Afleveringen
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Ces dernières décennies, — disons depuis la fin des années 90, les premiers contre-sommets, la fin de la fin de l’histoire, —, une génération s’est rencontrée et a lutté. Des lieux, des rendez-vous, des coups d’éclats, de l’audace, des théories, des stratégies, des tentatives, des échecs, de l’amertume, de la joie, etc. Depuis cette expérience, à la fois éclatée et dispersée mais d’une rare densité, un ami a décidé de faire un podcast. Il ne s’agit pas de constituer une histoire officielle de l’autonomie des 25 ou 30 dernières années, personne ne s’y entendrait, mais d’explorer les idées, les représentations et les gestes qui en ont fait le substrat. Dans ce premier épisode, il est question d’une époque qui change et de tout ce que cela implique quant aux cadres stratégiques et théoriques développés dans la séquence précédente.
Présentation:
Nous vivons un changement radical d’époque. C’est le genre de phrase qu’on a pu prononcer à la va-vite, comme une intuition, comme une hypothèse. C’est devenu une banalité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la conscience de ce basculement produit peu d’enthousiasme voire beaucoup d’angoisse. Chacun la conjure comme il peut : certains placent leurs espoirs dans la figure d’un homme fort et autoritaire, d’autres allument des cierges en attendant le retour d’une social-démocratie fantasmée. Certains font même les deux en même temps. D’autres encore, et c’est un moindre mal, se lancent dans un activisme politique toujours plus désespéré.Ce podcast part d’un principe simple, il nous faut commencer par comprendre ce qui est en train de se passer et donc de nous arriver. « Il y a besoin de comprendre, mais la brutalité du changement d’époque semble réduire en ruines tout ce qui permet de fonder une pensée. Les convictions les mieux ancrées sont dissoutes les unes après les autres, au point qu’on ne sait plus s’il faut se fier ou non à celles qui tiennent encore debout. »
Pour cela, il faut pouvoir mobiliser quelques ressources. Celles que j’ai sous la main : des bribes de concepts glanés dans différentes traditions théoriques ; l’expérience tirée d’une vingtaine d’années de luttes autonomes ; et la mise à profit des moments du quotidien qui laissent le temps de mettre les idées en ordre - notamment les sessions de vaisselles.
Dans ce premier numéro, « hypercrisie », il sera question de la fin de l’histoire, d’hypocrisie comme mode de gouvernement - et de son contraire -, de l’usage stratégique ou éthique des idéaux des Lumières, de « nos » propres contradictions, de l’impasse du progressisme et de la faiblesse historique du mouvement révolutionnaire.
Entre autres.Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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Depuis quelques années, la cause animale est parvenue à briser le carcan de silence dans lequel elle était enfermée. Plus personne ne peut prétendre ignorer l'immensité des souffrances que nous faisons subir quotidiennement aux animaux pour les motifs les plus frivoles. Mais les militant.es font désormais face à une réaction tout à la fois naïve et de mauvaise foi : au fond, à l'explicitation de l'idéologie spéciste qui jusque là passait pour allant de soi. Dans Pour en finir avec les idées fausses sur l'antispécisme, l'animateur depuis plusieurs années du podcast Comme un poisson dans l'eau, Victor Duran-Le Peuch, nous offre un manuel combatif et très informé de l'actualité intellectuelle et militante de ce mouvement encore trop souvent marginalisé. Son antispécisme est politique : en tant que mouvement pour la justice sociale, il se pense nécessairement en convergence avec la question sociale, le féminisme, l'écologie, la cause handie et celle décoloniale. Mais la convergence des luttes ne se fera pas à n'importe quelle condition : Victor Duran-Le Peuch indique les obstacles à surmonter, mais aussi la richesse des analyses qui y parviennent.
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Zijn er afleveringen die ontbreken?
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Au cœur de la ville de Saint-Denis, jouxtant la basilique cathédrale, un grand portail accueille les filles, petites-filles et arrières petites-filles des décorés de la Légion d’honneur, c’est « la maison d’éducation », internat non-mixte et d’exception. C’est aussi le décor du roman de Lucile Novat, Voir venir (éditions du Sous-sol), celui d’une lente gestation, à l’abri des regards. Sait-on seulement si elles sont protégées ou captives, ces jeunes filles ? Lucile Novat nous fait découvrir l’envers du mythe de l’exception républicaine et nous emmène de l’autre côté de la façade proprette de l’établissement.
