté. Face à la hausse des prix causée par les conflits internationaux, les gens sont attirés par la perspective d'être plus indépendants du point de vue énergétique, de ne pas être exposés à la volatilité des prix », analyse-t-elle. L'ONG se réjouit aussi du développement de projets d'énergies renouvelables par de petites municipalités d'Olténie, comme Turceni, dont la municipalité « vient de déposer des demandes de géothermie, l'une des sources de chaleur les moins chères et plus propres. On espère que, petit à petit, ces initiatives locales vont contribuer à faire avancer la transition », conclut-elle.

    Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.

  • Nous voici dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, les élections provinciales se dérouleront à la fin du mois de juin. Un épisode de plus dans le parcours chaotique et violent de l'île. Il y a 2 ans, la Nouvelle Calédonie basculait dans le chaos sur fond de réformes électorales contestées. Bilan : 14 morts. Les Calédoniens sont aujourd'hui profondément divisés mais ils rêvent d'un destin commun. En 2è partie, Valentin Cebron nous rend compte de l'engouement pour la course à pied en Thaïlande.

    Nouvelle-Calédonie : l’archipel des colères

    Il y a deux ans, la Nouvelle-Calédonie basculait dans la violence sur fond de réforme électorale contestée. Dans cet archipel français du Pacifique Sud, inscrit sur la liste des pays non autonomes de l’ONU. Les violences feront alors 14 morts et au moins 2 milliards d’euros de dégâts ; elles rouvriront aussi les blessures des année 80, lorsque la Nouvelle-Calédonie avait plongé dans une quasi guerre civile.

    Fin juin 2026, les Calédoniens sont appelés aux urnes pour élire les dirigeants qui devront discuter du futur de l’archipel alors que toutes les discussions entre indépendantistes et non-indépendantistes ont jusqu’ici échoué. Des Calédoniens aujourd’hui profondément divisés, mais qui rêvent tout de même de reconstruire un destin commun.

    Un Grand reportage de Charlotte Mannevy qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    Course à pied et run clubs ont la cote chez les Thaïlandais

    Je cours, tu cours, nous courons : la fièvre de la course à pied est devenue un phénomène mondial. Occasionnels, réguliers, compétiteurs ; ils et elles seraient entre 200 et 600 millions à mouiller le maillot. La Thaïlande est un bon exemple de cet engouement. Dans les parcs de Bangkok, sur les sentiers de montagne ou les pistes d’athlétisme, les coureurs sont partout : seuls ou, de plus en plus souvent, en groupes.

    Car la course à pied – le running - est aussi devenu un moyen de tisser des liens. D’où l’explosion des clubs spécialisés : on y vient pour courir, se faire des amis, parfois tomber amoureux.

    Les marques, -sportives ou non,- elles aussi, courent… après le client.

    Un Grand reportage de Valentin Cebron qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

  • Au sommaire de ce supplément, nous ouvrons avec la situation au Proche-Orient. Chaque jour, Israël poursuit son offensive meurtrière au Liban. Le chaos règne, les négociations ne donnent pas grand-chose, et côté israélien, les plus ultras entretiennent la mécanique guerrière... 2è partie : les agriculteurs ne sont pas contents globalement en France, cours trop bas, polémique sur l'utilisation d'engrais et de pesticides et la sécheresse qui s'aggrave. Comment maintenir l'irrigation malgré tout?

    Dans le nord d’Israël : une trêve qui n’en est pas une

    Quelques jours après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n’en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d’attaquer. RFI vous conduit aujourd’hui dans le nord d’Israël. Ils s’appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs.

    RFI a consacré, le 3 juin 2026, une journée spéciale au Liban présentée de Beyrouth, le Liban qui a recensé plus de 3 000 morts et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars dernier.

    Un Grand reportage de Frédérique Misslin qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Agriculture : dans le sud de la France, le grand défi du partage de l’eau

    À l'heure du Salon international de l'agriculture à Paris, la colère paysanne gronde toujours en France. Normes contraignantes, concurrence exacerbée par l’accord UE / Mercosur, gestion de l’épidémie bovine… et il faut ajouter à cela la sécheresse. À cause du réchauffement climatique, de plus en plus d’agriculteurs manquent d’eau et la question du partage de la ressource est devenue épineuse.

