Afleveringen
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Cette semaine, sort dans les salles de cinéma le très attendu film de Christopher Nolan : « L’Odyssée », une épopée mythique qui raconte le retour du héros Ulysse vers la terre d’Ithaque. Anne Hathaway, Matt Damon, Tom Holland… encore une fois, le réalisateur américain de génie convoque un casting 5 étoiles pour mettre en scène le héros de la Guerre de Troie le plus célèbre d’Homère.
Christopher Nolan n’en n’est pas à son premier héros puisque c’est lui qui avait réactivé le Batman en 2005 avec son Batman Begins, premier épisode d’une trilogie centrée sur le fameux « Chevalier Noir », avec une lecture empreinte de tragédie grecque !
Quel rapport avec notre podcast du jour ? la figure du héros.
Nous poursuivons ainsi dans les podcasts de l’ISP l’étude de sujets de culture Gé donnés à l’occasion de Grands O des concours, avec un sujet que j’adore : « Qui sont les héros d'aujourd’hui ? ».
Sans doute parce que ce sujet semble tout simple, presque enfantin, mais qui en réalité convoque l'Antiquité, la mythologie, le cinéma populaire, l'histoire de France, la sociologie, la psychanalyse, et même un peu la religion !
Pour nous aider à démêler tout cela, je reçois un grand fan de cinéma et notre spécialiste de la culture générale à la prépa ISP : Samir Hammal. -
La démission du gouvernement mécanisme central du fonctionnement des institutions de la Ve République. Ce sujet présente une dimension à la fois classique et structurante dans l’analyse du droit constitutionnel. Il mobilise des notions essentielles telles que la responsabilité politique, la continuité de l’État ou encore la répartition des compétences au sein de l’exécutif.
Il présente également un intérêt très actuel. Les épisodes récents, notamment en 2024, ont mis en lumière des situations de transition gouvernementale prolongée, caractérisées par une place accrue accordée à la gestion des affaires courantes. Ces séquences ont rendu plus visible un phénomène longtemps considéré comme marginal dans la pratique institutionnelle.
Dans ce contexte, la question du statut du gouvernement démissionnaire fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt renouvelé, y compris sur le plan normatif. En effet, une proposition de loi récente débattue au Parlement vise à mieux encadrer ce régime juridique largement issu de la pratique. Elle tend notamment à clarifier les compétences du gouvernement démissionnaire et à préciser les limites de la notion d’affaires courantes, afin de réduire l’insécurité juridique liée à l’absence de définition constitutionnelle précise.
Derrière un acte en apparence simple, la remise de la démission du gouvernement au Président de la République, se pose ainsi une série de questions fondamentales : la nature de la responsabilité gouvernementale, le rôle du Président de la République dans la continuité de l’exécutif, et plus largement l’équilibre entre norme constitutionnelle écrite et pratiques institutionnelles.
Dès lors, il convient de s’interroger sur la nature réelle de la démission du gouvernement sous la Ve République : s’agit-il d’un mécanisme juridiquement encadré par la Constitution, ou d’un ensemble de pratiques politiques stabilisées par l’usage institutionnel ?
Pour répondre à ces questions, nous recevons les deux professeurs de droit public de la Prépa ENM de l’ISP : Jean-Paul Gélin et Grégory Portais. -
Zijn er afleveringen die ontbreken?
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« Bonjour, S’il vous plait, Merci, Au revoir ! », la politesse s’apprend dès le plus jeune âge, elle relève autant de l’éducation que de l’instruction ce qui révèle son importance.
La politesse est essentielle dans la cité, avec laquelle elle partage son étymologie.
Elle est un standard, une norme voire une nécessité sociale. La politesse n’est pas qu’une affaire de « bonnes manières ». C’est aussi un objet sociologique, politique et philosophique qui interroge notre rapport à l’autre et à la hiérarchie.
Elle est aussi un sujet de Culture Générale posé à l’occasion du Grand Oral de l’ENM en 2025.
Mais la richesse du sujet n’apparaît pas au premier abord. Comme à chaque fois que je propose à nos intervenants de traiter un sujet de Culture Gé, je commence toujours par m’interroger sur ce que j’en aurais dit à la place des candidats.
Et à évoquer la politesse comme sujet, j’avoue que j’aurais sans doute été rapidement à sec, si vous me permettez l’expression.