Ouvrir cette porte, se plonger dans ce huis clos pesant, c’est voir que cette prestigieuse médaille, tachée d’un sang qu’on ne pourra effacer, sonne comme une malédiction. Elle hante les familles et les discrets fantômes poursuivent Yas, Lou, Suzanne, Adèle, et Vanessa, dans un monde aux apparences soignées. Le mythe s’avère vicié, à jamais maudit des coeurs éclatés, des corps suppliciés sur lesquels il a fallu marcher pour se construire.
Et Lucille Novat de nous mettre en garde : il faut davantage s’inquiéter d’une classe qui se tient sage, que d’une émeute.
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Quelle est la doctrine de guerre de Trump ? En a-t-il d’ailleurs une ? Peut-on la comprendre à partir de celle de l’administration Bush ? Voire même à partir du Vom Kriege (De la guerre) de Carl von Clausewitz, le livre qui a structuré la pensée de la guerre révolutionnaire marxiste autant que celle des états-majors de la bourgeoisie occidentale ? Les guerres sont-elles toujours subordonnées à une politique ? Mais si c’est le cas, n’y a-t-il pas autant de guerres que de manières de faire de la politique ? Pour répondre à ces questions, nous recevons Catherine Hass à propos de son livre Aujourd’hui la guerre, paru en 2019, dont la finesse des analyses a pris toute sa pertinence ces derniers temps entre le génocide à Gaza, les dévastations du Soudan, les opérations de pure prédation et le retour des guerres de haute intensité entre superpuissances de l’Ukraine à l’Iran.
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En France, 20% de la population présentent un trouble psychique et plus de 8 millions de personnes sont prises en charge pour une maladie psychiatrique ou un traitement chronique par psychotropes. Notre effondrement intérieur est massif, documenté, administré mais toujours désemparé.
Avec Une vie de fêlé, heurs et malheur d'un patient ordinaire Jonathan Boismard, diagnostiqué bipolaire, nous plonge dans le quotidien léthargique et violent d’un patient ordinaire en désaffiliation psychique d’avec l’ordre des choses. Le récit explosif et éclaté d’une vie cernée par la psychiatrie, les molécules et les injonctions à être — à peu près — fonctionnel.Une lettre à sa première psychiatre, une déclaration d’amour contrarié à ses pilules, des murs et des lits qui appellent à se révolter contre l’institution, la plaidoirie d’une maladie face au tribunal de la normalité, à travers ses douze chapitres, Une vie de fêlé dresse le paysage dévasté d’un moi en crise avec et contre le monde qui l’enserre, le rabote et tente de le calibrer. C’est un reportage embarqué dans les centres médico-psychologiques autant qu’une enquête sociologique depuis la cellule d’un HP, un manifeste littéraire contre le mensonge normalisé autant qu’un appel à lutter jusqu’au plus profond de la psyché.
L’écriture est hybride mais polarisée, parfois maniaque jamais désespérée, souvent violente mais toujours drôle. Si l’auteur connaît parfaitement la littérature antipsychiatrique, il ne parle jamais de ce surplomb-là mais toujours depuis le ras du réel et de l’expérience. Parce que la ligne de front traverse les connexions synaptiques autant que la société dans sa totalité, il n’y a pas d’idéologie qui vaille, il s’agit seulement de survivre et de lutter, le reste en découle.
Disponible dans toutes les bonnes librairies vendredi 29 mai et en vente en ligne sur lundimatin ici : https://www.lundi.am/livresVous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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Avec Sous un ciel étoilé, une nuit d’été, Maria Kakogianni propose de dépoussiérer l’idée que nous nous faisons de la révolution et de l’anarchie.
« La nuit, nous n’apercevons plus les étoiles.
À partir d’un constat simple et terrible, nous n’apercevons presque plus étoiles, elle déduit une métaphore sur le monde, nous vivons dans une époque dés-astrée.
Au fil du livre, on croise Catherine Malabou et Margaret Thatcher, Emmanuel Kant et Auguste Blanqui, Vincent Bolloré et le Comité Invisible. On y discute du fascisme ordinaire, de jouissances pirates, de Platon et même de Tai-chi. En son centre, la nécessité d’inventer une anarchie positive et régulière, les pieds sur terre et la tête dans les astres.
Ce n’est pas une métaphore, plutôt un signe.
Celui de notre propre dés-astre.
Sous le ciel, tout est fatalité collective et liberté conditionnée.
La violence ordinaire et ses douleurs chroniques, l’humiliation.
Nos corps se retournent contre eux-mêmes.
