Afleveringen

  • L'expression "cinq sur cinq" signifie en principe qu'une personne a bien compris ce que vient de lui dire son interlocuteur. Mais sait-on quelle est son origine ?

    S'assurer de la bonne réception des messages

    Comme bien d'autres, l'expression "cinq sur cinq" a d'abord fait partie du langage des militaires. Ils l'utilisaient pour indiquer à leur interlocuteur, lors d'une communication radio, que le message transmis était parfaitement clair et audible.

    Pour être plus précis, la formule employée était, dans ce cas : "message reçu cinq sur cinq". Une telle mention peut paraître surprenante à notre époque, où, du fait de technologies innovantes, la clarté de la communication semble aller de soi.

    Mais, voilà seulement quelques décennies, il n'en allait pas de même. La transmission pouvait être de mauvaise qualité, brouillée par des parasites et d'autres interférences. D'où la nécessité de prévenir son interlocuteur que le message transmis avait été bien reçu ou, au contraire, perçu de manière partielle.

    Compte tenu de l'importance de certains messages, il était indispensable que leurs expéditeurs s'assurent de leur bonne réception.

    Un code spécifique

    Pour parvenir à ce résultat, les militaires avaient mis au point un code spécifique. Il était composé de deux chiffres, dont chacun avait une signification propre. Le premier indique l'intensité du signal lors de la communication radio. Quant au second, il porte sur la clarté de la transmission.

    Ce code à deux chiffres devait être utilisé, à la fin de chaque transmission, par le destinataire du message. S'il indiquait que le message avait été reçu "cinq sur un", cela voulait dire que le volume de la transmission était très fort, mais que le message était perturbé par des parasites. Autrement dit presque impossible à comprendre.

    Un message "reçu un sur cinq" avait la signification inverse. le signal radio était menu, d'un volume faible, mais en même temps très clair. Bien sûr, le message reçu "cinq sur cinq" exprimait le summum de la qualité : son volume était puissant et sa réception parfaitement claire.

    À la question "message reçu ?", les militaires pouvaient aussi répondre, dans ce cas : "fort et clair".

     

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  • "L'enfer, c'est les autres" fait partie d'une réplique prononcée par l'un des personnages de "Huis clos", la pièce de Jean-Paul Sartre, écrite en 1944. Mais sa véritable signification est souvent incomprise.

    Vivre ensemble pour l'éternité

    Les trois personnages de "Huis clos" se retrouvent dans une pièce fermée et dépourvue de miroirs. Elle symbolise l'enfer. Cet homme ces deux femmes s'attendent à être jugés ou à rendre des comptes.

    Mais nul "bourreau" ne se présente. Ils ont alors tôt fait de comprendre qu'ils sont contraints de vivre ensemble pour toujours. C'est cette cohabitation forcée qui est leur châtiment.

    Très vite, chacun s'aperçoit qu'il lui est impossible de s'isoler. Les autres finissent toujours par s'imposer à lui, soit en voulant le séduire soit en tentant de le manipuler.

    Exister par le regard des autres

    Mais qu'a voulu dire le philosophe par sa formule devenue proverbiale ? "L'enfer, c'est les autres" ne signifie pas qu'un homme doit voir un ennemi dans chacun de ses semblables.

    Cet "enfer", c'est surtout le regard d'autrui. En effet, c'est lui qui nous fait exister. La façon dont nous réagissons, nous dit Sartre, le regard que nous portons sur nous-mêmes, sont en grande partie fonction du jugement des autres.

    C'est parce que nous n'existons vraiment que par le jugement d'autrui que nous sommes en enfer. Cette présence permanente de l'autre dans nos vies, poursuit le philosophe, nous la sentons par le truchement de la honte.

    Si, par exemple, un homme regarde par le trou de la serrure pour surprendre sa femme infidèle, il se sent soudain saisi par la honte, car il se voit dans le regard d'autrui. Cette honte ne peut exister, et donc aussi celui qui la ressent, que par rapport à autrui.

    La conscience de l'homme ne serait donc pas, comme le prétendait Descartes, cette entité autonome, susceptible de décider de son propre destin. En fait, c'est à une confrontation des consciences que Sartre nous fait assister, chacune ayant besoin des autres pour avoir le sentiment d'exister. Par ce besoin permanent des autres, chacun pave son propre enfer.

     

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  • La communication suppose la maîtrise d'un certain nombre de sons, de gestes et d'attitudes que les enfants né décodent pas toujours. C'est notamment le cas lorsqu'ils sont confrontés à l'ironie.

    Les jeunes enfants ont du mal à comprendre l'ironie...

    En règle générale, ce n'est qu'entre six et huit ans que les enfants commencent à comprendre les mécanismes de l'ironie. En deçà, ils ont tendance à prendre pour argent comptant ce qu'on leur dit, sans se douter que les paroles prononcées ont le sens inverse de ce qu'elles semblent vouloir dire.

    Si le sarcasme se glisse dans un message ambigu, il arrive que des enfants plus âgés, ou même des adultes, ceux qui souffrent d'autisme en particulier, ne parviennent pas à le déchiffrer.

