Afleveringen

  • C dans l’air l'invitée du 27 juin 2026 avec Agnès Ricard-Hibon médecin-urgentiste, porte-parole du syndicat Samu-Urgences de France.

    La canicule "recule" mais ses effets sanitaires "restent devant nous" pendant "plusieurs jours". C'est l'alerte lancé par les services du Premier ministre Sébastien Lecornu.

    Après 8 jours de canicule, le système hospitalier est sous tension. Les urgences sont saturées et l'hôpital constate les conséquences sanitaires de la vague de chaleur. Hyperthermies, malaises cardiaques, décès... Le nombre de patients qui affluent aux urgences ne cesse d'augmenter. La marche des fiertés qui devait avoir lieu aujourd'hui à Paris et le festival Solidays de ce week-end ont été annulés par crainte de submerger l'hôpital.

    Notre invitée est médecin urgentiste à l'hôpital et constate tous les jours l'afflux de patients qui arrivent aux urgences à cause de la canicule. Avec la baisse des températures, la situation va-t-elle s'améliorer rapidement ? Faut-il, en attendant, reporter les opérations non-urgentes ? Notre système de santé est-il suffisamment préparé pour faire face à de possibles nouveaux épisodes de chaleur cet été ?

    Notre invitée témoignera également de la situation à l'hôpital qui doit faire face à la vague de chaleur : parfois sans climatisation patients et soignants étouffent.

  • C dans l’air du 27 juin 2026 - Iran : une paix déjà fragilisée ?


    Nos experts :

    - Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient)
    - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d’analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques »
    - Lucas MENGET - Grand reporter et spécialiste des relations internationales
    - Elizabeth SHEPPARD-SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et Ssécialiste de la politique de défense et sécurité américaine

  • Zijn er afleveringen die ontbreken?

    Klik hier om de feed te vernieuwen.

  • C dans l’air du 27 juin 2026 - Iran : une paix déjà fragilisée ?

    Un cessez-le-feu déjà bafoué ? Les Gardiens de la révolution ont annoncé, samedi, avoir attaqué des positions américaines dans la région du Golfe en réponse à des frappes américaines sur le territoire iranien. Il s’agit des premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la conclusion du protocole d’accord, à la mi-juin.

    Entre Washington et Téhéran, les tensions restent fortes. Plusieurs points de blocage demeurent, notamment autour du détroit d'Ormuz et des conditions de la reprise des négociations.

    Autre développement majeur : Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington un accord-cadre, sous médiation américaine. Présenté comme une première étape vers une paix durable, le texte prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes de certaines zones du sud du Liban et la poursuite des négociations sur les questions sécuritaires encore en suspens. Le Hezbollah, qui n'a pas participé aux discussions, rejette toutefois cet accord et Israël ne semble pas prêt de quitter le pays, à en croire le message envoyé par Netanyahou hier. "Tsahal restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza", a-t-il affirmé.

    Sur le plan intérieur, le régime iranien cherche à transformer cette défaite militaire en victoire politique. Malgré les frappes subies et le contexte économique rendu particulièrement difficile, les autorités affichent une posture de résistance et semblent profiter du contexte pour accentuer la répression, avec une multiplication des arrestations.

    Dans ce climat explosif, le rôle des médias s’est révélé central. Dans une interview, Marc Caputo, journaliste pour Axios, revient sur la montée en puissance spectaculaire du média depuis le début de la crise iranienne. Leur méthode : des informations rapides, très ciblées, souvent issues de sources politiques de premier plan. Une communication plus directe, à l’instar de ce que fait Donald Trump sur ces réseaux pour s’affranchir des médias traditionnels. Cette stratégie leur a permis de devenir incontournables dans le suivi du conflit.

    Après leurs retrouvailles au G7, Donald Trump et Emmanuel Macron se retrouvent à nouveau au cœur des discussions à l'approche du sommet de l'Otan à Ankara. Au-delà de leur relation personnelle, c'est l'état des liens entre Washington et ses alliés européens qui sera observé sur fond de dépenses militaires. Le président américain a regretté lundi l’attitude des pays de l’Otan pendant son opération militaire contre l’Iran.