Justice nulle part, maladies auto-immunes partout.
L’avenir a de la fièvre. Et pourtant.
Au sein de l’obscurité, la lumière tremble comme un éclat de rire.
La joie comme idée neuve.
L’anarchie comme expérience.
La révolution comme relance.
Au bord des mondes plutôt qu’à la fin du monde.
Nous est encore là. »Pour vous procurer le livre, c’est par ici : lundi.am/livres
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Taf, à la recherche du prolétariat perdu de Paul Martel, c'est le dernier livre qui vient de paraître aux éditions lundimatin. Imaginez la littérature prolétarienne d’un Joseph Ponthus mélangée à l’humour caustique de Fabcaro ou bien le travail d’enquête de L’établi de Linhart rebooté en roman d’aventure autobiographique dans le monde des prestataires du béton ou des défilés de mode absurdes. Taf c’est donc à la fois une enquête, un pamphlet, un roman, un manifeste et un manuel de survie dans l’univers impitoyable du BTP. Un livre qu’aurait pu écrire Debord s’il n’avait pas été rentier. Comme il mérite de se vendre par palettes, on a fait une petite présentation histoire d'en expliquer les sous-bassement théoriques et stratégiques : refaire du prolétariat une menace (quitte à redéfinir ce que l'on entend par prolétariat).
Il n’y a pas que les bourgeois qui échappent au travail, certains prolétaires en ont même fait une devise « Ne travaillez jamais ! » et c’est une toute autre aventure. Mais que se passe-t-il lorsqu’après des années à fuir l’exploitation par la marge et la débrouille, on se retrouve contraint de retourner taffer ? Chômeur à ses heures, ouvrier dès qu’il ne le peut plus, Paul Martel a enquêté.
Comment survivre dans un monde où l’on doit perdre sa vie à la gagner ? Le prolétariat n’est-il plus qu’un mythe ou encore une menace ? Quelles légendes nous faut-il raviver ou inventer pour toujours vivre et lutter ?
Taf est le journal quotidien d’un manœuvre irrégulier, un recueil d’astuces pour résister à l’aliénation, un manuel de désertion ouvrière.Paul Martel est née en 1993. Après avoir méthodiquement déserté l’école puis le salariat, il a mené une carrière de semi-délinquant avant de se reconvertir dans le BTP et la littérature. Auteur de très nombreux et remarqués articles lundimatin, TAF, À la recherche du prolétariat perdu est le premier volet d’une prometteuse autobiographie.
Disponible dans toutes les bonnes librairies jeudi 7 mai et en vente en ligne sur lundimatin ici : www.lundi.am/livres
Vous pouvez en lire la première et excellente recension du livre par Stéphane Bérard dans Sitaudis.
Quelques articles de Paul Martel parus dans lundimatin.
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« Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ! » et si cette fameuse sentence consacrée aux réseaux sociaux et aux GAFAM pouvait s’appliquer à notre chère éducation nationale ? C’est en tous cas l’hypothèse explorée par le philosophe Vincent Legeay qui s’est plongé dans la genèse de l’école laïque et gratuite française au tournant du XIXe et du XIXe siècle.
Ce que l’on découvre en lisant son livre, c’est que l’instauration de l’école gratuite en 1881 n’était pas que le fruit de la charité et de la philanthropie de ce grand homme que fut Jules Ferry mais bien la mise en œuvre d’un dispositif de pouvoir et de gouvernement qui se doit de conscrire et donc produire une population. Regrouper, calibrer, tracer, trier les enfants qu’il s’agira par la suite de mettre à disposition du marché du travail et donc du capitalisme. Une éducation gratuite qui est aussi un investissement dans l’avenir, pour les familles comme pour les patrons. Mais Vincent Legeay ne se contente pas de raconter cette contre-histoire peu flatteuse, il propose aussi de décrypter les mécanismes par lesquels cette grande œuvre de façonnage et de sélection de la population s’est mise en place et a pu perdurer ; le recours arbitraire à un outil mathématique tel que la moyenne par exemple, qui nous semble tellement aller de soi aujourd’hui que plus personne ne s’interroge sur ce qui différencie réellement l’élève refoulé à 9,5 de celui admis à 10. Comme c’est aussi un livre de philosophie, le tour de force de l’ouvrage consiste à appeler Spinoza à la rescousse pour démontrer que ce que produit l’école comme nous la connaissons, c’est la réduction de l’existence et de ses possibles. Soit l’inverse exacte de l’aptitude, c’est-à-dire la disposition à être affecté par le plus grand nombre de choses, d’êtres et de situations possibles, qui est la condition de la joie et de l’intelligence collective (nous résumons très mal, voir la masterclass de Vincent Legay à 37:32). La critique faite, reste à explorer les différentes expérimentations alternatives qui ont accompagné le mouvement révolutionnaire : l’éducation intégrale, les conseils d’élèves et toutes les tentatives démocratiques et anarchistes qui refusent tout principe supérieur et a priori quant à la manière dont les enfants devraient s’éduquer.