Et pourtant, je l’ai dit, le sujet est d’une grande richesse. Et pour l’appréhender, j’ai le plaisir de recevoir Michaël Poyet, magistrat administratif, et professeur de droit public au sein de la Prépa ISP. -
On entend souvent dire, en période de crise, qu'une nation résiste, qu'elle tient, qu'elle se relève… Les discours politiques sont saturés de ces formules, de ces références à la résilience de la nation.
De Gaulle en 1940 disait « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre »,
Emmanuelle Macron en appelait à l’esprit de résistance en mars 2020 : « Nous sommes en guerre » … avec cette promesse implicite que la France, comme toujours, allait s'en sortir.
Mais qu'est-ce que ça veut dire au fond, résister pour une nation ? Est-ce que toutes les nations sont capables de se relever d'un choc ? Est-ce que la résilience est une qualité naturelle de la nation… ou est-ce qu'elle se construit, se cultive, parfois même se fabrique ?
C'est tout le sens du sujet posé cette année aux candidats du concours d'entrée de l'École Nationale de la Magistrature, dans le cadre de l’épreuve de Connaissance et compréhension du monde contemporain, c’est-à-dire de culture Gé. Les candidats devaient composer pendant 5 heures sur « La résilience de la nation ».
Nous ne ferons pas une correction du sujet. Les podcasts de l’isp n’y sont pas propices. Mais vous êtes nombreux sur les réseaux sociaux à nous avoir interrogés sur le sens du sujet, sur ces contours, et même son intérêt et sa portée.
Alors soit évoquons La résilience de la nation à la manière des podcasts de l’ISP et pour ce faire, j’ai sollicité deux éminents professeurs de Culture Gé de la Prépa, des historiques des podcasts de l’ISP, deux spécialistes des institutions politiques : Samir Hammal et Philippe Mazet. -
Dans cet échange, notre invité nous propose d’explorer un métier encore peu connu : celui du journalisme au cœur du droit, qui consiste à expliquer et à rendre accessibles les enjeux juridiques de l’actualité.
Juriste de formation, diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en droit des affaires et en droit du numérique, notre invitée Anaële MAMAN, a d’abord suivi un parcours juridique classique avant de s’orienter progressivement vers le monde de la communication et du journalisme.
Depuis quatre ans, elle propose des chroniques juridiques à la radio, notamment sur Radio J dans son émission « C’est votre droit », RCJ puis sur Europe 1, où elle décrypte l’actualité à la lumière du droit. Elle publie également ponctuellement des analyses dans la presse, notamment dans Le Figaro, certaines étant reprises dans les supports pédagogiques des étudiants de La Sorbonne.
Parallèlement, elle enseigne le droit depuis plus de cinq ans dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur, dont la Prépa ISP mais aussi l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Assas, l’Institut Catholique de Paris ou encore Dauphine -
Un ministre dédié bien connu des artistes et du monde de la culture, un budget de plus d'un milliard d'euros par an, des polémiques récurrentes à chaque loi de finances, et une conviction ancrée dans l’inconscient collectif français : la culture, c'est sacré — et l'État doit la défendre.
Pourtant, la question mérite d'être posée frontalement — et elle l'a effectivement été, à des candidats aux concours de la Police nationale : « La culture est-elle une affaire d'État ? ».
Derrière cette formulation apparemment simple se cachent des enjeux considérables : la liberté de création, l'identité nationale, la cohésion sociale, la souveraineté culturelle face à la mondialisation et au numérique, et même — vous allez le voir — la question de la démocratie elle-même.
Pour démêler tout ça, j'ai le plaisir de recevoir Samir Hammal, enseignant de culture générale à la prépa ISP. -
Fin 2024, on comptait plus de 1 750 000 Français établis hors de France, un chiffre qui ne cesse de croître notamment après la crise du Covid.
Cette population française à l’étranger est concentrée en Europe occidentale et dans les pays du G20. Précisément, plus de 40% des Français de l’étranger sont établis en Suisse, États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Canada. Près d’1/3 sont binationaux, une caractéristique croissante dans les grandes zones d’expatriation.
Que signifie être Français hors de France en 2026 ? Qui sont-ils ? Quels liens entretiennent-ils avec la France ? Bénéficient-ils des services publics ? Comment vivent-ils la politique française ?
La question est d’actualité : Des élections consulaires sont organisées cette année en cette fin du mois de mai, précisément les 30 et 31 mai de cette année. Les Français résidant à l'étranger vont élire leurs représentants auprès des ambassades et consulats. Ces représentants jouent un rôle important dans la vie citoyenne des Français de l’étranger. Notamment en matière d’aides sociales et d’éducation. Ils participent également à l'élection des sénateurs de l'étranger.