    C'est que, pour vraiment saisir le sens d'un message ironique, il ne faut pas seulement s'en tenir aux mots. Il faut aussi percevoir l'intention de son auteur et être sensible à ses gestes et au ton qu'il emploie.

    Autant de signaux complexes qui ne sont pas vraiment à la portée des jeunes enfants, d'autant qu'il faut les associer pour appréhender la véritable signification du message.

    ...Mais Les enfants empathiques la perçoivent mieux

    Des chercheurs canadiens ont essayé de mesurer cette difficulté des enfants à comprendre l'ironie. L'étude a porté sur une trentaine d'enfants de huit à neuf ans.

    Ils devaient assister à un spectacle de marionnettes. À la fin, un des personnages devait proférer une remarque. Aux enfants de dire s'ils la trouvaient ironique ou non. Pour cela, ils disposaient de deux jouets.

    S'ils saisissaient un canard en peluche, cela voulait dire que, pour eux, la remarque n'était pas ironique. Prendre le requin signifiait au contraire qu'à leur avis elle était plutôt sarcastique.

    Au préalable, les chercheurs avaient pu, au moyens de divers tests, apprécier le niveau d'empathie des enfants. Ils se sont alors aperçus que les enfants empathiques percevaient mieux l'ironie contenue dans les remarques des marionnettes.

    Ce qui paraît d'ailleurs assez logique, car cette faculté permet aux enfants de se mettre plus facilement à la place de leurs interlocuteurs, et donc de mieux percevoir le sens profond de leurs paroles.

     

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  • C'est dans les années 1930 que la pratique de l'auto-stop s'est peu à peu généralisée. Ses adeptes ont adopté des codes et des gestes propres à faciliter leur activité. C'est notamment le cas du pouce levé, geste adressé aux automobilistes de passage. Un tel geste n'est pourtant pas universel.

    Une origine encore mal connue

    Dans de nombreux pays, les auto-stoppeurs adoptent la posture suivante pour arrêter les voitures : ils plient le poing, tout en laissant le pouce levé. Le bras est tendu et, à l'approche d'un véhicule, l'auto-stoppeur relève l'avant-bras, en un geste évocateur. C'est d'ailleurs pourquoi, au Québec, on l'appelle plutôt un "pouceux".

    On ignore pourquoi les auto-stoppeurs l'ont adopté. Des hypothèses ont été émises, mais aucune n'est vraiment convaincante. Certains ont été chercher l'origine de ce geste très loin dans le passé.

    Ils ont imaginé qu'il avait pu être inspiré par la manière dont les Romains demandaient à l'empereur d'épargner les gladiateurs. On le sait, ils levaient déjà le pouce pour obtenir leur grâce.

    Une autre explication se réfère à des faits plus proches de nous. En effet, les cochers avaient l'habitude de redresser leurs pouces quand ils tiraient sur les rênes pour arrêter l'attelage.

    Un geste pas toujours reconnu

    Mais, pour arrêter les voitures, les auto-stoppeurs ne font pas partout le même geste. Ainsi, dans certains pays d'Europe du Sud, ils doivent tendre le bras et la main, la paume tournée vers le bas.

    Avant d'y faire de l'auto-stop, il vaut mieux connaître les coutumes de certains pays. Non seulement vous n'arrêterez pas les voitures en levant le pouce si vous êtes en Russie ou dans certaines contrées du Moyen-Orient, mais vous pouvez provoquer la colère des conducteurs.

    En effet, un tel geste y est perçu comme injurieux ou même indécent. En Russie, l'auto-stoppeur a plutôt intérêt à lever le bras. En Asie, il est conseillé d'agiter la main, en tenant la paume vers le bas.

    Si vous hésitez sur le geste à adopter, il est toujours possible d'arborer un panneau, sur lequel vous inscrivez votre direction. Au fond, c'est sans doute le moyen le plus sûr de parvenir à vos fins.

     

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  • De nos jours, les sondages d'opinion rythment la vie politique et portent sur tous les sujets. On ne saurait concevoir une élection sans accompagner la campagne qui la précède de sondages quasi quotidiens. Mais à quand remonte une telle pratique ?

    Les Américains, précurseurs du sondage d'opinion

    On peut trouver des ancêtres du sondage dans l'Antiquité. On a ainsi retrouvé, sur les murs de Pompéi, des slogans vantant les qualités de candidats aux élections municipales et invitant à voter pour eux.

    À l'époque contemporaine, c'est aux États-Unis que le sondage d'opinion est né. C'est à l'occasion des élections présidentielles de 1936 que George Gallup, à la tête de son nouvel institut de sondage, recueille, pour la première fois, l'avis d'un groupe de personnes représentatif de la population américaine.

    Dans le même temps, un hebdomadaire organise une vaste consultation auprès des électeurs. On appelle ce type de référendums officieux un "vote de paille".

    En prévoyant la réélection de Roosevelt, c'est l'institut Gallup qui remporte la mise, alors que le journal avait annoncé la victoire de son concurrent. Ce succès confère d'emblée une légitimité certaine aux sondages d'opinion.