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A quoi rient les fascistes ? Comment rigolent-ils ? C’est ce que propose de documenter Denis Saint-Amand dans un petit livre Contrer le rire fasciste, trolling et résistance.
Le rire permet de mettre à distance, d’alléger suffisamment le poids de ce qui opprime pour dégager l’espace et l’énergie d’agir. Mais il permet aussi d’exempter et d’exonérer la violence autant que la bêtise, celle du pouvoir et de ceux qui prennent son parti comme son relai. Denis Saint-Amand est spécialiste des poétiques de la parodie et de la satire, il étudie les mécanismes rhétoriques et les logiques des ces nouvelles formes de gloussements fascistes qui se répandent notamment sur les réseaux sociaux. Autant d’exemples qui appellent et inspirent les contre opérations nécessaires, autant que de joyeusetés pour les révoltes à venir. Du, « Le pouvoir est aveugle, ça crève les yeux » des Gilets jaunes sur les abords des Champs-Élysées dévastée, à la raillerie trollesques de « Npc » (« non playable character » ) qui déshumanisent l’autre, un tour d’horizon de ce l’humour fait et défait.
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Si les effets de la concentration des maison d’édition sont largement connus et s’intensifient de jours en jours, il existe un village éditorial qui résiste encore et toujours aux logiques envahissantes des gros groupes : la bande dessinée…
Enfin, c’est ce qu’on aimerait pouvoir imaginer, d’irréductibles bulleurs, des petits mickeys anticapitalistes repoussant avec force les assauts des grands patrons. Mais la réalité est bien moins réjouissante, et le monde du 9e art est lui aussi mis en danger par la concentration des maisons d’éditions.
Rescapés de l’édition industrielle de bande dessinée, Floriane et Quentin ont monté Courts Bouillon, une association qui cherche à commenter l’actualité de l’art séquentiel et encourager la création en dehors des contraintes concurrentielles.
Lors de cet entretien, nous allons refaire un tour d’horizon de la concentration des maisons d’éditions en passant par l’édition sans éditeur et le contrôle de la parole, avant de s’attarder sur quelques cas précis tels que l’avenir d’Astérix, aujourd’hui entre les mains de Bolloré et les conséquences directes de la concentration des maisons sur la précarisation des auteurs et autrices de BD.
Enfin, Floriane et Quentin présenteront leur initiative, qu’ils cherchent actuellement à concrétiser avec leur projet de revue La lutte des cases, actuellement en financement participatif : leur UluleVous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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Eugénie Mérieau est professeure de droit constitutionnel et politologue, elle a notamment écrit La dictature, une antithèse de la démocratie ? et Géopolitique de l’Etat d’exception : les mondialisations de l’état d’urgence (éditions le Cavalier Bleu). Elle chante aussi L’Êtrangère dont le premier album, Je vous écris en cours de chute, sortira cet été. Nous lui avons proposé de venir jouer quelques morceaux dans nos bureaux.
Il neige du phosphore blanc
(Le Caire, 2024)Depuis octobre 2023, Israël utilise des bombes au phosphore blanc causant d’atroces souffrances sur des zones agricoles, industrielles et résidentielles à Gaza et au Sud Liban. Le nombre de victimes n’est à ce jour pas connu. Citation anonyme attribuée à un-e gazaoui-e : « Le monde pense que Gaza est occupé par Israël. La vérité c’est que le monde est occupé par Israël à l’exception de Gaza ».
Inspirations et fragments :
La zone de désintérêt, Ladislas (publié dans lundimatin)
La Terre nous est étroite, Mahmoud Darwich
Chanson dans le sang, Jacques PrévertLa mort viendra et elle aura tes yeux
(Paris, 2025)Seconde Guerre Mondiale : Duras, Char, Pavese, Aragon, Prévert, et Hô Chi Minh : communistes, anticolonialistes, antifascistes et résistant-es pour qui au milieu de la guerre, la lutte politique est poésie, surgissement de l’amour, de la passion et du désir. Jacques Prévert écrit « Il y a sur cette terre des gens qui s’entretuent ; c’est pas gai, je sais ; il y a aussi des gens qui s’entrevivent : j’irai les rejoindre ».
