Afleveringen
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Pour ses partisans, c'est une avancée sociétale majeure, un dangereux recul éthique pour ses détracteurs : la France est devenue le 13e pays au monde à se doter d'une législation sur une aide à mourir. Après des mois de navette parlementaire, le texte a finalement été définitivement adopté, mettant en place un droit à l'euthanasie dans certains cas très encadrés. Denis Labayle, ancien chef de service hospitalier en Île-de-France, président d’honneur de l’association Le Choix-Citoyens pour une mort choisie, auteur de Le médecin, la liberté et la mort - Pour le droit de choisir sa fin de vie (Plon) est l'invité de RFI.
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Le monde a-t-il encore les moyens de nourrir ses 8 milliards d'habitants ? L'interrogation peut paraître alarmiste, mais elle se pose chaque année, d'autant que 266 millions de personnes étaient ainsi en situation d'insécurité alimentaire aiguë en 2026, deux fois plus qu'il y a dix ans. Selon les Nations unies, une situation grave que le conflit au Moyen-Orient et l'accélération du dérèglement climatique n'arrangent en rien. Pour en parler, RFI reçoit Sébastien Abis, directeur du Club Demeter et chercheur à l’Iris, auteur de Géopolitique des fruits et légumes (Ed. Eyrolles).
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Claude Le Roy, ancien footballeur professionnel, entraîneur et nouveau sélectionneur de l'équipe du Congo, est l'invité de RFI ce 15 juillet. Au lendemain de la victoire de l'Espagne en demi-finale de la Coupe du Monde de football, il analyse la défaite des Bleus. Il tire aussi le bilan des parcours des 10 équipes africaines engagées dans ce Mondial.
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Claire Hédon, Défenseure des droits, est l'invitée de RFI ce 14 juillet. À une semaine de la fin de son mandat, elle dresse le bilan de ses six ans à la tête de cette autorité administrative indépendante : « Il y a encore des droits à défendre en France », dit-elle.
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La « coalition des volontaires » pour l'Ukraine pilotée par la France et le Royaume-Uni se réunit aujourd'hui à Paris. Cette coalition rassemble 37 États engagés pour la sécurité de l'Ukraine après la guerre - après un cessez-le-feu -, et mobilisés pour dissuader la Russie de lancer une nouvelle offensive. Pour en parler, Arnaud Pontus reçoit Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni en France, directeur général de la défense et du renseignement au Foreign Office à Londres entre 2020 et 2024, au moment de l'invasion Russe de l'Ukraine en février 2022.
Avec Sir Thomas Drew, ambassadeur du Royaume-Uni en France.
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Au moins douze morts en Espagne, dans un feu de forêt au sud du pays, en Andalousie. En France, plus de 25 000 hectares ont déjà brûlé depuis le début de l’année, soit le double de ce qui était mesuré à la même période, l’an passé. La sécurité civile a enregistré un peu plus de 8 000 départs de feu, partout sur le territoire. Le sud-ouest, le sud-est avec la Drôme et le centre avec l'Indre, sont touchés. Une grande partie de l’Hexagone est en vigilance orange aux feux de forêt pour le début d’un été à très hauts risques, entre les vagues de chaleur à répétition et la sécheresse qui s’intensifie.
Avec Grégory Allione, président de l’intergroupe Résilience Protection Civile et Gestion des crises au sein du Parlement européen, président d’honneur de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, député européen Renew.
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Des silhouettes habillées de raphia et de soie dans des tons roses, bleus ou jaunes et des coupes tantôt cintrées, tantôt volumineuses : le grand couturier Imane Ayissi a présenté sa nouvelle collection cette semaine à Paris. Originaire de Yaoundé, au Cameroun, d'abord danseur, puis mannequin, ce dernier est depuis six ans maintenant le premier et le seul créateur originaire d'Afrique subsaharienne à faire partie du calendrier officiel de la haute couture dans la capitale française. Il est notre grand invité international ce vendredi 10 juillet.
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Au lendemain du sommet de l'Otan en Turquie lors duquel le président américain Donald Trump a soufflé le chaud et le froid, Muriel Domenach, ancienne ambassadrice de France auprès de l’Alliance atlantique entre 2019 et 2024, est l'invitée de RFI ce jeudi 9 juillet. Elle dresse le bilan de cette réunion.
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Au lendemain de l’annonce par Marine Le Pen de sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, malgré sa condamnation en appel pour détournement de fonds publics – une décision contre laquelle elle a décidé de se pourvoir en cassation –, le député et porte-parole du Rassemblement national Julien Odoul, lui aussi condamné dans cette affaire et qui s'est également pourvu en cassation, est l’invité de RFI ce mercredi 8 juillet.