    Le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis est-il déjà compromis ? Que contient réellement l'accord-cadre signé entre Israël et le Liban ? À quoi faut-il s'attendre au sommet de l'OTAN organisé à Ankara ?



    Nos experts :

    - Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l’IREMMO (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient)
    - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d’analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques »
    - Lucas MENGET - Grand reporter et spécialiste des relations internationales
    - Elizabeth SHEPPARD-SELLAM - Maître de Conférence à l'Université de Tours et Ssécialiste de la politique de défense et sécurité américaine

  • C dans l’air l'invitée du 26 juin 2026 avec Claire Hédon, Défenseure des droits

    L'affaire Lyhanna et le scandale du périscolaire à Paris révèlent de graves manquements dans la protection de l'enfance en France. Notre invitée, en tant que défenseur des droits, alerte depuis plusieurs mois sur le sujet. L'Etat est-il défaillant dans la protection des plus fragiles ? Comment mieux protéger les victimes ? Comment doter la justice de suffisamment de moyens pour répondre aux attentes de la société ? Une "loi intégrale" en réponse au drame de Lyhanna doit être examinée à l'Assemblée Nationale à l'automne.

    Défenseure des droits depuis 2020, notre invitée fait aujourd'hui le bilan de son mandat de six années à la tête de l'institution. Elle dresse, en quittant ses fonctions, un constat alarmant. Depuis son arrivée, les réclamations ont augmenté de 70% et pourraient même doubler d'ici la fin de l'année par rapport à 2020. Claire Hédon dénonce une fragilisation préoccupante de l'accès aux droits en particulier pour les personnes en situation de vulnérabilité : personnes âgées, étrangères, en situation de handicap ou de précarité, détenues, enfants.

  • C dans l’air du 26 juin 2026 - Trump : une taupe au cœur du pouvoir ?


    Nos experts :

    - Alain Bauer - Professeur de Criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Héros et héroïnes (pas si) ordinaires aux éditions First.
    - Patricia Allémonière - Grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de Au cœur du Chaos, publié aux éditions Arthaud.
    - Sonia Dridi - Journaliste spécialiste des Etats-Unis et correspondante à Washington LCI et France 24.
    - Philippe Gelie - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

  • C dans l’air du 26 juin 2026 - Trump : une taupe au cœur du pouvoir ?

    C’est le livre qui sème la panique à la Maison-Blanche. Sorti mardi aux États-Unis, Regime Change dévoile les coulisses stupéfiantes du second mandat de Donald Trump. Entre séances de bricolage improvisées à la Super Glue dans le Bureau ovale et comparaisons assumées avec des dictateurs, les journalistes du New York Times dressent un portrait sans filtre du président américain. Un livre qui fait déjà l’effet d’une bombe outre-Atlantique.
    Car certains dialogues retranscrits sonnent avec un tel réalisme qu’on croirait les conversations enregistrées. Y aurait-il une taupe dans le premier cercle du président ? C’est la question qui agite le camp Trump. Plusieurs passages relatent des échanges dans la Situation Room, la salle de crise la plus sécurisée de la Maison-Blanche. On y évoquerait notamment les moyens d’étouffer l’affaire Jeffrey Epstein ainsi que des documents susceptibles de porter atteinte au président.

    Les Américains découvrent également, à travers les « bonnes feuilles » publiées par la presse, l’ampleur de l’enrichissement de la famille Trump, qui tirerait profit de son nom en lançant des cryptomonnaies. Le montant atteindrait déjà près de 3 milliards de dollars. Des sénateurs démocrates réclament des auditions sur les 500 millions de dollars investis par un consortium dirigé par un haut dignitaire de la famille royale émiratie dans l’entreprise de cryptomonnaie de la famille Trump. Une transaction révélée en début d’année par le Wall Street Journal.

    Dans Regime Change, les journalistes, qui se sont appuyés sur plus de 1 000 entretiens, décrivent aussi le délire de puissance du président américain : Donald Trump solliciterait Emmanuel Macron pour obtenir des conseils sur son projet d’arc de triomphe, une construction qui l’obsède ; il se comparerait à Hitler, Mao, Staline, Alexandre le Grand ou Napoléon ; il humilierait ses collaborateurs et évoquerait crûment ceux « qui lui lèchent les fesses », en visant les magnats de la tech californienne ou encore le roi d’Arabie saoudite.