Inspirations et fragments :
La mort viendra et elle aura tes yeux, Cesare Pavese
La maladie de la mort, Marguerite Duras
Feuillets d’Hypnos, René Char
Prose du bonheur et d’Elsa, Louis Aragon
La lune et le poète, Hô Chi Minh
La vie n’a pas d’âge, Jacques PrévertMort d’une putain
(Genève, 2005)Années 70 : Grisélidis Réal, poétesse suisse et prostituée, milite à Paris : « La prostitution est un acte révolutionnaire ».
Inspiration et fragments :
Cette chanson est une adaptation libre d’un texte de Grisélidis Réal, Mort d’une putain, écrit quelques semaines avant sa mort, avec des ajouts issus de Cantique de l’espoir, toujours de Grisélidis Réal.Elle s’appelait Lou
(Bangkok, 2024)En 2025, l’association Nous Toutes dénombre 165 féminicides en France. Depuis le début de l’année 2026, 36 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Andrea Dworkin écrit « Les femmes n’ont que deux choix : mentir ou mourir. »
Inspirations et fragments :
Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas, Andrea Dworkin
Les guérillères, Monique Wittig
Si rien ne bouge, Bertrand Cantat-Noir Désir
Liste des prénoms des femmes mortes par féminicide en 2023, par l’association Nous Toutes.Le chant des ouvriers
(Lyon, 1846)En 1848, on se révolte contre la journée de travail de 12 heures voire plus et les accidents mortels du travail dans les usines les mines et les chantiers. Aujourd’hui, le bâtiment demeure le premier lieu de mortalité en matière d’accidents du travail : 243 personnes sont mortes sur les chantiers en 2025, 55 depuis 2026. Thierry Metz, dans Journal d’un Manoeuvre : « Mes premiers gestes ici : creuser la terre. Ouvrir une fosse. Et disparaître. Quotidien du manœuvre ».
Inspirations et fragments :
Cette chanson est une adaptation libre et mise en musique d’un texte chanté de Pierre Dupont, écrit en 1846, devenu hymne révolutionnaire en 1848.Bientôt la fin d
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Une légende voudrait qu’à chaque parution d’un nouveau livre critique du capitalisme, un grand patron fasse un AVC. Force est de constater que ce n’est pas le cas et que malgré les millions kilomètres de papier sur lesquelles s’étalent les analyses les plus fines des contradictions les plus obscures du capital, les capitalistes n’ont jamais été en si bonne forme. Et si depuis tout ce temps, nous avions pris le problème à l’envers ? Mondes postcapitalistes propose en tous cas de rouvrir la question révolutionnaire depuis ses fins et leurs moyens à travers plus de 70 chapitres qui sont autant d’entrées : monnaie, État, nucléaire, amour, climat, santé, conflits, échelles, transports, rêves, zoonoses, etc. On arpente, non pas des utopies sirupeuses et réconfortantes, mais des pistes plus ou moins escarpées ou aventureuses vers ce que pourrait être un monde par-delà le capitalisme.
Forcément, il s’agit de sortir de l’économie et évidemment de décrocher de l’État mais cela à partir d’une attention méticuleuse à tout ce dont nous avons été dépossédés et qu’il va bien falloir se réapproprier, détourner, démanteler ou saccager ; des gros trucs qui détruisent la planète autant que des réflexes infimes qui pourrissent la vie. À travers 900 pages et grâce à 80 contributeurs et contributrices, on ouvre des portes et on tente d’adéquatement déplier les problèmes que l’on trouve derrière. Inutile d’en attendre des remèdes ou des solutions, les idéologues et leurs fidèles se réconforteront ailleurs, c’est un travail d’enquête et toutes les directions pointées restent à expérimenter, contester, affiner. C’est un ouvrage majeur et potentiellement déterminant pour la suite, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il apparaîtra parfaitement anachronique aux plus résignés.