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Commandant suprême allié pour la transformation de l'Otan, l’Amiral Pierre Vandier est l’invité de RFI ce mardi 7 juillet. À l'occasion de l’ouverture du sommet de l’Otan à Ankara, celui-ci assure que l’Alliance continue d’avancer malgré les difficultés. Et appelle à « penser la guerre de demain » en tirant les leçons des conflits en Ukraine et en Iran.
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Pierre Levy, ancien ambassadeur de France en Russie (2020-2024), auteur de Au cœur de la Russie en guerre (Tallandier), est l'invité de RFI ce 6 juillet. Bientôt 1600 jours de guerre en Ukraine, les frappes russes et ukrainiennes se succèdent. Avec les pénuries d'essence et les coupures d'internet, « les Russes découvrent la guerre », estime Pierre Lévy. Il analyse les conséquences possibles sur l'autorité de Vladimir Poutine.
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Des marches citoyennes prévues dans près de 80 villes françaises ce samedi 4 juillet, contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Une mobilisation qui découle de l'affaire Lyhanna, du nom de cette collégienne retrouvée morte il y a un mois dans le sud-ouest de la France après avoir été violée. Le principal suspect de ce meurtre avait pourtant déjà fait l'objet de plaintes pour viol sur mineur, mais n'avait jamais été auditionné, ce qui a mis en avant des dysfonctionnements dans la justice dans ce domaine. Isabelle Steyer, avocate pénaliste, co-fondatrice de l'association Action juridique Femmes, est l'invitée du jour.
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Ce vendredi 3 juillet, Donald Trump est attendu au pied de cette célèbre falaise dans laquelle ont été gravés les visages de quatre anciens présidents américains, dont Thomas Jefferson, le principal rédacteur de la Déclaration d'indépendance signée le 4 juillet 1776. Les États-Unis célèbrent ce week-end les 250 ans de ce texte fondateur pour une nation perçue comme la première démocratie du monde moderne. Mais pour combien de temps encore ? Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'Iris, l'Institut de relations internationales et stratégiques, et auteur avec le dessinateur Bastien Bertine du roman graphique America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo. Il est également auteur de L'Amérique éclatée. Plongée au cœur d'une nation en déliquescence aux éditions Armand Colin.
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Une semaine après le double séisme au Venezuela, le pays vit un « traumatisme » selon Carlos Castillo, journaliste vénézuélien exilé en France et en contact avec des proches sur place. Il reconnaît une « faillite » de l’État et du système de santé, « pas préparé à une catastrophe comme celle-ci ». Six mois après la capture de Nicolas Maduro par les Américains, ce séisme pourrait remettre en cause le pouvoir de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, « mais l’espoir des Vénézuéliens d’aller vers un pays démocratique est toujours là », assure Carlos Castillo.
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Volker Türk, Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, est le Grand invité international de RFI, ce 1er juillet. Il revient sur les conséquences de la guerre en Iran, déclenchée le 28 février. Il pointe l'intensification de la répression en Iran et la généralisation des violences sexuelles au Soudan.
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Siavosh Ghazi, correspondant de RFI et France 24 en Iran, est l'invité de RFI à l'occasion de la sortie de son livre Carnet de guerre - 40 jours dans Téhéran sous les bombardements (First Editions). Il raconte son métier de journaliste durant la guerre, son rythme de travail infernal et les contrôles des autorités. Aujourd'hui, il explique que le sentiment d'une « victoire totale » domine chez les Iraniens.
RFI : On est très heureux de vous avoir avec nous en direct en studio à Paris pour la publication de votre livre Carnets de guerre chez FIRST EDITIONS . Vous voilà très loin de votre terre natale, à 4000 kilomètres de Téhéran, votre terrain de travail. Comment vous vous sentez en étant ici ?
Siavosh Ghazi : J'ai hâte de rentrer parce que l'histoire continue et donc tous les jours, quand je vois les événements qui se passent, je me dis que je rate quelque chose, pourquoi je n’y suis pas. Mais bon, il faut quand même présenter ce livre qui est le fruit de ces trois mois travail. Un témoignage donc qu'il faut présenter. Mais j'ai hâte, j’ai même changé mes dates de retour pour rentrer jeudi à la place de vendredi pour être présent en Iran parce que l'histoire n'est pas terminée, elle va continuer.
Dans votre carnet de guerre, vous racontez comment vous avez vécu ces 40 jours de frappes israélo américaine, 40 jours de travail à un rythme absolument infernal, des nuits très courtes, voire pas de nuits du tout ?