    Des citations rapportées mot à mot qui font trembler Washington. Entre la gestion explosive de l’affaire Epstein, les critiques visant le protocole d’accord signé avec l’Iran, la polémique autour d’un bassin devant le mémorial Lincoln et la « chasse aux fuites », l’atmosphère serait devenue particulièrement électrique à la Maison-Blanche.

    Alors pourquoi Regime Change sème-t-il une telle panique à la Maison-Blanche ? Comment les journalistes du Wall Street Journal poursuivent-ils leur enquête sur le dossier Epstein ? La pression exercée sur les médias américains atteint-elle un niveau inédit depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche ? Comment travaillent-ils dans un climat aussi tendu ? Enfin, côté démocrate, Zohran Mamdani, le maire de New York, confirme son influence grandissante au sein du parti à l’approche des midterms et de la présidentielle de 2028. Représente-t-il une véritable menace pour Donald Trump et le Parti républicain ?




    Nos experts :

    - Alain Bauer - Professeur de Criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de Héros et héroïnes (pas si) ordinaires aux éditions First.
    - Patricia Allémonière - Grande reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem et auteure de Au cœur du Chaos, publié aux éditions Arthaud.
    - Sonia Dridi - Journaliste spécialiste des Etats-Unis et correspondante à Washington LCI et France 24.
    - Philippe Gelie - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

  • C dans l’air l'invitée du 25 juin 2026 avec Marie Jaspard, infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine à Paris et chercheuse à l’Inserm, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales

    Pour la première fois, un cas d'Ebola a été diagnostiqué en France, chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, pays actuellement frappé par une importante épidémie. Les autorités sanitaires, qui se veulent rassurantes, ont placé à l'isolement cinq possibles cas contacts. Cinq personnes ayant été contact avec ce patient, arrivé mardi à Paris à bord d'un vol en provenance de Kinshasa, ont été identifiées et placées à l'isolement, a expliqué le ministre de la Santé Stéphanie Rist sur France 2 mercredi soir.

    La France est, dans le cadre de l'épidémie touchant la RDC, le premier pays hors d'Afrique à confirmer un cas diagnostiqué sur son territoire. La RDC est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.

    Selon les derniers chiffres officiels, 1.048 cas ont été recensés dont 267 décès, soit un taux de létalité d'environ 25%. Mais nombre d'experts jugent probable que l'ampleur soit sous-estimée, l'épidémie frappant des régions très reculées. Doit-on s'inquiéter de ce premier cas d'Ebola en France ? Comment venir à bout de l'épidémie ? Existe-t-il un vaccin ? Des traitements ?

  • C dans l’air du 25 juin 2026 - Trump lance sa fête à Washington... et lâche tout à l'Iran


    Nos experts :

    - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
    - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, autrice de Les fantômes de Munich
    - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

  • C dans l’air du 25 juin 2026 - Trump lance sa fête à Washington... et lâche tout à l'Iran

    C’est par un discours politique, au cœur de Washington, que Donald Trump a lancé hier les festivités pour les 250 ans des États-Unis. Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le président des États-Unis a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs.

    « Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus excitant du monde », a-t-il lancé, en assurant que son gouvernement livrait « une victoire après l'autre pour le peuple américain ».

    Mais alors même qu’il avait fait du pouvoir d’achat le pilier de son programme lors de sa campagne, l’économie du pays reste en berne. L’inflation est repartie et les prix ont explosé depuis l’offensive israélo-américaine en Iran. Ce qui vaut à Donald Trump une cote de popularité au plus bas et une avalanche de critiques.