    En France aussi

    Le premier sondage d'opinion réalisé en France est presque contemporain de l'enquête américaine. Il date en effet d'octobre 1938, même si les résultats sont publiés l'année suivante.

    Il est mené par les soins de l'Institut français d'opinion publique (IFOP), fondé par le sociologue Jean Stoetzel. Les accords de Munich viennent d'être conclus et la situation internationale reste très tendue.

    Aussi la question posée aux Français fait-elle référence aux risques de guerre. On leur demande en effet s'il faut "mourir pour Dantzig". Il s'agit de ce corridor que l'Allemagne dispute à la Pologne. Soucieux de ne pas laisser la voie libre à Hitler, la grande majorité des personnes interrogées répond par l'affirmative.

    Mais, à l'époque, de telles enquêtes d'opinion ne semblent intéresser ni la la classe politique ni l'opinion. Ainsi, un sondage portant sur les accords de Munich, en 1938, ne rencontre aucun écho au gouvernement. De même, les lecteurs du journal "Paris-Soir" ne réagissent pas à la publication de l'indice de popularité des hommes politiques.

     

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  • On dit parfois d'hommes ou de femmes d'un certain âge qu'ils sont victimes du "démon de midi". Qu'est-ce que cette expression recouvre exactement et d'où vient-elle ?

    Un retour vers sa jeunesse

    Il arrive qu'aux alentours de la cinquantaine des hommes ou des femmes soient séduits par des partenaires plus jeunes. Pour la sagesse populaire, c'est le "démon de midi" qui les a frappés.

    Ce qui peut favoriser de telles aventures, parfois fugaces, c'est la monotonie d'une vie ressentie comme trop routinière. Les habitudes se sont installées et les projets sont planifiés : bref, l'existence a perdu de son piquant.

    En vivant de telles aventures, qui obligent souvent à une vie clandestine, on renoue aussi avec sa jeunesse. Mais c'est également une manière de se rassurer sur sa virilité ou sa féminité. Convaincus qu'ils peuvent encore plaire, l'homme ou la femme touchés par le "démon de midi" se réconcilient alors avec eux-mêmes.

    L'origine de l'expression

    L'origine de l'expression "démon de midi" se trouve dans un psaume de la Bible, dans la version de la Vulgate. Il s'agit de la Bible traduite de l'hébreu en latin par saint Jérôme au IVe siècle.

    Mais cette expression de "démon de midi" ("daemonius meridianus") n'avait alors aucun rapport avec la luxure ou le "péché de chair". Pour certains, elle désignait l'"acédie", cette apathie spirituelle qui empêchait les moines de prier.

    Au XVIIe siècle, l'expression se détache de sa signification purement religieuse pour désigner plutôt une sorte de penchant à la fois irrésistible et pernicieux. On parle ainsi de "démon du jeu".

    Peu à peu, l'expression "démon de midi" se rapproche de sa signification actuelle. Le mot "midi" a sans doute joué un rôle déterminant dans ce glissement de sens.

    Il évoque en effet non seulement le milieu de la journée mais aussi celui de la vie, au moment où les hommes sont travaillés de désirs nouveaux. Ce "milieu", ce peut être encore celui du corps, qui est précisément le siège de l'activité sexuelle.

    En intitulant un de ses romans "Le démon de midi", en 1914, Paul Bourget popularise à nouveau une expression un peu oubliée.

     

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  • Persuadé de la victoire de l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, et tout à son idée d'imprimer sa marque personnelle dans l'histoire de son temps, Hitler conçut un projet grandiose, pour faire de Berlin rien moins que la capitale du monde. De rares parties de ce programme ambitieux ont pu voir le jour.

    Une nouvelle capitale

    La réorganisation totale de Berlin, pour en faire une nouvelle capitale monumentale, visait à renforcer le prestige d'un Troisième Reich vainqueur des adversaires ligués contre lui.

    Hitler aurait confié à ses proches qu'il souhaitait donner le nom de "Germania" à cette ville grandiose qui serait, il n'en doutait pas, la "capitale du monde".

    La conception de la futur capitale, qui devait s'inspirer d'autres villes, comme Paris, fut confiée à l'architecte Albert Speer, qui devint un proche du Führer. Organisée autour de deux grands axes, la future Germania devait comprendre certains bâtiments emblématiques.

    C'est le cas du Grand Hall du peuple, à proximité du Reichstag, qui devait devenir le plus vaste espace fermé du monde, surmonté d'un dôme seize fois plus haut que celui de la basilique Saint-Pierre à Rome. Quant à l'arc de triomphe, il devait largement surpasser celui de l'Étoile à Paris.

    Un palais pour le Führer, une nouvelle chancellerie et des espaces verts étaient également prévus. Quant aux musées, ils devaient être en partie regroupés sur une île de la Spree, rivière coulant à Berlin.

    Quelques réalisations

    Les aléas du conflit, avec ses innombrables destructions, et la défaite de l'Allemagne, n'ont pas permis à la nouvelle capitale de l'Allemagne de voir le jour.