Bref, pour évoquer les Français de l’étranger, nous recevons Laure Pallez, qui a passé vingt ans hors de France, cofondé un think tank dédié aux Français de l’étranger. Laure Pallez a été élue à Shanghai puis en Floride et à l’Assemblée des Français de l’étranger. Encore Laure Pallez a été nommée conseillère du commerce extérieure de la France par décret du Premier ministre fin 2025. -
Aujourd’hui, on aborde un sujet qui est à la fois très concret et finalement assez peu visible dans le débat public : la sécurité privée. C’est un univers professionnel que l’on croise tous les jours, dans les gares, les aéroports, les centres commerciaux, les événements, mais dont on perçoit mal les contours, les règles et les enjeux.
On a parfois l’impression qu’il s’agit simplement de « vigiles », mais en réalité, on est face à un secteur structuré, encadré juridiquement, et qui semble prendre une place de plus en plus importante dans la sécurité globale.
Et c’est justement ce qui rend ce sujet particulièrement intéressant pour vous qui préparez les concours de la police ou de la gendarmerie. Car aujourd’hui, la sécurité ne repose plus uniquement sur les forces de l’État.
On parle de plus en plus du continuum de sécurité. Derrière cette expression, il y a une idée simple : la sécurité de la société repose sur une coopération entre plusieurs acteurs complémentaires. Police nationale, gendarmerie, polices municipales — sujet qu’on a d’ailleurs abordé dans un précédent épisode que je vous invite à écouter — mais aussi services de renseignement, autorités publiques… et bien sûr, les acteurs de la sécurité privée.
Chacun a un rôle, des compétences spécifiques, et l’enjeu, c’est de mieux les articuler pour répondre aux menaces actuelles. Ce modèle a d’ailleurs été renforcé par la loi du 25 mai 2021 sur la sécurité globale, qui vise justement à organiser cette coopération tout en maintenant le rôle central de l’État.
Dans ce cadre, la sécurité privée n’est plus un acteur périphérique : elle devient un maillon à part entière de la chaîne de sécurité.
Pour évoquer ce sujet, je reçois Antoine Neufman. -
Depuis le 1er février 2026, la direction de l’Administration pénitentiaire est devenue la Direction Générale de l’Administration pénitentiaire.
En janvier 2025, le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, lors de son déplacement à l’École Nationale de l’Administration pénitentiaire à Agen, avait annoncé plusieurs évolutions majeures concernant la politique pénitentiaire, parmi lesquelles la transformation de la direction de l’Administration pénitentiaire qui marque une nouvelle structuration dans l’organisation du ministère de la Justice.
La stratégie du GDS semble s’inscrire dans une réflexion globale reposant sur la catégorisation des personnes détenues au regard de leur dangerosité.
En créant une direction générale pour l’Administration pénitentiaire, la volonté du Garde des Sceaux est de placer l’institution pénitentiaire au même niveau que les deux autres forces de sécurité intérieure afin qu’elle devienne véritablement la 3ème force publique du Pays.
Pour nous présenter la DGAP et cette importante évolution, je reçois Michael Sanchez, Consultant-formateur et docteur en droit public associé au Centre de Recherche Juridique de l’Université Grenoble Alpes. -
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd’hui, nous abordons un sujet souvent perçu comme particulièrement technique et nébuleux, parfois fantasmé, et souvent mal compris : les cryptomonnaies. Sont-elles une révolution monétaire, un simple actif spéculatif, ou un instrument de recomposition du pouvoir économique et politique ?
Pour en parler, je reçois Antoine Neufman. -
La COP30 s’est achevée samedi 22 novembre 2025 à Belém (Brésil). En dépit des efforts infatigables de certains pays et de la présence encourageante de la Chine, elle s’est soldée par l’adoption d’un accord a minima.
Nous sommes loin de l’optimisme un temps affiché.
En décembre 2015, se tenait à Paris la plus connue, la plus symbolique d’un avenir conscientisé, porteur d’espoir, la COP21, c’est-à-dire la 21e conférence des États parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’une des trois conventions adoptées au Sommet de la Terre à Rio en 1992.
Lors de cette conférence a été signé l’accord de Paris, accord international sur le climat définissant le cadre d’engagement des États pour limiter le réchauffement climatique d’ici à 2100 à 1,5 °C, et en tout état de cause à 2° C, par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle.