    Plus les jours passent, plus Donald Trump ne parvient pas à conclure le conflit avec l’Iran à son avantage. Téhéran fanfaronne et assure désormais que le protocole conclu avec Washington est « la déclaration de défaite de l’Amérique », tandis qu’aux États-Unis, la guerre laisse un goût amer. Des commentateurs républicains dénoncent une capitulation et 65 % des Américains désapprouvent la façon dont Donald Trump a géré la situation. La flambée des prix et les pertes humaines pèsent lourd dans le mécontentement grandissant de la population, mais aussi au Congrès. Donald Trump a ainsi essuyé hier un nouveau revers politique sur le sujet. Comme la Chambre des représentants plus tôt ce mois-ci, le Sénat a adopté une résolution demandant la fin des opérations contre l'Iran. Le camouflet est d'autant plus grand que les républicains sont majoritaires au Congrès et que ce vote complique les négociations à venir avec l’Iran.

    Au-delà de ce sujet, ce sont bien des questions de politique intérieure, et notamment la rénovation du mythique bassin de Washington pour près de 15 millions de dollars, qui passionnent Donald Trump et les Américains. Infestation d'algues, peinture qui se décolle, couleur verdâtre... Le projet autour du miroir d'eau, régulièrement mis en avant par le président, ne cesse de connaître des déboires et d'être critiqué à l'approche du Jour de l'indépendance, la fête nationale des États-Unis, le 4 juillet. Jusqu'à devenir un feuilleton médiatique et politique dans le pays. Le président des États-Unis, rejetant tout couac, a accusé des « saboteurs » de « vandalisme » et a menacé lundi de prison toute personne qui s'en prendrait physiquement à ce projet cher à ses yeux.

    Pendant ce temps, Emmanuel Macron et Giorgia Meloni s’affichent ensemble à Antibes pour une première rencontre bilatérale depuis plus de trois ans, tandis qu’au Moyen-Orient, des zones d’ombre demeurent quant à la situation dans le détroit d’Ormuz et aux conditions de sa réouverture.



    Nos experts :

    - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV et spécialiste des questions internationales
    - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
    - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, autrice de Les fantômes de Munich
    - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales

  • C dans l’air l'invitée du 24 juin 2026 avec Sonia Dridi, journaliste spécialiste des États-Unis, correspondante à Washington LCI et France 24.

    Le protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l’Amérique », a déclaré aujourd'hui le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Le mémorandum d’entente d’Islamabad n’est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne. « C’est pourquoi le mémorandum d’entente d’Islamabad a pris la valeur d’une déclaration de défaite pour l’Amérique », a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement. Une déclaration qui intervient alors que les pourparlers reprendront la semaine prochaine entre les Etats-Unis et l'Iran, après un premier round en début de semaine en Suisse.

    Autre revers pour Donald Trump : le Sénat américain a adopté ce mardi une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran, un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi. Le président est en pleine préparation des célébrations du 4 juillet, qui cette année marqueront le 250 anniversaire de l'indépendance américaine.

  • C dans l’air du 24 juin 2026 - Électricité, hôpitaux, trains… la France va-t-elle tenir ?


    Nos experts :

    - François GEMENNE - Spécialiste du changement climatique et co-auteur du sixième rapport du GIEC
    - Gaël MUSQUET - Météorologue, expert en prévention des risques naturels
    - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
    - Jean-François CIBIEN - Médecin urgentiste et vice-président du syndicat Samu Urgence de France

  • C dans l’air du 24 juin 2026 - Électricité, hôpitaux, trains… la France va-t-elle tenir ?

    La France est à cran en cette quatrième journée de canicule rouge dans une grande partie du pays. Elle ne cesse de s’étendre et les effets commencent à se faire de plus en plus sentir sur les corps. Maux de tête, malaises, problèmes cardiaques… Face au risque de saturation, le gouvernement vient d’activer le niveau 2 sur 4 du plan Orsan pour renforcer la mobilisation des personnels de santé dans des services d’urgence qui voient affluer les patients depuis deux jours. Le nombre de passages a augmenté de 20 % en raison des fortes chaleurs. Le nombre d'appels au SAMU a également explosé, ce qui représente un véritable défi pour les soignants comme pour le gouvernement.