    Malgré tout, certaines réalisations ont pu être menées à bien. C'est notamment le cas du vaste stade olympique; inauguré à l'occasion des jeux olympiques de 1936, il pouvait accueillir plus de 100.000 spectateurs.

    Une nouvelle chancellerie fut également construite; elle était dotée d'un hall conçu pour être deux fois plus log que la galerie des glaces du château de Versailles.

    On eut également le temps de tracer une grande artère, intégrant la célèbre avenue Unter den Linden, élargie, et de construire la première parie d'une autoroute.

     

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  • Sisyphe est un personnage de la mythologie grecque. Le châtiment que lui infligea Zeus a inspiré aux philosophes, et notamment à Albert Camus, dans "Le mythe de Sisyphe", des réflexions sur la condition humaine.

    Un défi aux dieux

    Fils d'Éole, le dieu du vent, et d'Énarété, Sisyphe est le fondateur mythique de la cité grecque de Corinthe.

    La légende raconte que Sisyphe aurait surpris Zeus, déguisé en aigle, en train d'enlever la nymphe Égine, fille du dieu fleuve Asopos. Ne craignant pas le courroux du plus puissant des dieux, il a l'audace de le dénoncer au père éploré.

    Furieux d'avoir ainsi été défié, Zeus décide de lui dépêcher Thanatos, qui devait l'emmener au royaume des morts, régenté par Hadès. Mais, en plus d'être téméraire, Sisyphe est très astucieux. Il parvient donc à enchaîner Thanatos, libérant provisoirement les hommes de la mort.

    Zeus le condamne alors à rouler une pierre au sommet d'une montagne. Mais, parvenu au but, le rocher dévale la pente. Sisyphe est alors obligé de recommencer une tâche qui sera sans fin puisque son supplice est éternel.

    Une prise de conscience

    Les philosophes, et notamment Camus, ont tiré deux enseignements majeurs de ce mythe de Sisyphe. Pour eux, il illustre d'abord l'absurdité de la condition humaine.

    En effet, comme Sisyphe, les hommes sont enchaînés à une tâche répétitive, qui se reproduit à l'identique jour après jour. Cette routine implacable souligne en quelque sorte la vacuité de l'existence.

    Mais le mythe de Sisyphe a une autre face : le sens de la vie finit par poindre par delà cette existence en apparence vide de sens. Et ce sens tient dans la révolte de l'homme. Pour le découvrir, il doit d'abord, comme Sisyphe, prendre conscience du caractère tragique de sa vie.

    Dès lors, il ne la subit plus de manière passive. Il en connaît toute la misère, mais cette prise de conscience, justement, et le défi qu'il lance aux dieux, l'extirpent de sa condition d'esclave.

    Cette prise de conscience permet à Sisyphe, comme aux hommes, de regarder en face l'absurdité de leur destin et, par là, de s'en libérer.

     

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  • L'activité humaine, dans certaines de ses manifestations, contribue à perturber la vie et les interactions des espèces animales. Même s'il est difficile à mesurer, l'impact de cette "pollution sensorielle" sur ce qui l'entoure n'en est pas moins réel.

    Des repères brouillés

    Cette "pollution sensorielle" est le résultat de l'activité humaine. Elle se traduit notamment par un éclairage urbain qui brouille les repères de certains animaux. Cette luminosité artificielle, qui s'étend loin de sa source, atténue ainsi la lumière des étoiles, qui guide le vol nocturne des oiseaux migrateurs.

    De même, l'éclairage des rivages gêne les tortues marines dans leur recherche de lieux de nidification.

    De son côté, le bruit ambiant, fruit, lui aussi, de l'activité humaine, recouvre le chant des oiseaux, perturbant ainsi leur communication.

    Trompées par la surface lisse d'une route asphaltée, qu'elles prennent pour une mare, les libellules viennent y pondre leurs œufs, ne pouvant ainsi assurer leur descendance. Par ailleurs, certains polluants atmosphériques perturbent le processus de pollinisation.

    Omniprésente, cette pollution sensorielle finit par tromper la vigilance des animaux, les rendant plus vulnérables à leurs prédateurs. Cette forme de pollution est d'autant plus préoccupante qu'elle touche tous les milieux naturels.

    Des moyens de limiter la pollution sensorielle

    Il est difficile d'apprécier l'impact global de la pollution sensorielle, dans la mesure où chaque espèce est, par exemple, sensible à un certain type de lumière ou à telle ou telle odeur.

    Malgré cette difficulté, il est essentiel de rechercher des moyens propres à la limiter. C'est ainsi que les politiques d'aménagement urbain prévoient aujourd'hui des dispositifs spécifiques pour réduire l'intensité lumineuse de l'éclairage des villes.

    On crée aussi des sortes de couloirs écologiques, connus sous le nom générique de "trame noire". Ces zones sont plongées dans une certaine obscurité, ce qui permet aux animaux de retrouver leurs repères.

    Les municipalités testent également des dispositifs destinés à faire baisser le niveau sonore dans les rues des villes. Des radars anti-bruit ont ainsi été installés dans certaines d'entre elles.

    Une autre piste consisterait à débarrasser les déchets plastiques d'odeurs qui les rendent appétissants pour certains animaux.