Oui, sur les 40 jours au total, j'ai dormi 100 heures.
Ça fait des nuits de deux heures, deux heures et demie…
Quelquefois c'était une heure, quelquefois c'était trois heures, mais sur la totalité des 40 jours, ça a été cent heures. Donc, ce qui me donnait cette force d'être présent, même si des fois le cerveau ne suivait pas forcément comme il le fallait, c’est que c'est un moment historique pour l'Iran, c'est un moment historique pour la région, pour le monde. Et cette guerre, à mon sens, va changer beaucoup de choses à travers le monde. La superpuissance américaine, qui est basée sur la force du dollar, la force militaire, ne sera plus ce qu'elle a été jusqu'à maintenant. Et donc on passe dans un autre monde, un nouveau monde, avec de nouveaux rapports de force qui sont en train de se mettre en place. Et ça, ça donne beaucoup de force pour être comme m'a dit un collègue « dans l'œil du cyclone » et de couvrir ces événements.
Il y a un avant et un après. Il y a tout ce temps passé à raconter sur beaucoup de médias francophones, 80 interventions par jour parfois. Est-ce qu'on sort indemne de cette expérience professionnelle mais aussi personnelle ?
Ecoutez, pour l'instant je suis encore dedans. Et donc je ne pense pas à après. Après quand la crise sera terminée, on verra quelles seront les conséquences. Mais pour moi, l'important c'était d'être calme, de garder toujours le calme pour avoir une vision claire, de rapporter les faits, donc d'être aussi près des faits que possible. Et ça, ça permet de travailler et c'est important.... le fait de rester calme, même s'il y a eu des moments où, à la fois contre les autorités, des forces de sécurité ou des experts en plateau (sur les chaînes d’information continue) en France, je me suis emporté… Le fait de m'être donné comme consigne d'être calme, m'a permis de faire une couverture de tous les événements à différents moments, même si on a vécu des moments assez durs avec ma femme. Lorsqu’il y a eu des bombes GBU qui sont tombées près de chez nous, tout près. Et donc j'ai pensé à ce moment-là que c'était la fin, qu'on allait y passer.
Vu d'ailleurs, vu d'ici, on se pose souvent la question de votre liberté de parole en tant que correspondant dans un pays aussi verrouillé que l'Iran. Est-ce que vous pouvez tout dire ?
En situation de crise, c'est la règle que je me suis fixé, je me suis dit : j’irai aussi loin que possible. Parce qu'il faut toujours dans les pays en guerre, en crise, il faut pousser les lignes rouges aussi loin que possible.
Mais ça veut dire que vous subissez des pressions du pouvoir d'une manière ou d'une autre ?
Non. Durant cette guerre, durant la crise, le mouvement de contestation en janvier, je n'ai subi aucune pression de la part des autorités, si ce n'est, par exemple, des moments de contrôle d'identité, d'arrestation dans la rue …
Oui, on dirait ici « pression », mais ça vous paraît presque « banal » à vous. Vous avez été arrêté près de sept fois, durant les 40 jours. Vous êtes contrôlé, et parfois ça dure des heures ?
La plus longue, c'était quatre heures et demie. C'était deux jours après le cessez-le-feu. Je suis parti à la campagne parce que j'avais des affaires personnelles à régler. Et en rentrant, une chaîne de télévision française me demande un direct. Et sur la route, je m'arrête à un endroit où l'internet marchait et c'était devant une centrale électrique. C'était au moment où Trump disait qu'il allait détruire les centrales électriques. Et cinq kilomètres plus loin, il y avait un barrage et on m'arrête et on commence à me dire « voilà, vous avez filmé la centrale électrique ». Donc il y avait un risque d'arrestation. Et au bout de quatre heures et demie d'interrogatoire par différents services, ils ont voulu prendre mon matériel et m'ont demandé, c'était un mercredi, de revenir dimanche à 50 kilomètres de Téhéran, pas forcément pour les récupérer. Ils m'ont dit « venez chez nous à ce moment-là », c’étaient des services de renseignement, des gardiens de la révolution. Et à ce moment-là, je leur ai dit « si vous prenez mon matériel, je viens avec vous, emmenez-moi ça, ça me permettra de de me reposer parce que je n’ai pas dormi ». Et ils étaient choqués. Et donc finalement, ils ont rendu le matériel ...
Mais, ça a été long ?
Ça a été très long et ma femme était là et elle a été choquée parce qu'elle n’a pas l'habitude de ce genre de contrôle.
Mais vous, vous avez l'habitude de ça…
Moi j'ai l'habitude. Bien sûr.