L’entretien ayant essentiellement porté sur la démarche, son cadrage et sa visée, nous publions en bonus dans l’édition de cette semaine, l’un des chapitres du livre : Animaux rédigé par Pierre-Olivier Dittmar. Cela permettra aux lecteurs et lectrices d’imaginer non seulement les menus que proposeront les cantines après la révolution mais aussi la manière dont Mondes capitalistes a été pensé et composé.Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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Dans lundimatin, on écrit et on parle trop. Parfois il y a un peu de dessin ou de peinture voir des bribes de cinéma, de la musique par contre, il n’y en a jamais assez. Alors quand nous avons croisé Laura Perrudin et sa harpe, nous l’avons immédiatement invitée et ça a donné cet entretien musical qui dit certainement plus, en tous cas largement tout autant, que beaucoup de nos mots. Et sans doute que certaines vibrations et mélodies déploient des dimensions de l’existence heureusement plus épaisses que ce que l’on appelle platement politique. Un petit extrait est disponible en attendant et en cliquant sur la vignette.
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Lorsqu’il avait 14 ans, Ritchy Thibault est allé sur un rond-point, il est devenu l’une des figures du mouvement des Gilets jaunes. Depuis, il a été assistant parlementaire jusqu’à se faire bannir de l’assemblée nationale et congédier par son employeur, passé un nombre incalculable d’heures en cellules de garde à vue, fondé le PEPS , propagé pas mal de Zbeul, animé des émissions sur le web, écrit des articles ainsi que trois livres, et se prépare à affronter dans la joie et la bonne humeur trois procès au tribunal judiciaire de Paris qui l’opposent à la crème de ceux qui nous gouvernent (le président lui-même, évidemment mais aussi Bruno Retailleau ou encore Laurent Nunez). Pour comprendre d’où lui vient une telle énergie et pourquoi elle ne se départ par de beaucoup d’humour, il faut livre son dernier livre :
Voleurs de poules, combattre l’antitsiganisme (Libertalia). Cette irréductibilité au pouvoir autant que cette disposition au coup d’éclat, on ne peut la comprendre qu’à partir du récit historique et éthique qu’il fait de l’antitsiganisme et de la guerre livrée depuis toujours par l’État contres les populations Roms, Sinti, Manouches, Gitans, Yéniches et Voyageurs. Des formes de vie, qu’il a toujours fallu surveiller, contrôler, réduire et même éradiquer tant elles incarnent ce petit caillou dans la chaussure d’une civilisation qui ne peut tolérer qu’elle-même. Cette interview est aussi longue qu’elle est intelligente et drôle ; pour s’y repérer, nous l’avons accompagnée d’un chapitrage qui servira tout autant de sommaire. On y parle de l’antitsiganisme et de son histoire évidemment, mais depuis là découle tout le reste, jusqu’aux stratégies nécessaires et adéquats pour lutter contre l’État et le pouvoir sans jamais en accepter les méthodes, les schémas et les armes. Au reste, il s’agit certainement de l’unique occasion que vous aurez de sauver une poule en achetant un livre.
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Dans son dernier livre, La violence en spectacle (La Fabrique), Elsa Deck Marsault reprend le chantier entamé dans le précédent (Faire justice), en l’occurrence, tenter de comprendre comment la question du féminisme se noue avec celle de la justice. Il y a évidemment toute une pensée libérale qui se fait beaucoup de souci pour tous ces pauvres hommes qui pourraient se retrouver injustement mis à l’amende publiquement et sans que leurs soient octroyées les garanties du droit bourgeois. Mais ce n’est pas du tout de cela dont il est question ici.
Ce qu’étudie Elsa Deck Marsault, c’est la manière dont le mouvement féministe s’est historiquement rapporté au droit et à l’État, ou plutôt comment un certain féminisme dominant a évacué tout critique de la justice jusqu’à s’en remettre à l’État punitif. Pour cela, l’autrice questionne la construction même de la figure de la victime dans toutes ses ambivalences, à commencer par celle qui consiste à devoir renier toute forme de puissance politique. À la promesse de sécurité qu’elle considère autant comme une illusion que comme un piège, elle propose de substituer une attention collective et des procédures révolutionnaires, — forcément expérimentales —, qui permettent de destituer la justice en préservant le souci de l’autre.