    Cette canicule historique en juin est une épreuve pour les corps, mais aussi pour le réseau électrique, les infrastructures routières et ferroviaires. Dans plusieurs régions, le bitume fond et colle aux roues des voitures. C'est le cas notamment en Lorraine, où certaines routes sont désormais interdites à la circulation. La circulation des trains est rendue plus difficile par les fortes chaleurs. En Nouvelle-Aquitaine, la SNCF a dû suspendre la majorité des trains pendant 48 heures pour protéger les infrastructures et le matériel. Dilatation des rails, climatisation défaillante… la canicule met en lumière les fragilités du système ferroviaire français, tant sur le plan de l’infrastructure que du matériel.

    Des chaleurs caniculaires qui impactent également le travail et imposent une réponse politique alors qu’une nouvelle vague de chaleur se profile en juillet. Si les températures baissent la semaine prochaine, les organismes météorologiques et la ministre de la Transition écologique évoquent une forte probabilité de « nouvelles remontées d’air brûlant du Sahara » à compter du 10 juillet.

    Mais peut-on tenir jusqu’au 14 juillet ? Comment travailler quand il fait 40 degrés ? Près de 40 % des salariées sont exposées à au moins une contrainte physique intense, qui peut être aggravée par les températures extrêmes, au-delà de 28 °C en cas d'activité physique, et de 30°C pour les activités sédentaires, selon l'Institut National de Recherche sur la Santé au Travail. Quelles réponses politiques sur le long terme ? Au-delà de la climatisation, que proposent les partis politiques pour faire face au réchauffement climatique ? Enfin, le bilan des décès par noyade évoqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est à nouveau alourdi hier pour passer à 43 morts. Pourquoi autant de drames ? Nos journalistes ont rencontré des maîtres-nageurs à Marseille : ils pointent le risque d’hydrocution, plus important en période de fortes chaleurs, les prises de risques multiples liées à une méconnaissance de l’eau ainsi qu’un problème de fond : environ 11 millions de Français ne savent pas nager.



    Nos experts :

    - François GEMENNE - Spécialiste du changement climatique et co-auteur du sixième rapport du GIEC
    - Gaël MUSQUET - Météorologue, expert en prévention des risques naturels
    - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche
    - Jean-François CIBIEN - Médecin urgentiste et vice-président du syndicat Samu Urgence de France

  • C dans l’air l'invité du 23 juin 2026 avec le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU et auteur de « Ce qui nous attend », aux éditions Robert Laffont.

    Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran a "pleinement accepté" le retour d'inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse, dans le cadre des pourparlers en cours entre l'Iran et les Etats-Unis. Une affirmation contredite par l'Iran, qui a indiqué ce matin ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les Etats-Unis. L'étendue exacte des dégâts reste inconnue et Téhéran invoque des questions de sécurité pour refuser l'accès à ces installations. Le doute persiste depuis sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux avec Washington.

    Le vice-président américain JD Vance, à la tête de l'équipe américaine lors des pourparlers avec l'Iran en Suisse, avait déjà affirmé lundi que Téhéran avait "accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs" de l'instance onusienne. Les négociations vont-elles aboutir dans les 60 jours, temps imparti pour aboutir à un accord définitif ?

    C'est dans ce contexte que le chef d'Etat-major des armées, le général Fabien Mandon, a déclaré lors d'une conférence à la Sorbonne qu'"aujourd'hui, l'Iran a des missiles capables d'atteindre le territoire français". Que signifie cette déclaration ? L'Iran est-elle une menace militaire pour la France.

  • C dans l’air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la canicule


    Nos experts :

    - Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur
    - Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd’hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l’hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion
    - Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
    - Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris

  • C dans l’air du 23 juin 2026 - Les Français dans le piège de la canicule

    La France en surchauffe et toujours plus à cran, après une nuit suffocante et une canicule qui s’étend. Tout l’Hexagone est désormais en vigilance, et celle-ci est rouge dans 54 départements, de la Seine-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques en passant par la Bretagne, le centre du pays et l’Île-de-France. Au total, plus de 90 % de la population française est exposée à des chaleurs extrêmes et exceptionnelles. Les réseaux de transport comme les hôpitaux sont déjà sous tension, et une nouvelle cellule de crise a été convoquée aujourd’hui, alors que les décès se multiplient.
    Quarante personnes sont mortes en France par noyade depuis le 18 juin, a annoncé le Premier ministre. Sébastien Lecornu a évoqué un « triste fléau des noyades », qui concerne « essentiellement des jeunes ». « Face à la forte sollicitation des services d’urgence et des Samu liée à la vague de chaleur », le Premier ministre a par ailleurs activé le plan ORSAN de niveau 2, destiné à renforcer le système de santé. Cela permettra notamment de « renforcer les capacités de régulation médicale » et de « mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital », a expliqué le chef du gouvernement sur X.