« Je témoigne de ce que je vois, ni plus ni moins, sans céder ni aux pressions du pouvoir, ni aux attentes de ceux qui voudraient que je raconte une autre histoire ». C'est une formule que vous avez dans le livre.
On est aujourd'hui entrés dans une phase de négociations entre l'Iran et les États-Unis. C'est l'après-guerre en quelque sorte. Vous décrivez le sentiment général qui est le sentiment d'une « victoire totale ». Est-ce que ça veut dire que le pouvoir ou ce qu'il en reste, ou sa nouvelle forme, est sorti renforcé de cette guerre en Iran ?
Absolument, absolument. Le pouvoir est sorti renforcé. La vieille garde a disparu avec les frappes et donc les nouveaux dirigeants, notamment le nouveau guide, ont décidé visiblement, ont donné des ordres par exemple pour qu'il n'y ait plus d'embêtement contre les femmes qui ne portent pas le voile, qui roulent en scooter à travers à travers la ville de Téhéran, mais aussi dans les villes de province.
Oui, mais le sentiment général, c'est que l'Iran a gagné ?
Le sentiment général c'est une grande victoire. C'est la première fois depuis 300 ans que l'Iran sort d’une guerre avec une grande puissance sans céder de territoire.
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En pleine canicule, la Marche des fiertés est tout de même prévue samedi 27 juin dans plusieurs villes d'Europe, y compris à Budapest. Elle avait été interdite l'an dernier par le gouvernement de Viktor Orban. Même si la communauté LGBT+ était réunie malgré tout, depuis, le conservateur pro-européen Peter Magyar est devenu Premier ministre et il n'envisage donc plus d'interdire cette marche des fiertés. Ambre Bruneteau, doctorante en sciences politiques à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, est la Grande invitée internationale de RFI.
RFI : Les droits des personnes LGBT+ n'ont pas forcément été très abordés pendant la campagne des législatives. L'autorisation de cette marche des fiertés, est-ce tout de même un symbole important pour la Hongrie, ou est-ce anecdotique ?
Ambre Bruneteau : C'est vrai qu'après 16 ans de régime sous Orban où les droits des personnes LGBT+ ont été particulièrement réprimés, c'est un symbole important que d'autoriser la Marche des fiertés et de la soutenir. Peter Magyar a donné formellement son accord, même si, dans la campagne, c'est une thématique qu'il avait volontairement occultée, notamment, à mon avis, pour récupérer des voix d'une partie plus conservatrice de l'électorat. Il y a beaucoup d'attentes et les associations, notamment celles qui défendent les droits des personnes LGBT+, ont énormément d'attentes et restent un peu sur leurs gardes vis-à-vis de ce nouveau Premier ministre.
La législation restreignant les droits LGBT+, adoptée sous Viktor Orban, est toujours en vigueur ?
Oui. Dès 2012, dans la nouvelle Constitution, Viktor Orban va définir le mariage comme une union entre un homme et une femme, donc excluant de facto l'homosexualité. Ensuite, il a fait passer une série de lois. En 2020, il a interdit le changement de sexe à l'état civil. Il interdit aussi l'adoption pour les couples homosexuels. En 2021, il va faire passer une loi inspirée directement de la Russie qui va interdire toute promotion et l'affichage de contenus promouvant l'homosexualité. Il a mis du même pied l'homosexualité et la pédophilie pendant seize ans. On part quand même d'une législation particulièrement violente et répressive pour les personnes LGBTQIA+.
Cette situation peut-elle changer avec le nouveau Premier ministre Peter Magyar qui est conservateur malgré tout ? Peut-il malgré tout modifier un peu, assouplir certaines des lois passées ces dernières années ?
C'est vrai que cela n'a pas été du tout une thématique pendant la campagne. Lors de son discours, lorsqu'il a été élu Premier ministre le 9 mai 2026, il a dit que chacun et chacune était libre d'aimer quiconque et qu'il y aurait des lois qui seraient amendées pour pouvoir avoir plus de droits, octroyer plus de droits aux personnes LGBT+. En revanche, ce n'est pas du tout une priorité pour le gouvernement, qui se concentre plutôt sur le démantèlement du régime. Il a quand même eu des prises de position où il a dit que cela valait mieux qu'un enfant soit adopté par un couple d'homosexuels plutôt que d'être orphelin ou placé dans des familles de trafiquants de drogue. Des parallèles qui restent un peu problématiques et conservateurs.
La société hongroise est-elle majoritairement favorable aux droits LGBT+ ? Est-elle plutôt conservatrice ? Où se situe l'opinion aujourd'hui ?
Il y a notamment un sondage réalisé par Median qui montre que plus de deux tiers de la population est favorable au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe. On a une société plus ouverte.