    Illustration dans le sud de la France, dans la région de Perpignan. L'été dernier (2025) : fleuves à sec, cultures desséchées… squelettes d’abricotiers et de vignes arrachés. En perspective pour résoudre le problème : un tuyau de 10 km pour dériver une partie d’un cours d'eau afin de sécuriser l'irrigation. Mais ce projet ne fait pas l’unanimité, y compris chez les agriculteurs…

    Un Grand reportage de Laura Salabert qui s'entretient avec Jacques Allix.

  • Je cours, tu cours, nous courons : la fièvre de la course à pied est devenue un phénomène mondial. Occasionnels, réguliers, compétiteurs ; ils et elles seraient entre 200 et 600 millions à mouiller le maillot. La Thaïlande est un bon exemple de cet engouement. Dans les parcs de Bangkok, sur les sentiers de montagne ou les pistes d’athlétisme, les coureurs sont partout : seuls ou, de plus en plus souvent, en groupes.

    Car la course à pied – le running - est aussi devenu un moyen de tisser des liens. D’où l’explosion des clubs spécialisés : on y vient pour courir, se faire des amis, parfois tomber amoureux.

    Les marques, -sportives ou non,- elles aussi, courent… après le client.

    « Course à pied et run clubs ont la cote chez les Thaïlandais », un Grand reportage de Valentin Cebron. Réalisation : Jérémie Boucher.

  • Il y a deux ans, la Nouvelle-Calédonie basculait dans la violence sur fond de réforme électorale contestée. Dans cet archipel français du Pacifique Sud, inscrit sur la liste des pays non autonomes de l’ONU. Les violences feront alors 14 morts et au moins 2 milliards d’euros de dégâts ; elles rouvriront aussi les blessures des année 80, lorsque la Nouvelle-Calédonie avait plongé dans une quasi guerre civile.

    Fin juin 2026, les Calédoniens sont appelés aux urnes pour élire les dirigeants qui devront discuter du futur de l’archipel alors que toutes les discussions entre indépendantistes et non-indépendantistes ont jusqu’ici échoué. Des Calédoniens aujourd’hui profondément divisés, mais qui rêvent tout de même de reconstruire un destin commun.

    « Nouvelle-Calédonie, l’archipel des colères », un Grand reportage de Charlotte Mannevy.

  • Quelques jours après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n’en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d’attaquer. RFI vous conduit aujourd’hui dans le nord d’Israël.

    Ils s’appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs.

    « Dans le nord d’Israël : une trêve qui n’en est pas une », un Grand reportage de Frédérique Misslin.

  • Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. 50 minutes ensemble avec aujourd'hui Marielle Vitureau et Emma Garboud-Lorenzoni. En première partie, le drone qui est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. Il est au cœur en particulier de la guerre en Ukraine et dans les pays environnants. Comment développer les drones, et comment les intégrer ?... Ensuite, direction la Nouvelle-Zélande, pour rencontrer les jeunes Maoris, victimes des réformes gouvernementales.

    Les pays baltes, une région passée en mode drones

    Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d’un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un.

    Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d’eux...

    Alors, comment les développer, comment les intégrer ?

    Un Grand reportage de Marielle Vitureau qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    À écouter aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe

    La jeunesse maorie de Nouvelle-Zélande, victime des réformes

    La Nouvelle-Zélande a engagé, il y a quelques années, une politique uniformisée et uniformisante de la société. Un virage intervenu en 2023 avec l’élection d une coalition de droite à Wellington. Victime de cette nouvelle donne : les droits spécifiques des Maoris ; peuple autochtone qui représente 17% de la population, près d’un million de personnes. Les jeunes Maoris sont particulièrement touchés. Marginalisation de leur langue à l’école, fin des partenariats avec les tribus pour la prise en charge des adolescents en difficulté.

    Un Grand reportage d'Emma Garboud-Lorenzoni qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    À écouter aussiEn Nouvelle-Zélande: les Maoris craignent pour leurs droits

  • Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés.

    Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée

    Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L’endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans.

    Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l’armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse.

    Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    Bolivie : le quinoa, de l’âge d’or à la désillusion

    C’est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s’est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.

    Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent.

    Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

  • Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d’un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un.

    Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d’eux...

    Alors, comment les développer, comment les intégrer ?

    « Les pays baltes, une région passée en mode drones », un Grand reportage de notre correspondante régionale, Marielle Vitureau.

  • C’est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s’est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.

    Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent.

    « Le quinoa : de l’âge d’or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.