Or, une décennie plus tard, les résultats peuvent apparaître décevants : les Etats-Unis ont quitté l’accord de Paris, et le niveau du réchauffement climatique sur la période février 2023 – janvier 2024 avait déjà dépassé le niveau de 1,5 °C fixé en 2015. Dans ce contexte, et alors que se tient chaque année une nouvelle COP des Etats parties à la Convention cadre sur les changements climatiques, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence de l’outil diplomatique que sont les COP pour atteindre les objectifs de défense de l’environnement.
Des enjeux diplomatiques, environnementaux et politiques se croisent dans les mesures prises en matière de défense de l’environnement, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale.
C’est pour traiter de ces questions que je reçois aujourd’hui Benoît Quennedey, professeur de droit public et de culture générale à la Prépa ISP. -
Un sujet donné à l’occasion de grands oraux de l’ENM et du CRFPA l’année dernière.
La vie privée est une notion évolutive, que l’on croit connaitre et pourtant incertaine à bien des égards.
Traditionnellement, la vie privée visait l’intime, un espace que l’on partageait avec parcimonie, par choix, par confiance. Elle s’opposait, se distinguait nettement avec la vie publique sauf pour les personnes publiques pour lesquelles une certaine confusion, une certaine perméabilité existaient et existent encore.
Aujourd’hui, et pour tous, quidam comme connus, le territoire de l’intime, l’espace qu’est la vie privée, ressemble de plus en plus à une peau de chagrin : il se rétrécit à mesure que nos vies se numérisent, que nos gestes deviennent des données, que nos émotions deviennent des signaux exploitables.
Nous vivons dans un monde où chaque clic raconte une histoire, où chaque déplacement laisse une trace, où chaque relation devient un graphe. Les technologies qui nous simplifient la vie — smartphones, objets connectés, réseaux sociaux, IA — sont aussi celles qui, silencieusement, redessinent les frontières de notre intimité. Et souvent, sans que nous en ayons pleinement conscience.
Alors, comment en est-on arrivé là ? Comment la promesse d’un Internet libre et émancipateur s’est-elle transformée en un écosystème où la surveillance est devenue un modèle économique, où la collecte de données est la norme, et où la transparence exigée des individus contraste avec l’opacité des systèmes qui les observent ?
Dans ce podcast, nous allons envisager des tensions fondamentales : celle entre le confort numérique et la liberté individuelle, celle entre l’innovation et le contrôle, celle entre ce que nous gagnons et ce que nous perdons en nous exposant numériquement.
Pour ce faire, nous recevons Franck TOURET, professeur au sein de la Prépa ISP. -
En février 2026, la question des terres rares est revenue au cœur des tensions géopolitiques mondiales. Le Premier ministre chinois Li Qiang a visité des sites stratégiques d’extraction et a souligné l’importance croissante de ces minerais pour l’industrie, la transition énergétique et la défense, dans un contexte de rivalité accrue avec les États-Unis.
Dans le même temps, plusieurs puissances cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine. Par exemple, le Japon a décidé d’augmenter ses importations de terres rares depuis l’Australie afin de sécuriser ses approvisionnements en métaux essentiels aux technologies avancées, notamment les aimants utilisés dans les équipements électroniques et médicaux.
Plus largement, la compétition mondiale pour les minerais critiques, dont les terres rares, s’intensifie, poussant les États à constituer des alliances, à sécuriser des chaînes d’approvisionnement et à stocker ces ressources stratégiques.
Les terres rares constituent un enjeu politique, géopolitique, militaire, économique, écologique, etc.
Derrière ce sujet au premier abord abscons, se dessinent des interrogations essentielles pour le monde contemporain.
Pour répondre à ces interrogations, je reçois Jérôme Calauzènes, professeur d’histoire et de géopolitique, responsable de formations au sein de la Prépa ISP. -
En février, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin se sont tous les deux prononcés pour cette suppression au vu de la multiplication des infractions commises par les mineurs, de leur toujours plus grande gravité et de leur recrutement toujours plus important par les réseaux de criminalité organisée.
Le débat sur la responsabilité pénale des mineurs et notamment sur l’excuse de minorité qui permet une atténuation de la peine, n’est pas nouveau. Déjà en 2008, le rapport Varinard proposait d’abaisser le seuil de la responsabilité à 12 ans.
Ce débat a rebondi ces dernières années à la suite d’affaires graves impliquant des mineurs à peine entrés dans l’adolescence. Le législateur a tenté, sans succès, plusieurs fois de modifier les seuils.