Les années de Victor Orban n'ont pas influencé la population ?
Non. Au contraire, cela a même contribué à visibiliser ces questions. La Pride de l'année dernière, en 2025, durant laquelle il y avait des centaines de milliers de personnes dans les rues, a permis aussi de visibiliser une question qui a été balayée et réprimée pendant seize ans.
Pour autant, ces derniers jours, il y a tout de même des incidents qui sont constatés. Des jeunes militants d'extrême droite qui ont installé des drapeaux hongrois avant la Marche des fiertés. Y a-t-il des différences entre la capitale Budapest et des zones plus rurales, comme cela peut être le cas dans d'autres pays ?
Il y a une Marche des fiertés organisée à Budapest et une seule autre Marche des fiertés organisée dans tout le pays, à Pecs, au sud de la Hongrie. Il y a un décalage assez fort sur l'organisation de la Marche des fiertés, mais il y a de plus en plus d'événements, pas forcément des Marches des fiertés, mais des rencontres par exemple, qui sont organisées deux fois par mois à Debrecen, la deuxième ville du pays. Des organisations commencent à émerger, ainsi que des événements, au fur et à mesure, même si l'écart reste encore important.
Cela fait plus de deux mois que Peter Magyar est entré en fonction. Où en est-on des réformes importantes ?
Il y a deux grosses réformes qui ont été faites au cours des deux dernières semaines. La première, c'est le premier amendement constitutionnel qui empêche Viktor Orban de se représenter et d'être élu une nouvelle fois en limitant le mandat de premier ministre à huit ans. C'est rétroactif depuis 1990. Orban ayant occupé cinq cinq fois le poste de premier ministre ne pourra plus gouverner. Ensuite l'autre réforme est celle concernant les médias publics qui ont été le symbole de la propagande du gouvernement et qui vont pouvoir se reconstruire sur des bases plus saines.
Est-ce à la hauteur des attentes que la société hongroise a de Peter Magyar depuis son élection ?
C'est le début, on va dire. Il faut rester prudent. Il y a énormément de choses. Il s'agit de s'attaquer à un régime qui a eu la mainmise sur tout pendant 16 ans. Il faut tout démanteler, il faut tout reconstruire en essayant d'éviter de commettre les mêmes erreurs qui avaient permis à Viktor Orban d'arriver au pouvoir et de prospérer aussi longtemps au pouvoir. Il y a beaucoup d'attentes. Il y a de grosses réformes attendues à la rentrée de décentralisation. Concernant la réforme des médias, la suite des discussions avec les organisations professionnelles va devoir se poursuivre. Il y a encore beaucoup d'attentes de la part des Hongrois et des Hongrois.
Des modifications de la Constitution peut être à venir ? Une sorte de bras de fer s'installe entre le Premier ministre Peter Magyar, le gouvernement hongrois et le président Tamas Sulyok.
C'est cela. Peter Magyar a demandé la démission du président de la République, mais aussi de beaucoup d'autres personnes qui étaient à la tête des institutions les plus importantes du pays. Évidemment, Tamas Sulyok a refusé cette démission.
Est-ce un proche de Viktor Orban ?
Exactement. Ce bras de fer a commencé et Peter Magyar a décidé de lancer une réforme de la Constitution pour pouvoir destituer le président de la République.
Le président de la République a-t-il un poids politique majeur en Hongrie ?
Il est beaucoup moins important que dans d'autres régimes. C'est plus symbolique qu'autre chose. Mais pour Peter Magyar, je pense que c'est important symboliquement de faire partir ce qu'il appelle les marionnettes du régime de Viktor Orban pour reconstruire quelque chose de solide.
On sait que l'Union européenne prévoit de donner 16 milliards à la Hongrie. En échange, la Hongrie doit donner son feu vert pour l'aide à l'Ukraine. L'Europe doit-elle impulser aussi ce changement en Hongrie ?
Oui, et les réformes qui ont été passées et qui vont être passées, sont autant de signaux et de gages que la Hongrie est en train d'envoyer à l'Union européenne pour récupérer cet argent dont elle a particulièrement besoin en ce moment, pour pouvoir continuer à réformer.
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Dr Coumba Ba, candidate mauritanienne au poste de Secrétaire Générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), est l'invitée de RFI ce vendredi 26 juin. Elle est l'une des quatre personnalités en course pour prendre la tête de l'OIF, en novembre prochain. De passage à Paris, elle détaille ses priorités pour l'Organisation. « Je suis la voix d'un pays qui est la rencontre entre un héritage arabo-musulman et une profondeur africaine », dit-elle.
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