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En 1966, à la question « Qu’est-ce qui prend la place de la philosophie aujourd’hui ? », Heidegger répondit : « La cybernétique. »
Aujourd’hui nous invitons Ivan Bouchardeau, docteur en philosophie et enseignant à l’Université de Toulouse, pour son livre États d’esprit. Cybernétique et techniques de gouvernement (Champ Vallon). Son travail aborde frontalement la question à laquelle Heidegger répond à la volée. Il se confronte au difficile problème de la définition de la "cybernétique", cette science du contrôle et de la communication, cette "utopie de l’information", ou encore, étymologiquement, cette science du gouvernement (kubernétès, en grec : gouvernail).Dans son livre, Ivan Bouchardeau ne prend pas la cybernétique à la lettre, mais il la prend au sérieux, à la fois comme discours mythique dans les modalités de la science moderne opposant le chaos de l’entropie à l’ordre de l’information, et comme aboutissement de traditions pluriséculaires : pour les uns (Heidegger), la cybernétique venait se substituer à la philosophie en réalisant le Logos grec ; pour d’autres (Musso), elle était l’ultime incarnation de l’esprit depuis que l’idéologie chrétienne d’un dieu fait chair se serait répandu en occident. Pour d’autres encore, la cybernétique était le développement logique, nécessaire, et annoncé par Marx de la division sociale du travail en division cognitive du travail, et de la réification du capital en tant que technologie de la productivité mentale.
On y découvre (ou re-découvre) que la cybernétique ne fut pas qu’une tentative de science ou de mythification et de relance de la modernité après deux guerres mondiales, mais aussi un paradigme de gouvernement, une manière de faire tenir ensemble spontanéité contrôlée et planification douce, voire insensible. Ce paradigme fut mis en oeuvre tant par des socialistes, comme Allende au Chili avec le projet Cybersyn, que par les néo-libéraux qui y virent une méthode pour réaliser la main invisible du marché. Un ouvrage très riche, dont l’un des aspects les plus original est peut-être la mise en évidence du renversement de Heidegger par des apôtres de l’IA qui envisagèrent, il n’y a pas si longtemps, des « IA heideggérienne » dotées de leur être-au-monde.Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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Comment optimiser et maximiser l’exploitation ? Quel est cet art du capitalisme qui consiste à discipliner le travail et donc les travailleurs ? C’est ce que propose de découvrir Anthony Galluzzo grâce au Manuel de management décomplexé qu’il vient de publier aux éditions Zones. 200 pages qui recensent les mille et une méthodes, techniques et tactiques mises en œuvre par le patronat global pour maintenir et perfectionner son emprise sur le monde ouvrier. Accessible à tous ceux qui auraient la flemme de faire une école de commerce ou d’employer des consultants, Galluzzo propose une enquête et une synthèse des meilleurs tuyaux.
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(Si vous ne comprenez pas l'anglais et que vous n'entendez pas les sous-titres, ils sont lisibles sur la version vidéo de cet entretien)
Depuis que le pouvoir existe, on a essayé de le nommer. L’enjeu est de taille. En effet, nous présupposons (à tort ou à raison) qu’il n’y a qu’en comprenant adéquatement ses logiques, ses mécanismes et ses représentations qu’il est possible de le combattre ou de l’esquiver. Nous héritons de toute une palette de concepts et de mots plus ou moins ronflants et accessibles : société de classe (Marx), du spectacle (Debord), de contrôle (Deleuze), on en passe et des moins bons. De fait, la société (ou ce qu’il en reste) évolue et la domination s’affine et se perfectionne (ou se brutalise), il est donc impératif de nommer aussi précisément ce par quoi nous sommes tenus ou écrasés. C’est ce que tente de faire Ian Alan Paul avec son livre La société réticulaire que nous avons traduit et publié en octobre dernier.
L’idée est simple mais se devait d’être élaborée : au pouvoir souverain de l’État et à la discipline de l’économie, au spectacle et à la biopolitique, s’est surajoutée ces dernières années une nouvelle couche : la forme réseau. Cette société réticulaire se manifeste par un maillage toujours plus serré de la surveillance autant que par notre dédoublement subjectif derrière des filtres et posts instagram. L’IA rédige nos déclarations d’amour et optimise des bombardements meurtriers, l’accumulation massive de données nous prévient d’une épidémie de grippe avant même qu’elle soit propagée et transforme toute la complexité de nos vies en pâte à modeler pour publicités. Bref, la société réticulaire, c’est une manière de nommer la pointe avancée de l’organisation du capital et du pouvoir aujourd’hui dans l’objectif de la faire dérailler.
Pour que tout cela ne reste pas trop abstrait, on est parti de la situation actuelle aux Etats-Unis et de la résistance à ICE. D’un côté des entreprises de la tech qui vendent leurs données au gouvernement pour traquer les migrants, de l’autre des patrouilles de quartier qui s’organisent sur des messageries cryptées pour avertir les habitants de chaque opération de police.