    Impact sur les cultures et sur les animaux, risque d’incendie, pénibilité du travail : le monde agricole est également loin d’être épargné par l’épisode caniculaire. Face à une situation qui se prolonge, Annie Genevard a annoncé ce mardi de premières mesures pour limiter les conséquences de ces températures anormalement élevées sur l’activité agricole, qui font craindre un « effet sèche-cheveux ». Ce phénomène résulte de la conjonction rarissime de températures supérieures à 42 °C, de vents dépassant 30 km/h et d’un taux d’humidité inférieur à 20 %. Une combinaison particulièrement dramatique pour les cultures d’été (maïs, tournesol, sorgho et soja).

    Pendant que les températures augmentent et que les records tombent les uns après les autres, le débat politique s’électrise, et les responsables politiques multiplient les références à l’Espagne. Horaires de travail décalés, journée continue à partir du mois de juin pour terminer à 15 h, congés climatiques, fermeture des terrasses des bars et restaurants lorsqu’elles ne disposent pas d’une ombre suffisante en cas de chaleur extrême, refuges climatisés dans les villes, brumisateurs installés dans les rues… De l’autre côté des Pyrénées, l’adaptation au réchauffement climatique est engagée depuis plusieurs décennies.
    Alors, quelle réponse politique face au réchauffement climatique ? Où en est la France dans son adaptation ? Le pays devrait-il prendre exemple sur l’Espagne ?




    Nos experts :

    - Christophe Barbier - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction à Franc-Tireur
    - Nicolas Berrod - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au « Parisien - Aujourd’hui en France, auteur de Urgence vitale : pourquoi l’hôpital public craque, une enquête publiée chez Flammarion
    - Éric Brocardi - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
    - Faïza Bossy - Médecin généraliste à Paris

  • C dans l’air l'invité du 22 juin 2026 avec Éric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1. Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé "Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste".

    Marc Bloch va rejoindre demain le Panthéon après une vie d'engagement dans la défense de la République et dans la Résistance avant de mourir sous les balles des Nazis. Mort en 1944 à l'âge de 57 ans, Marc Bloch est le premier historien à entrer au Panthéon, où il va demeurer aux côtés d'illustres résistants comme Jean Moulin et Missak Manouchian. Il y sera admis, avec son épouse Simonne Vidal, "pour son œuvre, son enseignement et son courage", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron. Après l'armistice de 1940, Marc Bloch a écrit un ouvrage sans concession, "L'Etrange défaite", qui sera publié à titre posthume après la guerre, dans lequel il revient sur "le plus atroce effondrement de notre histoire". Depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, il s'agit de la 6e cérémonie de panthéonisation, après Simone et Antoine Veil, Maurice Genevoix, Joséphine Baker, Mélinée et Missak Manouchian, et Robert Badinter l'an dernier.

    Eric Fottorino, journaliste, écrivain, co-fondateur et directeur de l'hebdomadaire Le 1.Il propose cette semaine un numéro spécial intitulé « Marc Bloch au Panthéon, cette France qui résiste ».

  • C dans l’air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaire


    Nos experts :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L’horizon des possibles »
    - NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo
    - MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l’AFP à Madrid

  • C dans l’air du 22 juin 2026 - Canicule : les premiers morts... et la crainte d'une crise sanitaire

    La France suffoque au début d’une semaine de canicule historique. Quatre-vingt-neuf départements sont placés en vigilance, dont 49 en rouge aujourd’hui, particulièrement dans l’Ouest. Le gouvernement a réuni une nouvelle cellule de crise pour faire face aux fortes chaleurs : 9 Français sur 10 sont concernés par une vigilance et 35 millions de Français par une vigilance rouge. Dix personnes sont mortes noyées hier, a fait savoir la Sécurité civile. La canicule provoque un bond de « 30 % à 40 % » du nombre d’appels au 15 et de « 10 % à 20 % » des passages aux urgences qui, pour l’instant, « tiennent », a indiqué ce lundi un représentant des urgentistes, craignant une aggravation dans les prochains jours.