     

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  • En mathématiques comme dans la vie courante, l'usage est de désigner ce qui est inconnu par la lettre "x". Mais pourquoi cette lettre a-t-elle pris une telle signification ?

    Une volonté précoce de nommer l'inconnu

    En mathématiques, les inconnues sont désignées par la lettre "x". Dans un autre domaine, une femme voulant garder l'anonymat accouche "sous x".

    Cette désignation de l'inconnu par la lettre "x" a d'abord débuté dans les mathématiques, avant de s'étendre à d'autres domaines de la vie quotidienne. 

    2000 ans avant notre ère, les Sumériens connaissaient déjà l'arithmétique. Quant à l'algèbre, les Babyloniens et les Égyptiens en ont posé très tôt les prémisses. Or, dès le début de cette longue histoire, les mathématiciens ont voulu nommer l'inconnu, qui était aussi partie intégrante de leur science.

    Le premier à l'avoir fait est sans doute Diophante d'Alexandrie, qu'on a surnommé le "père de l'Algèbre". Ce mathématicien grec, qui a peut-être vécu au IIIe siècle, introduit dans ses calculs un nombre indéterminé, qu'il appelle "arithmos" ou "arithme". Il peut être assimilé à ce qu'on nomme en algèbre une inconnue.

    De l'arabe au latin

    Les mathématiques, et notamment l'algèbre, se sont développés en priorité, à partir du IXe siècle environ, dans les pays musulmans. Les mathématiciens arabes avaient également un mot pour nommer l'inconnu.

    En effet, ils désignaient cet inconnu par le terme "shay", qui signifie "la chose" ou "quelque chose". Dans les calculs, ce mot est représenté par les deux premières lettres, "sh".

    Elles se prononcent "che", comme dans le mot "chien". Mais dans l'Espagne andalouse, où les conquérants musulmans ont introduit les derniers trouvailles des mathématiciens, les habitants ne parlant pas arabe ont de la peine à prononcer ce "sh".

    Ils ont aussi du mal à lui trouver une correspondance dans leur langue. Alors, les clercs en charge de la traduction des traités arabes remplacent "sh" par une lettre qu'ils estiment équivalente, le "khi" grec. 

    Or cette lettre, en minuscule comme en majuscule, s'écrit comme le "x" latin, repris dans la plupart des langues romanes. La boucle était bouclée. "X" deviendrait désormais la seule manière de dénommer l'inconnu. 

     

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  • Les jeunes gens voulant devenir médecins sont assez souvent victimes d'un trouble qui, par son objet, a reçu le nom de "syndrome de l'étudiant en médecine". Mais de quoi s'agit-il au juste ?

    La manie du diagnostic

    Durant ses longues études, l'étudiant en médecine est amené à découvrir l'origine et le développement des nombreuses maladies qui affectent la santé humaine. À chaque fois, ses professeurs en détaillent les symptômes.

    Il peut arriver que certains étudiants fassent le rapprochement entre ces signes cliniques et la légère douleur qu'ils ressentent, croient-ils, à l'endroit précis de leur anatomie où la maladie qu'on vient de leur décrire se déclare le plus souvent.

    Il arrive aussi à ces étudiants d'établir un tel diagnostic pour les autres. Ce syndrome se manifeste plus volontiers au cours de la première année d'étude, où l'afflux de connaissances nouvelles peut désorienter le futur médecin.

    Le fait de concentrer son attention sur une manifestation bénigne, comme des fourmillements ou une petite brûlure, peut en accentuer l'intensité, et confirmer, dans l'esprit de l'étudiant, la véracité de son diagnostic.

    Un trouble à prendre au sérieux

    Ce syndrome de l'étudiant en médecine, qui peut faire sourire, ne doit pourtant pas être pris à la légère. D'abord parce qu'il provoque souvent une réelle anxiété chez celui qui en est la victime.

    Même si tous les spécialistes ne s'accordent pas sur ce point, ce syndrome peut également déboucher sur une véritable hypocondrie, qui peut perturber la vie du patient.

    Si ce trouble doit être pris au sérieux, c'est aussi en raison des dangers qu'il peut faire courir, au patient lui-même et à son entourage. En effet, l'inexpérience de l'étudiant, jointe à la conviction qu'il vient de dépister une maladie, peut conduire à de faux diagnostics.

    Dans ce cas, les personnes qui s'y laissent prendre peuvent mettre leur santé en danger. Ce trouble psychologique à part entière, peut-être dû à une trop grande tendance à l'empathie, doit donc être pris en charge.

    Le patient peut être amené, dans le cadre de certaines thérapies, à prendre conscience du caractère erroné de ses pensées et à en redresser le cours. Un suivi psychiatrique peut être aussi envisagé.

     

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  • En général, ce sont les réussites commerciales qui ont droit aux feux de l'actualité. Comme les échecs sont rarement mis à l'honneur, un original musée suédois a décidé de présenter les plus emblématiques.

    Des produits qui n'ont pas trouvé leur public

    En juin 2017, un musée insolite a ouvert ses portes dans une petite ville de Suède. Ce que vous trouverez dans ses vitrines, ce sont quelques spécimens des plus retentissants échecs commerciaux des dernières décennies.