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La maternité, cette expérience singulière qui consiste à « faire naître », occupe une place gigantesque dans la vie des femmes (et même aussi un peu des hommes). La maternité, en tant que lieu et institution qui accueille, sécurise, réglemente et organise les naissances, a parallèlement toujours été l’objet d’enjeux politiques et gouvernementaux. Pourtant et étrangement, nous pensons très peu politiquement la maternité, que ce soit l’évènement qui marque une vie en en mettant une autre au monde ou l’institution qui calibre pour toutes la manière dont cela doit se passer. C’est ce que propose de faire Clélia Gasquet-Blanchard dans Faire naître, ce que le capitalisme fait à la maternité qui vient de paraître aux éditions La Fabrique.
Géographe et maîtresse de conférences à l’École des hautes études en santé publique, c’est à partir d’un travail de recherche que l’autrice analyse les conséquences du capitalisme sur la gestion et le vécu des naissances ainsi que la manière dont les institutions gouvernent et administrent la vie, y compris à naître. Le livre s’attèle à ouvrir les questions, les tensions et les contradictions qui traversent la maternité telle qu’elle s’organise : comment la gestion du risque et de la sécurité compose avec un événement par essence incertain et imprévisible ? Pourquoi le rapport à la douleur, l’administration d’une péridurale ou le recours à une césarienne sont traversés par des problématiques qui excèdent l’expérience singulière des femmes ? En quoi la rationalisation, la technicisation et l’optimisation des naissances reconfigurent notre rapport au monde et à la mise au monde ? Comment les différentes formes de féminisme se sont rapportées à des enjeux aussi intimes, décisifs et évidemment politiques ?
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En février 2023, se tenait comme chaque année à Budapest, le « jour de l’honneur », soit l’un des plus grands rassemblements néo-nazis d’Europe. Selon la justice hongroise et Victor Orban lui-même, c’est dans ce contexte que quelques nostalgiques du 3e Reich auraient été houspillés par des antifascistes. S’en est suivi une enquête judiciaire et la traque, à travers toute l’Europe de 17 militants anti-nazis, tout cela avec le concours des services de renseignement et même de l’antiterrorisme de plusieurs états membres, dont la France. Gino a été interpellé par la Sous-direction Antiterroriste à Paris en novembre 2024 pour être extradé vers la Hongrie. Après quatre mois et demi de détention à Fresnes, les juges français ont finalement refusé de l’extrader au vu du peu de garanties offertes par la Hongrie quant à l’indépendance de son système judiciaire et des conditions de détention réservées aux opposants politiques. En décembre 2025, c’est un nouveau mandat d’arrêt européen qui est émis contre le jeune antifasciste et qui reprend mot pour mot celui émis par la Hongrie deux ans plus tôt sauf que cette fois, il émane de l’Allemagne.
A nouveau la Sous-direction Antiterroriste, à nouveau la garde à vue et à nouveau la prison sauf que cette fois les juges le remettent rapidement en liberté, le temps que son pourvoi contre l’extradition soit examiné.
Certains y verront un acharnement incompréhensible pour des faits a priori bénins (rudoyer des nazis), ce qui se joue est pourtant de la plus haute importance tant ils démontrent l’existence à l’échelle européenne d’une répression conjointe et assumée de l’antifascisme. Collaboration en termes de renseignements évidemment mais aussi sur le plan judiciaire ; en Allemagne comme en Hongrie, c’est la qualification d’organisation criminelle (l’équivalent de l’association de malfaiteurs chez nous) qui autorise des moyens judiciaires ahurissants et des peines extrêmement lourdes. Maja, une militante allemande, est incarcérée en Hongrie depuis plus d’un an, avant le début de son procès 14 années de détention lui ont été proposées en échange d’un plaidé coupable qu’elle a refusé. Un militant allemand a déjà écopé de 5 ans de prison dans son pays. Ils sont 17 au total sur qui pèsent la menace de nombreuses années d’incarcération. Quant à Gino, le mandat d’arrêt hongrois le visant évoque une peine de 22 années. La première audience concernant son second refus d’être extradé se tiendra mercredi 28 janvier à la cour d’appel de Paris sur l’Île de la Cité.Pour mieux comprendre « l’affaire Budapest » et ses enjeux, voir nos articles :
Affaire Budapest : des néo-nazis, des juges, la SDAT et Viktor Orban
La nuit sera longue - Zerocalcare
Une bande dessinée pour comprendre l’affaire « Budapest » et libérer Gino
La justice ne serait-elle plus qu’un mot en Europe ?
Eric Vuillard sur l’affaire « Gino »
Lettre de l’antifasciste Maja devant ses juges hongroisVous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.
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