Est-ce une piste de réflexion efficace pour faire reculer la délinquance des mineurs ? Est-il juste de penser que celle-ci a récemment fortement augmenté ? Faut-il supprimer l’excuse de minorité ?
Pour répondre à ces questions, je reçois Morgane Daury-Fauveau, professeur de droit pénal et procédure pénale au sein de la Prépa ISP. -
« Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus ». Cette plaisanterie de l’immense Coluche est aussi amusante qu’elle semble intemporelle, la fonction publique présentant encore trop souvent, aux yeux du grand public, tantôt l’image d’une administration sclérosée et lente tantôt d’une bureaucratie jugée odieuse, administrée par des technocrates hors-sol.
L’accès à la fonction publique se fait principalement par concours. Alors même que le contexte budgétaire est particulièrement préoccupant, très peu d’économies de personnel ont pourtant été annoncée par le Gouvernement, alors que l’on peut même constater, spécifiquement dans le milieu territorial, une légère augmentation des emplois.
Plus encore nous en manquons parfois, dans certains secteurs, afin de pouvoir recruter suffisamment d’enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé avoir baissé le niveau requis du concours de recrutement de professeurs des écoles.
Ces éléments rendent légitime, d’un point de vue économique mais aussi social et démocratique de s’interroger sur la pertinence
de continuer à recruter les fonctionnaires par concours.
Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris et Docteur en droit public. -
N’en déplaise, à bien des égards, la relation entre les États Unis et la Chine constitue aujourd’hui l’axe central de la géopolitique mondiale.
Cette relation façonne les équilibres stratégiques, économiques et technologiques du XXIe siècle, alors que Washington et Pékin alternent entre coopération contrainte et rivalité structurelle.
Leur interdépendance économique, soit 40 % du PIB mondial à eux deux, impose un dialogue permanent, même dans les périodes de tension.
Depuis quinze ans, la compétition s’est intensifiée : guerres commerciales, contrôle des exportations, luttes d’influence dans l’Indo Pacifique, confrontation technologique autour des semi conducteurs ou de l’intelligence artificielle. Les États Unis voient dans l’ascension chinoise une remise en cause de leur leadership économique et normatif, tandis que la Chine dénonce l’« hégémonisme » américain tout en affirmant ses ambitions globales.
Cette rivalité s’étend désormais à des régions-clés comme l’Amérique latine, l’Afrique ou le Moyen Orient, où chaque puissance cherche à renforcer son influence et ses débouchés économiques.
Dans ce contexte, les décisions politiques prises à Washington comme à Pékin ont des répercussions directes sur l’Europe, contrainte de naviguer entre pression américaine et dépendance économique chinoise.
Comprendre les dynamiques de cette relation, ses risques, ses opportunités, ses cycles d’escalade ou d’apaisement y compris au sein de l’opinion est essentiel pour anticiper les transformations de l’ordre mondial et les choix auxquels devront répondre les entreprises, les institutions et les États. -
Nombre de juristes et de commentateurs critiquent régulièrement les lois prises sous le coup de l’émotion suscitée par le retentissement médiatique de certaines affaires criminelles. Ils les caricaturent parfois par cette expression « un fait divers = une loi » et considèrent qu’elle est en parfaite contradiction avec cette pensée très juste de Montesquieu selon laquelle « il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante ».
Il est pourtant indéniable que certaines grandes affaires pénales exercent parfois une influence très directe sur l’évolution de notre droit, qu’il s’agisse du droit pénal ou de la procédure pénale.
L’ampleur de la couverture médiatique, l’horreur des faits, leurs conséquences politiques ont interpellés nos gouvernants et les ont conduits à agir.
Comment ces grandes affaires pénales ont-elles modifié notre droit ? Quelles sont-elles ? Quelle peut-être leur influence réelle ? Est-ce de nature à répondre à certains dysfonctionnements ou difficultés de notre système judiciaire et à favoriser les nécessaires évolutions sociétales ?
L’influence de ces grandes affaires répond-elle à cette nécessité citée par Maîtres Vouland et Bonnifay, avocats : « quand la justice vacille, le droit se réinvente ? »
Ce podcast est inspiré par l’ouvrage collectif « l’influence des grandes affaires criminelles sur le droit » édité par Lefebvre Dalloz, dans lequel sont évoquées notamment les affaires du petit Grégory, Michel Fourniret, Cahuzac, Outreau, ou encore le procès de Bobigny, le naufrage de l’Erika ou les attaques terroristes djihadistes, Sarah Halimi … un ouvrage très riche donc
Et nous recevons pour en parler Francis Nachbar, qui nous fait une nouvelle fois l’amitié de participer aux podcasts de l’ISP -
Aujourd’hui, nous vous proposons un épisode consacré à un sujet stratégique au cœur de l’actualité internationale.