    On y trouve de curieux objets, comme ces lunettes sans branches, qui ne pouvaient tenir qu'à l'aide d'aimants placés sur le visage. Un masque électrique inspiré d'une série télévisée, et censé rajeunir ceux qui le portent, y voisine avec une poupée en haillons qui n'a eu aucun succès auprès des petites filles.

    Le "musée de l'échec" expose également des exemplaires d'un téléphone qui pouvait se transformer en console de jeux ou d'un stylo réservé aux femmes.

    Certaines personnalités sont à l'honneur dans ce palmarès de l'échec. C'est le cas de Donald Trump qui, entre son jeu de société et sa marque de vodka, n'a pas enregistré que des succès.

    Certains de ces objets sont assez incongrus, mais d'autres auraient pu s'imposer. Ce qui prouve que personne ne peut prévoir l'évolution des goûts du public.

    L'acceptation de l'échec

    Il n'est guère étonnant que le fondateur de ce curieux musée ne soit pas soutenu par les industriels. Dans des sociétés où la culture du succès tient une place aussi centrale, il n'est pas facile, pour une entreprise ou un individu, d'avouer ses échecs.

    C'est pour leur permettre de les confesser, s'ils le souhaitent, que le créateur du musée a prévu un lieu spécial, réservé à ces aveux, confidentiels ou publics. Certains s'y plaignent de leurs échecs personnels, d'autres avouent leurs déconvenues professionnelles.

    Pour alimenter les vitrines de son musée, son fondateur fait appel aux dons. Il en reçoit de façon régulière. Ce "musée de l'échec" s'est ouvert dans un pays, la Suède, reconnu comme l'un de ceux qui encourageaient le plus la créativité. Pour lui, sans doute, elle passe aussi par l'acceptation de l'échec.

     

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  • À l'inverse de la démocratie, où la souveraineté appartient au peuple, donc à l'ensemble des citoyens, certains régimes politiques, comme la ploutocratie ou l'oligarchie, réservent le pouvoir, en droit ou en fait, aux plus riches ou à une minorité de personnes.

    Le pouvoir aux plus riches...

    Le terme de "ploutocratie" a été forgé à partir de deux mots grecs : "ploutos", qui désigne le dieu de la richesse, et "kratos", qui signifie "pouvoir".

    La ploutocratie est donc un régime dans lequel le pouvoir appartient aux riches. Il tire son origine d'une pièce d'Aristophane, du IVe siècle avant J.-C., dans laquelle apparaît ce dieu de la richesse.

    À vrai dire, aucun régime politique ne réserve le pouvoir, de manière formelle, aux citoyens les plus fortunés. Il s'agit plutôt d'une situation de fait, dans laquelle on voit la majorité des postes de direction politique et économique monopolisés par les personnes les plus aisées.

    ...Ou à une minorité

    "Oligarchie" vient des mots grecs "oligos", ce qui veut dire "peu nombreux" et "arkho", qui signifie "commandement". Il s'agit donc du pouvoir d'une minorité.

    À la différence de la ploutocratie, l'oligarchie n'est pas toujours une situation de fait; en effet, elle a souvent constitué la base officielle de certains régimes politiques.

    Elle se rapproche parfois de la ploutocratie. En effet, dans les régimes censitaires, comme celui de la Restauration en France, le droit de vote est conditionné par le paiement de certains impôts. Mais seule la richesse foncière étant vraiment prise en compte, des personnes riches, mais non propriétaires terriens, se voyaient privées de l'exercice de la souveraineté.

    Dans l'Athènes classique, aux Ve et IVe siècles avant notre ère, seuls les citoyens avaient le pouvoir. Pour être citoyen, il fallait être né, dans le cadre d'un mariage légitime, de deux parents eux-mêmes citoyens.

    Dans les régimes monarchiques traditionnels, les fonctions les plus importantes étaient, pour l'essentiel, aux mains de la noblesse. Il s'agit donc d'une forme de régime oligarchique, dénommé "aristocratie".

    Mais ce sont également quelques familles qui se partagent le pouvoir et l'influence dans certains régimes républicains, comme celui de Venise.

     

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  • L'Union des blessés de la face et de la tête, familièrement appelée les "gueules cassées", a, depuis ses origines, développé une relation étroite avec les jeux préférés des Français. Ainsi, c'est cette association d'anciens combattants qui a eu l'idée du Loto.

    De la Loterie nationale...

    Durant la Iére Guerre mondiale, de nombreux soldats sont victimes de blessures qui les défigurent. Connue sous le nom de "Gueules cassées, une association est créée pour leur venir en aide.

    Pour compenser l'absence de pension spécifique pour les blessés du visage, l'association veut leur apporter un secours matériel. Et elle ne manque pas d'imagination pour trouver les ressources nécessaires.

    Dans les années 1930, elle lance ainsi une souscription. Elle se présente sous la forme d'une tombola, qui permet aux participants de gagner des lots variés, les plus chanceux remportant même un avion de tourisme !