    Pendant que les températures augmentent et persistent autour des 40 °C, le thermomètre politique s’affole lui aussi. Accusé d’impréparation lors du précédent épisode caniculaire historique de la fin mai, le gouvernement multiplie depuis les prises de parole et les mesures d’urgence, comme l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique lors de la Fête de la musique dans les 35 départements placés en vigilance rouge. Mais la France apparaît globalement structurellement mal préparée à ces canicules intenses, durables et appelées à se répéter.
    Une chute dénoncée par Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui déplore un budget « divisé par quatre en deux ans » et un plan d’adaptation « très en retard et très loin d’être financé ». Son parti a lancé une pétition pour réclamer la mise en place d’un congé climatique de cinq jours maximum par an afin de protéger notamment les travailleurs particulièrement exposés à la canicule. Cette proposition s’inspire du modèle espagnol qui, en novembre 2024, a adopté le principe d’un congé payé de quatre jours pour éviter les déplacements en cas d’alerte météorologique. Marine Tondelier a également estimé que la climatisation ne devait être « ni un tabou ni une réponse à tout », en réponse à la volonté de Marine Le Pen de mettre en place un « plan massif » de climatisation.

    Le pays n’est pas prêt à affronter l’avenir climatique, c’est ce que disent également une majorité de scientifiques. Mais ces derniers, ainsi que les météorologues, sont de plus en plus la cible de critiques, d’attaques et de menaces sur les réseaux sociaux. Ainsi, dans une publication postée le dimanche 15 juin sur X, le présentateur météo Guillaume Séchet mettait en garde contre les risques de canicule en France durant cette semaine de fortes chaleurs. Ciblé par des comptes climatosceptiques, il a finalement été contraint de supprimer sa publication. « Les gens m’ont accusé de catastrophisme, m’ont traité de nazi et d’autres termes violents. C’est allé très loin », a-t-il raconté au journal Le Parisien.

    Alors, comment vit-on dans un pays à 40 degrés ?



    Nos experts :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne et auteur de « L’horizon des possibles »
    - NICOLAS BERROD - Journaliste, chef adjoint du service Santé Sciences - Le Parisien - Aujourd’hui en France
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - Dr GÉRALD KIERZEK - Médecin urgentiste, directeur médical - Doctissimo
    - MARIE GIFFARD ( en duplex de Madrid) - Correspondante de l’AFP à Madrid

  • C dans l’air l'invité du 20 juin 2026 avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.


    Face aux bombardements israéliens menés dans le sud du Liban depuis l’annonce, vendredi, du cessez-le-feu, le régime iranien a annoncé ce samedi la fermeture du détroit d’Ormuz. La délégation iranienne avait initialement souligné qu’elle ne se rendrait pas en Suisse pour des pourparlers tant que les frappes israéliennes au Liban ne cesseraient pas.

    Alors que Donald Trump et l’Iran avaient signé mercredi un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu ce samedi les États-Unis que ce protocole serait «en danger» si les termes du contrat n’étaient pas appliqués rapidement. La paix est-elle déjà terminée ?

  • C dans l’air du 20 juin 2026 - Canicule historique : faut-il maintenir la Fête de la musique ?



    Nos experts :

    - Nicolas Berrod - Journaliste – Chef adjoint du service Santé Sciences – "Le Parisien – Aujourd’hui en France"

    - Frédéric Denhez – Journaliste – Spécialiste des questions environnementales – "Marianne"

    - Christine Pena – journaliste météo à France Info

    - DR Agnès Ricard-Hibon – Présidente honoraire de la Société Française de Médecine d’Urgence – Porte-parole de Samu-Urgences de France

    - Karine de La Rouère – Diététicienne (en duplex)