Puissance navale, projection de force, dissuasion nucléaire : la France dispose d’un outil militaire unique en Europe.
Mais que représente réellement la marine nationale dans l’équilibre des puissances mondiales ?
Pourquoi le Charles de Gaulle est-il un atout stratégique majeur, et quelles sont ses capacités concrètes ?
Comment fonctionne un groupe aéronaval, et quels sont ses enjeux opérationnels ?
Dans un contexte de tensions internationales croissantes, la question d’une Europe de la défense crédible se pose avec acuité.
La France peut-elle en être le moteur ?
Pour répondre à ces questions, j’ai le plaisir de recevoir l’amiral Richard Wilmot-Roussel
Amiral Wilmot-Roussel, merci de votre participation aux podcasts de l’ISP. C’est un véritable honneur de vous recevoir. -
Bienvenue dans ce nouvel épisode consacré à un sujet à la fois ancien, souvent mal compris, et pourtant toujours d’actualité : les femmes dans l’histoire de l’espionnage. Lorsqu’on parle d’espionnes, une image s’impose presque immédiatement : celle de la femme fatale, dangereuse, séduisante, manipulatrice. Une image puissante, largement façonnée par la littérature, le cinéma et quelques figures emblématiques, mais une image profondément réductrice.
Car cette représentation masque une réalité : les femmes ont toujours été au cœur du renseignement, non comme une exception, mais comme un rouage essentiel, parfois discret, mais souvent décisif.
Pour explorer cette histoire, je reçois Antoine Neufman. Merci d’être avec nous. -
C’est un invité exceptionnel que nous recevons aujourd’hui à l’ISP en la personne d’Yves Saint-Geours.
Yves Saint-Geours bonjour. Les mots manquent pour décrire votre parcours. Vous êtes diplomate, ancien ambassadeur et actuel président du Conseil d’administration de l’institut pasteur. Emmanuel Macron vous a par ailleurs nommé l’année dernière co-président de la commission franco-haïtienne sur la double dette haïtienne.
Tout au long de votre parcours, qui a débuté dans l’enseignement, vous avez multiplié les expériences jusqu’à acquérir une connaissance unique du fonctionnement de l’Etat.
Vous avez notamment été conseiller au cabinet de deux ministres des affaires étrangères, mais aussi ambassadeur en Bulgarie, au Brésil et en Espagne. Vous avez également présidé l’établissement public du Grand Palais des Champs-Elysées. Agrégé d’histoire et diplômé d’études approfondies ibériques et ibéro-américaines, vous êtes par ailleurs un fin connaisseur de l’Amérique latine. Vous avez notamment écrit « La vie quotidienne en Amérique du Sud au temps de Bolivar : 1809-1830 » chez Hachette, ainsi que « L'Amérique latine de l'Indépendance à nos jours », chez PUF.
Cependant, c’est une autre de vos multiples casquettes qui nous vaut de vous recevoir aujourd’hui.
En effet, vous connaissez bien le monde judiciaire puisque vous avez été désigné par le président de la République comme membre du Conseil supérieur de la magistrature, fonction que vous avez exercée entre 2019 et 2022. Pendant quatre années, vous avez donc participé à la nomination des plus hauts magistrats du monde judiciaire, sillonné la France pour aller à la rencontre des juges et procureurs dans leurs tribunaux, participé activement à la déontologie et à la discipline des magistrats et surtout – car il s’agit de la mission première du Conseil – assisté le président de la République dans la préservation de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Encore, un autre point de votre parcours hors norme nous intéresse particulièrement et intéressera tout particulièrement ceux de nos auditeurs qui passent les concours. En effet, à l’issue de votre passage au CSM, vous avez été pendant plusieurs années le référent de l’épreuve de connaissance et compréhension du monde contemporain du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la magistrature.
Dit plus prosaïquement, la dissertation de culture générale du concours de l’ENM, c’est vous ! Vous êtes la personne qui se cache notamment derrière le sujet de 2023 « être citoyenne et citoyen aujourd’hui » et celui de 2025 « Les océans et les mers ».
Yves Saint-Geours, nous avons mille questions à vous poser, en vous remerciant tout d’abord à nouveau d’avoir accepté de répondre à l’invitation de l’ISP. - Laat meer zien