    Le succès est tel qu'il donne des idées à l'État. S'inspirant de la tombola des "Gueules cassées", il crée, en 1933, la Loterie nationale. Ses bénéfices doivent aller en priorité aux invalides de guerre et aux anciens combattants.

    ...Au Loto

    Mais, dans les années 1960, les finances de l'association accusent une baisse sensible. En effet, la Loterie nationale doit faire face à un redoutable concurrent, le tiercé, mis au point en 1954. Très vite, il devient en effet le roi des paris et remporte un succès grandissant.

    Les responsables des "Gueules cassées" ne manquant pas de ressources, ils imagine une solution pour redresser la situation. Elle prend la forme d'un nouveau jeu, le Loto. Il s'agit d'une forme de tombola, dans laquelle les joueurs peuvent choisir 6 numéros, sur une grille en comportant 49.

    Lors du tirage, les numéros gagnants sont indiqués par des boules extraites d'une sphère de plexiglas. Le nouveau jeu naît en 1975, avec un premier tirage l'année suivante.

    Il suscite la création de la Française des Jeux, à laquelle l'association d'anciens combattants demeure étroitement associée. Avec un peu plus de 9 % du capital de la société, les "Gueules cassées" en sont en effet l'actionnaire privé le plus important.

     

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  • Les hommes, notamment durant les guerres, ont toujours rivalisé d'ingéniosité pour cacher de précieuses informations à ceux qui pourraient en tirer profit. On connaît l'art de la cryptographie, mais on ignore souvent celui de la stéganographie. Il est pourtant utilisé depuis l'Antiquité, et par des personnalités aussi célèbres que George Sand et Alfred de Musset.

    Un message à l'intérieur d'un autre message

    La cryptographie consiste, pour écrire un message, à utiliser un code spécifique. Seul ceux qui le connaissent pourront le déchiffrer. La stéganographie a recours à un autre moyen.

    Le message n'est pas crypté, mais inséré dans un autre message. Là encore, cependant, pour comprendre le sens de ce message tapi à l'intérieur d'un autre, et qui a une toute autre signification, il faut en posséder la clef de lecture.

    La stéganographie est utilisée depuis l'Antiquité, toutefois de manière un peu différente. Ainsi, en Chine, le message était écrit sur un support de soie, avant d'être placé dans une boule de cire, que le messager avalait. Elle était ensuite récupérée par les "voies naturelles".

    Une correspondance truquée

    George Sand et Alfred de Musset entament, en 1833, une liaison passionnée qui durera deux années. Les scènes de ménage y succèdent aux serments d'amour.

    Les deux amants échangent de nombreuses lettres. Elles ne sont pas seulement remplies de déclarations enflammées et de vers bucoliques. Elles expriment aussi les exigences d'une passion très charnelle.

    Comme les deux tourtereaux craignent que cette correspondance ne tombe sous des yeux indiscrets, ils la truquent. Autrement dit, ils recourent à la stéganographie.

    Ainsi, certaines lettres de George Sand expriment a priori des sentiments romantiques. Personne ne pourrait en trouver le contenu déplacé. Mais si on ne lit qu'une ligne sur deux, on découvre un tout autre texte.

    L'auteur de "La petite Fadette" y avoue, de manière très crue, sa folle envie de coucher avec le poète. Et celui-ci accepte sans façons, dans une réponse où, pour comprendre son intention, il ne faut lire cette fois que le premier mot de chaque phrase. Et George Sand de fixer le rendez-vous en employant le même stratagème.

     

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  • La "sororité" est apparue, dans les milieux féministes, en réaction à la notion de "fraternité", perçue alors par certains comme la manifestation de la solidarité unissant des frères, ou plus largement, des hommes entre eux.

    Une notion mise en avant par le mouvement féministe

    Au Moyen-Âge, le terme de "sororité" est employé pour désigner certaines communautés religieuses. Le scoutisme a également forgé le mot "sestralité" pour évoquer la spécificité de l'engagement féminin dans le mouvement.

    Mais c'est au courant féministe de la fin des années 1960 et du début des années 1970 que l'on doit vraiment cette notion de "sororité". C'est à cette époque que les Américaines, précurseurs en la matière, forgent le terme de "sisterhood" pour l'opposer à son équivalent masculin de "brotherhood".

    En 1971, le "Mouvement de libération des femmes" (MLF) introduit cette notion de sororité dans l'"Hymne des femmes", qui doit les unir autour d'une cause qu'elles jugent essentielle.

    Initié par les féministes, le concept, et le terme qui l'exprime, tombent dans un certain oubli. Avant de connaître une nouvelle popularité à la faveur des récentes affaires de harcèlement qui ont défrayé la chronique.

    Controverse autour de la notion de sororité

    Cette revendication d'une solidarité propre aux femmes n'a pas de manqué de susciter des critiques. Pour ses détracteurs, la sororité ne serait en effet qu'une forme de communautarisme.

    Pour eux, la notion de fraternité, très large, rendrait compte de la solidarité qui unirait tous les êtres humains, sans distinctions de races, de croyances ou de sexe. Ils refusent donc, au nom de valeurs universalistes, la spécificité que présenterait, d'après ses partisans, la solidarité vécue par un groupe exclusivement féminin.

    Aujourd'hui, la sororité est au cœur des revendications d'une nouvelle vague féministe. Ses membres, qui veulent remplacer, dans la devise de la République française, "fraternité" par "sororité", ne voient plus seulement cette notion comme le symbole d'une union entre les femmes.

    Pour elles, en effet, la sororité doit évoquer un état d'esprit plus agressif. Il s'agirait, au nom de cette notion, de mener un combat contre des préjugés installés par une société patriarcale.

     

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  • Une œuvre appartient en principe au musée qui l'a acheté ou auquel on a en fait don. Mais certains objets ont été pris sur place, lors d'une conquête militaire par exemple. Les pays d'où ils proviennent en demandent parfois la restitution. Dans ce cas, il est plus difficile de déterminer qui est le propriétaire de l'œuvre en question.

    Les œuvres achetées ou léguées sont la propriété des musées

    Aujourd'hui, les musées sont en principe propriétaires des œuvres qu'ils exposent. Ils peuvent d'abord les acheter. À cet égard, ils bénéficient, depuis 2004, d'une plus large autonomie dans leur politique d'acquisition.

    Les musées reçoivent aussi, de la part des artistes ou de leurs familles, des dons ou des legs. La décision d'acquérir une œuvre, ou d'accepter un don ou un legs, est prise par des organismes spécifiques, sous la supervision, dans certains cas, des services de l'État.

    Par ailleurs, l'importation de certains biens culturels, comme ceux issus de fouilles archéologiques, est régie, depuis 1970, par une convention de l'Unesco, signée par la France.

    Un cas plus difficile

    La question de la propriété des œuvres est plus délicate quand il s'agit d'objets pris sur place, lors d'une guerre par exemple. Les pays sur le territoire desquels ils ont été trouvés s'en considèrent parfois comme les véritables propriétaires.

    Estimant que ces œuvres ont été volées, les autorités de ces pays en sollicitent alors la restitution. Les musées réagissent de manière diverse à cette demande. Les établissements français y accèdent parfois si les objets réclamés ont été acquis avant 1970.

    Mais il arrive qu'ils dérogent à cette règle. Ainsi, en 2009 les pouvoirs publics avaient accepté de rendre à l'Égypte des morceaux de fresques conservés au Louvre.

    Certains pays se montrent plus intransigeants. Ainsi, les autorités britanniques ont toujours refusé de rendre à la Grèce d'importantes pièces appartenant au Parthénon. Il s'agit notamment d'une partie notable de la grande frise qui ornait le célèbre temple.

    Les Anglais s'en étaient emparés au début du XIXe siècle et les avaient rapportées au Royaume-Uni. Prétextant qu'ils avaient l'accord des autorités grecques de l'époque, les Britanniques s'en estiment les légitimes propriétaires.

     

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  • Le mariage est un jour mémorable qui a ses traditions propres. L'une d'elles consiste, pour la mariée, à lancer son bouquet à ses invitées. Mais sait-on d'où vient cet usage ?

    Une tradition qui remonterait aux Croisades

    À vrai dire, nous ne savons pas avec précision d'où vient cette coutume du lancer du bouquet de la mariée. Pour certains, elle serait d'origine française et remonterait aux Croisades.

    Les chevaliers l'auraient en effet rapportée de leurs périples en Orient. Ils auraient alors composé, pour l'élue de leur cœur, des bouquets faits de fleurs locales, comme les fleurs d'oranger. Elles étaient, dès cette époque, symbole d'innocence.

    D'après les tenants de cette théorie, le bouquet aurait bien été lancé, mais pas par la mariée. C'est le croisé lui-même qui s'en chargeait, envoyant les fleurs, non pas en direction de ses invités, mais vers le ciel.

    Par ce geste, il aurait cherché à faire bénir par Dieu le mariage qui venait de s'accomplir. À leur retour, les chevaliers auraient introduit cette coutume en France. Lancé sur le parvis de l'église, ou au moment de la réception, le bouquet devient un symbole de bonheur pour celle qui l'attrape.

    On prétend en effet que l'heureuse élue aurait toutes les chances de se marier bientôt. Et, en prime, elle pouvait garder le bouquet.

    Du lancer de la jarretière à celui du bouquet

    D'autres pensent que le lancer du bouquet trouve son origine dans l'usage de donner la jarretière de la mariée à l'un des invités. Cet accessoire de lingerie avait en effet la réputation de porter bonheur à celui qui l'obtenait.

    Mais cette opération, quand elle se faisait en public, exposait la mariée à des regards indiscrets. Il arrivait même que des invités impatients, ne lui laissant pas le temps d'ôter sa jarretière, se lancent à sa poursuite pour la prendre eux-mêmes.

    Pour éviter de tels désagréments, la mariée aurait pris l'habitude d'enlever sa jarretière à l'avance et de la lancer à ses invités dès la sortie de l'église. Et ce geste se serait transformé, à une époque qu'il est difficile de déterminer, en un lancer de bouquet.

     

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